Ce matin, la télé était allumée à 9H30. Pour une autre forme de messe. Celle des champions de tennis. Spectacle païen offert aux yeux de la planète jaune.
Jo et Novak, le Français et le Serbe. Deux joueurs souriants et fair-play. Deux sportifs qui atteignaient pour la première fois une finale de Grand Chelem.
Le match fut crispant. Les deux tennismen avaient du mal à se libérer. Le score resta serré tout au long de la partie. A 5-5 dans le quatrième set, Jo eu une balle pour prendre le service de Novak. Un coup qui semblait facile, près du filet. Le Sarthois choisit de jouer long de ligne. Trop fair-play peut-être ? En d’autres temps un Yvan Lendl aurait allumé l’homme. Novak eu le bon reflexe. Jo avait laissé passer sa chance.
Dans le tie-break, le Serbe s’envola vers la victoire.
Etoile filante ou future star du tennis ? Jo-Wilfried Tsonga devra se remettre de cette défaite.
Merci à lui d’avoir apporter à ce sport un peu de lumière bleue. L’an passé, Marion Bartoli avait atteint la finale de Wimbledon. Elle est aujourd’hui 10ème joueuse mondiale mais depuis son exploit londonien, elle n’a pas gagné de titre.
En juin prochain, cela fera 25 ans qu’un Français n’a pas conquis de titre dans un tournoi du Grand Chelem. Ce fut Yannick Noah à Roland Garros.
Mon dieu que les années filent.
Il y a 10 ans
Mardi, 27 janvier 1998.
Nom d’une pipe.
Premier constat: les médias français, prompts à se moquer du puritanisme américain, ne sont même pas capables d’appeler les choses par leurs noms. On nous parle de braguette, de choses, de coucherie de rapport, de harcèlement ... Alors que tout simplement, Bill Clinton, a peut-être baisé avec Monica et s’est peut-être fait sucer par Paula.
Deuxième constat: tout ce qui est écrit dans le premier constat est nul et non avenu, puisque je me fous de la vie privée de Clinton comme de celle de la Princesse de Mes-Deux, d’ailleurs.
Troisième constat: c’est, paraît-il le mensonge, que critiquent les journalistes américains plus que turlutte. En effet d’après eux, Clinton mentirait en affirmant n’avoir jamais couché avec ces deux coiffeuses et mentirait encore en affirmant qu’il n’a jamais demandé à Monica Lewinsky de faire un faux témoignage. Leur grande angoisse étant maintenant la suivante: comment croire le Président de la plus grande puissance mondiale sur sa politique quand celui-ci ment sur sa vie privée?
Quatrième constat: encore faudrait-il prouver par A+B qu’il y ait effectivement mensonge, avant de se lancer dans une quelconque théorie. Car demain, qui m’empêchera de poser la question à tous les journalistes qui n’avouent pas à leurs femmes qu’il se font tailler de jolies flûtes sous leurs bureaux et ailleurs par des stagiaires dociles et maquillées comme des camions: « Si vous mentez à vos épouses, cela veut-il dire que vous mentez également à vos lecteurs? ».
Cinquième constat: les plus grands journalistes américains présents à Cuba en fin de semaine dernière sont rentrés plus vite à Washington que le loup de Tex Avery tentant d’échapper par tous les moyens à Droopy. Tout ça pour meubler des heures d’antenne et des kilomètres de colonnes, marketing et publicité obligent. Leur éthique commence par la marque de slip de leur président et finit par la marque de tampon de sa stagiaire. Voudraient-ils se prouver qu’ils peuvent peut-être destituer un Président comme leurs collègues de l’époque du Watergate, soit dit en passant, autrement plus professionnels, que ça ne m’étonnerait pas.
Sixième constat: je rappelle que le mensonge ne fait pas partie des sept péchés capitaux.
Septième constat: pendant ce temps-là, l’Algérie baigne dans le sang des femmes et des enfants; le Proche-Orient peut exploser à chaque minute; tout merde dans le sud-est asiatique; on se demande où va la Russie; les nouvelles dictatures africaines se portent bien et nos députés jouent à la guéguerre des amendements au lieu de se retrousser ensemble les manches pour mettre les mains dans le même cambouis.
Affichage des articles dont le libellé est Noah. Afficher tous les articles
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dimanche 27 janvier 2008
vendredi 25 janvier 2008
« Big Jo ».
Enorme, fabuleux, gigantesque, faramineux, monstrueux, éblouissant, dantesque…
Quitte à me répéter, je ne peux pas m’empêcher de vous parler deux jours de suite de Jo-Wilfried Tsonga.
Le Français a atomisé Rafaël Nadal en trois set secs. L’Espagnol, N° 2 mondial, pourtant en pleine possession de ses moyens a dû prendre une des trempes les plus mémorables de sa carrière. Une fessée, une correction. Pour paraphraser Michel Audiard dialoguiste des Tontons Flingueurs « Jo a éparpillé Nadal aux quatre coins de la Rod Laver Arena par petits bouts façon puzzle ».
Je n’ai malheureusement pas pu voir une seule image de ce combat gagné par KO par ce colosse français qui a des faux airs de Cassius Clay.
En déplacement professionnel, j’ai écouté les flashs sur France Info dans ma petite auto. Comme en 1991 quand, victime d’une panne sur la N13, j’avais, avec mon mari, écouté à la radio le match de double entre la France et le Etats-Unis dans le cadre de la finale de la Coupe Davis.
Vers midi moins le quart, Madame Placard, j’ai crié comme une folle dans ma voiture.
Puisse cette coïncidence porter chance à Jo-Wilfried pour la finale de dimanche matin.
Il y a 10 ans
Samedi, 24 janvier 1998.
La quéquette de Bill.
« - Quelle affaire Suzanne, tu imagines un gentil président, propre sur lui, comme ça, tromper sa femme.
- C’est qu’elle est plutôt mignonne Hillary. Bon c’est vrai, on ne peut pas dire qu’ils aient réussi une fille canon.
- Il ne l’aurait quand même pas trompée à cause de ça avec cette Paula ou cette Monica et leurs têtes de shampouineuses.
- Et jamais deux sans trois comme dit le proverbe.
- Et s’il continue sur ce rythme là, quand y’en a pour trois, y’en a pour quatre.
- La maison Blanche va finir en maison de passe.
- Ce serait peut-être plus rigolo d’ailleurs.
- Sans déconner, tu y crois vraiment à cette histoire?
- Ben oui. Si en France les journalistes et les procureurs étaient aussi fouille-merde et puritains que les américains, on en aurait vu voler des slips et des petites culottes rien que pendant la Vème République.
- En fait président ou pas les mecs se laissent guider par leur quéquette.
- C’est un peu la morale de l’histoire.
- Il n’y a pas longtemps sur Canal+ j’ai vu un film où le Président américain couchait avec une fille qui essayait de le convaincre d’être plus écolo.
- Ouais, moi aussi je l’ai vu, mais le président c’était Michael Douglas. Mieux que Bill Clinton élevé au grain dans une ferme de l’Arkansas.
- T’as raison, depuis J.F. Kennedy, ce ne sont plus les play-boys qui gouvernent.
- Pour en revenir au sujet, moi, à la place d’Hillary, j’enverrais Bill voir ailleurs si j’y suis.
- Facile à dire, mais c’est quand même lui qui tient, si je peux me permettre, les cordons de la bourse. Et ça doit faire un joli pactole Président des Etats-Unis.
(La copine, en aparté, à l’oreille de Suzanne)
- Suzanne, tu crois qu’il va devoir la montrer pendant le procès?
- Quoi?
- Eh bien son ... enfin sa ... zigounette. A cause de cette histoire de grain de beauté.
- Arrête tes conneries qu’est-ce que tu essaies de me faire avaler.
- Moi, rien, mais fais quand même attention à ce que tu dis. En ce moment du côté de Washington il faut faire attention à son vocabulaire.
- Obsédée va!
- Dis-donc, ce n’est pas le tout mais c’est à toi de payer ce midi. Si on retournait bosser au lieu de dire des bêtises? »
Propos volés au Mc Do du quartier.
© Copyright Suzanne et sa copine.
Quitte à me répéter, je ne peux pas m’empêcher de vous parler deux jours de suite de Jo-Wilfried Tsonga.
Le Français a atomisé Rafaël Nadal en trois set secs. L’Espagnol, N° 2 mondial, pourtant en pleine possession de ses moyens a dû prendre une des trempes les plus mémorables de sa carrière. Une fessée, une correction. Pour paraphraser Michel Audiard dialoguiste des Tontons Flingueurs « Jo a éparpillé Nadal aux quatre coins de la Rod Laver Arena par petits bouts façon puzzle ».
Je n’ai malheureusement pas pu voir une seule image de ce combat gagné par KO par ce colosse français qui a des faux airs de Cassius Clay.
En déplacement professionnel, j’ai écouté les flashs sur France Info dans ma petite auto. Comme en 1991 quand, victime d’une panne sur la N13, j’avais, avec mon mari, écouté à la radio le match de double entre la France et le Etats-Unis dans le cadre de la finale de la Coupe Davis.
Vers midi moins le quart, Madame Placard, j’ai crié comme une folle dans ma voiture.
Puisse cette coïncidence porter chance à Jo-Wilfried pour la finale de dimanche matin.
Il y a 10 ans
Samedi, 24 janvier 1998.
La quéquette de Bill.
« - Quelle affaire Suzanne, tu imagines un gentil président, propre sur lui, comme ça, tromper sa femme.
- C’est qu’elle est plutôt mignonne Hillary. Bon c’est vrai, on ne peut pas dire qu’ils aient réussi une fille canon.
- Il ne l’aurait quand même pas trompée à cause de ça avec cette Paula ou cette Monica et leurs têtes de shampouineuses.
- Et jamais deux sans trois comme dit le proverbe.
- Et s’il continue sur ce rythme là, quand y’en a pour trois, y’en a pour quatre.
- La maison Blanche va finir en maison de passe.
- Ce serait peut-être plus rigolo d’ailleurs.
- Sans déconner, tu y crois vraiment à cette histoire?
- Ben oui. Si en France les journalistes et les procureurs étaient aussi fouille-merde et puritains que les américains, on en aurait vu voler des slips et des petites culottes rien que pendant la Vème République.
- En fait président ou pas les mecs se laissent guider par leur quéquette.
- C’est un peu la morale de l’histoire.
- Il n’y a pas longtemps sur Canal+ j’ai vu un film où le Président américain couchait avec une fille qui essayait de le convaincre d’être plus écolo.
- Ouais, moi aussi je l’ai vu, mais le président c’était Michael Douglas. Mieux que Bill Clinton élevé au grain dans une ferme de l’Arkansas.
- T’as raison, depuis J.F. Kennedy, ce ne sont plus les play-boys qui gouvernent.
- Pour en revenir au sujet, moi, à la place d’Hillary, j’enverrais Bill voir ailleurs si j’y suis.
- Facile à dire, mais c’est quand même lui qui tient, si je peux me permettre, les cordons de la bourse. Et ça doit faire un joli pactole Président des Etats-Unis.
(La copine, en aparté, à l’oreille de Suzanne)
- Suzanne, tu crois qu’il va devoir la montrer pendant le procès?
- Quoi?
- Eh bien son ... enfin sa ... zigounette. A cause de cette histoire de grain de beauté.
- Arrête tes conneries qu’est-ce que tu essaies de me faire avaler.
- Moi, rien, mais fais quand même attention à ce que tu dis. En ce moment du côté de Washington il faut faire attention à son vocabulaire.
- Obsédée va!
- Dis-donc, ce n’est pas le tout mais c’est à toi de payer ce midi. Si on retournait bosser au lieu de dire des bêtises? »
Propos volés au Mc Do du quartier.
© Copyright Suzanne et sa copine.
mercredi 23 janvier 2008
Boum, boum.
Hier j’ai eu la chance de pouvoir regarder à la télé le match des ¼ de finale de l’Open de tennis d’Australie entre Jo Wilfried Tsonga, le Français et Michael Youzhny le Russe.
J’ai pris une grosse claque. Je suis assez fan de tennis et j’avais suivi d’un œil ses premiers exploits dans le tournoi où il avait sorti Andy Murray au premier tour puis Richard Gasquet en 1/8.
Et là, « Big Jo » puisque c’est comme cela que le surnomme le journal L’Equipe, a été très très fort. Dominant les deux premiers sets au point de coller une bulle au Russe dans le 2ème, il a arraché le tie-break du 3ème en sortant tous les coups du tennisman, service, volée, passing et gros coups des deux côtés. Le tout avec un mental d’acier et une attitude sans cesse positive.
Quand on se souvient comment Youzny avait mentalement écrabouillé Paul-Henri Mathieu en finale de la Coupe Davis alors que le Français menait dans le troisième set et deux sets à rien, on mesure l’exploit de Tsonga qui n’est « que » le 38ème joueur mondial.
En mars, alors que débutait la saison 2 de Madame Placard, je m’étais enthousiasmée pour le fils de Yannick Noah, Joachim, basketteur aux Etats-Unis. Le grand garçon avait réussi son pari de gagner à nouveau avec ses potes le titre de champion universitaire. Il est aujourd’hui joueur pro aux Chicago Bulls, l’équipe dans laquelle évoluait le grand Michael Jordan dans les années 90.
Entre Joachim et Jo-Wilfried je trouve des points de ressemblance. Ils ont la tête sur les épaules, il respectent les autres et n’oublient jamais d’où ils viennent. Ils ont un mental de vainqueur capable d’entraîner beaucoup de monde dans leurs sillages.
Puisse Jo avoir la même réussite que le fils de celui qui reste encore le dernier vainqueur masculin français d’un tournoi du Grand Chelem.
Puisse Jo, demain, quand il affrontera l’ogre Nadal, dans la Rod Laver Arena de Melbourne, avoir l’attitude de Mohammed Ali qui, malgré son gabarit, « bougeait comme un papillon et piquait comme une abeille ».
Il y a 10 ans
Vendredi, 23 janvier 1998.
Viande folle.
Les amerloques sont « toctoc-fêlés-maboules-cinoques » comme dirait mon fils. Imaginez le croisement entre Anne Sinclair et Christophe Dechavanne (grande époque s’entend!) et vous obtiendrez le portrait de Oprah Winfrey, une black qui fait un tabac à chaque talk show qu’elle anime (plus de quinze millions de téléspectateurs en moyenne).
Il y a presque un an, le 16 avril 1996, elle a annoncé en direct qu’elle allait arrêter de manger des hamburgers, après que l’un de ses invités (végétarien) ait accusé les éleveurs américains de nourrir leurs bêtes avec de la farine animale. Vache folle d’un côté et vache enragée de l’autre; si Oprah réussit un bon coup de pub au pays des cow-boys et des Mc Do, ce sont les éleveurs qui l’ont mauvaise. En quelques jours le cours du bœuf chute et c’est une perte sèche de 36 millions de dollars pour la filière bovine.
Aujourd’hui s’ouvre, à deux pas des étables, dans une ville du Texas, le procès de la belle animatrice.
Est-ce cela que l’on appelle le pouvoir des médias? Certes, la qualité de ce que l’on a dans son assiette est importante, mais n’y a-t-il pas, à l’heure actuelle, de sujets plus mobilisateurs, pour les américains, que le bifteck et le zizi de Clinton? Pendant que des enfants se font dépecer comme de vulgaires carcasses de bœufs en Algérie, les plus grands journalistes des Etats-Unis prennent les premiers avions pour revenir en quatrième vitesse de Cuba. La rencontre entre Castro et le Pape n’est plus qu’une anecdote sur leur agenda tant la grande question du jour est: « Mais quel signe particulier Bill a-t-il sur son organe génital?
Moi je sais...
C’est une petite marque au fer rouge très prisée des éleveurs de l’Arkansas. Une façon pour eux de reconnaître les petits taureaux furieux dans le troupeau.
Et c’est comme ça que peut commencer la légende de William Jefferson « Quéquette folle » Clinton.
P.S. Si Oprah Winfrey avait existé en France au moment de la fermeture de Renault Vilvorde, quel aurait été l’effet d’un appel au boycott des voitures de la marque au losange?
J’ai pris une grosse claque. Je suis assez fan de tennis et j’avais suivi d’un œil ses premiers exploits dans le tournoi où il avait sorti Andy Murray au premier tour puis Richard Gasquet en 1/8.
Et là, « Big Jo » puisque c’est comme cela que le surnomme le journal L’Equipe, a été très très fort. Dominant les deux premiers sets au point de coller une bulle au Russe dans le 2ème, il a arraché le tie-break du 3ème en sortant tous les coups du tennisman, service, volée, passing et gros coups des deux côtés. Le tout avec un mental d’acier et une attitude sans cesse positive.
Quand on se souvient comment Youzny avait mentalement écrabouillé Paul-Henri Mathieu en finale de la Coupe Davis alors que le Français menait dans le troisième set et deux sets à rien, on mesure l’exploit de Tsonga qui n’est « que » le 38ème joueur mondial.
En mars, alors que débutait la saison 2 de Madame Placard, je m’étais enthousiasmée pour le fils de Yannick Noah, Joachim, basketteur aux Etats-Unis. Le grand garçon avait réussi son pari de gagner à nouveau avec ses potes le titre de champion universitaire. Il est aujourd’hui joueur pro aux Chicago Bulls, l’équipe dans laquelle évoluait le grand Michael Jordan dans les années 90.
Entre Joachim et Jo-Wilfried je trouve des points de ressemblance. Ils ont la tête sur les épaules, il respectent les autres et n’oublient jamais d’où ils viennent. Ils ont un mental de vainqueur capable d’entraîner beaucoup de monde dans leurs sillages.
Puisse Jo avoir la même réussite que le fils de celui qui reste encore le dernier vainqueur masculin français d’un tournoi du Grand Chelem.
Puisse Jo, demain, quand il affrontera l’ogre Nadal, dans la Rod Laver Arena de Melbourne, avoir l’attitude de Mohammed Ali qui, malgré son gabarit, « bougeait comme un papillon et piquait comme une abeille ».
Il y a 10 ans
Vendredi, 23 janvier 1998.
Viande folle.
Les amerloques sont « toctoc-fêlés-maboules-cinoques » comme dirait mon fils. Imaginez le croisement entre Anne Sinclair et Christophe Dechavanne (grande époque s’entend!) et vous obtiendrez le portrait de Oprah Winfrey, une black qui fait un tabac à chaque talk show qu’elle anime (plus de quinze millions de téléspectateurs en moyenne).
Il y a presque un an, le 16 avril 1996, elle a annoncé en direct qu’elle allait arrêter de manger des hamburgers, après que l’un de ses invités (végétarien) ait accusé les éleveurs américains de nourrir leurs bêtes avec de la farine animale. Vache folle d’un côté et vache enragée de l’autre; si Oprah réussit un bon coup de pub au pays des cow-boys et des Mc Do, ce sont les éleveurs qui l’ont mauvaise. En quelques jours le cours du bœuf chute et c’est une perte sèche de 36 millions de dollars pour la filière bovine.
Aujourd’hui s’ouvre, à deux pas des étables, dans une ville du Texas, le procès de la belle animatrice.
Est-ce cela que l’on appelle le pouvoir des médias? Certes, la qualité de ce que l’on a dans son assiette est importante, mais n’y a-t-il pas, à l’heure actuelle, de sujets plus mobilisateurs, pour les américains, que le bifteck et le zizi de Clinton? Pendant que des enfants se font dépecer comme de vulgaires carcasses de bœufs en Algérie, les plus grands journalistes des Etats-Unis prennent les premiers avions pour revenir en quatrième vitesse de Cuba. La rencontre entre Castro et le Pape n’est plus qu’une anecdote sur leur agenda tant la grande question du jour est: « Mais quel signe particulier Bill a-t-il sur son organe génital?
Moi je sais...
C’est une petite marque au fer rouge très prisée des éleveurs de l’Arkansas. Une façon pour eux de reconnaître les petits taureaux furieux dans le troupeau.
Et c’est comme ça que peut commencer la légende de William Jefferson « Quéquette folle » Clinton.
P.S. Si Oprah Winfrey avait existé en France au moment de la fermeture de Renault Vilvorde, quel aurait été l’effet d’un appel au boycott des voitures de la marque au losange?
samedi 22 septembre 2007
« It was fucking good ».
Sympa. Mon petit mari m’emmène aujourd’hui sur les chemins de mes vingt ans. Direction les terrains de tennis du Racing. Je n’y ai jamais joué je vous rassure, trop gotha pour moi.
C’est pour y voir rejouer les légendes des 80’s Leconte et Mc Enroe dans un tournoi exhibition sponsorisé par le groupe Lagardère.
Riton a pris du bide et ses coups de raquette peuvent encore être magiques. Mais en face le « jeune » Pioline, qui lui rendait bien cinq ans, a fait plier notre ancien vengeur masqué. Celui qui, revenant de nulle part et porté par Noah, avait, avec Guy Forget, en 1991 remporté la Coupe Davis. Mon plus grand souvenir de sport.
Pour le match suivant, Guy Forget affrontait John Mc Enroe. Le « brat », le sale gosse de New-York n’a rien perdu de sa gestuelle et de son bagout.
Le même service dos au filet, la même préparation écourtée et toujours le coup d’œil. Mais aussi toujours les coups de gueules. L’arbitre a pris, le juge-arbitre aussi. Excédé par des ouvriers en train de donner des coups de marteau il a demandé au responsable de se bouger le cul (« move your ass », pour la traduction). Et lors d’une de ses balles faute, il a même invectivé Guy Forget en argaunt du fait qu’il de ne connaissait pas les « goddam rules », les bons dieux de règle.
Du Mc Enroe comme on l’aime et qui sait aussi plaisanter.
Pour la petite histoire Forget a battu son aîné. Mais sincèrement « It was not fucking important », on s’en foutait un peu.
N’est-ce pas John ?
Il y a 10 ans
Lundi, 22 septembre 1997
Etre et avoir été.
C’est aujourd’hui dans l’Aube, à l’aube de l’automne, que Jacques Chirac repart en tournée hexagonale. Tel l’indien de l’été du même nom, il veut retrouver la piste de cette fameuse fracture sociale. Louable intention que celle de vouloir respirer à nouveau la réalité du terrain et de prendre en pleine gueule les états d’âmes de ses concitoyens.
Mais en qualité de quoi, notre cher Corrézien, va-t-il arpenter les sentiers chômés de notre France profonde?
Porte-flingue d’une opposition en mal de leader et surtout de projets?
Porte-parole repenti d’un Premier Ministre qu’il ne peut pas voir en peinture?
Ou bien Président de tous les français « dissous »?
Ce n’était déjà pas facile d’être Président de la République en 1995, mais en 1997 ce n’est pas de la tarte.
Alors Chirac sur le sentier de la guerre ... de Troyes? L’avenir nous le dira.
P.S. (Post scriptum, pas Parti Socialiste): en suivant mon petit « bonne-femme » de chemin je viens de passer, à 15H00 pétantes la borne indiquant la moitié de la distance parcourue. Youpi! Maintenant c’est simple, il suffit de continuer jusqu’à la rubrique N° 365 1/4.
C’est pour y voir rejouer les légendes des 80’s Leconte et Mc Enroe dans un tournoi exhibition sponsorisé par le groupe Lagardère.
Riton a pris du bide et ses coups de raquette peuvent encore être magiques. Mais en face le « jeune » Pioline, qui lui rendait bien cinq ans, a fait plier notre ancien vengeur masqué. Celui qui, revenant de nulle part et porté par Noah, avait, avec Guy Forget, en 1991 remporté la Coupe Davis. Mon plus grand souvenir de sport.
Pour le match suivant, Guy Forget affrontait John Mc Enroe. Le « brat », le sale gosse de New-York n’a rien perdu de sa gestuelle et de son bagout.
Le même service dos au filet, la même préparation écourtée et toujours le coup d’œil. Mais aussi toujours les coups de gueules. L’arbitre a pris, le juge-arbitre aussi. Excédé par des ouvriers en train de donner des coups de marteau il a demandé au responsable de se bouger le cul (« move your ass », pour la traduction). Et lors d’une de ses balles faute, il a même invectivé Guy Forget en argaunt du fait qu’il de ne connaissait pas les « goddam rules », les bons dieux de règle.
Du Mc Enroe comme on l’aime et qui sait aussi plaisanter.
Pour la petite histoire Forget a battu son aîné. Mais sincèrement « It was not fucking important », on s’en foutait un peu.
N’est-ce pas John ?
Il y a 10 ans
Lundi, 22 septembre 1997
Etre et avoir été.
C’est aujourd’hui dans l’Aube, à l’aube de l’automne, que Jacques Chirac repart en tournée hexagonale. Tel l’indien de l’été du même nom, il veut retrouver la piste de cette fameuse fracture sociale. Louable intention que celle de vouloir respirer à nouveau la réalité du terrain et de prendre en pleine gueule les états d’âmes de ses concitoyens.
Mais en qualité de quoi, notre cher Corrézien, va-t-il arpenter les sentiers chômés de notre France profonde?
Porte-flingue d’une opposition en mal de leader et surtout de projets?
Porte-parole repenti d’un Premier Ministre qu’il ne peut pas voir en peinture?
Ou bien Président de tous les français « dissous »?
Ce n’était déjà pas facile d’être Président de la République en 1995, mais en 1997 ce n’est pas de la tarte.
Alors Chirac sur le sentier de la guerre ... de Troyes? L’avenir nous le dira.
P.S. (Post scriptum, pas Parti Socialiste): en suivant mon petit « bonne-femme » de chemin je viens de passer, à 15H00 pétantes la borne indiquant la moitié de la distance parcourue. Youpi! Maintenant c’est simple, il suffit de continuer jusqu’à la rubrique N° 365 1/4.
lundi 2 juillet 2007
Monsieur Yann.
18H30 ce soir. Mon petit village est aux anges. La foule se presse aux portes de l’école primaire. Sur le terrain d’évolution une scène a été plantée. On entend les musiciens faire la balance. Les enfants ont déjà eu le droit d’entrer. Après tout c’est leur école. Samedi dernier ils ont chanté dans la cour devant leurs parents les chansons apprises dans l’année. Le répertoire est un peu plus « rock and roll » que ce qu’on apprenait à leur âge. Olivia Ruiz, Laurent Voulzy, Emilie Simon, la Grande Sophie, Faudel, Florent Pagny et ... Yannick Noah.
Ce même Yannick Noah qui en cette fin d’après midi un peu frisquette promet de réchauffer les cœurs et les mains des habitants de son village. Et gratos s’il vous plait.
Il est fort, très fort, pour mettre petits et grands de son côté et faire chanter en levant le poing au ciel à tout un village (qui a pourtant voté Sarkozy à 72.5%) la chanson « Aux arbres citoyens ».
- Puisqu'il faut changer les choses
- Aux arbres citoyens !
- Il est grand temps qu'on propose
- Un monde pour demain !
Parents et enfants ont repris tous en chœur les tubes de celui qui dégage une joie de vivre et de partager incroyable. Il a fait venir sur scène quelques enfants pour chanter « Métis » façon Disiz la Peste.
Il a donné le micro à son petit dernier qui a fredonné aussi « Aux arbres citoyens ».
C’était donc LE concert du mois. Bien plus simple et bonne franquette que celui de Barbra Streisand à Bercy où le prix des places allait de 112 à 582 euros. Et encore pour 112 ou 155 euros vous aviez une visibilité plus que réduite. Du grand n’importe quoi. Ce soir Monsieur Yann a été autrement plus grand seigneur. Une heure trois-quarts de chansons avec une bande de musiciens et de choristes qui pétaient le feu.
Merci Monsieur Yann.
Allez, reprenez avec moi :
- Métis, un mélange de couleurs oh oh
- Oh métis, qui vient d'ici et d'ailleurs oh oh
- Je suis métis, un mélange de couleurs oh oh
- Oh métis, qui viens d'ici et d'ailleurs oh oh
Il y a 10 ans
Mercredi, 2 juillet 1997.
Cent pour cent, voire plus.
J’ai une angine. Un 2 juillet c’est un comble. Alors, clouée au lit, je vais en profiter pour clouer au pilori trois médaillés de l’ordre de la connerie humaine. Pour la rubrique n°100 j’ai donc dressé un podium. Aucun dictateur africain n’étant disponible pour la remise des récompenses, je suis encore obligée de tout faire toute seule. Les lauréats sont là, la cérémonie peut commencer.
Première place et médaille d’or à Catherine Mégret. Celle là, selon la formule consacrée, va prendre pour les autres. Pour son mari d’abord (à qui ses parents n’auraient jamais dû offrir la panoplie du petit Goebbels à Noël) et pour Le Pen ensuite. Madame Mégret doit avoir le bas cervelet teinté chemise brune pour dire ce qu’elle dit et surtout ne plus s’en souvenir quand il faut répondre de ses basses pensées devant un tribunal. Malheureux habitants de Vitrolles, qui, non mécontents de disposer d’une marionnette amnésique à la mairie, doivent maintenant se priver de certains films sur l’homosexualité jugés intolérables par certains gestapistes du Conseil Municipal. Combien de temps faudra-t-il, pour faire prendre conscience aux Français, du grave danger que représentent ces idées? Soixante ans après, ce radium idéologique hitlérien laisse encore des traces qui, si l’on n’y prend pas garde, peuvent être encore mortelles, même si les mocassins et les costumes trois-pièces ont remplacé les bottes en cuir et les uniformes vert-de-gris.
Deuxième place et médaille d’argent à Jacques Chirac, grand stratège politique devant l’éternel. Il laissera au moins son nom dans l’histoire de la Vème république pour la plus grosse plantade de tous les temps. Il me serait agréable de pouvoir lire ce que dira le Petit Larousse de cette géniale dissolution dans son édition de 2025.
Troisième place et médaille de bronze à Bill-The Sheriff-Clinton. Auto-proclamés gendarmes du monde et modèle économique, les Etats-Unis nous sortent actuellement par les trous de nez. Premiers à signer des accords avec Kabila, qui en d’autres temps et sous d’autres auspices démocrates, aurait déjà été jugé pour crime contre l’humanité. Ces plus grands pollueurs de l’univers qui versent une larme de silicone pour la mort de Cousteau s’en foutent pas mal de l’état des mers et de l’air. Enfin, premier pays riche de la planète, les Etats-Unis ne représentent plus un modèle de générosité envers les pays les plus pauvres. Ah, si Bill Clinton pouvait revoir Monsieur Smith au Sénat de Frank Capra ...
Voilà, la rubrique n°100 est bouclée. Et comme la connerie humaine, y compris la mienne, n’est pas prête de disparaître, je crois que je peux continuer. A bonnes entendeuses et à bons entendeurs, à demain.
Ce même Yannick Noah qui en cette fin d’après midi un peu frisquette promet de réchauffer les cœurs et les mains des habitants de son village. Et gratos s’il vous plait.
Il est fort, très fort, pour mettre petits et grands de son côté et faire chanter en levant le poing au ciel à tout un village (qui a pourtant voté Sarkozy à 72.5%) la chanson « Aux arbres citoyens ».
- Puisqu'il faut changer les choses
- Aux arbres citoyens !
- Il est grand temps qu'on propose
- Un monde pour demain !
Parents et enfants ont repris tous en chœur les tubes de celui qui dégage une joie de vivre et de partager incroyable. Il a fait venir sur scène quelques enfants pour chanter « Métis » façon Disiz la Peste.
Il a donné le micro à son petit dernier qui a fredonné aussi « Aux arbres citoyens ».
C’était donc LE concert du mois. Bien plus simple et bonne franquette que celui de Barbra Streisand à Bercy où le prix des places allait de 112 à 582 euros. Et encore pour 112 ou 155 euros vous aviez une visibilité plus que réduite. Du grand n’importe quoi. Ce soir Monsieur Yann a été autrement plus grand seigneur. Une heure trois-quarts de chansons avec une bande de musiciens et de choristes qui pétaient le feu.
Merci Monsieur Yann.
Allez, reprenez avec moi :
- Métis, un mélange de couleurs oh oh
- Oh métis, qui vient d'ici et d'ailleurs oh oh
- Je suis métis, un mélange de couleurs oh oh
- Oh métis, qui viens d'ici et d'ailleurs oh oh
Il y a 10 ans
Mercredi, 2 juillet 1997.
Cent pour cent, voire plus.
J’ai une angine. Un 2 juillet c’est un comble. Alors, clouée au lit, je vais en profiter pour clouer au pilori trois médaillés de l’ordre de la connerie humaine. Pour la rubrique n°100 j’ai donc dressé un podium. Aucun dictateur africain n’étant disponible pour la remise des récompenses, je suis encore obligée de tout faire toute seule. Les lauréats sont là, la cérémonie peut commencer.
Première place et médaille d’or à Catherine Mégret. Celle là, selon la formule consacrée, va prendre pour les autres. Pour son mari d’abord (à qui ses parents n’auraient jamais dû offrir la panoplie du petit Goebbels à Noël) et pour Le Pen ensuite. Madame Mégret doit avoir le bas cervelet teinté chemise brune pour dire ce qu’elle dit et surtout ne plus s’en souvenir quand il faut répondre de ses basses pensées devant un tribunal. Malheureux habitants de Vitrolles, qui, non mécontents de disposer d’une marionnette amnésique à la mairie, doivent maintenant se priver de certains films sur l’homosexualité jugés intolérables par certains gestapistes du Conseil Municipal. Combien de temps faudra-t-il, pour faire prendre conscience aux Français, du grave danger que représentent ces idées? Soixante ans après, ce radium idéologique hitlérien laisse encore des traces qui, si l’on n’y prend pas garde, peuvent être encore mortelles, même si les mocassins et les costumes trois-pièces ont remplacé les bottes en cuir et les uniformes vert-de-gris.
Deuxième place et médaille d’argent à Jacques Chirac, grand stratège politique devant l’éternel. Il laissera au moins son nom dans l’histoire de la Vème république pour la plus grosse plantade de tous les temps. Il me serait agréable de pouvoir lire ce que dira le Petit Larousse de cette géniale dissolution dans son édition de 2025.
Troisième place et médaille de bronze à Bill-The Sheriff-Clinton. Auto-proclamés gendarmes du monde et modèle économique, les Etats-Unis nous sortent actuellement par les trous de nez. Premiers à signer des accords avec Kabila, qui en d’autres temps et sous d’autres auspices démocrates, aurait déjà été jugé pour crime contre l’humanité. Ces plus grands pollueurs de l’univers qui versent une larme de silicone pour la mort de Cousteau s’en foutent pas mal de l’état des mers et de l’air. Enfin, premier pays riche de la planète, les Etats-Unis ne représentent plus un modèle de générosité envers les pays les plus pauvres. Ah, si Bill Clinton pouvait revoir Monsieur Smith au Sénat de Frank Capra ...
Voilà, la rubrique n°100 est bouclée. Et comme la connerie humaine, y compris la mienne, n’est pas prête de disparaître, je crois que je peux continuer. A bonnes entendeuses et à bons entendeurs, à demain.
vendredi 27 avril 2007
C’était demain.
C’était le jour où Thuram a pu enfin fêter son jubilé.
C’était le jour où Momo a pu acheter sans se cacher un T-shirt de Bob Marley.
C’était le jour où le mur de Saint-Denis s’est effondré. Un jour pendant lequel on n’entendra malheureusement pas Rostropovitch jouer du violoncelle pour fêter ça. Il a disparu aujourd’hui à l’âge de 80 ans.
C’était le jour où Roger Hanin a remballé ses cartons du Ministère de la culture.
C’était le jour d’après celui des funérailles nationales de Charles Pasqua. Jour chômé comme il se doit quand, à l’époque, un grand commis de la Nation disparaissait.
C’était le jour où Noah est sorti de prison et où son geôlier a sorti un livre et un disque.
C’était le jour où les Français ont pu ôter les nains de jardin de leurs pelouses, jusqu’alors ornées de ces statues de plâtre par décret de l’Assemblée.
C’était le jour où monsieur Le Guevellou, directeur de l’école primaire de Pen ar Breiz a pu rebaptiser son école du nom de Louis Guilloux et mettre le panneau « Johnny Halliday » à la benne.
C’était le jour où Jean-Michel Aulas, Ministre de la Jeunesse et des Sports fête le douzième et dernier titre de champion de France de l’Olympique Lyonnais.
C’était le jour où le portrait d’Alain Peyrefitte dont l’image figurait en incrustation permanente sur les écrans des JT communs de TF1 et de France 2 privatisée disparaît de la lucarne.
C’était le jour où l’on arrêta de jouer l’hymne national avant chaque match de Ligue 1.
C’était le jour où la Gay Pride qui, par bravade, se déroulait depuis cinq ans dans les îles Anglo-Normandes, retrouve le pavé parisien.
C’était le jour où Gisèle, licenciée de chez Areva en mai 2007, ne trouve plus aucune photo du Président, de sa nouvelle femme et de ses enfants dans aucun hebdomadaire.
Ce jour pourrait être le dimanche 8 mai 2012.
Rendez-vous demain pour la suite.
Envoyez vos idées je suis preneuse.
Il y a 10 ans
Dimanche, 27 avril 1997.
Ca vous gâche un dimanche.
- La boulangerie fermée
- Des comiques qui se croient obligés de chanter à la radio des chansons de Dalida sous prétexte que c’est l’anniversaire de sa mort. Déjà vivante je ne l’aimais pas.
- Une cousine à la mode de Bretagne qui vous demande de l’accompagner à la messe.
- Le seul rôti de l’année qu’il ne faut pas rater parce que belle-maman vient déjeuner et qui finit en semelle par la faute d’un programmateur électronique ou bien de mon inaptitude à faire la cuisine par procuration.
- Alain Prost qui ne pilote plus de Formule 1.
- La pluie qui ravit les agriculteurs et les jardinier du dimanche mais qui tombe pile au moment où les enfants ont fini leur sieste.
- Juppé invité à 7 sur 7. Premier Ministre, maire de Bordeaux, candidat à la députation et qui se déclare contre le cumul des mandats. Sans oublier sa promesse herculéenne de réaliser en 40 jours ce qu’il n’a pas pu faire en 800. Sous son costard triste il doit nous cacher de sacrés tablettes de chocolat le Stallone de Matignon. C’est presqu’aussi drôle que Mister Bean qui passe sur M6.
- La grève de la SNCF qui risque de se poursuivre et belle-maman qui a un train à prendre demain.
- La coupure publicitaire en plein milieu de « La liste Schindler ». Une hérésie, une connerie monumentale du patron de TF1. Tiens, la prochaine fois qu’il ira à un enterrement, j’y ferai venir un vendeur de chez Lapeyre. Au milieu de la cérémonie il fera l’article aux personnes présentes sur leur dernier modèle (pas cher) de cercueil en kit à fermer soi-même.
- Un mari qui ne vous câline plus à cause de l’Equipe du dimanche sur Canal+.
- Les trois pages de vraie littérature que l’on s’astreint à lire chaque soir et que l’on ne termine pas car on s’endort dessus.
Bonne nuit et à demain ... même si c’est lundi.
C’était le jour où Momo a pu acheter sans se cacher un T-shirt de Bob Marley.
C’était le jour où le mur de Saint-Denis s’est effondré. Un jour pendant lequel on n’entendra malheureusement pas Rostropovitch jouer du violoncelle pour fêter ça. Il a disparu aujourd’hui à l’âge de 80 ans.
C’était le jour où Roger Hanin a remballé ses cartons du Ministère de la culture.
C’était le jour d’après celui des funérailles nationales de Charles Pasqua. Jour chômé comme il se doit quand, à l’époque, un grand commis de la Nation disparaissait.
C’était le jour où Noah est sorti de prison et où son geôlier a sorti un livre et un disque.
C’était le jour où les Français ont pu ôter les nains de jardin de leurs pelouses, jusqu’alors ornées de ces statues de plâtre par décret de l’Assemblée.
C’était le jour où monsieur Le Guevellou, directeur de l’école primaire de Pen ar Breiz a pu rebaptiser son école du nom de Louis Guilloux et mettre le panneau « Johnny Halliday » à la benne.
C’était le jour où Jean-Michel Aulas, Ministre de la Jeunesse et des Sports fête le douzième et dernier titre de champion de France de l’Olympique Lyonnais.
C’était le jour où le portrait d’Alain Peyrefitte dont l’image figurait en incrustation permanente sur les écrans des JT communs de TF1 et de France 2 privatisée disparaît de la lucarne.
C’était le jour où l’on arrêta de jouer l’hymne national avant chaque match de Ligue 1.
C’était le jour où la Gay Pride qui, par bravade, se déroulait depuis cinq ans dans les îles Anglo-Normandes, retrouve le pavé parisien.
C’était le jour où Gisèle, licenciée de chez Areva en mai 2007, ne trouve plus aucune photo du Président, de sa nouvelle femme et de ses enfants dans aucun hebdomadaire.
Ce jour pourrait être le dimanche 8 mai 2012.
Rendez-vous demain pour la suite.
Envoyez vos idées je suis preneuse.
Il y a 10 ans
Dimanche, 27 avril 1997.
Ca vous gâche un dimanche.
- La boulangerie fermée
- Des comiques qui se croient obligés de chanter à la radio des chansons de Dalida sous prétexte que c’est l’anniversaire de sa mort. Déjà vivante je ne l’aimais pas.
- Une cousine à la mode de Bretagne qui vous demande de l’accompagner à la messe.
- Le seul rôti de l’année qu’il ne faut pas rater parce que belle-maman vient déjeuner et qui finit en semelle par la faute d’un programmateur électronique ou bien de mon inaptitude à faire la cuisine par procuration.
- Alain Prost qui ne pilote plus de Formule 1.
- La pluie qui ravit les agriculteurs et les jardinier du dimanche mais qui tombe pile au moment où les enfants ont fini leur sieste.
- Juppé invité à 7 sur 7. Premier Ministre, maire de Bordeaux, candidat à la députation et qui se déclare contre le cumul des mandats. Sans oublier sa promesse herculéenne de réaliser en 40 jours ce qu’il n’a pas pu faire en 800. Sous son costard triste il doit nous cacher de sacrés tablettes de chocolat le Stallone de Matignon. C’est presqu’aussi drôle que Mister Bean qui passe sur M6.
- La grève de la SNCF qui risque de se poursuivre et belle-maman qui a un train à prendre demain.
- La coupure publicitaire en plein milieu de « La liste Schindler ». Une hérésie, une connerie monumentale du patron de TF1. Tiens, la prochaine fois qu’il ira à un enterrement, j’y ferai venir un vendeur de chez Lapeyre. Au milieu de la cérémonie il fera l’article aux personnes présentes sur leur dernier modèle (pas cher) de cercueil en kit à fermer soi-même.
- Un mari qui ne vous câline plus à cause de l’Equipe du dimanche sur Canal+.
- Les trois pages de vraie littérature que l’on s’astreint à lire chaque soir et que l’on ne termine pas car on s’endort dessus.
Bonne nuit et à demain ... même si c’est lundi.
lundi 2 avril 2007
Allez grand !
C’est dans presque quatre heures. Un match de l’autre côté de l’Atlantique. Un match de basket. Pas un match comme les autres. Celui d’une bande de potes qui a refusé les ors de la NBA pour conquérir une deuxième couronne d’affilée en NCAA.
Et la vous me dites : « Temps mort ! ». « Qu’est que tu me racontes là Madame Placard ? C’est quoi tout ce charabia ? ».
Bon d’accord. La NBA c’est le grand championnat américain de basket-ball. Celui dont tous vos gosses connaissent les héros. Celui où évolue TP(prononcez Tipi). Mais bien sûr ; Tony Parker ... le fiancé d’Eva Longoria (la nymphomane de Desperate Housewives). Là je vois que vous commencez à raccrocher les wagons. Et la NCAA c’est le championnat universitaire américain. En gros l’antichambre de la NBA.
La finale, qui débutera à 3H20 du matin, est l’un des événements sportifs les plus suivis par les Américains.
Je vous parle de ce match car l’un des potes en question s’appelle Joakim Noah. Fils de Yannick et petit-fils de Zacharie. Rejeton de 2.09m d’une famille hors norme, d’une famille de sages qui ont le monde pour maison.
Avec Al Horford, Taurean Green et Corey Brewer, ses copains de chambrée, Joakim tente un doublé, chose rare dans cette compétition où les meilleurs sont rapidement attirés par les billets verts.
Allez les Gators*, allez le grand, allez le géant. Refais nous ta danse du scalp sur le parquet, ramène-nous les filets du panier en guise de trophée, fait pleurer ton père, ta mère et tes sœurs et fait nous pleurer de bonheur.
See you later Alligator.
* nom de l’équipe de Florida qui sera opposée à celle d’Ohio State Buckeyes
Il y a 10 ans
Mercredi, 2 avril 1997.
L’augmentation du temps libre.
Est-ce notre culture judéo-chrétienne qui nous pousse à voir toujours le côté sombre des choses avant leur face lumineuse, heureuse et optimiste?
De nombreuses discussions au sein des entreprises portent en ce moment sur ce que tout le monde appelle « la réduction du temps de travail ». La loi « de Robien » du nom de son instigateur a tout pour plaire. D’abord aux salariés qui gagneront 10% de temps libre, ensuite aux patrons qui pourront bénéficier de certaines déductions ou exonérations et enfin à la collectivité toute entière puisque la loi impose l’embauche en contrat à durée déterminée de 10% d’effectifs supplémentaires.
Dans le cas de mon entreprise, la Direction est en plus prête à faire un geste pour que sur les trois, quatre ou cinq années à venir, nos salaires ne diminuent pas, voire même qu’ils progressent de 1 à 2% par an.
Vous imaginez la béatitude dans laquelle je me trouve actuellement en tant que mère de famille. Tenez, aujourd’hui, comme pour deux mercredis par mois je pourrais aller à la piscine avec mes enfants ou emmener ma fille à la danse et mon fils au judo (l’inverse est plus rare).
Allez savoir pourquoi, mais vous trouvez encore quelques « grognonnes », pas forcément syndiquées pour refuser tout en bloc, sous prétexte que le patronat s’en met plein les poches, qu’elles gagneraient moins d’argent et qu’elles ne sauraient pas quoi faire de ce temps précieux qui leur serait accordé.Vous imaginez 10% d’embauche soit, dans notre cas, environ quarante-cinq personnes trouvant du travail. Dire que certaines de ces « bloquées du bonheur et du temps de vivre » ont des enfants au chômage...
Et la vous me dites : « Temps mort ! ». « Qu’est que tu me racontes là Madame Placard ? C’est quoi tout ce charabia ? ».
Bon d’accord. La NBA c’est le grand championnat américain de basket-ball. Celui dont tous vos gosses connaissent les héros. Celui où évolue TP(prononcez Tipi). Mais bien sûr ; Tony Parker ... le fiancé d’Eva Longoria (la nymphomane de Desperate Housewives). Là je vois que vous commencez à raccrocher les wagons. Et la NCAA c’est le championnat universitaire américain. En gros l’antichambre de la NBA.
La finale, qui débutera à 3H20 du matin, est l’un des événements sportifs les plus suivis par les Américains.
Je vous parle de ce match car l’un des potes en question s’appelle Joakim Noah. Fils de Yannick et petit-fils de Zacharie. Rejeton de 2.09m d’une famille hors norme, d’une famille de sages qui ont le monde pour maison.
Avec Al Horford, Taurean Green et Corey Brewer, ses copains de chambrée, Joakim tente un doublé, chose rare dans cette compétition où les meilleurs sont rapidement attirés par les billets verts.
Allez les Gators*, allez le grand, allez le géant. Refais nous ta danse du scalp sur le parquet, ramène-nous les filets du panier en guise de trophée, fait pleurer ton père, ta mère et tes sœurs et fait nous pleurer de bonheur.
See you later Alligator.
* nom de l’équipe de Florida qui sera opposée à celle d’Ohio State Buckeyes
Il y a 10 ans
Mercredi, 2 avril 1997.
L’augmentation du temps libre.
Est-ce notre culture judéo-chrétienne qui nous pousse à voir toujours le côté sombre des choses avant leur face lumineuse, heureuse et optimiste?
De nombreuses discussions au sein des entreprises portent en ce moment sur ce que tout le monde appelle « la réduction du temps de travail ». La loi « de Robien » du nom de son instigateur a tout pour plaire. D’abord aux salariés qui gagneront 10% de temps libre, ensuite aux patrons qui pourront bénéficier de certaines déductions ou exonérations et enfin à la collectivité toute entière puisque la loi impose l’embauche en contrat à durée déterminée de 10% d’effectifs supplémentaires.
Dans le cas de mon entreprise, la Direction est en plus prête à faire un geste pour que sur les trois, quatre ou cinq années à venir, nos salaires ne diminuent pas, voire même qu’ils progressent de 1 à 2% par an.
Vous imaginez la béatitude dans laquelle je me trouve actuellement en tant que mère de famille. Tenez, aujourd’hui, comme pour deux mercredis par mois je pourrais aller à la piscine avec mes enfants ou emmener ma fille à la danse et mon fils au judo (l’inverse est plus rare).
Allez savoir pourquoi, mais vous trouvez encore quelques « grognonnes », pas forcément syndiquées pour refuser tout en bloc, sous prétexte que le patronat s’en met plein les poches, qu’elles gagneraient moins d’argent et qu’elles ne sauraient pas quoi faire de ce temps précieux qui leur serait accordé.Vous imaginez 10% d’embauche soit, dans notre cas, environ quarante-cinq personnes trouvant du travail. Dire que certaines de ces « bloquées du bonheur et du temps de vivre » ont des enfants au chômage...
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