Une bonne année à toutes et à tous en direct d’une Bretagne magnifique sous un soleil glacial.
A Ker Placard, un lieu pas si imaginaire que ça, la fête, qui a duré quatre jours, a été chaude et complète comme une galette.
Placard et ses amis ont, comme chaque année depuis 1999, cultivé l’amitié et conjugué au plus que parfait la bonne bouffe et la bonne humeur.
Les p’tits plats, les vannes, le foie gras, les conneries, le coq* au vin, les blagues à deux balles, le gewürztraminer vendanges tardives et quelques milliers de bulles pour ne pas voir passer le temps. De merveilleux moments entrelardés de tranches de jambon persillé, de danses frénétiques, de coups de muscadet et de souvenirs du bon vieux temps.
La cérémonie de clôture a donné lieu à la traditionnelle partie finale de Ted** avec les irréductibles gauloises et gaulois du dernier jour.
Un participant parti se soulager aux toilettes revint le sourire en coin pour dire à la tablée : « S’il n’y avait pas eu le plateau de fromages posé dans la buanderie à côté des chiottes j’aurais juré que ma bite sentait le camembert ! ».
Une année qui commence comme ça ne peut pas être une mauvaise année.
*Erratum : le coq au vin était en fait du bœuf bourguignon. Un bœuf bourguignon pas mauvais pour du coq au vin ...
**Ted : jeu de carte joué au bistrot et inventé par un Nancéen.
Il y a 10 ans
Jeudi, 1er janvier 1998.
Et si je pétais les plombs?
Et si j’arrêtais de faire la cuisine? Et si j’arrêtais de faire les courses? Et si je prenais un amant? ...
... Et si je faisais tout comme Claire Chazal?
Et si je me faisais pousser les seins? Et si je me faisais aiguiser les pommettes et redresser le nez? ...
... Et si je faisais tout comme Liane Foly?
Et si je décidais d’être vraiment méchante? Et si je décidais de dire des conneries et de m’habiller comme une potiche? ...
... Et si je faisais tout comme Catherine Mégret?
Et si je m’habillais en survêt Adidas? Et si j’achetais des packs de Kro par douzaines et un sac à dos Footix pour gueuler « Allez la France » devant ma téloche? ...
... Et si je faisais tout comme la femme de Thierry Roland?
Et si j’achetais un sac à main? Et si j’achetais mes tailleurs chez Chanel? Et si je faisais de la politique? ...
... Et si je faisais tout comme Bernadette Chirac?
Et si je rentrais dans les ordres? Et si je prononçais mes voeux (de chasteté, entre autres avec le déguisement et tout le tremblement? Et si je devenais militante anti-avortement? ...
... Et si je faisais tout comme si Jean-Paul II était une femme?
Et si je me barrais, loin d’ici, loin d’ailleurs? Et si j’intégrais une secte millénaro-gastronomique vénérant le ris de veau et l’Aloxe Corton?
... Et si je ne faisais rien comme tout le monde?
Affichage des articles dont le libellé est fête. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fête. Afficher tous les articles
mardi 1 janvier 2008
samedi 1 décembre 2007
Pouvoir de rachat.
Mais où sont-ils donc ?
Pas les premiers bourgeons bien sûr ni les victoires en football du Paris Saint Germain. Mais où sont passés les opposants à Nicolas Sarkozy. Vous vous souvenez de la campagne pour les présidentielles ? Non ? Cela vous parait si loin. Essayer de retrouver la mémoire. Si je vous dis Béarn, tracteur, centre ... Non vraiment rien ? Et si je vous dis Poitou Charentes, bravitude ... Allez, ça commence à vous revenir.
Rappelez-vous François Bayrou et Ségolène Royal, 6.8 millions d’électeurs pour le premier nommé et 9.5 pour la suivante. A eux deux presque 7 millions de voix de plus que l’actuel hôte de L’Elysée.
Où sont-ils ? Qu’ont-ils dit lors des grèves ? Et qu’ont-ils à proposer pour redonner de l’épaisseur à nos maigres portemonnaies ?
Des livres vont sortir. Des partis politiques vont naitre. Mais les 17 et quelques millions de gugusses qui ont mis dans l’urne un bulletin Bayrou ou Royal se sentent un peu orphelin dans un paysage politique où l’hyper activisme sarkozien tend à étouffer les maigres voix de la contestation. Et si en plus celles-ci ont décidé de ne pas s’élever ...
Il y a 10 ans
Lundi, 1er décembre 1997.
Du grain à moudre.
Le Pen, meunier de la xénophobie, dormait paisiblement. Son moulin n’allait pas trop vite dans la mesure où certains agissements des mairies FN de France lui faisaient plutôt une contre-pub. Sans oublier le procès de la semaine passée qui s’est soldé par des réclusions de douze ans de prison pour les trois meurtriers d’un Malien jeté par haine des blacks dans le canal Saint Martin le 13 juillet 1994.
Mais le gouvernement Jospin a décidé de retravailler le projet de loi sur la nationalité puis celui sur l’immigration. Une aubaine pour le Breton de Montretout, qui voit l’eau fraîche revenir à son moulin.
Raccommodé par-ci, amendé par-là, le projet a réveillé la droite RPR-UDF, promise pourtant à un long hiver d’hibernation. Dire qu’il pourrait y avoir un terrain d’entente républicain autour de ce problème! Mais chacun, à gauche comme à droite, préfère en faire un sujet existentialiste. La loi Debré devait être jetée à la poubelle pour être reprise de A à Z, sans haine et sans passion débordante. D’autant que la commission pluripartite (dont Simone Weil fait partie) mise en place pour plancher sur les termes de la loi, propose des terrains d’entente qui pourraient, pour une fois, dépasser le clivage gauche-droite.
Aubaine pour les uns qui n’arrivaient pas à forcer la voix depuis la déroute du 1er juin, calcul politique pour les autres qui préfèrent rassurer la partie la plus contestataire de leur électorat « pluriel ».
Pendant ce temps-là, le meunier clodoaldien, se frotte les mains de voir revenir sur le devant de la scène un thème cher.
L’attribution de la nationalité concerne chaque année 20 à 25000 jeunes. Ce projet de loi qui ravive la flamme nationaliste de certains élus de droite, n’aurait-il pas mérité une lecture plus posée dans un ou deux ans? Le chômage, l’éducation et la lutte contre l’exclusion sont, à mes yeux, des combats plus urgents à mener. Je radote mais tant pis, le vote de la loi sur la défense des plus démunis qui était en discussion à l’Assemblée au moment de la dissolution n’a toujours pas été reprogrammé.
Monsieur Jospin, en l’absence d’un Chef d’Etat digne de ce nom qui préfère balancer quelques vacheries quand il est hors des frontières. allez au « front » pour des batailles qui peuvent non seulement ressouder le peuple, mais qui, si elles sont gagnées, feront disparaître de la scène politique, ce meunier qui n’aurait alors plus de grain à moudre.
Vendredi, 30 novembre 2007.
Fiesta.
Pour réussir une fête :
Menu
- Apéritif gourmant avec Champagne, Cheverny blanc, tuiles au parmesan et crackers aux rillettes de thon et concombre.
- Servir un crumble de Confit de canard au pain d’épices avec pommes sautées et salade
- Arroser de Cahors 1996
- Dresser des assiettes de fromages basques et italiens avec gelée au piment d’Espelette et crème de vinaigre balsamique.
- Arroser d’Irrouléguy
- Mousse au chocolat et fondant à l’orange
N’inviter que de très bons amis
Les faire jouer jusqu’au bout de la nuit en ayant compilé les pires tubes des années 60 à 80 et les génériques des programmes télé.
Prévoir quelques Alka-seltzer, mais le jeu en vaut la chandelle.
Bonne soirée
Il y a 10 ans
Dimanche, 30 novembre 1997.
Rambo contre le gendarme de Saint-Tropez.
Stallone contre De Funès, le bandeau dans les cheveux contre le képi, les forêts du Viêt-Nam contre les plages de naturistes.
C’est quoi encore que cette histoire? Un remake de la guéguerre entre le cinéma américain et le cinéma français?
Non, juste une parabole pour vous faire mon petit cinoche du jour, mais sans décodeur.
Cette semaine quelques têtes pensantes se sont réunies pour savoir si l’Europe avait une raison d’être au niveau d’une politique de défense commune.
On peut en douter quand on voit avec quelle autorité et quelle solidarité les quinze ont réglé les conflits en ex-Yougoslavie ou en Albanie, au Zaïre en Algérie ou en Israël. Dans le conflit ONU-Irak, ce sont encore les cow-boys américains qui ont dégainé les premiers face à Saddam Hussein. Je n’aime pas trop ce rôle du gendarme du monde façon Robocop, que tiennent les Etats-Unis depuis le début du siècle. Mais force est de constater qu’ils nous ont sauvé la peau à la fin de la deuxième guerre mondiale, avec, il ne faut pas l’oublier, les Canadiens, les Australiens, les Britanniques.
Alors que la hache de guerre est enterrée depuis belle lurette entre nous et les Allemands, je me demande pourquoi tous ces beaux messieurs n’arrivent jamais à adopter une ligne de conduite commune et couillue quand il faut défendre des peuples qui souffrent à quelques centaines de kilomètres de chez nous. D’ailleurs les frontières de l’Euro vont bientôt exister; alors, au lieu de se foutre sur la gueule pour savoir de quelle nationalité nous sommes, « perdons » notre temps à faire de l’Europe un pays uni, pas seulement autour d’une monnaie.
Puisque je tombe un peu dans la démagogie, je continue.
Imaginons notre bataillon de gendarmes d’opérette dirigés par le général Derrick, lui-même supervisé par le chef de la septième Compagnie, ça n’a pas l’ombre d’une chance face à un Terminator qui éternue. En effets spéciaux et effets de manche, les américains sont encore meilleurs que nous.
Le dispositif mis en place par Clinton pour faire peur au dictateur irakien relève d’ailleurs plus de la mise en scène à grand spectacle que de la tactique de guerre.
Tant que Jean Lefebvre sera opposé à Sylvester Stallone, nous ne sommes pas prêts de gagner le concours de bras de fer.
Peut-être qu’un jour un Luc Besson de la politique nous réussira le remake parfait de James Bond, pour montrer une bonne fois à l’empire de l’est comme à l’empire de l’ouest, que le shérif n’habite pas forcément Moscou ou Washington.
En attendant, dans les cinémas de Bagdad, Alger, Jérusalem, Kinshasa ou Sarajevo, nos nanars à quat’ sous de politique étrangère doivent bien faire marrer les dictateurs.
Pas les premiers bourgeons bien sûr ni les victoires en football du Paris Saint Germain. Mais où sont passés les opposants à Nicolas Sarkozy. Vous vous souvenez de la campagne pour les présidentielles ? Non ? Cela vous parait si loin. Essayer de retrouver la mémoire. Si je vous dis Béarn, tracteur, centre ... Non vraiment rien ? Et si je vous dis Poitou Charentes, bravitude ... Allez, ça commence à vous revenir.
Rappelez-vous François Bayrou et Ségolène Royal, 6.8 millions d’électeurs pour le premier nommé et 9.5 pour la suivante. A eux deux presque 7 millions de voix de plus que l’actuel hôte de L’Elysée.
Où sont-ils ? Qu’ont-ils dit lors des grèves ? Et qu’ont-ils à proposer pour redonner de l’épaisseur à nos maigres portemonnaies ?
Des livres vont sortir. Des partis politiques vont naitre. Mais les 17 et quelques millions de gugusses qui ont mis dans l’urne un bulletin Bayrou ou Royal se sentent un peu orphelin dans un paysage politique où l’hyper activisme sarkozien tend à étouffer les maigres voix de la contestation. Et si en plus celles-ci ont décidé de ne pas s’élever ...
Il y a 10 ans
Lundi, 1er décembre 1997.
Du grain à moudre.
Le Pen, meunier de la xénophobie, dormait paisiblement. Son moulin n’allait pas trop vite dans la mesure où certains agissements des mairies FN de France lui faisaient plutôt une contre-pub. Sans oublier le procès de la semaine passée qui s’est soldé par des réclusions de douze ans de prison pour les trois meurtriers d’un Malien jeté par haine des blacks dans le canal Saint Martin le 13 juillet 1994.
Mais le gouvernement Jospin a décidé de retravailler le projet de loi sur la nationalité puis celui sur l’immigration. Une aubaine pour le Breton de Montretout, qui voit l’eau fraîche revenir à son moulin.
Raccommodé par-ci, amendé par-là, le projet a réveillé la droite RPR-UDF, promise pourtant à un long hiver d’hibernation. Dire qu’il pourrait y avoir un terrain d’entente républicain autour de ce problème! Mais chacun, à gauche comme à droite, préfère en faire un sujet existentialiste. La loi Debré devait être jetée à la poubelle pour être reprise de A à Z, sans haine et sans passion débordante. D’autant que la commission pluripartite (dont Simone Weil fait partie) mise en place pour plancher sur les termes de la loi, propose des terrains d’entente qui pourraient, pour une fois, dépasser le clivage gauche-droite.
Aubaine pour les uns qui n’arrivaient pas à forcer la voix depuis la déroute du 1er juin, calcul politique pour les autres qui préfèrent rassurer la partie la plus contestataire de leur électorat « pluriel ».
Pendant ce temps-là, le meunier clodoaldien, se frotte les mains de voir revenir sur le devant de la scène un thème cher.
L’attribution de la nationalité concerne chaque année 20 à 25000 jeunes. Ce projet de loi qui ravive la flamme nationaliste de certains élus de droite, n’aurait-il pas mérité une lecture plus posée dans un ou deux ans? Le chômage, l’éducation et la lutte contre l’exclusion sont, à mes yeux, des combats plus urgents à mener. Je radote mais tant pis, le vote de la loi sur la défense des plus démunis qui était en discussion à l’Assemblée au moment de la dissolution n’a toujours pas été reprogrammé.
Monsieur Jospin, en l’absence d’un Chef d’Etat digne de ce nom qui préfère balancer quelques vacheries quand il est hors des frontières. allez au « front » pour des batailles qui peuvent non seulement ressouder le peuple, mais qui, si elles sont gagnées, feront disparaître de la scène politique, ce meunier qui n’aurait alors plus de grain à moudre.
Vendredi, 30 novembre 2007.
Fiesta.
Pour réussir une fête :
Menu
- Apéritif gourmant avec Champagne, Cheverny blanc, tuiles au parmesan et crackers aux rillettes de thon et concombre.
- Servir un crumble de Confit de canard au pain d’épices avec pommes sautées et salade
- Arroser de Cahors 1996
- Dresser des assiettes de fromages basques et italiens avec gelée au piment d’Espelette et crème de vinaigre balsamique.
- Arroser d’Irrouléguy
- Mousse au chocolat et fondant à l’orange
N’inviter que de très bons amis
Les faire jouer jusqu’au bout de la nuit en ayant compilé les pires tubes des années 60 à 80 et les génériques des programmes télé.
Prévoir quelques Alka-seltzer, mais le jeu en vaut la chandelle.
Bonne soirée
Il y a 10 ans
Dimanche, 30 novembre 1997.
Rambo contre le gendarme de Saint-Tropez.
Stallone contre De Funès, le bandeau dans les cheveux contre le képi, les forêts du Viêt-Nam contre les plages de naturistes.
C’est quoi encore que cette histoire? Un remake de la guéguerre entre le cinéma américain et le cinéma français?
Non, juste une parabole pour vous faire mon petit cinoche du jour, mais sans décodeur.
Cette semaine quelques têtes pensantes se sont réunies pour savoir si l’Europe avait une raison d’être au niveau d’une politique de défense commune.
On peut en douter quand on voit avec quelle autorité et quelle solidarité les quinze ont réglé les conflits en ex-Yougoslavie ou en Albanie, au Zaïre en Algérie ou en Israël. Dans le conflit ONU-Irak, ce sont encore les cow-boys américains qui ont dégainé les premiers face à Saddam Hussein. Je n’aime pas trop ce rôle du gendarme du monde façon Robocop, que tiennent les Etats-Unis depuis le début du siècle. Mais force est de constater qu’ils nous ont sauvé la peau à la fin de la deuxième guerre mondiale, avec, il ne faut pas l’oublier, les Canadiens, les Australiens, les Britanniques.
Alors que la hache de guerre est enterrée depuis belle lurette entre nous et les Allemands, je me demande pourquoi tous ces beaux messieurs n’arrivent jamais à adopter une ligne de conduite commune et couillue quand il faut défendre des peuples qui souffrent à quelques centaines de kilomètres de chez nous. D’ailleurs les frontières de l’Euro vont bientôt exister; alors, au lieu de se foutre sur la gueule pour savoir de quelle nationalité nous sommes, « perdons » notre temps à faire de l’Europe un pays uni, pas seulement autour d’une monnaie.
Puisque je tombe un peu dans la démagogie, je continue.
Imaginons notre bataillon de gendarmes d’opérette dirigés par le général Derrick, lui-même supervisé par le chef de la septième Compagnie, ça n’a pas l’ombre d’une chance face à un Terminator qui éternue. En effets spéciaux et effets de manche, les américains sont encore meilleurs que nous.
Le dispositif mis en place par Clinton pour faire peur au dictateur irakien relève d’ailleurs plus de la mise en scène à grand spectacle que de la tactique de guerre.
Tant que Jean Lefebvre sera opposé à Sylvester Stallone, nous ne sommes pas prêts de gagner le concours de bras de fer.
Peut-être qu’un jour un Luc Besson de la politique nous réussira le remake parfait de James Bond, pour montrer une bonne fois à l’empire de l’est comme à l’empire de l’ouest, que le shérif n’habite pas forcément Moscou ou Washington.
En attendant, dans les cinémas de Bagdad, Alger, Jérusalem, Kinshasa ou Sarajevo, nos nanars à quat’ sous de politique étrangère doivent bien faire marrer les dictateurs.
Inscription à :
Articles (Atom)