Depuis le 1er févier, il est interdit de fumer dans les lieux publics. Les trottoirs devant les sièges des entreprises deviennent d’immenses cendriers dans lesquels les fumeuses et les fumeurs se parquent comme de vulgaire moutons nicotino-dépendant.
Il existe aujourd’hui une sportive qui fait la nique à « l’anti-nicotine way of life » dans lequel nous baignons. Une championne qui se fiche comme de sa première taf de ne pas être du bon côté de la pensée hygiéniste.
Elle s’appelle Diana D’Alessio. Elle est golfeuse professionnelle. En ce moment elle arpente les greens manucurés de l’Evian Masters. Une compétition à l’image aussi clean qu’un verre d’eau et aussi mouvementée qu’un bord de lac Léman par vent nul.
La souriante blonde du New Jersey grille consciencieusement quelques clopes tout en jouant. Et pour l’instant ça ne lui réussi par trop mal puisqu’elle va entamer le dernier jour du tournoi à la cinquième place à trois point de la joueuse leader.
Même si elle avoue ne pas aimer se voir fumer, elle assure que cela la relaxe et qu’en dehors du golf, c’est ce qu’elle préfère.
Pour celles qui veulent arrêter le nouveau médicament à la mode est le Champix (drôle de nom qui fait plutôt penser à un champagne gaulois). La cure vous en coûtera entre 105 et 125€ par mois. Soit environ 25 paquets de cigarettes.
Il y a 10 ans
Lundi, 28 juillet 1997.
Le porc de l’angoisse.
Le lundi, 7 avril je m’étais déjà révoltée contre la pollution permanente et quasi irrévocable des eaux douces des Côtes d’Armor. Les deux causes principales étant, je le répète, la culture intensive des céréales à base d’engrais nitratés et l’élevage sans limite des cochons. Et qui dit milliers de cochons dit milliers de tonnes de lisier à écouler.
On dit que tout est bon dans le cochon. C’est presque vrai, surtout quand les éleveurs respectent les règles. A plusieurs reprises, Jean-Paul Le Hegarat s’était déjà égaré en faisant fi des deux précédentes condamnations dont il avait été l’objet en 1991 et 1994. Cet éleveur de Saint-Bihy près de Quintin va pouvoir nous dire si le cochon a le même goût en prison qu’en plein air. Quatre mois de prison ferme, 400 000 francs d’amende et 25 000 francs de dommages et intérêts pour l’association écologique « Eau et Rivières » qui s’était portée partie civile.
Au lieu des 2890 têtes autorisées, cet éleveur inconscient de sa terre et de sa planète, comptait plus de 3400 bestiaux dans ses bâtiments. La veine de cochon qui lui avait permis jusqu’alors de continuer à polluer sans compter, lui a maintenant échappé.
Si seulement cette condamnation pouvait refroidir les ardeurs de ces éleveurs écologiquement irrespectueux. Qu’ils n’oublient pas, chaque jour, que la terre qu’ils maltraitent est la terre de tous les enfants du monde y compris les leurs.
P.S.1: du côté de l’Irlande, m’a-t-on dit, plus rien n’est bon dans le cochon. La peste porcine a frappé et toutes les bêtes doivent être abattues. C’est sans compter la cupidité d’éleveurs irlandais. Il semble avéré, dixit Le Monde, que les bêtes adultes brûlées serviraient à fabriquer de la farine animale pour l’élevage.
Mais merde, on marche sur la tête ou quoi? L’exemple de la vache folle n’a pas suffi chez les Britanniques. Faudra-t-il qu’il y ait dans deux ou trois ans quelques morts du syndrome du « porc maboule » pour que les pouvoirs européens s’en émeuvent et prennent des décisions aussi coûteuses pour tous que peu dissuasives pour les fautifs? Radions sans tarder ces mauvais avocats de la cause agricole du barreau de nos campagnes, car, quand il est vraiment bon, le cochon, y’a rien de meilleur.
P.S.2: le dicton du jour: « Cochon qui sent des pieds ». En hommage à Pierre Desproges dont je relis avec délectation en ce moment l’Almanach.
samedi 28 juillet 2007
vendredi 27 juillet 2007
Vaseux.
L’affaire Clearstream. A la base une affaire vaseuse. Un marécage où des crocodiles de la politique règlent des comptes en se prenant pour des as de l’Intelligence Service.
Dominique de Villepin vient d’être inculpé pour complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance, complicité d'usage de faux. Balancé par Gergorin et trahi par une mémoire d’ordinateur laissée pour morte mais ressuscité par quelques génies du disque dur.
Sur un perron encore très étatique j’ai pu voir l’ex premier ministre expliquer que ses actes, dans cette affaire, n’avaient pour but que de protéger l’état et l’économie du pays.
Des explications aussi vaseuses que celles d’un coureur dopé qui vous explique que les produits étaient en fait destinés à traiter le cancer de sa belle-mère.
Allez, Monsieur Villepin, on vous a reconnu... pas encore coupable. Enlevez-moi ce masque de Fouché de deuxième zone. N’est pas Machiavel qui veut.
Avec la caution de 200 000 euros vous avez le droit à encore un tour sans passer par la case prison.
Il y a 10 ans
Dimanche, 27 juillet 1997.
Y’a pire ailleurs.
Il ne fait pas très beau aujourd’hui, pas de pluie mais un ciel couvert. A celles et ceux qui faisaient la moue autour du barbecue, je leur ai fait la lecture des prévisions météorologiques du Monde:
« Mesdames, messieurs je vous rassure, en ce moment il pleut à Fort de France, Bucarest, Oslo, Stockholm, Chicago, New-York, Bangkok, Bombay, Hanoï, New Dehli, Sydney et Tokyo. En Allemagne et en Pologne c’est pire. Il pleut tellement qu’on pourrait dire que l’air a été remplacé par l’eau.
Alors s’il vous plaît arrêtez de faire la gueule. »
Mais au fait à quoi ça peut bien servir ces prévisions météo internationales en page 14?
Dominique de Villepin vient d’être inculpé pour complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance, complicité d'usage de faux. Balancé par Gergorin et trahi par une mémoire d’ordinateur laissée pour morte mais ressuscité par quelques génies du disque dur.
Sur un perron encore très étatique j’ai pu voir l’ex premier ministre expliquer que ses actes, dans cette affaire, n’avaient pour but que de protéger l’état et l’économie du pays.
Des explications aussi vaseuses que celles d’un coureur dopé qui vous explique que les produits étaient en fait destinés à traiter le cancer de sa belle-mère.
Allez, Monsieur Villepin, on vous a reconnu... pas encore coupable. Enlevez-moi ce masque de Fouché de deuxième zone. N’est pas Machiavel qui veut.
Avec la caution de 200 000 euros vous avez le droit à encore un tour sans passer par la case prison.
Il y a 10 ans
Dimanche, 27 juillet 1997.
Y’a pire ailleurs.
Il ne fait pas très beau aujourd’hui, pas de pluie mais un ciel couvert. A celles et ceux qui faisaient la moue autour du barbecue, je leur ai fait la lecture des prévisions météorologiques du Monde:
« Mesdames, messieurs je vous rassure, en ce moment il pleut à Fort de France, Bucarest, Oslo, Stockholm, Chicago, New-York, Bangkok, Bombay, Hanoï, New Dehli, Sydney et Tokyo. En Allemagne et en Pologne c’est pire. Il pleut tellement qu’on pourrait dire que l’air a été remplacé par l’eau.
Alors s’il vous plaît arrêtez de faire la gueule. »
Mais au fait à quoi ça peut bien servir ces prévisions météo internationales en page 14?
jeudi 26 juillet 2007
... au tour de Rasmussen.
Je ne vais en faire des tonnes. Il ne le mérite pas. Le Danois dont je parlais hier été sommé par ses dirigeants de déguerpir. Pas de bol pour le timing puisque j’avais édité la chronique d’hier vers 23 H 00, soit quelques minutes avant que la nouvelle ne tombe sur les sites web.
Le Tour repart. Le cœur n’y est toujours pas mais il tout de même un peu plus léger qu’il y a quelques heures.
Le nouveau maillot jaune est un certain Alberto Contador. Un espagnol qui fut le seul à pouvoir suivre Rasmussen dans les plus dures difficultés du Tour. De là à penser qu’il sera le prochain sur la liste ...
Il y a 10 ans
Samedi, 26 juillet 1997.
Rien de grave.
Comme je vous le disais le mardi, 6 mai, il y des choses plus graves qu’une légère éraflure de peinture sur un pare-chocs. Un accrochage bénin, ce matin avec un automobiliste anglais et irascible m’a fait rater l’heure de l’apéro. Pour ce qui est de la voiture, rien de grave. Globalement cet engin n’est constitué que de tôle, de plastique, de tissus et de liquides. Nous n’allons pas nous émouvoir pour si peu.
Le Tour repart. Le cœur n’y est toujours pas mais il tout de même un peu plus léger qu’il y a quelques heures.
Le nouveau maillot jaune est un certain Alberto Contador. Un espagnol qui fut le seul à pouvoir suivre Rasmussen dans les plus dures difficultés du Tour. De là à penser qu’il sera le prochain sur la liste ...
Il y a 10 ans
Samedi, 26 juillet 1997.
Rien de grave.
Comme je vous le disais le mardi, 6 mai, il y des choses plus graves qu’une légère éraflure de peinture sur un pare-chocs. Un accrochage bénin, ce matin avec un automobiliste anglais et irascible m’a fait rater l’heure de l’apéro. Pour ce qui est de la voiture, rien de grave. Globalement cet engin n’est constitué que de tôle, de plastique, de tissus et de liquides. Nous n’allons pas nous émouvoir pour si peu.
mercredi 25 juillet 2007
A qui le Tour?
En l’espace de deux jours, le Tour de France a débusqué deux tricheurs et vu deux équipes quitter le peloton. Il reste quatre jours de course. A qui le tour ?
C’est un bon « début » pour une fin de course mais l’actuel maillot jaune, le Danois Rasmussen mérite-t-il encore de porter cette casaque et de se présenter au départ ? Le coureur de l’équipe Rabobank ne s’est pas présenté à deux convocations pour des tests anti-dopage lors de sa préparation d’avant Tour. Son directeur sportif le savait, l’Union Cycliste Internationale aussi. Pourquoi n’en ont-ils pas informé la direction de l’épreuve reine de la petite du même nom ? Car ils étaient sûrs de se faire refuser la présence du grimpeur maigre comme un os sur la ligne de départ à Londres. Voire même d’essuyer un refus pour l’équipe dans son ensemble.
Alors aujourd’hui, comme l’a dit Eddy Merckx « le cœur n’y est plus ». Plus envie de rêver, de croire à l’effort, de croire aux exploits et aux défaillances sans lendemain.
Plus envie de se dire que le Tour est plus fort que tout et que le cyclisme est, avec la boxe, le sport le plus dur du monde.
Coup de déprime d’une petite fille que son père emmenait pendant des vacances pyrénéennes ou alpestres sur les lignes d’arrivée pour voir les champions sur leurs belles machines.
Alors demain on éteint le poste de radio ou la télé.
C’est ma petite manifestation d’humeur à moi. En attendant de reprendre espoir pour qu’un jour je puisse moi-même emmener mes enfants sur le bord de la route et leur dire : « tu vois, le petit français en jaune qui lève les bras et bien c’est un champion propre ».
Propre comme un ciel sans nuage.
Il y a 10 ans
Vendredi, 25 juillet 1997.
Sérieux killer?
Les deux flics de Miami habillés comme des gravures de mode, n’étaient pas là pour l’ultime traque du tueur de Gianni Versace. Mais la police américaine nous a fait son cinéma.
Enfermé dans une maison flottante, Andrew Cunanan a dû assister en direct à la télé à son encerclement par le FBI. Dans une mise en scène d’une rare indiscrétion, digne des films à gros budget d’Hollywood, les flics et les télés spécialisées américaines s’en sont donné à cœur joie.
Malheureusement, Andrew Cu-gnan-gnan n’a pas eu le cran de voir le dernier épisode jusqu’au bout. Il s’est fait sauter le « caisson » avant le « The End » traditionnel.
La vraie fin de Bonnie & Clyde aurait-elle eu autant d’impact en « live » que dans la version cinoche d’Arthur Penn?
Entre fiction et réalité les américains n’ont décidément pas envie de choisir.
C’est un bon « début » pour une fin de course mais l’actuel maillot jaune, le Danois Rasmussen mérite-t-il encore de porter cette casaque et de se présenter au départ ? Le coureur de l’équipe Rabobank ne s’est pas présenté à deux convocations pour des tests anti-dopage lors de sa préparation d’avant Tour. Son directeur sportif le savait, l’Union Cycliste Internationale aussi. Pourquoi n’en ont-ils pas informé la direction de l’épreuve reine de la petite du même nom ? Car ils étaient sûrs de se faire refuser la présence du grimpeur maigre comme un os sur la ligne de départ à Londres. Voire même d’essuyer un refus pour l’équipe dans son ensemble.
Alors aujourd’hui, comme l’a dit Eddy Merckx « le cœur n’y est plus ». Plus envie de rêver, de croire à l’effort, de croire aux exploits et aux défaillances sans lendemain.
Plus envie de se dire que le Tour est plus fort que tout et que le cyclisme est, avec la boxe, le sport le plus dur du monde.
Coup de déprime d’une petite fille que son père emmenait pendant des vacances pyrénéennes ou alpestres sur les lignes d’arrivée pour voir les champions sur leurs belles machines.
Alors demain on éteint le poste de radio ou la télé.
C’est ma petite manifestation d’humeur à moi. En attendant de reprendre espoir pour qu’un jour je puisse moi-même emmener mes enfants sur le bord de la route et leur dire : « tu vois, le petit français en jaune qui lève les bras et bien c’est un champion propre ».
Propre comme un ciel sans nuage.
Il y a 10 ans
Vendredi, 25 juillet 1997.
Sérieux killer?
Les deux flics de Miami habillés comme des gravures de mode, n’étaient pas là pour l’ultime traque du tueur de Gianni Versace. Mais la police américaine nous a fait son cinéma.
Enfermé dans une maison flottante, Andrew Cunanan a dû assister en direct à la télé à son encerclement par le FBI. Dans une mise en scène d’une rare indiscrétion, digne des films à gros budget d’Hollywood, les flics et les télés spécialisées américaines s’en sont donné à cœur joie.
Malheureusement, Andrew Cu-gnan-gnan n’a pas eu le cran de voir le dernier épisode jusqu’au bout. Il s’est fait sauter le « caisson » avant le « The End » traditionnel.
La vraie fin de Bonnie & Clyde aurait-elle eu autant d’impact en « live » que dans la version cinoche d’Arthur Penn?
Entre fiction et réalité les américains n’ont décidément pas envie de choisir.
mardi 24 juillet 2007
J'ai un problème
Comme chantait Sylvie Vartan avec son mari de l’époque Johnny Halliday. Sylvie Vartan née en Bulgarie. Johnny Halliday le grand copain fiscal de Sarkozy. Ça y est vous commencez à faire vous-même les connexions. L’affaire des infirmières bulgares et du médecin palestinien enfermé dans les prisons de Khadafi depuis huit ans.
J’ai un problème.
Avec l’attitude du couple Sarkozy qui mêle politique, communication et petit boulot.
J’ai un problème.
Avec le peu de recul des media qui ont tous ouverts leurs journaux d’infos en vantant la participation de Madame Cécilia à la libération finale de ces infirmières injustement condamnées à mort par la justice libyenne pour avoir soi-disant inoculé le virus du Sida à des enfants.
J’ai un problème.
Avec l’arrogance de « l’entrepreneur » Sarkozy qui arrive en fin de chantier et tente grossièrement de récupérer les lauriers de cette libération alors que l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie et la communauté européenne dans son ensemble ont œuvré depuis des années pour obtenir gain de cause auprès du dictateur nord-africain.
J’ai un problème.
Avec ce cocorico de dernière minute qui prend la forme d’un avion d’Air France ayant servi à transporter les ex-prisonniers.
J’ai un problème.
Avec ces négociations qui ont mis trop de temps et qui cache des tonnes de compromissions. On voudra nous faire croire qu’il n’y a pas eu de rançon versée. Mais celle-ci est déguisée sous la forme d’aide "à l'amélioration des infrastructures sanitaires".
J’ai un problème.
Avec le mercantilisme rampant que cache cette négociation. Il faut vite profiter du dynamisme économique de ce pays et Nicolas le VRP ne va pas tarder à faire une petite visite commerciale à Tripoli.
J’ai un problème.
Avec le fait que ces négociations financières et les flux qui vont avec passent par un des fils de Khadafi.
J’ai un problème.
Avec ce coucou de Sarko qui pond ses œufs dans le nid des autres.
Mais je n’ai pas de problème avec la libération des innocents et surtout pas de problème avec ceux qui ont réellement travaillé dans l’ombre pour obtenir cet épilogue heureux mais vraiment tardif, et qui doivent se sentir déposséder des lauriers par un petit joggeur hyperactif sorti des urnes françaises un dimanche 6 mai 2007.
Il y a 10 ans
Jeudi, 24 juillet 1997.
Mémoire en pelote.
Assister à une partie de Grand Chistera sur le bord du fronton procure un immense plaisir mais comporte un danger. Celui de recevoir la pelote en pleine tête. A pleine vitesse dans l’occiput ce petit boulet a de quoi vous faire même oublier que vous avez une mémoire. De quoi aussi vous faire oublier ce que même les vacances n’arrivent pas à vous sortir de la tête.
- Les grincheux de droite qui ont perdu, qui sont perdus et qui disent des bêtises. Comme ce Chamoniard d’opérette de Balladur qui prône une baisse des impôts alors qu’il les a lui-même augmentés pendant son passage à Matignon.
- Les grincheux de gauche qui n’ont pas eu de maroquins.
- Les 3% de Maastricht qui nous emmerdent plutôt qu’autre chose.
- Cet imbécile de Netanyahou qui va bien finir par tout faire péter.
- Ces yankees qui, contrairement à ce qu’ils disent, viennent de nous enfler dans les grandes largeurs dans le conflit qui oppose Boeing-Mc Donnel Douglas à Airbus.
- L’Europe qui, par voie de conséquence, prouve malheureusement et une fois encore, sa triste incompétence.
- Les réfugiés rwandais de l’ex-Zaïre dont tout le monde se fiche à l’heure de l’apéro.
- Cet allemand sacrement solide qui prive notre Virenque national d’une victoire dans le Tour de France.
- Ce soleil qui s’est barré en vacances on ne sait où.
- Sans oublier ces racistes, révisionnistes, démagogues et menteurs qui mériteraient bien de prendre cette pelote qui vole dans la nuit ... en plein Front.
J’ai un problème.
Avec l’attitude du couple Sarkozy qui mêle politique, communication et petit boulot.
J’ai un problème.
Avec le peu de recul des media qui ont tous ouverts leurs journaux d’infos en vantant la participation de Madame Cécilia à la libération finale de ces infirmières injustement condamnées à mort par la justice libyenne pour avoir soi-disant inoculé le virus du Sida à des enfants.
J’ai un problème.
Avec l’arrogance de « l’entrepreneur » Sarkozy qui arrive en fin de chantier et tente grossièrement de récupérer les lauriers de cette libération alors que l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie et la communauté européenne dans son ensemble ont œuvré depuis des années pour obtenir gain de cause auprès du dictateur nord-africain.
J’ai un problème.
Avec ce cocorico de dernière minute qui prend la forme d’un avion d’Air France ayant servi à transporter les ex-prisonniers.
J’ai un problème.
Avec ces négociations qui ont mis trop de temps et qui cache des tonnes de compromissions. On voudra nous faire croire qu’il n’y a pas eu de rançon versée. Mais celle-ci est déguisée sous la forme d’aide "à l'amélioration des infrastructures sanitaires".
J’ai un problème.
Avec le mercantilisme rampant que cache cette négociation. Il faut vite profiter du dynamisme économique de ce pays et Nicolas le VRP ne va pas tarder à faire une petite visite commerciale à Tripoli.
J’ai un problème.
Avec le fait que ces négociations financières et les flux qui vont avec passent par un des fils de Khadafi.
J’ai un problème.
Avec ce coucou de Sarko qui pond ses œufs dans le nid des autres.
Mais je n’ai pas de problème avec la libération des innocents et surtout pas de problème avec ceux qui ont réellement travaillé dans l’ombre pour obtenir cet épilogue heureux mais vraiment tardif, et qui doivent se sentir déposséder des lauriers par un petit joggeur hyperactif sorti des urnes françaises un dimanche 6 mai 2007.
Il y a 10 ans
Jeudi, 24 juillet 1997.
Mémoire en pelote.
Assister à une partie de Grand Chistera sur le bord du fronton procure un immense plaisir mais comporte un danger. Celui de recevoir la pelote en pleine tête. A pleine vitesse dans l’occiput ce petit boulet a de quoi vous faire même oublier que vous avez une mémoire. De quoi aussi vous faire oublier ce que même les vacances n’arrivent pas à vous sortir de la tête.
- Les grincheux de droite qui ont perdu, qui sont perdus et qui disent des bêtises. Comme ce Chamoniard d’opérette de Balladur qui prône une baisse des impôts alors qu’il les a lui-même augmentés pendant son passage à Matignon.
- Les grincheux de gauche qui n’ont pas eu de maroquins.
- Les 3% de Maastricht qui nous emmerdent plutôt qu’autre chose.
- Cet imbécile de Netanyahou qui va bien finir par tout faire péter.
- Ces yankees qui, contrairement à ce qu’ils disent, viennent de nous enfler dans les grandes largeurs dans le conflit qui oppose Boeing-Mc Donnel Douglas à Airbus.
- L’Europe qui, par voie de conséquence, prouve malheureusement et une fois encore, sa triste incompétence.
- Les réfugiés rwandais de l’ex-Zaïre dont tout le monde se fiche à l’heure de l’apéro.
- Cet allemand sacrement solide qui prive notre Virenque national d’une victoire dans le Tour de France.
- Ce soleil qui s’est barré en vacances on ne sait où.
- Sans oublier ces racistes, révisionnistes, démagogues et menteurs qui mériteraient bien de prendre cette pelote qui vole dans la nuit ... en plein Front.
lundi 23 juillet 2007
Dur à cuire.
Il était une fois une série télé venant des Etats-Unis. Jusque là rien que du très conventionnel. Un feuilleton 100% midinette, bien avant Sex in the City ou Desperate Housewives. Cette série s’intitulait Clair de Lune. Au générique, Sybill Shepherd, une jolie plante qui y jouait le rôle d’un ex-mannequin ruinée et propriétaire d’un cabinet de détective privé. Le détective en question était joué par Bruce Willis, qui, à l’époque avait pas mal de cheveux sur le crane. Déjà noceur et bagarreur, David Addison (son rôle dans la série) laissait poindre le fameux John Mc Lane qui allait rendre célèbre et tout puissant notre Bruce international.
Ce soir, je sors de la séance de Die Hard 4, la suite ds aventures toujours aussi folles du fameux flic newyorkais qui est toujours au plus mauvais endroit au plus mauvais moment.
Après avoir été seul contre tous dans une tour piégée par des pseudos terroristes, après avoir sauvé un aéroport d’une catastrophe sans précédent et après avoir traversé New-York en long et en large à la poursuite d’un braqueur poseur de bombe, notre ami le « mâle » par excellence est là pour sauver les Etats-Unis d’une faillite complète.
Toujours aussi indestructible, mais finissant chaque film salement amoché, Bruce a plutôt réussi son come back douze ans après le dernier opus et dix-neuf ans après Piège de Cristal, qui reste pour moi le summum de la série.
Brutal et drôle, le film et l’acteur font la paire.
Bien que grand supporter de Georges Bush, moi je l’aime bien ce dur à cuire.
Il y a 10 ans
Mercredi, 23 juillet 1997.
La miss est dite.
Chaque français a des origines paysannes sauf peut-être quelques « noblaillons » délavés par les âges. Ca doit être pourquoi les concours de beauté s’apparentent à un défilé de bestiaux au Salon de l’Agriculture.
Aux pas cadencés des taureaux couillus à souhait, se substituent les démarches hésitantes de pouliches montées sur talons aiguilles et déguisées d’un maillot de bain une pièce.
Au moins, le taureau, lui, ne risque pas de se fouler une cheville.
Les critères de sélection et d’élection sont identiques qu’il s’agisse de femmes ou de génisses. Mensuration, allure, port de tête et qui sait, rendement laitier? Ces exhibitions ressemblent jusqu’au dégoût à ce que pouvaient être les marchés aux esclaves, sans les charmes de Michèle Mercier dans « Angélique et le Sultan ». Ces mascarades à répétitions doivent à mon avis cesser pour cause d’indécence. On m’a même appris qu’il y avait en France plusieurs « Label Rouge » de Miss sur le marché. Dans la galaxie des trucs inutiles le summum est bien sûr le concours de Miss Univers. L’envie me démange trop de satelliser ces connasses d’organisatrices qui prennent ces pauvres filles pour de la charcuterie préemballée.
Allez jeunes demoiselles, révoltez-vous! N’exhibez plus vos cuisses comme de vulgaires jambons devant l’œil humide de lubricité de quelques juges à la vieillesse « mâle » assumée. Vous y gagnerez tout au plus le droit de poser à la télé telle une cruche avec une couronne ridicule sur la tête en compagnie de Jean-Pierre Foucault. Pour Robert Redford vous pouvez vous rhabiller.
Bref, tout ceci pour vous dire que si vous passez à Espelette au Pays Basque, il vaut mieux s’y arrêter pour la cuisine locale au piment et non pour le fait qu’Agnès Souret, première Miss France en est originaire.
Ce soir, je sors de la séance de Die Hard 4, la suite ds aventures toujours aussi folles du fameux flic newyorkais qui est toujours au plus mauvais endroit au plus mauvais moment.
Après avoir été seul contre tous dans une tour piégée par des pseudos terroristes, après avoir sauvé un aéroport d’une catastrophe sans précédent et après avoir traversé New-York en long et en large à la poursuite d’un braqueur poseur de bombe, notre ami le « mâle » par excellence est là pour sauver les Etats-Unis d’une faillite complète.
Toujours aussi indestructible, mais finissant chaque film salement amoché, Bruce a plutôt réussi son come back douze ans après le dernier opus et dix-neuf ans après Piège de Cristal, qui reste pour moi le summum de la série.
Brutal et drôle, le film et l’acteur font la paire.
Bien que grand supporter de Georges Bush, moi je l’aime bien ce dur à cuire.
Il y a 10 ans
Mercredi, 23 juillet 1997.
La miss est dite.
Chaque français a des origines paysannes sauf peut-être quelques « noblaillons » délavés par les âges. Ca doit être pourquoi les concours de beauté s’apparentent à un défilé de bestiaux au Salon de l’Agriculture.
Aux pas cadencés des taureaux couillus à souhait, se substituent les démarches hésitantes de pouliches montées sur talons aiguilles et déguisées d’un maillot de bain une pièce.
Au moins, le taureau, lui, ne risque pas de se fouler une cheville.
Les critères de sélection et d’élection sont identiques qu’il s’agisse de femmes ou de génisses. Mensuration, allure, port de tête et qui sait, rendement laitier? Ces exhibitions ressemblent jusqu’au dégoût à ce que pouvaient être les marchés aux esclaves, sans les charmes de Michèle Mercier dans « Angélique et le Sultan ». Ces mascarades à répétitions doivent à mon avis cesser pour cause d’indécence. On m’a même appris qu’il y avait en France plusieurs « Label Rouge » de Miss sur le marché. Dans la galaxie des trucs inutiles le summum est bien sûr le concours de Miss Univers. L’envie me démange trop de satelliser ces connasses d’organisatrices qui prennent ces pauvres filles pour de la charcuterie préemballée.
Allez jeunes demoiselles, révoltez-vous! N’exhibez plus vos cuisses comme de vulgaires jambons devant l’œil humide de lubricité de quelques juges à la vieillesse « mâle » assumée. Vous y gagnerez tout au plus le droit de poser à la télé telle une cruche avec une couronne ridicule sur la tête en compagnie de Jean-Pierre Foucault. Pour Robert Redford vous pouvez vous rhabiller.
Bref, tout ceci pour vous dire que si vous passez à Espelette au Pays Basque, il vaut mieux s’y arrêter pour la cuisine locale au piment et non pour le fait qu’Agnès Souret, première Miss France en est originaire.
dimanche 22 juillet 2007
Fuite de cerveaux.
Après avoir beaucoup emprunté au vocabulaire et aux concepts de la gauche, Nicolas Sarkozy s’est mis en chasse pour recruter dans le camp d’en face quelques figures.
Bockel, Kouchner, Fadela Amara dans le gouvernement Fillon. DSK au FMI et Lang qui prend bouche avec Sarkozy pour réviser les Institutions sous la houlette de Balladur. Autant de masques qui tombent et de cerveaux qui passent à l’ennemi.
Et c’est tant mieux.
Trop d’intelligence, trop de compromissions, trop de diplomatie, trop de calculs ont tué le Parti Socialiste. Trop d’anciens ministres, trop de premiers de la classe, trop de penseurs ont paralysé l’appareil du parti et congelé avant même qu’ils arrivent à bon port, les spermatozoïdes de l’enthousiasme nés des victoires lors des Régionales et visibles dans le recrutement de nouveaux adhérents en 2006.
Une Ségolène Royal, certes issue du sérail, a tenté de bousculer les habitudes. Mais elle est partie trop tard et sans véritable plan lisible, sans objectif ni programme clair mais avec l’idée du « moyen » pour y parvenir, la fameuse démocratie participative.
Dans n’importe quelle entreprise (dans les deux sens du terme) il faut d’abord se fixer des objectifs, définir le message et ensuite trouver le bon « véhicule », le bon media pour le faire savoir.
La méthode utilisé par Sarkozy et ses éminences grises (Guaino et Guéant) a été celle de tout bon boss en marketing dans une grosse boite.
D’abord une bonne étude de marché pour sonder en profondeur le cœur des français. Pour comprendre, entre autres, que le bon peuple de France n’est pas aussi simple à cerner que ça. Que les ouvriers peuvent être communistes, alter mondialistes mais aussi modérés ou d’extrême droite. Comprendre qu’une mamie qui se fait voler son sac à main à Saint-Denis ça peut faire peur à une autre mamie dans un village paisible de l’Aveyron. Comprendre que les riches ont des problèmes (et oui !), que les entrepreneurs sont lassés d’entreprendre sans retour, etc.
Ensuite quelques bons vieux slogans pour couper l’herbe sous le pied à la concurrence, quitte à enfoncer des portes ouvertes.
Travailler plus pour gagner plus, le service minimum d ans les transports en commun.
Peu importe si ces slogans ne reposent sur pas grand-chose. On va très vite se rendre compte que l’employé qui veut travailler plus n’est pas celui qui décide. On sait déjà que le service minimum ne concerne que 2% des problèmes de retard constaté dans les transports. Mais peu importe, un bon slogan, un bon media et un bon médiateur cela suffit aujourd’hui à faire gagner un combat politique.
Dernier critère également à respecter dans ce mix-marketing. La solidité et le soutien sans faille du parti politique pour son candidat. Ne jamais faillir, ne jamais se renier, respecter sa parole et le dire et le répéter pour que le message s’ancre bien dans la tête de l’électeur.
Le deuxième étage de la fusée du plan de lancement de Nicolas Sarkozy est maintenant en action. Avec deux maîtres mots : ouverture, pour torpiller son adversaire avant les municipales de 2008 et hyper activisme, pour ne pas laisser l’ombre d’un espace dans le « linéaire » de l’action politique.
Alors un seul conseil à ceux qui veulent reprendre les choses en main rue de Solferino : Apprenez à lire dans la pensée des français, retrouvez des messages qui s’appuient sur de véritables aspirations, de véritables douleurs, ne chercher surtout pas à copier votre concurrent (ce qu’il fait il le fait mieux que vous), ne jetez pas à la poubelle l’idée de la démocratie participative, elle est à vous, mais donnez lui du corps et du sens, choisissez vite une tête, un leader et respectez-le (ou la).
Enfin, dernier conseil, virez-moi tous ces cerveaux qui pensent trop et trop à eux.
Il y a 10 ans
Mardi, 22 juillet 1997.
19 ème trou.
Dans une nouvelle série intitulée « Contes et Légendes de Mamie Placard », j’ai demandé à ma maman de vous raconter de belles histoires qui fleurent bon le bois qui craque dans le feu de la cheminée.
« Il était une fois un charmant petit village basque qui répondait au nom chantant d’Arangoïtze, Sur la place centrale, à touche-touche il y avait la mairie qui aidait le mur du fronton de pelote à tenir ou vice-versa. Au bout du fronton, comme une frontière, une table de pierre gargantuesque présidée par deux trônes taillés dans le roc. Puis la terrasse de l’auberge et le trinquet. Sur la droite en regardant la croix Basque sur ce mur orangé où claquent les pelotes, l’école et l’église se tournaient le dos.
Dans ce concentré de village, on pouvait s’amuser à imaginer le déroulement de toute une vie. Le baptême, le certificat d’études, le mariage, les parties à mains nues et puis un mauvais jour, la mort. C’est ainsi, qu’en faisant le tour du village, comme on fait le tour d’une existence, je découvris le cimetière, le lieu le plus envoûtant d’Arcangues (nom français du village). Si je n’avais pas d’aversion pour ce type d’endroit où l’on est amené à passer perpète, je vous dirais qu’il était tout simplement beau. Surplombant un parcours de golf et tondu entre les tombes comme un fairway britannique, ce cimetière, planté de croix comme autant de drapeaux inaccessibles, pourrait donner envie à quelques golfeurs de mourir sur le parcours à la façon d’un Molière jouant ses derniers coups sur scène. A portée de fer 7 de l’église se trouvait un joli green bien gardé par cinq bunkers et une pièce d’eau traîtresse. L’endroit idéal pour se noyer ou mourir ensablé. Comment ne pas penser que le nirvana du « day-clubber » se trouvait là, dans ce cimetière d’Arcangues. Et pour que l’éternité ait une touche de gaieté, les défunts d’Arcangues, avaient, comme compagnon depuis 1970, un gai luron de ténor: Luis Mariano. Je ne sais pas si le chanteur d’opérette taquinait le putter, mais il se dit que dans ce vieux village basque, la nuit, ça swingue derrière l’église. »
Bockel, Kouchner, Fadela Amara dans le gouvernement Fillon. DSK au FMI et Lang qui prend bouche avec Sarkozy pour réviser les Institutions sous la houlette de Balladur. Autant de masques qui tombent et de cerveaux qui passent à l’ennemi.
Et c’est tant mieux.
Trop d’intelligence, trop de compromissions, trop de diplomatie, trop de calculs ont tué le Parti Socialiste. Trop d’anciens ministres, trop de premiers de la classe, trop de penseurs ont paralysé l’appareil du parti et congelé avant même qu’ils arrivent à bon port, les spermatozoïdes de l’enthousiasme nés des victoires lors des Régionales et visibles dans le recrutement de nouveaux adhérents en 2006.
Une Ségolène Royal, certes issue du sérail, a tenté de bousculer les habitudes. Mais elle est partie trop tard et sans véritable plan lisible, sans objectif ni programme clair mais avec l’idée du « moyen » pour y parvenir, la fameuse démocratie participative.
Dans n’importe quelle entreprise (dans les deux sens du terme) il faut d’abord se fixer des objectifs, définir le message et ensuite trouver le bon « véhicule », le bon media pour le faire savoir.
La méthode utilisé par Sarkozy et ses éminences grises (Guaino et Guéant) a été celle de tout bon boss en marketing dans une grosse boite.
D’abord une bonne étude de marché pour sonder en profondeur le cœur des français. Pour comprendre, entre autres, que le bon peuple de France n’est pas aussi simple à cerner que ça. Que les ouvriers peuvent être communistes, alter mondialistes mais aussi modérés ou d’extrême droite. Comprendre qu’une mamie qui se fait voler son sac à main à Saint-Denis ça peut faire peur à une autre mamie dans un village paisible de l’Aveyron. Comprendre que les riches ont des problèmes (et oui !), que les entrepreneurs sont lassés d’entreprendre sans retour, etc.
Ensuite quelques bons vieux slogans pour couper l’herbe sous le pied à la concurrence, quitte à enfoncer des portes ouvertes.
Travailler plus pour gagner plus, le service minimum d ans les transports en commun.
Peu importe si ces slogans ne reposent sur pas grand-chose. On va très vite se rendre compte que l’employé qui veut travailler plus n’est pas celui qui décide. On sait déjà que le service minimum ne concerne que 2% des problèmes de retard constaté dans les transports. Mais peu importe, un bon slogan, un bon media et un bon médiateur cela suffit aujourd’hui à faire gagner un combat politique.
Dernier critère également à respecter dans ce mix-marketing. La solidité et le soutien sans faille du parti politique pour son candidat. Ne jamais faillir, ne jamais se renier, respecter sa parole et le dire et le répéter pour que le message s’ancre bien dans la tête de l’électeur.
Le deuxième étage de la fusée du plan de lancement de Nicolas Sarkozy est maintenant en action. Avec deux maîtres mots : ouverture, pour torpiller son adversaire avant les municipales de 2008 et hyper activisme, pour ne pas laisser l’ombre d’un espace dans le « linéaire » de l’action politique.
Alors un seul conseil à ceux qui veulent reprendre les choses en main rue de Solferino : Apprenez à lire dans la pensée des français, retrouvez des messages qui s’appuient sur de véritables aspirations, de véritables douleurs, ne chercher surtout pas à copier votre concurrent (ce qu’il fait il le fait mieux que vous), ne jetez pas à la poubelle l’idée de la démocratie participative, elle est à vous, mais donnez lui du corps et du sens, choisissez vite une tête, un leader et respectez-le (ou la).
Enfin, dernier conseil, virez-moi tous ces cerveaux qui pensent trop et trop à eux.
Il y a 10 ans
Mardi, 22 juillet 1997.
19 ème trou.
Dans une nouvelle série intitulée « Contes et Légendes de Mamie Placard », j’ai demandé à ma maman de vous raconter de belles histoires qui fleurent bon le bois qui craque dans le feu de la cheminée.
« Il était une fois un charmant petit village basque qui répondait au nom chantant d’Arangoïtze, Sur la place centrale, à touche-touche il y avait la mairie qui aidait le mur du fronton de pelote à tenir ou vice-versa. Au bout du fronton, comme une frontière, une table de pierre gargantuesque présidée par deux trônes taillés dans le roc. Puis la terrasse de l’auberge et le trinquet. Sur la droite en regardant la croix Basque sur ce mur orangé où claquent les pelotes, l’école et l’église se tournaient le dos.
Dans ce concentré de village, on pouvait s’amuser à imaginer le déroulement de toute une vie. Le baptême, le certificat d’études, le mariage, les parties à mains nues et puis un mauvais jour, la mort. C’est ainsi, qu’en faisant le tour du village, comme on fait le tour d’une existence, je découvris le cimetière, le lieu le plus envoûtant d’Arcangues (nom français du village). Si je n’avais pas d’aversion pour ce type d’endroit où l’on est amené à passer perpète, je vous dirais qu’il était tout simplement beau. Surplombant un parcours de golf et tondu entre les tombes comme un fairway britannique, ce cimetière, planté de croix comme autant de drapeaux inaccessibles, pourrait donner envie à quelques golfeurs de mourir sur le parcours à la façon d’un Molière jouant ses derniers coups sur scène. A portée de fer 7 de l’église se trouvait un joli green bien gardé par cinq bunkers et une pièce d’eau traîtresse. L’endroit idéal pour se noyer ou mourir ensablé. Comment ne pas penser que le nirvana du « day-clubber » se trouvait là, dans ce cimetière d’Arcangues. Et pour que l’éternité ait une touche de gaieté, les défunts d’Arcangues, avaient, comme compagnon depuis 1970, un gai luron de ténor: Luis Mariano. Je ne sais pas si le chanteur d’opérette taquinait le putter, mais il se dit que dans ce vieux village basque, la nuit, ça swingue derrière l’église. »
Inscription à :
Articles (Atom)