C’est pas l’tout comme aurait dit mon père, mais maintenant on fait quoi ?
Le PS a délavé le bleu de l’UMP. Sarkozy se cache et fait briller sa Carla. La France et Paris ont le rose aux joues. A quoi va servir le gain de cette bataille des municipales si dès maintenant on s’entredéchire à la direction du Parti Socialiste ?
Royal sort ses griffes, Hollande se refait la santé après avoir passé 2007 au sanatorium, Delanoë donne rendez-vous dans cinq ans, Aubry ressort le maillot et veut jouer le match. Chacun se pousse du col pour faire partie du casting alors que l’on n’a pas la queue du scénario. Aux ténors, aux barons, aux éléphants, aux adhérents, aux militants d’écrire une belle histoire d’amour entre le peuple et son cœur. Une histoire de solidarité constructive, une histoire d’utopie avec les pieds dans la glaise et la tête dans les étoiles d’un monde meilleur. Une histoire, un roman, une vérité mais vite, sans attendre le congrès de fin fin d’année.
Et maintenant on fait quoi ?
Cinq ans déjà que Bush Junior a envahi l’Irak. Comment les Etats-Unis vont-ils sortir du bourbier mésopotamien ? Les trois candidats à Maison Blanche ont tous une position différente. Clinton H. entamerait un retrait des troupes 60 jours après son investiture. Obama B. proclame qu’il mettrait seize mois pour un retrait total. Mc Cain J. voudrait, lui, rester sur le sol irakien.
Et maintenant on fait quoi ?
Il y a cinquante-huit ans la Chine posait son pied rouge sur le sol tibétain. Depuis 1959 le Dalaï-Lama tente de négocier. Côté chinois, le gourdin a remplacé la parole. La non-violence du prix Nobel de la paix aura-t-elle suffisamment de poids pour empêcher la jeunesse tibétaine de brandir autre chose que des pancartes ? Les J.O. de Pékin seront inaugurés le 8 août. La flamme olympique doit passer par l’Himalaya et le Tibet. Y-aura-t-il quelqu’un pour souffler sur la torche ? Boycotter les Jeux, c’est trop tard. Il fallait hausser le ton en 2001 quand le CIO attribua l’organisation des Jeux au pays du déni des droits de l’homme et recordman du monde de la pollution atmosphérique. Laissons leurs rêves aux athlètes qui triment et suent pour cet objectif en espérant que l’armada formatée des sportifs chinois ne vienne pas écraser la compétition. Ce sont les athlètes qui, à leurs risques et périls, viendront nous donner des leçons de civisme et d’humanisme. Romain Mesnil, perchiste et albigeois, est en première ligne. En 2014, le Jeux Olympiques d’hiver auront lieu à Sotchi, ville balnéaire prisée par la mafia de la Russie de Poutine.
Et pour les J.O. de 2016, on fait quoi ?
Il y a 10 ans
Vendredi, 20 mars 1998.
Avis de décès.
C’est avec une très profonde douleur que nous venons d’apprendre la mort de Marianne Démocratie, violée puis assassinée ce jour par cinq malfaisants avec la complicité du Front National.
Les obsèques n’auront pas lieu dans la plus stricte intimité, puisque selon la dernière volonté de la défunte, qui était encore jeune, tous les abstentionnistes et tous ceux qui se sont fait voler leurs voix par ces criminels, peuvent venir lui rendre un dernier hommage et contempler ainsi à regret la beauté de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité.
Notice: à la brochette des fossoyeurs cités il y a quatre jours, est venu s’ajouter Charles Millon, en Rhône-Alpes, qui a négocié sa réélection auprès de Bruno Gollnisch.
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jeudi 20 mars 2008
Et maintenant on fait quoi?
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lundi 21 janvier 2008
Rouge de honte.
Dans 200 jours la planète sport sera rouge. Toute rouge. Uniformément rouge.
Le 8 août 2008 s’ouvriront les Jeux Olympiques de Pékin, les 29èmes de l’ère moderne.
Des jeux qui seront parfaitement organisés ; tout est d’ailleurs déjà prêt.
Des jeux qui seront polis et souriants. Depuis quelques mois, les autorités donnent même des cours de sourire aux chauffeurs de taxis et des formations continues aux supporters pour apprendre à applaudir et à mettre de l’ambiance dans les stades. La spontanéité codifiée, on aura tout vu.
Mais des jeux qui feront tout pour masquer la pauvreté, la soumission, le malheur d’un peuple qui, dans sa grande majorité est brisé par ce néocapitalisme rougeoyant de gloire.
Les opposants sont emprisonnés jour après jour. Le régime « communiste » (encore !) a une peur bleue des contacts potentiels entre les 10000 journalistes qui seront sur place et ceux qui voudront témoigner sur leurs conditions de simples citoyens.
En 2001, quand la commission d’évaluation des candidatures était passée à Pékin, les autorités avaient, sur le parcours des officiels, repeint l’herbe en vert et bâti des faux décors de cinéma afin de cacher la misère de certains quartiers.
Des Jeux en trompe l’œil. Des jeux à la gloire d’un régime peu glorieux. Des Jeux pollués dans les têtes et dans les airs. L’équipe de dressage suisse vient de décider de boycotter ces JO en estimant que la santé de ses chevaux n’était pas garantie. Quand on sait que pour palier à ce problème les organisateurs avaient délocalisé la compétition d’équitation à Hong Kong, sous des cieux plus cléments, on peut se demander dans quelles conditions évolueront les athlètes du monde entier dans la capitale chinoise ?
Mais est-ce que cela a vraiment de l’importance ?
Hu Jia, 34 ans, a été arrêté le 27 décembre pour "incitation à la subversion" après avoir critiqué le régime et les JO. Cette accusation peut le faire croupir plusieurs années en prison.
Il y a 10 ans
Mercredi, 21 janvier 1998.
Le cauchemar de Le Pen.
« Ils sont partout, ils sont partout ... ».
Tel le somnambule moyen, Jean-Marie Le Pen erre entre les menhirs de Carnac. Sa chemise vole au vent de Suroît comme si l’Ankou n’était pas loin. Jean-Marie gémit, s’époumone en tentant de vaincre le bruit des vagues et des arbres.
« Ils sont partout, ils sont partout ... ».
La peur de disparaître le tenaille. Des ténèbres, il voit surgir des ombres multicolores. Soudain, une main l’agrippe. Il se retourne. Un japonais jovial l’éblouit avec son flash stroboscopique. Jean-Marie s’enfuit sur la lande. Les ajoncs lui griffent les mollets.
Il trébuche. Il saigne. Il veut crier. Aucun son ne sort de sa bouche, lui le tribun du FN. Il n’a plus de langue.
Par terre, le nez dans la bruyère il entend des voix qui parlent chacune une langue étrangère. Une main se tend pour l’aider à se relever. Il pense à ses faux amis du Parti, Bruno et Bruno. Mais où sont-ils?
« Appelez la milice de Vitrolles ou de Vichy qu’on en finisse », essaye-t-il de crier, en vain.
Un visage se penche vers lui, celui d’un Tunisien. Angoisse. Sur le visage du Tunisien se superposent celui d’un Camerounais, puis celui d’un Italien, d’un Russe, d’un Israélien, d’un Chinois, d’un Américain, d’un Turc, d’un Portoricain, d’un Indien et ainsi de suite comme dans un clip ultrarapide de Michael Jackson. La dernière image qu’aperçoit Jean-Marie avant de sombrer dans l’inconscience est celui du Japonais rieur et photographe.
« Ils sont partout, ils sont partout ... »
Gelé et en sueur, Jean-Marie ne sait plus où il habite.
Il se réveille, sort de son lit avec difficulté et pose le pied sur un journal qui traîne par terre. A la Une du quotidien on peut lire:
« Il y a eu 67 millions de touristes étrangers en France en 1997 ».
Le 8 août 2008 s’ouvriront les Jeux Olympiques de Pékin, les 29èmes de l’ère moderne.
Des jeux qui seront parfaitement organisés ; tout est d’ailleurs déjà prêt.
Des jeux qui seront polis et souriants. Depuis quelques mois, les autorités donnent même des cours de sourire aux chauffeurs de taxis et des formations continues aux supporters pour apprendre à applaudir et à mettre de l’ambiance dans les stades. La spontanéité codifiée, on aura tout vu.
Mais des jeux qui feront tout pour masquer la pauvreté, la soumission, le malheur d’un peuple qui, dans sa grande majorité est brisé par ce néocapitalisme rougeoyant de gloire.
Les opposants sont emprisonnés jour après jour. Le régime « communiste » (encore !) a une peur bleue des contacts potentiels entre les 10000 journalistes qui seront sur place et ceux qui voudront témoigner sur leurs conditions de simples citoyens.
En 2001, quand la commission d’évaluation des candidatures était passée à Pékin, les autorités avaient, sur le parcours des officiels, repeint l’herbe en vert et bâti des faux décors de cinéma afin de cacher la misère de certains quartiers.
Des Jeux en trompe l’œil. Des jeux à la gloire d’un régime peu glorieux. Des Jeux pollués dans les têtes et dans les airs. L’équipe de dressage suisse vient de décider de boycotter ces JO en estimant que la santé de ses chevaux n’était pas garantie. Quand on sait que pour palier à ce problème les organisateurs avaient délocalisé la compétition d’équitation à Hong Kong, sous des cieux plus cléments, on peut se demander dans quelles conditions évolueront les athlètes du monde entier dans la capitale chinoise ?
Mais est-ce que cela a vraiment de l’importance ?
Hu Jia, 34 ans, a été arrêté le 27 décembre pour "incitation à la subversion" après avoir critiqué le régime et les JO. Cette accusation peut le faire croupir plusieurs années en prison.
Il y a 10 ans
Mercredi, 21 janvier 1998.
Le cauchemar de Le Pen.
« Ils sont partout, ils sont partout ... ».
Tel le somnambule moyen, Jean-Marie Le Pen erre entre les menhirs de Carnac. Sa chemise vole au vent de Suroît comme si l’Ankou n’était pas loin. Jean-Marie gémit, s’époumone en tentant de vaincre le bruit des vagues et des arbres.
« Ils sont partout, ils sont partout ... ».
La peur de disparaître le tenaille. Des ténèbres, il voit surgir des ombres multicolores. Soudain, une main l’agrippe. Il se retourne. Un japonais jovial l’éblouit avec son flash stroboscopique. Jean-Marie s’enfuit sur la lande. Les ajoncs lui griffent les mollets.
Il trébuche. Il saigne. Il veut crier. Aucun son ne sort de sa bouche, lui le tribun du FN. Il n’a plus de langue.
Par terre, le nez dans la bruyère il entend des voix qui parlent chacune une langue étrangère. Une main se tend pour l’aider à se relever. Il pense à ses faux amis du Parti, Bruno et Bruno. Mais où sont-ils?
« Appelez la milice de Vitrolles ou de Vichy qu’on en finisse », essaye-t-il de crier, en vain.
Un visage se penche vers lui, celui d’un Tunisien. Angoisse. Sur le visage du Tunisien se superposent celui d’un Camerounais, puis celui d’un Italien, d’un Russe, d’un Israélien, d’un Chinois, d’un Américain, d’un Turc, d’un Portoricain, d’un Indien et ainsi de suite comme dans un clip ultrarapide de Michael Jackson. La dernière image qu’aperçoit Jean-Marie avant de sombrer dans l’inconscience est celui du Japonais rieur et photographe.
« Ils sont partout, ils sont partout ... »
Gelé et en sueur, Jean-Marie ne sait plus où il habite.
Il se réveille, sort de son lit avec difficulté et pose le pied sur un journal qui traîne par terre. A la Une du quotidien on peut lire:
« Il y a eu 67 millions de touristes étrangers en France en 1997 ».
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mardi 11 décembre 2007
Profond.
Le jeu du « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette » que se livrent Nicolas et Muammar est risible, déprimant et vulgaire. Et devant tant de vulgarité, il me prend l’envie d’en rajouter une couche.
- Je te tiens par les couilles oui !
- Et comment j’te l’ai mis profond avec les infirmières !
- Et si tu ne me prends pas des Rafales, c’est moi qui vais t’en mettre une de rafale !
- Fais pas chier, fais moi d’abord visiter le Parlement, Versailles et le cimetière de De Gaulle et apprès on causera.
- On causera que dalle mon salaud tant que tu n’auras pas signé pour 10 milliards de contrats.
- Mais je vais te les signer de contrats à la noix. Mais pour le paiement c’est dans vingt ans et seulement à partir de la fin du mois.
- La dessus tu fermes ta gueule mais sur les droits de l’homme tu dis ce que tu veux, je m’en tamponne.
- Dis donc en passant tu pourrais pas me décorer d’un petit truc ?
- Et pis quoi encore ?
- Je ne sais pas moi. Chevalier des arts et lettres, c’est que j’ai écrit des bouquins.
- Et mon cul c’est du poulet ?
- D’accord, pour la médaille j’oublie, mais si tu pouvais me faire péter une petite chasse en forêt ce ne serait pas de refus, c’est que j’ai une furieuse envie de me dégourdir la gâchette.
- Qu’est-ce que tu entends par là.
- La même chose que toi gros dégoûtant*
Pardon a toutes les lectrices et à tous les lecteurs pour m’être travestie pendant quelques minutes en « Bigarde » au Stade de France, mais, putain, que ça m’a fait du bien.
*Merci à Coluche
Il y a 10 ans
Jeudi, 11 décembre 1997.
T’en as d’la bonne?
Ce matin, j’ai regardé dans ma boîte aux lettres pour voir si le Circ
(Collectif d’information et de recherche cannabique), m’avait envoyé un petit joint par la Poste. Rien, que des prospectus, même pas un vieux ticket de métro pour commencer le cône qui fait rire bête.
Les députés français ont été plus chanceux que moi, puisqu’ils ont reçu chacun un petit courrier avec lettre et joint « roulé main ». Il paraît que les députés se sont mis ... en pétard (celle-là, je ne pouvais pas la laisser passer). Tollé général sur tous les bancs, qu’ils soient de gauche ou de droite. Personne pour gueuler sur le fait qu’il n’y en avait pas assez. Les représentants du peuple ont avoué qu’ils n’en avaient jamais fumé de leur vie. Sont-ce donc de vrais représentants du peuple sachant que des centaines de milliers de personnes fument des joints en France?
C’est peut-être pour ça qu’on est différent en fin de compte.
Entre parenthèses, dommage pour Dominique Voynet, au boulot à Kyoto, qui a été la seule à avouer en avoir déjà consommé. J’espère qu’elle aura téléphoné à ses potes du Parti pour qu’ils lui mettent au moins le sien de côté. Ça lui fera peut-être oublier les misères que lui ont fait les américains de Kyoto sur les gaz à effet de serre.
Le plus pitoyable a été de voir deux députés « cul-serrés » proclamer haut et fort qu’ils allaient porter plainte. Pour tromperie sur la marchandise? Ça m’étonnerait, mais ce serait plus rigolo. Charles-Amédée de Courson et Christine Boutin seraient obligés de goûter à cette substance pas si toxique que cela en fin de compte. Quand on connaît les ravages du tabac et de l’alcool qui sont, ai-je besoin de le répéter, en vente libre, certains pisse-froid socialistes, UDF ou RPR feraient mieux de la fermer. Ceux qui ont déjà fumé à jeun une Gauloise ou une Camel sans filtre ou bu un calva à sept heures du matin, savent que ça vous tourne la tête aussi efficacement qu’un petit pétard partagé entre amis. S’il faut interdire le cannabis, alors interdisons la cigarette et le cigare (n’est-ce pas Monsieur Santini?). Ça fera non seulement du bien aux poumons de tous mais aussi au trou de la Sécu.
Il paraît qu’en recevant ce gentil courrier de Noël, de Villiers a failli en avaler de travers le crucifix qu’il porte sous son tricot de peau. Pauvre de Villiers, quelle triste vie doit-il avoir; jamais un pet de travers, pas de petits plaisirs illicites, pas de bonnes bitures, pas de pipe sous la table, l’amour à date fixe, sept fois depuis le début de son mariage et obligé d’écouter Carmina Burana tout bas pour ne pas réveiller belle-maman et les enfants.
Certaines religions d’Asie essayent de nous faire comprendre qu’il faut avoir expérimenté le bien et le mal pour se connaître et pouvoir prétendre au rang d’être humain. A ce catéchisme là, de Villiers est bien le dernier de la classe.
Un proverbe chinois dit: « Méfie-toi du moine dont le sourire n’a pas plus d’odeur qu’une fleur en papier. »
- Je te tiens par les couilles oui !
- Et comment j’te l’ai mis profond avec les infirmières !
- Et si tu ne me prends pas des Rafales, c’est moi qui vais t’en mettre une de rafale !
- Fais pas chier, fais moi d’abord visiter le Parlement, Versailles et le cimetière de De Gaulle et apprès on causera.
- On causera que dalle mon salaud tant que tu n’auras pas signé pour 10 milliards de contrats.
- Mais je vais te les signer de contrats à la noix. Mais pour le paiement c’est dans vingt ans et seulement à partir de la fin du mois.
- La dessus tu fermes ta gueule mais sur les droits de l’homme tu dis ce que tu veux, je m’en tamponne.
- Dis donc en passant tu pourrais pas me décorer d’un petit truc ?
- Et pis quoi encore ?
- Je ne sais pas moi. Chevalier des arts et lettres, c’est que j’ai écrit des bouquins.
- Et mon cul c’est du poulet ?
- D’accord, pour la médaille j’oublie, mais si tu pouvais me faire péter une petite chasse en forêt ce ne serait pas de refus, c’est que j’ai une furieuse envie de me dégourdir la gâchette.
- Qu’est-ce que tu entends par là.
- La même chose que toi gros dégoûtant*
Pardon a toutes les lectrices et à tous les lecteurs pour m’être travestie pendant quelques minutes en « Bigarde » au Stade de France, mais, putain, que ça m’a fait du bien.
*Merci à Coluche
Il y a 10 ans
Jeudi, 11 décembre 1997.
T’en as d’la bonne?
Ce matin, j’ai regardé dans ma boîte aux lettres pour voir si le Circ
(Collectif d’information et de recherche cannabique), m’avait envoyé un petit joint par la Poste. Rien, que des prospectus, même pas un vieux ticket de métro pour commencer le cône qui fait rire bête.
Les députés français ont été plus chanceux que moi, puisqu’ils ont reçu chacun un petit courrier avec lettre et joint « roulé main ». Il paraît que les députés se sont mis ... en pétard (celle-là, je ne pouvais pas la laisser passer). Tollé général sur tous les bancs, qu’ils soient de gauche ou de droite. Personne pour gueuler sur le fait qu’il n’y en avait pas assez. Les représentants du peuple ont avoué qu’ils n’en avaient jamais fumé de leur vie. Sont-ce donc de vrais représentants du peuple sachant que des centaines de milliers de personnes fument des joints en France?
C’est peut-être pour ça qu’on est différent en fin de compte.
Entre parenthèses, dommage pour Dominique Voynet, au boulot à Kyoto, qui a été la seule à avouer en avoir déjà consommé. J’espère qu’elle aura téléphoné à ses potes du Parti pour qu’ils lui mettent au moins le sien de côté. Ça lui fera peut-être oublier les misères que lui ont fait les américains de Kyoto sur les gaz à effet de serre.
Le plus pitoyable a été de voir deux députés « cul-serrés » proclamer haut et fort qu’ils allaient porter plainte. Pour tromperie sur la marchandise? Ça m’étonnerait, mais ce serait plus rigolo. Charles-Amédée de Courson et Christine Boutin seraient obligés de goûter à cette substance pas si toxique que cela en fin de compte. Quand on connaît les ravages du tabac et de l’alcool qui sont, ai-je besoin de le répéter, en vente libre, certains pisse-froid socialistes, UDF ou RPR feraient mieux de la fermer. Ceux qui ont déjà fumé à jeun une Gauloise ou une Camel sans filtre ou bu un calva à sept heures du matin, savent que ça vous tourne la tête aussi efficacement qu’un petit pétard partagé entre amis. S’il faut interdire le cannabis, alors interdisons la cigarette et le cigare (n’est-ce pas Monsieur Santini?). Ça fera non seulement du bien aux poumons de tous mais aussi au trou de la Sécu.
Il paraît qu’en recevant ce gentil courrier de Noël, de Villiers a failli en avaler de travers le crucifix qu’il porte sous son tricot de peau. Pauvre de Villiers, quelle triste vie doit-il avoir; jamais un pet de travers, pas de petits plaisirs illicites, pas de bonnes bitures, pas de pipe sous la table, l’amour à date fixe, sept fois depuis le début de son mariage et obligé d’écouter Carmina Burana tout bas pour ne pas réveiller belle-maman et les enfants.
Certaines religions d’Asie essayent de nous faire comprendre qu’il faut avoir expérimenté le bien et le mal pour se connaître et pouvoir prétendre au rang d’être humain. A ce catéchisme là, de Villiers est bien le dernier de la classe.
Un proverbe chinois dit: « Méfie-toi du moine dont le sourire n’a pas plus d’odeur qu’une fleur en papier. »
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lundi 10 décembre 2007
Pas bon pour le moral.
Une publicité qui passe en ce moment sur les ondes radio nous propose de fêter les 25 ans de la Compagnie Créole. Souvenez-vous! Ce groupe de zouk antillais qui chantait "C'est bon pour le moral". Pas ma tasse de thé … au rhum.
En tout cas, la visite officielle à Paris de Muammar Kadhafi, dictateur patenté, nous met vraiment le moral dans les pompes.
Enfin, Rama Yade a parlé dans Le Parisien de ce matin. Elle a tenu son rôle tout en faisant, je crois, parler son cœur. « Notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits ». Malgré tout, les tapis rouges vont être déroulés et pas seulement à l’aéroport. « La France n’est pas qu’une balance commerciale ». Une façon de rappeler à son président les promesses de campagne où la « real politique » était fustigée à longueur de discours, où les compromissions commerciales avec les pays ne respectant pas les droits de l’homme n’étaient pas à inscrire dans sa façon de faire.
Bref, en six mois tout peut changer. Surtout quand, selon moi, Sarkozy voulant se faire briller et peut-être même tenter l’ultime réconciliation avec Cécilia, a joué le coup de poker des infirmières bulgares avec Kadhafi.
La partie s’est bien terminée pour les prisonnières mais à quel prix ?
Quel a été le montant du tapis que Sarko a dû mettre sur la table pour voir les cartes du colonel ?
Trop, beaucoup trop. Un tapis non négociable contrairement à ceux des souks. Un tapis de compromissions et de contrats bidon.
Mais le plus dur à avaler dans cette histoire sordide c’est qu’aujourd’hui, Sarkozy à toujours toutes les cartes en main. Le pouvoir dans la main droite et le contre-pouvoir dans la main gauche. Claude Guéant d’un côté et Rama Yade de l’autre. Plus besoin d’opposition. L’opposition ? Quelle opposition ? A force de côtoyer des hommes de fer, notre président se rêve –t-il un destin Poutinien ?
Il y a 10 ans
Mercredi, 10 décembre 1997.
Mini mire.
Ça fait plus d’une semaine que le personnel de France 3 est en grève. Et depuis une semaine c’est avec une profonde émotion que je retrouve la mire, ce joli dessin avec ses traits, ses cases en noir et blanc et en couleurs. Une mire synonyme de souvenir d’enfance.
A l’époque où il n’y avait que deux puis trois chaînes, les premières télévisions couleurs tombaient plus souvent en panne. Défauts techniques ou plus grande consistance des programmes? Qui sait?
Toujours est-il que chaque panne était pour nous, les mômes, l’occasion de voir notre Père Noël de tous les jours, le réparateur télé. Le nôtre n’avait ni hotte ni rennes mais une camionnette, une caisse à outils, une casquette et une gauloise au coin des lèvres. C’était notre messie, celui qui allait pouvoir nous permettre de ne pas rater la Piste aux Etoiles, que l’on pouvait regarder tard parce qu’il n’y avait pas d’école le lendemain.
L’œil exercé, le réparateur inspectait l’arrière du poste, territoire secret qu’il était interdit d’approcher et de toucher. Il trifouillait, grommelait, changeait un ou deux bidules bizarres et ... au bout d’un temps plus ou moins long (comme dirait Fernand Raynaud), la mire réapparaissait. La mire était le signe que tout allait bien, que Roger Lanzac allait retrouver ses habits de lumière et que Zorro chevaucherait à nouveau Tornado. Mais avant de partir le maître des diodes et des lampes réglait la fameuse mire qui n’était pas forcément, à cette période, signe de grève. Tel le pisteur indien qui pouvait reconnaître les animaux par leurs traces et leurs excréments, le réparateur décodait cette mire avec une aisance stupéfiante. Les traits et les cases n’avaient pas de secret pour lui. L’ultime réglage effectué il pouvait repartir fier et souriant comme devait l’être Champollion après avoir compris les conneries des égyptiens gravées sur la pierre.
Un jour quand même, n’arrivant pas à résoudre l’énigme cathodique il décida en dernier recours de frapper un grand coup sur le poste et ... miracle la mire chérie réapparut.
De toute façon, quelle que soit la méthode, il avait intérêt à le réparer notre poste de télévision, sinon je larguais mon copain de classe qui, en fait, était son fils.
En tout cas, la visite officielle à Paris de Muammar Kadhafi, dictateur patenté, nous met vraiment le moral dans les pompes.
Enfin, Rama Yade a parlé dans Le Parisien de ce matin. Elle a tenu son rôle tout en faisant, je crois, parler son cœur. « Notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits ». Malgré tout, les tapis rouges vont être déroulés et pas seulement à l’aéroport. « La France n’est pas qu’une balance commerciale ». Une façon de rappeler à son président les promesses de campagne où la « real politique » était fustigée à longueur de discours, où les compromissions commerciales avec les pays ne respectant pas les droits de l’homme n’étaient pas à inscrire dans sa façon de faire.
Bref, en six mois tout peut changer. Surtout quand, selon moi, Sarkozy voulant se faire briller et peut-être même tenter l’ultime réconciliation avec Cécilia, a joué le coup de poker des infirmières bulgares avec Kadhafi.
La partie s’est bien terminée pour les prisonnières mais à quel prix ?
Quel a été le montant du tapis que Sarko a dû mettre sur la table pour voir les cartes du colonel ?
Trop, beaucoup trop. Un tapis non négociable contrairement à ceux des souks. Un tapis de compromissions et de contrats bidon.
Mais le plus dur à avaler dans cette histoire sordide c’est qu’aujourd’hui, Sarkozy à toujours toutes les cartes en main. Le pouvoir dans la main droite et le contre-pouvoir dans la main gauche. Claude Guéant d’un côté et Rama Yade de l’autre. Plus besoin d’opposition. L’opposition ? Quelle opposition ? A force de côtoyer des hommes de fer, notre président se rêve –t-il un destin Poutinien ?
Il y a 10 ans
Mercredi, 10 décembre 1997.
Mini mire.
Ça fait plus d’une semaine que le personnel de France 3 est en grève. Et depuis une semaine c’est avec une profonde émotion que je retrouve la mire, ce joli dessin avec ses traits, ses cases en noir et blanc et en couleurs. Une mire synonyme de souvenir d’enfance.
A l’époque où il n’y avait que deux puis trois chaînes, les premières télévisions couleurs tombaient plus souvent en panne. Défauts techniques ou plus grande consistance des programmes? Qui sait?
Toujours est-il que chaque panne était pour nous, les mômes, l’occasion de voir notre Père Noël de tous les jours, le réparateur télé. Le nôtre n’avait ni hotte ni rennes mais une camionnette, une caisse à outils, une casquette et une gauloise au coin des lèvres. C’était notre messie, celui qui allait pouvoir nous permettre de ne pas rater la Piste aux Etoiles, que l’on pouvait regarder tard parce qu’il n’y avait pas d’école le lendemain.
L’œil exercé, le réparateur inspectait l’arrière du poste, territoire secret qu’il était interdit d’approcher et de toucher. Il trifouillait, grommelait, changeait un ou deux bidules bizarres et ... au bout d’un temps plus ou moins long (comme dirait Fernand Raynaud), la mire réapparaissait. La mire était le signe que tout allait bien, que Roger Lanzac allait retrouver ses habits de lumière et que Zorro chevaucherait à nouveau Tornado. Mais avant de partir le maître des diodes et des lampes réglait la fameuse mire qui n’était pas forcément, à cette période, signe de grève. Tel le pisteur indien qui pouvait reconnaître les animaux par leurs traces et leurs excréments, le réparateur décodait cette mire avec une aisance stupéfiante. Les traits et les cases n’avaient pas de secret pour lui. L’ultime réglage effectué il pouvait repartir fier et souriant comme devait l’être Champollion après avoir compris les conneries des égyptiens gravées sur la pierre.
Un jour quand même, n’arrivant pas à résoudre l’énigme cathodique il décida en dernier recours de frapper un grand coup sur le poste et ... miracle la mire chérie réapparut.
De toute façon, quelle que soit la méthode, il avait intérêt à le réparer notre poste de télévision, sinon je larguais mon copain de classe qui, en fait, était son fils.
vendredi 7 décembre 2007
Au pays des Droits de l'Homme..
C’est lundi prochain, jour du 59ème anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’Homme que le dirigeant libyen, le Colonel Kadhafi, va être reçu avec tous les honneurs de la République par Nicolas Sarkozy.
Notre diplomatie a un goût de rance.
D’ailleurs notre diplomate en chef se fait porter pâle. Selon RTL, Bernard Kouchner a prévu à la hâte un dîner à Bruxelles. Et que va faire Rama Yade ? Bien coincée entre Sarko, Rachida et Muammar, que lui dictera son cœur de secrétaire d’état aux Droits de l’Homme et que lui dictera son portefeuille de secrétaire d’état aux affaires étrangères ?
Cette fois les masques tombent vraiment. Le business est un sport où il faut arriver premier qui à fouler au pied les principes fondamentaux de notre démocratie.
A Moscou, à Pékin, notre président VRP a ramené des contrats où a maintenu ceux en place. A Tripoli, il fait libérer les infirmières bulgares mais dans une opacité à côté de laquelle le retour des otages du Liban par Jean-Charles Marchiani, émissaire de Charles Pasqua, est clair comme de l’eau de roche. A Rangoon, où la junte tire sur des journalistes et emprisonne les bonzes, Total garde ses prérogatives. Lundi à Paris, le financier de trente ans de terrorisme va marcher sur des tapis rouges, va nous acheter des armes, des contrats de coopération en matière de nucléaire civil.
Bien sûr, le gentil et propre sur lui David Martinon, le porte-parole de la présidence, annonce que ses accords commerciaux n’ont rien à voir avec la libération des otages. Selon libération.fr, « ces dénégations ont été contredites jeudi par l’ex-représentant à Tripoli de la Commission européenne, Marc Pierini, qui a assuré devant les mêmes députés que les discussions Paris-Tripoli sur le nucléaire et les armes avaient constitué «l’élément décisif» pour la libération des infirmières ».
Honteux, scandaleux, indigne ... Ces adjectifs prononcés par Badinter, Henri-Levy ou Bayrou qualifient la visite de cinq jour d’un chef d’état qui interdit à la Fédération Internationale des Droits de l’Homme l’entrée dans son pays.
Muammar a donc tous les droits même pourquoi pas celui d’inviter ses amis Vladimir, Hu et Nicolas sous sa tente bédouine qu’il a fait installer dans les jardins de l’hôtel Marigny.
A moins de deux kilomètres de là, rue de la Bourse, la police de Sarkozy a délogé, il y a peu, des sans logis qui s’abritaient sous des tentes rouges.
La France pays des Droits de l’Homme ? Au Panthéon, René Cassin doit se retourner dans sa tombe.
Il y a 10 ans
Dimanche, 7 décembre 1997.
Ouailles aye, aye!
Dans la série « où va se nicher le libéralisme? », j’en ai entendu une bien bonne à la radio. L’église anglicane a négocié avec une chaîne de supermarchés, la diffusion de la messe le dimanche matin, craignant la désertion des églises au profit des magasins ouverts pour les achats de Noël.
Imaginez le client non prévenu, qui, en poussant son chariot rayon bouffe pour chiens, entende, venant de derrière une boîte de Canigou, un lugubre De Profundis. Plus loin, des bigotes béates devant des paquets de biscottes. La nef centrale bordée de pyramides de cassoulet. Des promos démoniaques: pourquoi pas une vierge gratuite pour l’achat d’une huile du même nom? Sans oublier l’annonce des bonnes affaires du jour par haut parleur chantée en grégorien. L’effigie du Pape à gratter sur un pack de bière. Perdu, tu vas en enfer; gagné, un bon pour la veillée. Les cabines d’essayages transformées en confessionnaux. Et puis les queues aux caisses pour communier sans oublier de payer. Carte bleue pour le paradis, en somme.
Si le libéralisme va se nicher jusque sous les soutanes, on n’est pas prêt de sonner le tocsin à la bourse de Londres.
Notre diplomatie a un goût de rance.
D’ailleurs notre diplomate en chef se fait porter pâle. Selon RTL, Bernard Kouchner a prévu à la hâte un dîner à Bruxelles. Et que va faire Rama Yade ? Bien coincée entre Sarko, Rachida et Muammar, que lui dictera son cœur de secrétaire d’état aux Droits de l’Homme et que lui dictera son portefeuille de secrétaire d’état aux affaires étrangères ?
Cette fois les masques tombent vraiment. Le business est un sport où il faut arriver premier qui à fouler au pied les principes fondamentaux de notre démocratie.
A Moscou, à Pékin, notre président VRP a ramené des contrats où a maintenu ceux en place. A Tripoli, il fait libérer les infirmières bulgares mais dans une opacité à côté de laquelle le retour des otages du Liban par Jean-Charles Marchiani, émissaire de Charles Pasqua, est clair comme de l’eau de roche. A Rangoon, où la junte tire sur des journalistes et emprisonne les bonzes, Total garde ses prérogatives. Lundi à Paris, le financier de trente ans de terrorisme va marcher sur des tapis rouges, va nous acheter des armes, des contrats de coopération en matière de nucléaire civil.
Bien sûr, le gentil et propre sur lui David Martinon, le porte-parole de la présidence, annonce que ses accords commerciaux n’ont rien à voir avec la libération des otages. Selon libération.fr, « ces dénégations ont été contredites jeudi par l’ex-représentant à Tripoli de la Commission européenne, Marc Pierini, qui a assuré devant les mêmes députés que les discussions Paris-Tripoli sur le nucléaire et les armes avaient constitué «l’élément décisif» pour la libération des infirmières ».
Honteux, scandaleux, indigne ... Ces adjectifs prononcés par Badinter, Henri-Levy ou Bayrou qualifient la visite de cinq jour d’un chef d’état qui interdit à la Fédération Internationale des Droits de l’Homme l’entrée dans son pays.
Muammar a donc tous les droits même pourquoi pas celui d’inviter ses amis Vladimir, Hu et Nicolas sous sa tente bédouine qu’il a fait installer dans les jardins de l’hôtel Marigny.
A moins de deux kilomètres de là, rue de la Bourse, la police de Sarkozy a délogé, il y a peu, des sans logis qui s’abritaient sous des tentes rouges.
La France pays des Droits de l’Homme ? Au Panthéon, René Cassin doit se retourner dans sa tombe.
Il y a 10 ans
Dimanche, 7 décembre 1997.
Ouailles aye, aye!
Dans la série « où va se nicher le libéralisme? », j’en ai entendu une bien bonne à la radio. L’église anglicane a négocié avec une chaîne de supermarchés, la diffusion de la messe le dimanche matin, craignant la désertion des églises au profit des magasins ouverts pour les achats de Noël.
Imaginez le client non prévenu, qui, en poussant son chariot rayon bouffe pour chiens, entende, venant de derrière une boîte de Canigou, un lugubre De Profundis. Plus loin, des bigotes béates devant des paquets de biscottes. La nef centrale bordée de pyramides de cassoulet. Des promos démoniaques: pourquoi pas une vierge gratuite pour l’achat d’une huile du même nom? Sans oublier l’annonce des bonnes affaires du jour par haut parleur chantée en grégorien. L’effigie du Pape à gratter sur un pack de bière. Perdu, tu vas en enfer; gagné, un bon pour la veillée. Les cabines d’essayages transformées en confessionnaux. Et puis les queues aux caisses pour communier sans oublier de payer. Carte bleue pour le paradis, en somme.
Si le libéralisme va se nicher jusque sous les soutanes, on n’est pas prêt de sonner le tocsin à la bourse de Londres.
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mardi 27 novembre 2007
Echecs.
Kasparov était le meilleur joueur d’échecs du monde. Il n’avait été battu que par Deep Blue, l’ordinateur d’IBM. Implacable froideur de la machine contre le cerveau humain.
Dans un autre type de partie, autrement plus dangereuse, Garry, le génie, tente de proposer aux électeurs russes une alternative à Vladimir Poutine. Mais le maitre du Kremlin, véritable machine à broyer les opposants et les media (assassinat d’Anna Politkovskaïa / voir chronique du 8 octobre), a fait arrêter le joueur d’échecs. Menottes et prison pour un opposant et tabassage en règle d’un groupe de journalistes à Nazran en République d’Ingouchie.
Selon le site Rebellyon.info « Vendredi 23 novembre, entre 11h du soir et minuit, Oleg Orlov, président de l’association de défense des droits de l’homme Memorial et trois journalistes de la chaîne "Ren-TV", Artem Vyssotski, Stanislav Goriatchev et Karen Sakhinov étaient enlevés à leur hôtel par des hommes armés et masqués, puis battus, avant d’être abandonnés dans un champ dans le district de la Sounja. Parvenus jusqu’à un poste de police, puis emmenés à Nazran, le groupe a été retenu par les autorités alors que l’état de deux personnes nécessitait des soins médicaux».
Les élections législatives qui se dérouleront le week-end prochain sont donc jouées d’avance. Poutine agit en dictateur, la Russie d’aujourd’hui a peu de chose à envier à celle d’hier.
Vladimir Poutine se fiche de la démocratie.
Hu Jintao, le boucher de Lhassa, se fiche des droits de l’homme.
Georges W Bush, le fils du guerrier, se fiche de la paix.
Putain de planète.
Il y a 10 ans
Jeudi, 27 novembre 1997.
Où l’on retrouve Papon, préfet de police de Paris.
« Nous ferons toute la lumière, sur cette affaire chère Madame Ben Barka ». Ce sont à peu près les mots prononcés par Charles de Gaulle à la veuve de Mehdi Ben Barka, selon leur fils, qui s’exprimait avant-hier dans les colonnes de Libération.
Je ne suis pas historienne et d’autres que moi ont enquêté sur cette affaire d’enlèvement et de meurtre. Je me souviens très bien d’un formidable documentaire qui décrivait les recherches minutieuses de Jean-François Kahn et d’un autre journaliste à l’époque des faits.
Le temps a passé.
Les plaies ont-elles cicatrisé?
Trente-deux ans après on peut simplement dire:
1- Que l’Etat français n’a pas eu les mains très propres dans cette affaire, et c’est un euphémisme.
2- Qu’une forme de complicité a existé entre la France, le Maroc, Israël, voire même les Etats-Unis.
3- Que la police française et plus précisément parisienne a apporté son concours à l’enlèvement de Mehdi Ben Barka.
4- Que, par conséquence, Maurice Papon, préfet de Paris à l’époque doit forcément connaître tout ou partie de la vérité.
5- Qu’il ne faut jamais croire un chef d’état ou de gouvernement quand il vous dit que toute la lumière sera faite.
6- Qu’Alain Peyrefitte, qui est en train de faire la promotion de son bouquin sur de Gaulle, à la radio ou à la télé, ne parle pas de ce scandale.
7- Que les archives, s’il en reste, devraient être rapidement mises à disposition de tous. N’est-ce pas Madame Trautmann?
Ça fait quand même chier de faire payer à notre génération les errements coupables de cette idéologie colonialiste encore en vigueur après la guerre d’Algérie.
Le siècle prochain risque d’être hanté par des repentances à répétition.
Dans un autre type de partie, autrement plus dangereuse, Garry, le génie, tente de proposer aux électeurs russes une alternative à Vladimir Poutine. Mais le maitre du Kremlin, véritable machine à broyer les opposants et les media (assassinat d’Anna Politkovskaïa / voir chronique du 8 octobre), a fait arrêter le joueur d’échecs. Menottes et prison pour un opposant et tabassage en règle d’un groupe de journalistes à Nazran en République d’Ingouchie.
Selon le site Rebellyon.info « Vendredi 23 novembre, entre 11h du soir et minuit, Oleg Orlov, président de l’association de défense des droits de l’homme Memorial et trois journalistes de la chaîne "Ren-TV", Artem Vyssotski, Stanislav Goriatchev et Karen Sakhinov étaient enlevés à leur hôtel par des hommes armés et masqués, puis battus, avant d’être abandonnés dans un champ dans le district de la Sounja. Parvenus jusqu’à un poste de police, puis emmenés à Nazran, le groupe a été retenu par les autorités alors que l’état de deux personnes nécessitait des soins médicaux».
Les élections législatives qui se dérouleront le week-end prochain sont donc jouées d’avance. Poutine agit en dictateur, la Russie d’aujourd’hui a peu de chose à envier à celle d’hier.
Vladimir Poutine se fiche de la démocratie.
Hu Jintao, le boucher de Lhassa, se fiche des droits de l’homme.
Georges W Bush, le fils du guerrier, se fiche de la paix.
Putain de planète.
Il y a 10 ans
Jeudi, 27 novembre 1997.
Où l’on retrouve Papon, préfet de police de Paris.
« Nous ferons toute la lumière, sur cette affaire chère Madame Ben Barka ». Ce sont à peu près les mots prononcés par Charles de Gaulle à la veuve de Mehdi Ben Barka, selon leur fils, qui s’exprimait avant-hier dans les colonnes de Libération.
Je ne suis pas historienne et d’autres que moi ont enquêté sur cette affaire d’enlèvement et de meurtre. Je me souviens très bien d’un formidable documentaire qui décrivait les recherches minutieuses de Jean-François Kahn et d’un autre journaliste à l’époque des faits.
Le temps a passé.
Les plaies ont-elles cicatrisé?
Trente-deux ans après on peut simplement dire:
1- Que l’Etat français n’a pas eu les mains très propres dans cette affaire, et c’est un euphémisme.
2- Qu’une forme de complicité a existé entre la France, le Maroc, Israël, voire même les Etats-Unis.
3- Que la police française et plus précisément parisienne a apporté son concours à l’enlèvement de Mehdi Ben Barka.
4- Que, par conséquence, Maurice Papon, préfet de Paris à l’époque doit forcément connaître tout ou partie de la vérité.
5- Qu’il ne faut jamais croire un chef d’état ou de gouvernement quand il vous dit que toute la lumière sera faite.
6- Qu’Alain Peyrefitte, qui est en train de faire la promotion de son bouquin sur de Gaulle, à la radio ou à la télé, ne parle pas de ce scandale.
7- Que les archives, s’il en reste, devraient être rapidement mises à disposition de tous. N’est-ce pas Madame Trautmann?
Ça fait quand même chier de faire payer à notre génération les errements coupables de cette idéologie colonialiste encore en vigueur après la guerre d’Algérie.
Le siècle prochain risque d’être hanté par des repentances à répétition.
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