Aujourd’hui c’est la trêve. Pas de « propagande » politique dans les media. Une interview de Sarkozy qui ne sera pas dans Le Parisien / Aujourd’hui en France version papier mais sur le site internet du même journal. Où se situe la frontière entre le « print » et le « web » comme disent les pros ? C’est une bonne question (un peu d’autosatisfaction ne fait jamais de mal) surtout quand je rapproche cette interrogation de celle de la publication des sondages sorties des urnes avant 20H00 sur internet.
Le sujet du jour n’a rien à voir. Demain certaines personnes, sûres du résultat n’iront peut-être pas voter et partiront au bord de l’eau taquiner le goujon ou faire des ronds dans l’eau.
En ce moment du côté de Valence en Espagne, onze bateaux régatent entre quelques bouées. Ils se disputent le droit d’affronter le navire suisse « Alinghi » vainqueur il y a quatre ans de l’America’s Cup.
On appelle ces éliminatoires la Coupe Louis Vuitton. C’est dire s’il y a déjà du pognon dans la baie.
Ames sensibles s’abstenir : voici le budget de cette compétition nautique.
Pour l’organisation comptez 232 millions d’euros ; pour les infrastructures financées par la ville de Valence, un « petit » billet de 500M€, et pour chaque Défi (comprenez chaque bateau) la facture s’échelonne ente 15 et 150M€. Les recettes (droits d’inscription, droits TV, sponsoring) avoisineraient les 260M€. Soit un bénéfice de 27 patates pour l’organisation.
Vous aller me dire que depuis quinze ans il y a beaucoup d’argent dans le sport et que cela ne m’a pas beaucoup émue. D’accord une fois. Vous me direz également (si vous êtes spécialiste des joutes nautiques) que l’America’s Cup est la plus vieille compétition sportive de la planète (22 août 1851) et que cela mérite le respect. D’accord deux fois. Mais permettez-moi de vous dire qu’autant le football, la formule 1, le basket US, le tennis ou le golf qui brassent des milliards me donnent parfois à rêver, autant cette bataille navale, circonscrite à un triangle d’eau ne m’apporte pas le moindre frisson, pas la moindre émotion, pas le moindre « lever de fauteuil » intempestif et brutal. J’ai pris le temps hier de regarder une retransmission sur Canal+ Sport. C’est incompréhensible, lent, régenté par des règles que ne peuvent comprendre que les marins concernés et encore. Les commentateurs ne nous éclairent pas vraiment sauf si vous avez fait l’école des Glénands. Bref côté cœur, encéphalogramme plat. Loin des transats de Tabarly ou de Florence Arthaud. Loin des tours du monde d’Auguin ou d’Helen Mac Arthur.
Le défi français Areva, le nucléaire, la mer, l’écologie, tout ça dans un joli paquet cadeau à 20 millions d’euros, est dans les choux. Avant même les demi-finales, touché, coulé par d’autres navires dont les armateurs ont mis parfois cinq à six fois cette somme pour conquérir l’aiguière d’argent.
Cette quête reste un mystère.
Tant de ronds dans l’eau ...
Il y a 10 ans
Lundi, 5 mai 1997
Qui veut jouer au docteur?
Moins rapide qu’un escargot qui se serait fait une entorse dans « Urgences »; plus larmoyant qu’une chanson de Dalida chantée par Hervé Vilar; aussi convenu qu’un slogan du RPR; et malheureusement aussi mal joué par Sandrine Bonnaire qu’un pilier de rugby s’essayant au patinage artistique; bref aussi crédible que Bruno Mégret fumant un joint avec des communistes cubains à la fête de l’Huma.
C’est dire si « Une femme en blanc », le feuilleton médico-pas-très-légal sur France 2 est parfaitement ennuyeux. Dialogues attendus, situations archi déjà vues: la femme seule contre tous, contre son père et contre elle-même, l’amour d’abord impossible, le méchant chirurgien, Le docteur lâche, le docteur dragueur, l’infirmière sympa sans oublier le fils hospitalisé.
Enfin, si tout ce cinéma a pu faire vivre quelques techniciens de plateau, des caméramen, des scriptes, des régisseurs et des comédiens, tant mieux. Mais je ne félicite pas les scénaristes et dialoguistes qui ont peut-être peiné sur le roman de Janine Boissard, mais sacré bon sang, quand on veut on peut.
En attendant de voir du bon cinéma chirurgical façon « Sept morts sur ordonnance », vous pouvez toujours vous refaire un épisode d’« Urgences », qui repasse le samedi après-midi sur France 2. C’est un peu la même tambouille mais ça va beaucoup plus vite et c’est de toute façon plus crédible que Sandrine qui voulait jouer au docteur.
Post Scriptum: a priori, tout le monde ne pense pas comme moi puisqu’il y aurait eu, selon Médiamétrie, une moyenne de 6,5 millions de personnes devant leur poste pour chaque épisode. Ca ne donne pas envie d’être malade.
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samedi 5 mai 2007
vendredi 27 avril 2007
C’était demain.
C’était le jour où Thuram a pu enfin fêter son jubilé.
C’était le jour où Momo a pu acheter sans se cacher un T-shirt de Bob Marley.
C’était le jour où le mur de Saint-Denis s’est effondré. Un jour pendant lequel on n’entendra malheureusement pas Rostropovitch jouer du violoncelle pour fêter ça. Il a disparu aujourd’hui à l’âge de 80 ans.
C’était le jour où Roger Hanin a remballé ses cartons du Ministère de la culture.
C’était le jour d’après celui des funérailles nationales de Charles Pasqua. Jour chômé comme il se doit quand, à l’époque, un grand commis de la Nation disparaissait.
C’était le jour où Noah est sorti de prison et où son geôlier a sorti un livre et un disque.
C’était le jour où les Français ont pu ôter les nains de jardin de leurs pelouses, jusqu’alors ornées de ces statues de plâtre par décret de l’Assemblée.
C’était le jour où monsieur Le Guevellou, directeur de l’école primaire de Pen ar Breiz a pu rebaptiser son école du nom de Louis Guilloux et mettre le panneau « Johnny Halliday » à la benne.
C’était le jour où Jean-Michel Aulas, Ministre de la Jeunesse et des Sports fête le douzième et dernier titre de champion de France de l’Olympique Lyonnais.
C’était le jour où le portrait d’Alain Peyrefitte dont l’image figurait en incrustation permanente sur les écrans des JT communs de TF1 et de France 2 privatisée disparaît de la lucarne.
C’était le jour où l’on arrêta de jouer l’hymne national avant chaque match de Ligue 1.
C’était le jour où la Gay Pride qui, par bravade, se déroulait depuis cinq ans dans les îles Anglo-Normandes, retrouve le pavé parisien.
C’était le jour où Gisèle, licenciée de chez Areva en mai 2007, ne trouve plus aucune photo du Président, de sa nouvelle femme et de ses enfants dans aucun hebdomadaire.
Ce jour pourrait être le dimanche 8 mai 2012.
Rendez-vous demain pour la suite.
Envoyez vos idées je suis preneuse.
Il y a 10 ans
Dimanche, 27 avril 1997.
Ca vous gâche un dimanche.
- La boulangerie fermée
- Des comiques qui se croient obligés de chanter à la radio des chansons de Dalida sous prétexte que c’est l’anniversaire de sa mort. Déjà vivante je ne l’aimais pas.
- Une cousine à la mode de Bretagne qui vous demande de l’accompagner à la messe.
- Le seul rôti de l’année qu’il ne faut pas rater parce que belle-maman vient déjeuner et qui finit en semelle par la faute d’un programmateur électronique ou bien de mon inaptitude à faire la cuisine par procuration.
- Alain Prost qui ne pilote plus de Formule 1.
- La pluie qui ravit les agriculteurs et les jardinier du dimanche mais qui tombe pile au moment où les enfants ont fini leur sieste.
- Juppé invité à 7 sur 7. Premier Ministre, maire de Bordeaux, candidat à la députation et qui se déclare contre le cumul des mandats. Sans oublier sa promesse herculéenne de réaliser en 40 jours ce qu’il n’a pas pu faire en 800. Sous son costard triste il doit nous cacher de sacrés tablettes de chocolat le Stallone de Matignon. C’est presqu’aussi drôle que Mister Bean qui passe sur M6.
- La grève de la SNCF qui risque de se poursuivre et belle-maman qui a un train à prendre demain.
- La coupure publicitaire en plein milieu de « La liste Schindler ». Une hérésie, une connerie monumentale du patron de TF1. Tiens, la prochaine fois qu’il ira à un enterrement, j’y ferai venir un vendeur de chez Lapeyre. Au milieu de la cérémonie il fera l’article aux personnes présentes sur leur dernier modèle (pas cher) de cercueil en kit à fermer soi-même.
- Un mari qui ne vous câline plus à cause de l’Equipe du dimanche sur Canal+.
- Les trois pages de vraie littérature que l’on s’astreint à lire chaque soir et que l’on ne termine pas car on s’endort dessus.
Bonne nuit et à demain ... même si c’est lundi.
C’était le jour où Momo a pu acheter sans se cacher un T-shirt de Bob Marley.
C’était le jour où le mur de Saint-Denis s’est effondré. Un jour pendant lequel on n’entendra malheureusement pas Rostropovitch jouer du violoncelle pour fêter ça. Il a disparu aujourd’hui à l’âge de 80 ans.
C’était le jour où Roger Hanin a remballé ses cartons du Ministère de la culture.
C’était le jour d’après celui des funérailles nationales de Charles Pasqua. Jour chômé comme il se doit quand, à l’époque, un grand commis de la Nation disparaissait.
C’était le jour où Noah est sorti de prison et où son geôlier a sorti un livre et un disque.
C’était le jour où les Français ont pu ôter les nains de jardin de leurs pelouses, jusqu’alors ornées de ces statues de plâtre par décret de l’Assemblée.
C’était le jour où monsieur Le Guevellou, directeur de l’école primaire de Pen ar Breiz a pu rebaptiser son école du nom de Louis Guilloux et mettre le panneau « Johnny Halliday » à la benne.
C’était le jour où Jean-Michel Aulas, Ministre de la Jeunesse et des Sports fête le douzième et dernier titre de champion de France de l’Olympique Lyonnais.
C’était le jour où le portrait d’Alain Peyrefitte dont l’image figurait en incrustation permanente sur les écrans des JT communs de TF1 et de France 2 privatisée disparaît de la lucarne.
C’était le jour où l’on arrêta de jouer l’hymne national avant chaque match de Ligue 1.
C’était le jour où la Gay Pride qui, par bravade, se déroulait depuis cinq ans dans les îles Anglo-Normandes, retrouve le pavé parisien.
C’était le jour où Gisèle, licenciée de chez Areva en mai 2007, ne trouve plus aucune photo du Président, de sa nouvelle femme et de ses enfants dans aucun hebdomadaire.
Ce jour pourrait être le dimanche 8 mai 2012.
Rendez-vous demain pour la suite.
Envoyez vos idées je suis preneuse.
Il y a 10 ans
Dimanche, 27 avril 1997.
Ca vous gâche un dimanche.
- La boulangerie fermée
- Des comiques qui se croient obligés de chanter à la radio des chansons de Dalida sous prétexte que c’est l’anniversaire de sa mort. Déjà vivante je ne l’aimais pas.
- Une cousine à la mode de Bretagne qui vous demande de l’accompagner à la messe.
- Le seul rôti de l’année qu’il ne faut pas rater parce que belle-maman vient déjeuner et qui finit en semelle par la faute d’un programmateur électronique ou bien de mon inaptitude à faire la cuisine par procuration.
- Alain Prost qui ne pilote plus de Formule 1.
- La pluie qui ravit les agriculteurs et les jardinier du dimanche mais qui tombe pile au moment où les enfants ont fini leur sieste.
- Juppé invité à 7 sur 7. Premier Ministre, maire de Bordeaux, candidat à la députation et qui se déclare contre le cumul des mandats. Sans oublier sa promesse herculéenne de réaliser en 40 jours ce qu’il n’a pas pu faire en 800. Sous son costard triste il doit nous cacher de sacrés tablettes de chocolat le Stallone de Matignon. C’est presqu’aussi drôle que Mister Bean qui passe sur M6.
- La grève de la SNCF qui risque de se poursuivre et belle-maman qui a un train à prendre demain.
- La coupure publicitaire en plein milieu de « La liste Schindler ». Une hérésie, une connerie monumentale du patron de TF1. Tiens, la prochaine fois qu’il ira à un enterrement, j’y ferai venir un vendeur de chez Lapeyre. Au milieu de la cérémonie il fera l’article aux personnes présentes sur leur dernier modèle (pas cher) de cercueil en kit à fermer soi-même.
- Un mari qui ne vous câline plus à cause de l’Equipe du dimanche sur Canal+.
- Les trois pages de vraie littérature que l’on s’astreint à lire chaque soir et que l’on ne termine pas car on s’endort dessus.
Bonne nuit et à demain ... même si c’est lundi.
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