J-7 avant les douze coups de minuit qui vont nous faire plonger vers 2008. Avant le décollage, l’heure est à la pause. Ouvrir ses valises et y sortir le linge sale et les photos souvenir, pour mieux la remplir de résolutions bien propres et bien repassées.
Pour chaque jour jusqu’au 31, voici ce que l’on peut trouver dans la petite valoche de Madame Placard.
Linge sale
Y-a-t-il encore de la place dans le bac ? Allez, on se met une pince à linge sur le nez et on y va du bout des doigts.
Un vieux slip d’Hortefeux, les chaussettes de Kadhafi, une liquette de Poutine, un treillis birman, l’alèse de Bolufer, le marcel de Guéant et les mouchoirs de Jintao.
Photo souvenir
Les bulletins scolaires des enfants en juin et en décembre. Très réjouissants après le passage, pour l’une en sixième, et pour l’autre en seconde.
Résolution
Changer de machine à laver ; Je trouve que celle-ci a un peu de mal à essorer les bonnes idées à 800 tours/minute.
Il y a 10 ans
Mardi, 30 décembre 1997.
Ramadan.
Depuis 6 h 34 ce matin, le Ramadan a commencé. La Lune a fait son apparition et le jeûne, du lever au coucher du soleil est obligatoire pour tous les musulmans. Le Coran dit que le Ramadan est une période pendant laquelle toute violence, physique ou verbale, doit être bannie. Je crains que les fous de Dieu à Bentalha, Médéa, Zouabria ou ailleurs, ne continuent leurs tueries d’un autre âge. Il paraît même qu’une fatwa (décret religieux) autorise ces démons à manger pour mieux tuer pendant le carême.
Je prie, j’ai peur et je crains le pire.
Affichage des articles dont le libellé est bilan 2007. Afficher tous les articles
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dimanche 30 décembre 2007
samedi 29 décembre 2007
Poser ses valises (6).
J-7 avant les douze coups de minuit qui vont nous faire plonger vers 2008. Avant le décollage, l’heure est à la pause. Ouvrir ses valises et y sortir le linge sale et les photos souvenir, pour mieux la remplir de résolutions bien propres et bien repassées.
Pour chaque jour jusqu’au 31, voici ce que l’on peut trouver dans la petite valoche de Madame Placard.
Linge sale
Ne soyons pas méchante. Parlons musique et bonheur. Donc, que du linge propre dans la platine. D’abord le coup de cœur de l’année avec Peter Cincotti et son album « East of Angel Town ». Pianiste, jazzman et bientôt pop star ? De brillantes mélodies, un son qui n’est pas sans rappeler le grand Billy Joël. Bref un album où rien n'est à jeter de la première à la dernière chanson. Mes morceaux préférés : « Goodbye Philadelphia », « Be Careful », « Cinderella beautiful » et « The country life »
Photo souvenir
Le concert de Mika au Zenith avec mon fils pour son anniversaire. Un coup de jeune et une ambiance de dingue avec des énormes chanteuses venues sur scène chanter « Big girls are beautiful » .
Résolution
Se jeter sur le dernier album de Jamie Cullum, si tant est que le petit génie anglais daigne bien le sortir.
Il y a 10 ans
Lundi, 29 décembre 1997.
Retrouver le rythme.
Les vacances ce n’est pas des vacances. Les mômes vous réveillent à sept heures du matin et vous collent aux jupons comme ce n’est pas permis. Et comme c’est les vacances on se dit qu’on a le temps de chiader des chroniques beaucoup plus intelligentes qu’à l’habitude.
Je ne sais pas si ça a été le cas, je vous laisse juge.
Toujours est-il que ce matin, de retour au boulot, je ne vais pas me creuser le ciboulot jusqu’aux tréfonds pour trouver l’idée lumineuse de fin d’année.
Je vous propose, sans grande originalité, je l’avoue, de refaire un petit flash-back sur l’année écoulée. Procédé éculé s’il en est, mais qui est bigrement commode quand les neurones fonctionnent à la vitesse supersonique d’un escargot de Bourgogne engraissé au beurre persillé.
A chacun ses souvenirs, voici ceux qui hantent encore ma petite mémoire.
Côté drames.
Les massacres en Algérie et au Zaïre qui laissent indifférents Zéroual et Kabila et nous laissent impuissants.
Côté espérance.
Que le procès de Maurice Papon soit aussi exemplaire que possible et qu’un jour l’ancien préfet de Gironde pleure et regrette.
Côté larmes.
La mort de Barbara.
Côté surprises.
La dissolution de Chirac et la victoire de Jospin.
Côté émotion.
L’arrivée victorieuse de Christophe Auguin aux Sables d’Olonne. Quand il embrasse son fils Erwann. Sans oublier les naufragés sauvés des eaux et la disparition dans l’écume de Gerry Roufs.
Côté irritation.
Les chaînes de télé qui se mordent la queue. Les invités qui viennent se montrer dans une émission de variétés pour faire la promo de leurs propres programmes ou séries. A ce rythme là TF1 et France 2 vont bientôt friser l’asphyxie.
Côté danger.
Les vomissements de Le Pen et de ses sbires bombant le torse à Vitrolles, Marignane, Orange et Toulon.
Côté cour.
Changer l’ascenseur ne serait pas du luxe.
Côté jardin.
Si l’an 1998 pouvait, avant l’an 2000, nous fabriquer des chiens qui chient comme des lapins, nos semelles de chaussures passeraient une bien meilleure année.
Pour chaque jour jusqu’au 31, voici ce que l’on peut trouver dans la petite valoche de Madame Placard.
Linge sale
Ne soyons pas méchante. Parlons musique et bonheur. Donc, que du linge propre dans la platine. D’abord le coup de cœur de l’année avec Peter Cincotti et son album « East of Angel Town ». Pianiste, jazzman et bientôt pop star ? De brillantes mélodies, un son qui n’est pas sans rappeler le grand Billy Joël. Bref un album où rien n'est à jeter de la première à la dernière chanson. Mes morceaux préférés : « Goodbye Philadelphia », « Be Careful », « Cinderella beautiful » et « The country life »
Photo souvenir
Le concert de Mika au Zenith avec mon fils pour son anniversaire. Un coup de jeune et une ambiance de dingue avec des énormes chanteuses venues sur scène chanter « Big girls are beautiful » .
Résolution
Se jeter sur le dernier album de Jamie Cullum, si tant est que le petit génie anglais daigne bien le sortir.
Il y a 10 ans
Lundi, 29 décembre 1997.
Retrouver le rythme.
Les vacances ce n’est pas des vacances. Les mômes vous réveillent à sept heures du matin et vous collent aux jupons comme ce n’est pas permis. Et comme c’est les vacances on se dit qu’on a le temps de chiader des chroniques beaucoup plus intelligentes qu’à l’habitude.
Je ne sais pas si ça a été le cas, je vous laisse juge.
Toujours est-il que ce matin, de retour au boulot, je ne vais pas me creuser le ciboulot jusqu’aux tréfonds pour trouver l’idée lumineuse de fin d’année.
Je vous propose, sans grande originalité, je l’avoue, de refaire un petit flash-back sur l’année écoulée. Procédé éculé s’il en est, mais qui est bigrement commode quand les neurones fonctionnent à la vitesse supersonique d’un escargot de Bourgogne engraissé au beurre persillé.
A chacun ses souvenirs, voici ceux qui hantent encore ma petite mémoire.
Côté drames.
Les massacres en Algérie et au Zaïre qui laissent indifférents Zéroual et Kabila et nous laissent impuissants.
Côté espérance.
Que le procès de Maurice Papon soit aussi exemplaire que possible et qu’un jour l’ancien préfet de Gironde pleure et regrette.
Côté larmes.
La mort de Barbara.
Côté surprises.
La dissolution de Chirac et la victoire de Jospin.
Côté émotion.
L’arrivée victorieuse de Christophe Auguin aux Sables d’Olonne. Quand il embrasse son fils Erwann. Sans oublier les naufragés sauvés des eaux et la disparition dans l’écume de Gerry Roufs.
Côté irritation.
Les chaînes de télé qui se mordent la queue. Les invités qui viennent se montrer dans une émission de variétés pour faire la promo de leurs propres programmes ou séries. A ce rythme là TF1 et France 2 vont bientôt friser l’asphyxie.
Côté danger.
Les vomissements de Le Pen et de ses sbires bombant le torse à Vitrolles, Marignane, Orange et Toulon.
Côté cour.
Changer l’ascenseur ne serait pas du luxe.
Côté jardin.
Si l’an 1998 pouvait, avant l’an 2000, nous fabriquer des chiens qui chient comme des lapins, nos semelles de chaussures passeraient une bien meilleure année.
vendredi 28 décembre 2007
Poser ses valises (5).
J-7 avant les douze coups de minuit qui vont nous faire plonger vers 2008. Avant le décollage, l’heure est à la pause. Ouvrir ses valises et y sortir le linge sale et les photos souvenir, pour mieux la remplir de résolutions bien propres et bien repassées.
Pour chaque jour jusqu’au 31, voici ce que l’on peut trouver dans la petite valoche de Madame Placard.
Linge sale
La guerre des roses. Le parti socialiste en ordre de marche arrière au moment de la présidentielle. Des barons, des jeunes cons, des éléphants proches du cimetière. Un parti à l’appareil usé qui n’a jamais été à 100% derrière la candidate choisie par la base. Un programme pas assez « vrai », pas assez enraciné dans les quelques valeurs fondamentales du peuple de gauche même s’il y eut une forme nouvelle de fonctionnement, primaires et démocratie participative. En face, une seule tête, un seul discours, celui, gagnant, de la démagogie participative. Jaurès et Môquet dans le cartable de Sarko.
Photo souvenir
Deux photos. Celle de l’écran télé à 20 heures et une seconde le 6 mai : N. Sarkozy, sur la gauche, costume sombre chemise blanche et cravate bleue, 53% ; S. Royal, sur la droite veste fine blanche, petit collier ras du cou, 47%.
Celle du vendredi 18 mai prise sur les terrasses de l’Elysée. Le premier gouvernement Fillon. Au premier rang, entre Rachida Dati et Jean-Louis Borloo on peut voir Bernard Kouchner, symbole de l’ouverture Sarkozienne. L’opposition commence à ne plus exister.
Résolution
Tourner sept fois le bulletin dans l’enveloppe pour les prochaines élections municipales en mars. Dans mon petit village la couleur politique ne compte pas vraiment et pourtant j’aurai un pincement au cœur en me disant que l’on en aura encore pour neuf ans.
Il y a 10 ans
Dimanche, 28 décembre 1997.
Maigre.
Entre gros, demi-gros et détail, j’ai choisi détail. Le gros Le Pen s’est fait choper par le tribunal de Nanterre. Le leader du FN s’est fait condamner pour sa deuxième ignominie, quand il qualifia le 5 décembre, en compagnie d’un vieil ami Waffen SS, les chambres à gaz de « détail » de la deuxième guerre mondiale. Voilà pour le gros. Le demi-gros c’est la peine, puisque ça ne lui coûtera que 465 000 francs maximum. Le maigre c’est qu’il pourra continuer à vociférer sur les estrades et dire d’autres énormités sur d’autres sujets car il nous manque un texte de loi capable de lui fermer son clapet à défaut de lui couper la langue.
Au fait, Le Pen a-t-il payé les sommes dues en 1987 lors de sa condamnation pour le premier « détail »?
Bref, cette décision de justice me paraît un tantinet maigrichonne pour un énergumène bafouant à longueur de journée les droits de l’homme.
Pour chaque jour jusqu’au 31, voici ce que l’on peut trouver dans la petite valoche de Madame Placard.
Linge sale
La guerre des roses. Le parti socialiste en ordre de marche arrière au moment de la présidentielle. Des barons, des jeunes cons, des éléphants proches du cimetière. Un parti à l’appareil usé qui n’a jamais été à 100% derrière la candidate choisie par la base. Un programme pas assez « vrai », pas assez enraciné dans les quelques valeurs fondamentales du peuple de gauche même s’il y eut une forme nouvelle de fonctionnement, primaires et démocratie participative. En face, une seule tête, un seul discours, celui, gagnant, de la démagogie participative. Jaurès et Môquet dans le cartable de Sarko.
Photo souvenir
Deux photos. Celle de l’écran télé à 20 heures et une seconde le 6 mai : N. Sarkozy, sur la gauche, costume sombre chemise blanche et cravate bleue, 53% ; S. Royal, sur la droite veste fine blanche, petit collier ras du cou, 47%.
Celle du vendredi 18 mai prise sur les terrasses de l’Elysée. Le premier gouvernement Fillon. Au premier rang, entre Rachida Dati et Jean-Louis Borloo on peut voir Bernard Kouchner, symbole de l’ouverture Sarkozienne. L’opposition commence à ne plus exister.
Résolution
Tourner sept fois le bulletin dans l’enveloppe pour les prochaines élections municipales en mars. Dans mon petit village la couleur politique ne compte pas vraiment et pourtant j’aurai un pincement au cœur en me disant que l’on en aura encore pour neuf ans.
Il y a 10 ans
Dimanche, 28 décembre 1997.
Maigre.
Entre gros, demi-gros et détail, j’ai choisi détail. Le gros Le Pen s’est fait choper par le tribunal de Nanterre. Le leader du FN s’est fait condamner pour sa deuxième ignominie, quand il qualifia le 5 décembre, en compagnie d’un vieil ami Waffen SS, les chambres à gaz de « détail » de la deuxième guerre mondiale. Voilà pour le gros. Le demi-gros c’est la peine, puisque ça ne lui coûtera que 465 000 francs maximum. Le maigre c’est qu’il pourra continuer à vociférer sur les estrades et dire d’autres énormités sur d’autres sujets car il nous manque un texte de loi capable de lui fermer son clapet à défaut de lui couper la langue.
Au fait, Le Pen a-t-il payé les sommes dues en 1987 lors de sa condamnation pour le premier « détail »?
Bref, cette décision de justice me paraît un tantinet maigrichonne pour un énergumène bafouant à longueur de journée les droits de l’homme.
mercredi 26 décembre 2007
Poser ses valises (3).
J-7 avant les douze coups de minuit qui vont nous faire plonger vers 2008. Avant le décollage, l’heure est à la pause. Ouvrir ses valises et y sortir le linge sale et les photos souvenir, pour mieux la remplir de résolutions bien propres et bien repassées.
Pour chaque jour jusqu’au 31, voici ce que l’on peut trouver dans la petite valoche de Madame Placard.
Linge sale
Le flop de l’équipe de France de rugby dans SA coupe du monde. La première gamelle face aux Argentins lors du match d’ouverture et l’épisode ridicule de la lecture de la lettre de Guy Môquet aux joueurs. La piteuse demi-finale laissée aux angliches et l’impardonnable fiasco du match pour la troisième place devant des Argentins dix fois plus fiers et plus vaillants. Et si le coach Laporte avait été tout simplement nul ? En attendant, il est secrétaire d’état aux sports.
Photo souvenir
La victoire du XV de France face aux All Black lors de cette même coupe du monde. Un match suivi avec des amis. Des cris de joie et de fureur dans le salon. Je n’ai pas tout compris mais c’était très sympa. Et Frédéric Michalak a du talent en plus d’une belle gueule.
Résolution
Aller voir un match de rugby en vrai avec des copines. Il parait que c’est tendance.
Il y a 10 ans
Vendredi, 26 décembre 1997.
René Vendierendonck, à vos souhaits, Joyeux Noël et Bonne Année.
Pas facile à prononcer le nom du maire UDF de Roubaix, mais il faudrait s’y habituer et le répéter à l’envi comme exercice de diction républicaine. Je sais que le mot citoyen est galvaudé, mais n’empêche que le René a osé un truc, quasiment passé inaperçu. Il a dit merde à François Bayrou, président de Force Démocrate, et ses amis du Parti, pour s’engager auprès de Pierre Mauroy sur la liste socialiste lors des prochaines élections régionales. Sans pour autant renier ses convictions humanistes et chrétiennes, il a décider d’avancer, d’oeuvrer, en un mot de faire avancer le schmilblick dans une région qu’il connaît bien et qui est touchée par le chômage et la gangrène du Front National.
Dégoûté, selon ses termes, par l’attitude de ses « anciens » amis politiques lors des débats successifs sur les emplois-jeunes et le code de la nationalité, il a décidé, en tout bien tout honneur, de tourner casaque.
Cela rejoint à merveille une théorie que j’avais essayée de faire adopter à un chef d’entreprise se présentant, dans mon village, aux élections municipales. En gros, l’idée était de faire union avec les plus capables, qu’ils soient de gauche, de droite, du centre ou apolitiques, pour mener à bien la vie de la commune. Autant vouloir déraciner un baobab à la petite cuiller. Il ne voulut rien entendre, fut battu, mais sur la liste gagnante, assura l’élection de compétents (heureusement) mais aussi d’incompétents ... notoires (malheureusement).
Merci Monsieur René Vendierendonck de nous avoir montré cette bonne étoile en cette période de voeux plus ou moins pieux.
Puissent les états-majors politiques s’inspirer de cette idée qu’au niveau local d’abord, ce sont toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui feront avancer les choses.
Puisse Jacques Blanc, dans le Languedoc Roussillon, méditer sur cette attitude courageuse, lui qui s’acoquine déjà avec le FN pour gagner on ne sait quoi et perdre à coup sûr un semblant de vertu républicaine.
Pour chaque jour jusqu’au 31, voici ce que l’on peut trouver dans la petite valoche de Madame Placard.
Linge sale
Le flop de l’équipe de France de rugby dans SA coupe du monde. La première gamelle face aux Argentins lors du match d’ouverture et l’épisode ridicule de la lecture de la lettre de Guy Môquet aux joueurs. La piteuse demi-finale laissée aux angliches et l’impardonnable fiasco du match pour la troisième place devant des Argentins dix fois plus fiers et plus vaillants. Et si le coach Laporte avait été tout simplement nul ? En attendant, il est secrétaire d’état aux sports.
Photo souvenir
La victoire du XV de France face aux All Black lors de cette même coupe du monde. Un match suivi avec des amis. Des cris de joie et de fureur dans le salon. Je n’ai pas tout compris mais c’était très sympa. Et Frédéric Michalak a du talent en plus d’une belle gueule.
Résolution
Aller voir un match de rugby en vrai avec des copines. Il parait que c’est tendance.
Il y a 10 ans
Vendredi, 26 décembre 1997.
René Vendierendonck, à vos souhaits, Joyeux Noël et Bonne Année.
Pas facile à prononcer le nom du maire UDF de Roubaix, mais il faudrait s’y habituer et le répéter à l’envi comme exercice de diction républicaine. Je sais que le mot citoyen est galvaudé, mais n’empêche que le René a osé un truc, quasiment passé inaperçu. Il a dit merde à François Bayrou, président de Force Démocrate, et ses amis du Parti, pour s’engager auprès de Pierre Mauroy sur la liste socialiste lors des prochaines élections régionales. Sans pour autant renier ses convictions humanistes et chrétiennes, il a décider d’avancer, d’oeuvrer, en un mot de faire avancer le schmilblick dans une région qu’il connaît bien et qui est touchée par le chômage et la gangrène du Front National.
Dégoûté, selon ses termes, par l’attitude de ses « anciens » amis politiques lors des débats successifs sur les emplois-jeunes et le code de la nationalité, il a décidé, en tout bien tout honneur, de tourner casaque.
Cela rejoint à merveille une théorie que j’avais essayée de faire adopter à un chef d’entreprise se présentant, dans mon village, aux élections municipales. En gros, l’idée était de faire union avec les plus capables, qu’ils soient de gauche, de droite, du centre ou apolitiques, pour mener à bien la vie de la commune. Autant vouloir déraciner un baobab à la petite cuiller. Il ne voulut rien entendre, fut battu, mais sur la liste gagnante, assura l’élection de compétents (heureusement) mais aussi d’incompétents ... notoires (malheureusement).
Merci Monsieur René Vendierendonck de nous avoir montré cette bonne étoile en cette période de voeux plus ou moins pieux.
Puissent les états-majors politiques s’inspirer de cette idée qu’au niveau local d’abord, ce sont toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui feront avancer les choses.
Puisse Jacques Blanc, dans le Languedoc Roussillon, méditer sur cette attitude courageuse, lui qui s’acoquine déjà avec le FN pour gagner on ne sait quoi et perdre à coup sûr un semblant de vertu républicaine.
mardi 25 décembre 2007
Poser ses valises (2).
J-7 avant les douze coups de minuit qui vont nous faire plonger vers 2008. Avant le décollage, l’heure est à la pause. Ouvrir ses valises et y sortir le linge sale et les photos souvenir, pour mieux la remplir de résolutions bien propres et bien repassées.
Pour chaque jour jusqu’au 31, voici ce que l’on peut trouver dans la petite valoche de Madame Placard.
Linge sale
Les six années de détention d’Ingrid Betancourt qui "fête" aujourd'hui un bien triste 46ème anniversaire. Des jours sans fin pour elle et les siens. Une lettre bouleversante sans que l’on puisse y écrire le post-scriptum d’une prochaine libération. Un (en)jeu politique inextricable. Le pire serait que Carla Bruni en fasse une chanson.
Photo souvenir
Le premier tournoi de double joué à côté de mon fils. Que du bonheur et pour le moment que des victoires.
Résolution
Faire des abdos pour finir plutôt comme Jane Fonda que Jeanne Moreau.
Il y a 10 ans
Jeudi, 25 décembre 1997.
Orange.
Faut-il avoir honte d’offrir des cadeaux (chers) à ses enfants pendant que des centaines de milliers d’autres ne verront même pas le plus petit quartier d’une orange? L’amour se pèse-t-il en francs et se compte-t-il en kilos. Un bateau de pirates à 5OO balles ou 80 kilos d’oranges?
Pour paraphraser un poète, je dirais que le regard de son enfant à Noël est « bleu comme une orange ». Il est incontestable que les publicités à la télé, les copines et les copains d’école donnent à nos petits bouts d’choux des goûts de luxe.
Mais, comme dirait l’autre, Noël n’arrive qu’une fois par an. Nous faisons tous alors des sacrifices et des folies pour la seconde d’éternité qui émerveille leur regard, à sept heures et quart du matin quand, dans la pénombre, près du sapin qui clignote, ils distinguent ces cadeaux apportés par le Père Noël.
Je doute qu’aujourd’hui, le sourire de mes chérubins soit aussi expressif devant un sapin transformé en oranger, même venant d’Irlande.
Rois « Images » des temps modernes, notre étable est un salon chauffé à l’énergie nucléaire, nos sapins synthétiques, et notre âne, notre boeuf et notre agneau ont tous l’encéphalopathie spongiforme. Qu’importe puisque les rires ne sont pas, comme à la télé, préenregistrés.
Demain, quand même, il faut que je pense à mettre dans un gros paquet quelques « vieux » jouets des Noëls précédents pour dessiner d’autres sourires sur le visage d’autres enfants qui ne seront pas obligés de manger leur cadeau à la fin du repas.
Pour chaque jour jusqu’au 31, voici ce que l’on peut trouver dans la petite valoche de Madame Placard.
Linge sale
Les six années de détention d’Ingrid Betancourt qui "fête" aujourd'hui un bien triste 46ème anniversaire. Des jours sans fin pour elle et les siens. Une lettre bouleversante sans que l’on puisse y écrire le post-scriptum d’une prochaine libération. Un (en)jeu politique inextricable. Le pire serait que Carla Bruni en fasse une chanson.
Photo souvenir
Le premier tournoi de double joué à côté de mon fils. Que du bonheur et pour le moment que des victoires.
Résolution
Faire des abdos pour finir plutôt comme Jane Fonda que Jeanne Moreau.
Il y a 10 ans
Jeudi, 25 décembre 1997.
Orange.
Faut-il avoir honte d’offrir des cadeaux (chers) à ses enfants pendant que des centaines de milliers d’autres ne verront même pas le plus petit quartier d’une orange? L’amour se pèse-t-il en francs et se compte-t-il en kilos. Un bateau de pirates à 5OO balles ou 80 kilos d’oranges?
Pour paraphraser un poète, je dirais que le regard de son enfant à Noël est « bleu comme une orange ». Il est incontestable que les publicités à la télé, les copines et les copains d’école donnent à nos petits bouts d’choux des goûts de luxe.
Mais, comme dirait l’autre, Noël n’arrive qu’une fois par an. Nous faisons tous alors des sacrifices et des folies pour la seconde d’éternité qui émerveille leur regard, à sept heures et quart du matin quand, dans la pénombre, près du sapin qui clignote, ils distinguent ces cadeaux apportés par le Père Noël.
Je doute qu’aujourd’hui, le sourire de mes chérubins soit aussi expressif devant un sapin transformé en oranger, même venant d’Irlande.
Rois « Images » des temps modernes, notre étable est un salon chauffé à l’énergie nucléaire, nos sapins synthétiques, et notre âne, notre boeuf et notre agneau ont tous l’encéphalopathie spongiforme. Qu’importe puisque les rires ne sont pas, comme à la télé, préenregistrés.
Demain, quand même, il faut que je pense à mettre dans un gros paquet quelques « vieux » jouets des Noëls précédents pour dessiner d’autres sourires sur le visage d’autres enfants qui ne seront pas obligés de manger leur cadeau à la fin du repas.
lundi 24 décembre 2007
Poser ses valises (1).
J-7 avant les douze coups de minuit qui vont nous faire plonger vers 2008. Avant le décollage, l’heure est à la pause. Ouvrir ses valises et y sortir le linge sale et les photos souvenir, pour mieux la remplir de résolutions bien propres et bien repassées.
Pour chaque jour jusqu’au 31, voici ce que l’on peut trouver dans la petite valoche de Madame Placard.
Linge sale
Les élections de juin 2007. Sarkozy faisait peur, Sarkozy fait peur. Une présidence jet-set, des invités encombrants, des amitiés douteuses, un mépris de banlieues et, entre autre, une façon fort troublante de mettre du religieux dans la République.
Photo souvenir
La Toscane. Le soleil couchant. Une terrasse sur les hauteurs de Montepulciano. Un bar à vin, une bouteille de Nibbiano et des amis formidables.
Résolution
Ne plus regarder TF1. Je sais, ainsi dit ça peut faire Bobo mais ça peut aussi faire du bien.
Il y a 10 ans
Mercredi, 24 décembre 1997.
Je ne vais quand même pas leur faire de cadeaux la veille de Noël.
Pas de joyeux Noël à Netanyahu.
Pas de joyeux Noël à Al Gore.
Pas de joyeux Noël à Le Pen.
Pas de joyeux Noël à Papon.
Pas de joyeux Noël à Milosevic.
Pas de joyeux Noël à Kabila.
Pas de joyeux Noël à Zéroual.
Pas de joyeux Noël à Tapie.
Pas de joyeux Noël à Debré.
Pas de joyeux Noël à Jean-Paul II.
Pas de joyeux Noël à Mégret (Madame et Monsieur).
Pas de joyeux Noël à l’ETA.
Pas de joyeux Noël à Tibéri (Madame et Monsieur).
Pas de joyeux Noël à Bardot.
Pas de joyeux Noël à Gates.
Pas de joyeux Noël à Trichet.
Pas de joyeux Noël à Elkabbach.
Pas de joyeux Noël à Blondel.
Pas de joyeux Noël à Tyson.
et Pas de joyeux Noël au Bon Dieu qui nous a piqué sans prévenir Barbara, James Stewart et Stéphane Grappelli que je prie de bien vouloir m’excuser pour les avoir mis en si fâcheuse et déplaisante compagnie.
Pour chaque jour jusqu’au 31, voici ce que l’on peut trouver dans la petite valoche de Madame Placard.
Linge sale
Les élections de juin 2007. Sarkozy faisait peur, Sarkozy fait peur. Une présidence jet-set, des invités encombrants, des amitiés douteuses, un mépris de banlieues et, entre autre, une façon fort troublante de mettre du religieux dans la République.
Photo souvenir
La Toscane. Le soleil couchant. Une terrasse sur les hauteurs de Montepulciano. Un bar à vin, une bouteille de Nibbiano et des amis formidables.
Résolution
Ne plus regarder TF1. Je sais, ainsi dit ça peut faire Bobo mais ça peut aussi faire du bien.
Il y a 10 ans
Mercredi, 24 décembre 1997.
Je ne vais quand même pas leur faire de cadeaux la veille de Noël.
Pas de joyeux Noël à Netanyahu.
Pas de joyeux Noël à Al Gore.
Pas de joyeux Noël à Le Pen.
Pas de joyeux Noël à Papon.
Pas de joyeux Noël à Milosevic.
Pas de joyeux Noël à Kabila.
Pas de joyeux Noël à Zéroual.
Pas de joyeux Noël à Tapie.
Pas de joyeux Noël à Debré.
Pas de joyeux Noël à Jean-Paul II.
Pas de joyeux Noël à Mégret (Madame et Monsieur).
Pas de joyeux Noël à l’ETA.
Pas de joyeux Noël à Tibéri (Madame et Monsieur).
Pas de joyeux Noël à Bardot.
Pas de joyeux Noël à Gates.
Pas de joyeux Noël à Trichet.
Pas de joyeux Noël à Elkabbach.
Pas de joyeux Noël à Blondel.
Pas de joyeux Noël à Tyson.
et Pas de joyeux Noël au Bon Dieu qui nous a piqué sans prévenir Barbara, James Stewart et Stéphane Grappelli que je prie de bien vouloir m’excuser pour les avoir mis en si fâcheuse et déplaisante compagnie.
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