Le 2 juin je vous conseillais d’aller vous procurer chez votre disquaire le plus proche le dernier disque de Daphné. Voici ce que j’avais gribouillé : « Daphné une compositrice interprète, à la voix oscillant entre Barbara et Kate Bush. C’est dire le trip. Des mélodies proches des anges. Des arrangements sublimes où les cordes ne sont pas seulement vocales. Son album s’intitule « Carmin » comme un petit morceau de cœur arraché par une ensorceleuse. »
J’ai appris aujourd’hui que l’artiste avait obtenu le prix Constantin qui récompense chaque année les artistes français qui ont marqué le paysage musical. Elle succède à Mickey 3D, Cali, Camille et Abd al Malik.
Comme quoi, malgré l’âge, Madame Placard a encore des oreilles en bon état.
Il y a 10 ans
Mardi, 18 novembre 1997.
Papon pourquoi tu tousses?
Si vous avez, comme moi, fait un peu de sport de compétition, vous connaissez l’angoisse qui précède le tout début d’un match. Vous avez envie de pisser toutes les dix secondes et vous avez le cœur au bord des lèvres. C’est ce que les comédiens appellent le trac, sans lequel, peut-être, aucune bonne performance ne serait possible.
Je ne sais pas si Maurice Papon a, autrefois fait du sport ou pris des cours d’art dramatique, mais je ne peux m’empêcher de penser que voyant les fantômes du passé (du vrai) se rapprocher à grands pas, il est pris d’une profonde angoisse chevrotante et purulente.
C’est au moment même où il devait s’expliquer concrètement sur le premier des dix convois de Juifs déportés, partis de Bordeaux pour Drancy puis ensuite Auschwitz, que sa bronchite (plus que chronique) lui fournit encore une excuse pour ne pas répondre.
Je comprends aisément l’écœurement de fils et filles de victimes qui attendent justice depuis plus de cinquante ans.
Malgré les tours de bras et effets de manches de ses avocats, on ne doit pas avoir pitié de ce vieil homme.
Il faut attendre. Et bien attendons jusqu’au 27 novembre, sans relâcher la pression, sans se laisser attendrir par quelque toux bien grasse et un regard fiévreux.Ce n’est pas l’heure de mourir, Monsieur Pap
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dimanche 18 novembre 2007
samedi 2 juin 2007
Daphné et Miro.
Aujourd’hui, petit passage à la FNAC avec les kids. Temps de flâner, de laisser son regard s’égarer sur les pochettes de CD, d’écouter sans stress des artistes inconnus.
Et deux instants de magie.
Daphné une compositrice interprète, à la voix oscillant entre Barbara et Kate Bush. C’est dire le trip. Des mélodies proches des anges. Des arrangements sublimes où les cordes ne sont pas seulement vocales.
Son album s’intitule « Carmin » comme un petit morceau de cœur arraché par une ensorceleuse.
Miro, petit énergumène, nous emmène dans son monde d’aventuriers et de rêveries.
Une voix pas banale et des mots pas ordinaires. Il y aurait du Louis Chedid énervé en lui, un Bénabar chantant du Capdevielle électrisé sur les rives de la Tamise du temps d’Elvis Costello. Miro vous emmène dans une caravane moins banale que celle de Raphael.
Et pour moins de 15€, vous emportez l’album « Le vainqueur jaloux » avec en bonus gratos à télécharger sur internet onze titres supplémentaires.
En voilà un qui a compris que pour résoudre la crise du disque il fallait être inventif.
Il y a 10 ans
Lundi, 2 juin 1997
Et qu’ça change!
Que les communistes mettent enfin les mains dans le cambouis.
Qu’à droite comme à gauche on se mette dès aujourd’hui d’accord sur la façon de compter les chômeurs, ça évitera bien des discussions dans le vide.
Que la justice aille plus vite et plus justement même si ça fait un peu tautologie.
Que l’Education Nationale nous fabrique des esprits critiques.
Que l’art et le sport aient le même coefficient que les maths.
Que disparaissent les vieux dinosaures de la politique et du monde des affaires.
Que les femmes politiques arrêtent de parler des femmes.
Que l’Assemblée redevienne une fierté nationale, avec des bancs garnis et travailleurs.
Que les écuries d’Augias qui sentent les dessous de table, les enrichissements personnels et les contrats de complaisance soient très vite nettoyées à la Javel d’une justice déconnectée de l’Etat.
Que les journalistes à la télé aient des couilles.
Que les stages de six mois dans des associations de quartier en banlieue soient obligatoires à l’ENA, à Polytechnique et aux Mines.
Que la Cours des Comptes ait un vrai pouvoir de sanction et qu’elle ne serve pas seulement à compter les pages de ses volumineux rapports dont tous les fautifs gaspilleurs se moquent.
Que la loi sur la défense des exclus de la société, améliorée et bonifiée, soit la première loi votée par le nouveau Parlement (cf. la suspension du vote pour cause de dissolution le 21 avril). Comme le symbole d’un nouveau départ qui bannit, des têtes et des textes, le mépris de l’homme.
Qu’à droite comme à gauche on sache reconnaître les qualités de ses adversaires.
Que Michel Debré n’ait plus une loi qui porte son nom. C’est trop d’honneur.
Que la grosseur des pommes, la couleur des fleurs et le goût du fromage ne soient pas décidés à Bruxelles.
Et enfin, qu’après avoir balayé devant notre porte, la France avec tous ses partenaires européens bâtisse une politique étrangère commune qui se détermine vigoureusement et sans délai sur des problèmes gravissimes qui rongent certains pays de notre planète. A commencer par l’Algérie (qui va voter après demain dans un climat d’insécurité total), puis le nouveau Congo du nouveau dictateur Kabila qui oublie les milliers de réfugiés mourants, le Pakistan et ses fous d’Allah, sans oublier les quelques pays « amis » producteurs de drogue, la Russie et sa mafia et, pour ne pas finir, la Chine où les dollars ne font pas de prison ...
Et deux instants de magie.
Daphné une compositrice interprète, à la voix oscillant entre Barbara et Kate Bush. C’est dire le trip. Des mélodies proches des anges. Des arrangements sublimes où les cordes ne sont pas seulement vocales.
Son album s’intitule « Carmin » comme un petit morceau de cœur arraché par une ensorceleuse.
Miro, petit énergumène, nous emmène dans son monde d’aventuriers et de rêveries.
Une voix pas banale et des mots pas ordinaires. Il y aurait du Louis Chedid énervé en lui, un Bénabar chantant du Capdevielle électrisé sur les rives de la Tamise du temps d’Elvis Costello. Miro vous emmène dans une caravane moins banale que celle de Raphael.
Et pour moins de 15€, vous emportez l’album « Le vainqueur jaloux » avec en bonus gratos à télécharger sur internet onze titres supplémentaires.
En voilà un qui a compris que pour résoudre la crise du disque il fallait être inventif.
Il y a 10 ans
Lundi, 2 juin 1997
Et qu’ça change!
Que les communistes mettent enfin les mains dans le cambouis.
Qu’à droite comme à gauche on se mette dès aujourd’hui d’accord sur la façon de compter les chômeurs, ça évitera bien des discussions dans le vide.
Que la justice aille plus vite et plus justement même si ça fait un peu tautologie.
Que l’Education Nationale nous fabrique des esprits critiques.
Que l’art et le sport aient le même coefficient que les maths.
Que disparaissent les vieux dinosaures de la politique et du monde des affaires.
Que les femmes politiques arrêtent de parler des femmes.
Que l’Assemblée redevienne une fierté nationale, avec des bancs garnis et travailleurs.
Que les écuries d’Augias qui sentent les dessous de table, les enrichissements personnels et les contrats de complaisance soient très vite nettoyées à la Javel d’une justice déconnectée de l’Etat.
Que les journalistes à la télé aient des couilles.
Que les stages de six mois dans des associations de quartier en banlieue soient obligatoires à l’ENA, à Polytechnique et aux Mines.
Que la Cours des Comptes ait un vrai pouvoir de sanction et qu’elle ne serve pas seulement à compter les pages de ses volumineux rapports dont tous les fautifs gaspilleurs se moquent.
Que la loi sur la défense des exclus de la société, améliorée et bonifiée, soit la première loi votée par le nouveau Parlement (cf. la suspension du vote pour cause de dissolution le 21 avril). Comme le symbole d’un nouveau départ qui bannit, des têtes et des textes, le mépris de l’homme.
Qu’à droite comme à gauche on sache reconnaître les qualités de ses adversaires.
Que Michel Debré n’ait plus une loi qui porte son nom. C’est trop d’honneur.
Que la grosseur des pommes, la couleur des fleurs et le goût du fromage ne soient pas décidés à Bruxelles.
Et enfin, qu’après avoir balayé devant notre porte, la France avec tous ses partenaires européens bâtisse une politique étrangère commune qui se détermine vigoureusement et sans délai sur des problèmes gravissimes qui rongent certains pays de notre planète. A commencer par l’Algérie (qui va voter après demain dans un climat d’insécurité total), puis le nouveau Congo du nouveau dictateur Kabila qui oublie les milliers de réfugiés mourants, le Pakistan et ses fous d’Allah, sans oublier les quelques pays « amis » producteurs de drogue, la Russie et sa mafia et, pour ne pas finir, la Chine où les dollars ne font pas de prison ...
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