Le délit d’initié s’accorde aujourd’hui au pluriel et même au méga pluriel. Ils seraient plus de mille « privilégiés » à avoir vendu leurs actions EADS avant que soit officielle l’annonce des retards pris pour la construction de l’Airbus A-380.
Ce qui me chagrine (euphémisme) dans cette affaire, c’est que les initiés des finances déjà pleins aux as aient le besoin de toujours gagner plus. Et aussi comment les patrons de ces sociétés aient si peu confiance en leur capacité à redresser la barre de leur entreprise, qu’ils préfèrent vendre vite et à tout prix.
Le « courtermisme » de la Bourse, ses fièvres et ses flips, associés à l’incompétence des dirigeants mèneront-ils nos grosses boites dans le mur ?
Au fait Monsieur Forgeard a-t-il retrouvé du boulot ?
La France est très forte pour « sauver » des incapables.
Il y a 10 ans
Vendredi, 3 octobre 1997.
Je fais un rêve.
J’ai entendu quelqu’un dire à la radio que l’utopie n’est pas ce qui est irréalisable mais ce qui, un jour pourra être réel.
J’emprunte donc humblement à Martin Luther King cette phrase.
Je fais un rêve...
Je rêve d’une Algérie dirigée par une femme, en hommage à Aragon dont on fête aujourd’hui le centenaire de la naissance.
Je rêve d’un Zaïre en paix avec les siens, ses voisins et avec sa conscience.
Je rêve d’un pape jeune dans son corps et dans sa tête.
Je rêve d’une forêt amazonienne épargnée.
Je rêve d’une droite forte en France sans laquelle le fascisme risque de ne plus être un très mauvais souvenir mais une terrible réalité.
Je rêve de patrons qui n’adoptent pas un discours réducteur sur le projet « d’augmentation du temps libre ».
Je rêve de syndicats qui sachent écouter les dirigeants d’entreprise.
Je rêve de loi Debré abrogée.
Je rêve d’une planète saine et pacifique pour nos enfants et les enfants de nos enfants.
Je rêve après Berlin, d’un autre mur, qui s’effondre entre les peuples israéliens et arabes.
Je rêve d’une télé sans TF1.
Je rêve d’un CAC 40 qui baisse au même rythme que le chômage.
Je rêve...
Je rêve que je vais me réveiller avec un sacré mal de crâne. Une gueule de bois suite à une bonne biture d’utopie à 12 degré 5.
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mercredi 3 octobre 2007
samedi 15 septembre 2007
Attention héros.
Après une semaine de bérézina du côté des sports collectifs français, le coq redresse ses plumes. Un colosse d’ébène en kimono a crevé l’écran aux championnats du monde de judo qui ont lieu en ce moment au Brésil.
Il s’appelle Teddy Riner, il a 18 ans, mesure 2.02m et pèse 125 kg. David Douillet, monstre sacré de la discipline affirme que le beau bébé est bien meilleur que lui au même âge.
Sachant que dans moins d’un an ont lieu les Jeux Olympiques à Pékin et qu’une médaille d’or est le graal pour ces champions des disciplines peu médiatisées et peu rémunérées, chacun voit déjà le nouveau héros au firmament.
Attention messieurs les journalistes, protégez ce bonhomme, n’en faites pas trop, laissez le vivre.
Attention messieurs les sponsors, n’allez pas tourner la tête à ce champion au risque de voir nos rêves s’écrouler.
Attention messieurs de la fédération de judo, chaperonnez encore un peu ce géant, apprenez lui les pièges à éviter sur et en dehors du tatami.
Et si tout va bien, après Tony Parker et Joakim Noah, le héros du sport français de 2008 sera un autre black ?
Il y a 10 ans
Lundi, 15 septembre 1997
Il y a urgence.
-Pour sortir cette paix du coma en Cisjordanie.
-Pour séparer ces deux mauvais boxeurs spécialistes des coups bas que sont Lissouba et N’Gueso au Congo.
-Pour que les protestants d’Ulster et le Sinn Féin (branche politique de l’IRA) s’assoient à la même table (d’opération) pour l’ablation définitive de plusieurs siècles de haine.
-Pour que le parti communiste, après la fête de l’Huma, soigne cette polyarthrite de la pensée qui paralyse sa volonté d’action. Quand on sait que Georges Marchais éternel stalinien fut encore applaudi hier, le parti risque de rabougrir comme une vieille mémé rongée par l’inaction et un caractère de cochon.
-Pour que Michel Field, ancien trotskiste, dégonfle du cerveau depuis qu’il est passé sur TF1.
-Pour que les grands de ce monde soignent leurs problèmes de myopie qui les ont empêchés de voir la misère à Calcutta lors des funérailles de Mère Teresa. Des têtes couronnées au premier rang et quelques miséreux au fond du stade pour faire alibi, ça doit être ainsi que se gère aujourd’hui ce « froid » business de la misère.
-Pour que certains pitbulls gallois se souviennent que les troisièmes mi-temps de rugby à Brive et ailleurs sont faites pour que trinquent les verres et non pour que se cassent les nez à coup de tessons de bouteilles.
-Pour Bill Gates soit satellisé sur Mir et répare cet ordinateur russe sûrement fabriqué à bas prix par des prisonniers de Goulags.
-Pour que VGE (Giscard pour ceux qui l’auraient oublié) cesse de faire fonctionner son cerveau comme un volcan de carton pâte. Son projet de « Vulcania » pharaonique et inutile va coûter un fric fou à l’Auvergne. Mais lui s’en fout, il sera mort quand il s’agira de signer les additifs au devis initial.
-Pour enfin voir la suite d’« Urgences » ce soir sur France 2. Et savoir où en sont nos amis Carter, Doug, Benton, Suzanne, Mark et les autres.
Il s’appelle Teddy Riner, il a 18 ans, mesure 2.02m et pèse 125 kg. David Douillet, monstre sacré de la discipline affirme que le beau bébé est bien meilleur que lui au même âge.
Sachant que dans moins d’un an ont lieu les Jeux Olympiques à Pékin et qu’une médaille d’or est le graal pour ces champions des disciplines peu médiatisées et peu rémunérées, chacun voit déjà le nouveau héros au firmament.
Attention messieurs les journalistes, protégez ce bonhomme, n’en faites pas trop, laissez le vivre.
Attention messieurs les sponsors, n’allez pas tourner la tête à ce champion au risque de voir nos rêves s’écrouler.
Attention messieurs de la fédération de judo, chaperonnez encore un peu ce géant, apprenez lui les pièges à éviter sur et en dehors du tatami.
Et si tout va bien, après Tony Parker et Joakim Noah, le héros du sport français de 2008 sera un autre black ?
Il y a 10 ans
Lundi, 15 septembre 1997
Il y a urgence.
-Pour sortir cette paix du coma en Cisjordanie.
-Pour séparer ces deux mauvais boxeurs spécialistes des coups bas que sont Lissouba et N’Gueso au Congo.
-Pour que les protestants d’Ulster et le Sinn Féin (branche politique de l’IRA) s’assoient à la même table (d’opération) pour l’ablation définitive de plusieurs siècles de haine.
-Pour que le parti communiste, après la fête de l’Huma, soigne cette polyarthrite de la pensée qui paralyse sa volonté d’action. Quand on sait que Georges Marchais éternel stalinien fut encore applaudi hier, le parti risque de rabougrir comme une vieille mémé rongée par l’inaction et un caractère de cochon.
-Pour que Michel Field, ancien trotskiste, dégonfle du cerveau depuis qu’il est passé sur TF1.
-Pour que les grands de ce monde soignent leurs problèmes de myopie qui les ont empêchés de voir la misère à Calcutta lors des funérailles de Mère Teresa. Des têtes couronnées au premier rang et quelques miséreux au fond du stade pour faire alibi, ça doit être ainsi que se gère aujourd’hui ce « froid » business de la misère.
-Pour que certains pitbulls gallois se souviennent que les troisièmes mi-temps de rugby à Brive et ailleurs sont faites pour que trinquent les verres et non pour que se cassent les nez à coup de tessons de bouteilles.
-Pour Bill Gates soit satellisé sur Mir et répare cet ordinateur russe sûrement fabriqué à bas prix par des prisonniers de Goulags.
-Pour que VGE (Giscard pour ceux qui l’auraient oublié) cesse de faire fonctionner son cerveau comme un volcan de carton pâte. Son projet de « Vulcania » pharaonique et inutile va coûter un fric fou à l’Auvergne. Mais lui s’en fout, il sera mort quand il s’agira de signer les additifs au devis initial.
-Pour enfin voir la suite d’« Urgences » ce soir sur France 2. Et savoir où en sont nos amis Carter, Doug, Benton, Suzanne, Mark et les autres.
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jeudi 5 juillet 2007
Où va-t-on?
La nuit dernière, le Comité International Olympique réuni à Guatemala City a désigné la ville de Sotchi (Russie) pour organiser les Jeux d’hiver de 2014. Allez voir sur une mappemonde, cette ville, station balnéaire posée sur la mer noire, ne dispose bien sûr d’aucune infrastructure pour accueillir les J.O. Una vague station de ski à 80km, équipée de deux ou trois remonte-pentes et puis c’est tout. Cela n’a pas empêcher les membres du CIO de confier à la Russie les jeux d’hiver les plus chers jamais organisé. La facture s’élèvera à 12 milliards d’euros. Mais qu’importe si la construction de tous les équipements et de toutes les pistes sera une catastrophe écologique ; qu’importe si cette ville de bains est le lieu de villégiature privilégié de la mafia russe ; qu’importe si la Tchétchénie est à moins de 500km. Jacques Rogge, le président du CIO qui se voulait le rénovateur des Jeux, qui se voulait être celui qui tourne le dos à la démesure et aux pratiques de corruption trop souvent remarquées lors du règne de Juan Antonio Samaranch, est pour l’instant en totale contradiction avec lui-même. Celui qui fut en Belgique un grand champion d’aviron m’avait pourtant donné l’impression de vouloir remettre le sport et les athlètes au cœur des J.O. En l’espace de deux ans, le CIO a choisi Londres pour les Jeux de 2012 et Sotchi pour ceux de 2014. Les Jeux de l’argent et des budgets démesurés. Deux villes qui n’avaient pas obtenus l’assentiment des athlètes. Mais qu’est-ce que l’on n’en a à faire des athlètes ? Je vous le demande. Ils sont là pour courir, sauter, nager mais ce n’est pas le plus important. N’est pas Monsieur Rogge ? Le plus important est de faire plaisir à Monsieur Poutine, à Monsieur Blair comme il y a peu on faisait plaisir aux dirigeants chinois pour les J.O. de 2008.
Le marketing vient donc de battre le sport.
Dans un an à Pékin, les Jeux se dérouleront dans l’une des villes les plus polluées du monde et dans un pays pour le moins très peu démocratique. En 2012, Londres devra dépenser deux fois plus d’argent que ne l’aurait fait Paris. Et dans sept ans, au bord de la mer Noire, à Sotchi, Monsieur Rogge et Monsieur Poutine (comme Joseph Staline lors de son règne) pourront boire un café en terrasse en se disant que décidément le sport et les Jeux, c’est magnifique. Dommage qu’il faille des athlètes au milieu de tout ça.
PS : Il y a quelques mois, l’Union Européenne de Football dirigée par Michel Platini a désigné l’Ukraine et la Pologne pour l’organisation du prochain Euro de football. A lire la presse, cette candidature a largement bénéficiée des largesses d’un oligarque ukrainien, dont les « petits » cadeaux n’auraient pas laissé insensibles les votants. Permettre à de nouveaux pays d’organiser des grands rendez-vous sportifs c’est bien, mais pas à n’importe quel prix.
Il y a 10 ans
Samedi, 5 juillet 1997.
Un petit tour au jardin.
Le calendrier sportif a ceci de chrétien que les grand-messes ont toujours lieu à des dates immuables. Le week-end des finales du tournoi de tennis de Wimbledon coïncide très souvent avec le départ du Tour de France.
Alors pour les fans de tennis et de vélo comme moi (eh oui!), c’est du pain béni. Un pain de messe cornélien puisqu’il est très difficile de le rompre. Comment choisir cette après-midi entre la finale Novotna-Hingis et le prologue de Rouen en hommage à Anquetil? Surtout si ces petites reines du gazon nous offrent un spectacle digne des duels Navratilova-Evert d’antan. Hier Cédric Pioline nous a fait jeûner jusqu’à 21H30. Impossible d’avaler quoique ce soit avant sa balle de match victorieuse contre Stich au 5ème set. Pourvu que dimanche il nous sorte encore contre Sampras un match de haute volée. Qu’il nous fasse aimer ce jardin anglais où seul un français depuis la guerre (Yvon Petra) a pu faire un tour d’honneur.
Peut-être qu’un jour, le Tour de France partira de Wimbledon afin d’éviter que nos cœurs se déchirent en deux morceaux égaux pour suivre ces monuments sportifs de l’été? Déjà en 1980, comment pouvait-on choisir entre Borg-Mc Enroe d’un côté du filet et Hinault-Zoetemelk de l’autre côté de la route?
Le marketing vient donc de battre le sport.
Dans un an à Pékin, les Jeux se dérouleront dans l’une des villes les plus polluées du monde et dans un pays pour le moins très peu démocratique. En 2012, Londres devra dépenser deux fois plus d’argent que ne l’aurait fait Paris. Et dans sept ans, au bord de la mer Noire, à Sotchi, Monsieur Rogge et Monsieur Poutine (comme Joseph Staline lors de son règne) pourront boire un café en terrasse en se disant que décidément le sport et les Jeux, c’est magnifique. Dommage qu’il faille des athlètes au milieu de tout ça.
PS : Il y a quelques mois, l’Union Européenne de Football dirigée par Michel Platini a désigné l’Ukraine et la Pologne pour l’organisation du prochain Euro de football. A lire la presse, cette candidature a largement bénéficiée des largesses d’un oligarque ukrainien, dont les « petits » cadeaux n’auraient pas laissé insensibles les votants. Permettre à de nouveaux pays d’organiser des grands rendez-vous sportifs c’est bien, mais pas à n’importe quel prix.
Il y a 10 ans
Samedi, 5 juillet 1997.
Un petit tour au jardin.
Le calendrier sportif a ceci de chrétien que les grand-messes ont toujours lieu à des dates immuables. Le week-end des finales du tournoi de tennis de Wimbledon coïncide très souvent avec le départ du Tour de France.
Alors pour les fans de tennis et de vélo comme moi (eh oui!), c’est du pain béni. Un pain de messe cornélien puisqu’il est très difficile de le rompre. Comment choisir cette après-midi entre la finale Novotna-Hingis et le prologue de Rouen en hommage à Anquetil? Surtout si ces petites reines du gazon nous offrent un spectacle digne des duels Navratilova-Evert d’antan. Hier Cédric Pioline nous a fait jeûner jusqu’à 21H30. Impossible d’avaler quoique ce soit avant sa balle de match victorieuse contre Stich au 5ème set. Pourvu que dimanche il nous sorte encore contre Sampras un match de haute volée. Qu’il nous fasse aimer ce jardin anglais où seul un français depuis la guerre (Yvon Petra) a pu faire un tour d’honneur.
Peut-être qu’un jour, le Tour de France partira de Wimbledon afin d’éviter que nos cœurs se déchirent en deux morceaux égaux pour suivre ces monuments sportifs de l’été? Déjà en 1980, comment pouvait-on choisir entre Borg-Mc Enroe d’un côté du filet et Hinault-Zoetemelk de l’autre côté de la route?
lundi 4 juin 2007
Mental eau.
Deuxième semaine du tournoi de tennis de Roland Garros. Réapparition du soleil sur la terre battue d’Auteuil et disparition des Français. Depuis hier c’est terminé. Drapeau en berne et moral dans les chaussettes.
C’est mon mari qui me souffle l’idée de la chronique. Disons qu’il a eu un peu plus de temps pour regarder quelques rencontres à la télévision. Et son constat est sévère. Nos « champions » et « championnes » ont du jus de chique dans les veines, de la verveine, du pisse-mémé diraient certains. Mettons de côté Monfils le dingo qui a offert une belle résistance à l’Argentin Nalbandian mais à qui il a manqué un peu de neurones et de moelle en fin de quatrième set dans le tie-break pour oser plus que son advesaire et aller chercher la victoire. Félicitations également à Olivier Patience qui fut à deux points de battre le Serbe Djokovic qui s’est qualifié aujourd’hui pour les quarts.
Mais à part ça, que reste-t-il des 21 garçons et des 15 filles qui avaient démarré le tournoi dimanche dernier?
Personne. Aucun survivant dans les décombres. Mais alors comment font les autres ? Voir un Gasquet capituler au deuxième tour contre un modeste belge qui avait perdu 11 matches en tournoi depuis le début de l’année c’est une faute professionnelle. Laisser filer le match après avoir perdu le premier set au jeu décisif c’est de la désertion aurait dit le Général. Un mental aussi friable qu’une gavotte, une absence totale de rébellion, de lutte contre la souffrance. Voir un Hewitt se dépouiller, une Sharapova pourtant N°2 mondiale aller puiser la gagne dans une hargne à toute épreuve même quand son tennis n’est pas là pour arracher un troisième set contre Snyder, la Suissesse, 9 jeux à 7, c’est le tennis sur terre battue. Voir un Nadal qui ne baisse pas de régime du premier point du premier match au dernier point du dernier ça nous laisse entrevoir le fossé qui sépare ceux qui ont du feu dans les veines, ceux dont le bras ne tremble pas, de ceux qui s’étiolent au fil de leurs contrariétés. Comme hier Marion Bartoli pourtant assez cogneuse jusque là mais qui, contre la belle Jankovic a cédé en l’espace d’un quart d’heure.
Amélie Mauresmo que j’encensais le 27 mai est partie comme elle est venue. Sur la pointe des pieds, sans gnac et sans esprit de conquête et surtout sans laisser de souvenir marquant, sans avoir montrer l’envie de se dépasser, de se faire mal pour nous faire du bien. Opérée de l’appendicite en mars elle était soit disant à court de forme et avait des problèmes aux adducteurs. Mais il y a peu Paula Radcliffe, championne du monde de marathon a couru une longue distance un mois après son accouchement.
Les tournois de Roland Garros se gagnent comme des corridas. Avec du sang et de la sueur. Aucun dilettante n’a jamais soulevé le trophée du moins pas depuis Ilie Nastase qui était moins « déconneur » que l’on ne pouvait le croire.
Alors les Français se disent peut-être qu’ils sont chez eux et qu’ils reviendront l’année prochaine, que tout cela peut attendre, que cela n’est pas grave. Mais si c’est grave. Pour revoir un Français soulever la Coupe des Mousquetaires je ne souhaite pas attendre la retraite, le plaid et la tisane.
Il y a 10 ans
Mercredi, 4 juin 1997
Ma journée des femmes.
Rire
Claude Chirac: fille parricide refoulée ou très mauvaise publicitaire, ou peut-être les deux à la fois. Son plan de communication « Dissolution » fut pire que tout; à moins que ce ne soit le produit « Chirac » qui ne soit pas vendeur?
Rage
Annette Peulvast: candidate socialiste à Mantes-la-jolie, agressée physiquement et insultée par Jean-Marie Le Pen vendredi dernier en pleine rue pendant la campagne électorale. Comment ce gros plein de merde ose-t-il s’attaquer à plus faible que lui alors qu’il n’a même pas eu le courage, pour ne pas dire autre chose, de se présenter face à des électeurs dans une circonscription? Affaire à suivre.
Emotion
Iva Majoli et Ruxandra Dragomir: la Croate et la Roumaine allongées, hier, côte à côte sur le court Suzanne Lenglen après leur match de tennis marathon, unies par la beauté du sport. Une belle leçon d’élégance qui pourrait, mais je rêve un peu, faire comprendre à tous les compétiteurs de la planète, que la victoire et la défaite ne sont que des péripéties.
Surprise
Yvette Benayoun-Nakache: perdante dimanche soir et gagnante lundi matin lors du 2ème tour dans la 4ème circonscription de Haute-Garonne. Elle pleure, le soir, dans les bras de Jospin puis décide de faire recompter les bulletins. L’erreur est rectifiée le lendemain. La suite ne dit pas si elle est, cette fois, aller se marrer dans les bras du nouveau Premier Ministre.
Volonté
Marie-Georges Buffet: Député communiste de Seine-Saint-Denis élue dimanche et peut-être ministre demain. A moins que ces fainéants de travailleuses et travailleurs du Parti aient décidé de ne pas se mouiller. Comme dit l’adage populaire: « La critique est facile mais l’art est difficile »
Courage
Louisa Hanoune et Khalida Messaoudi: deux des Trois-cent vingt-deux femmes qui se présentent aux élections législatives en Algérie. Deux femmes qui s’engagent pour abolir ce Code de la famille discriminatoire à l’égard des femmes. Même si la première est proche du FIS et la seconde farouchement opposée à tout dialogue avec celui-ci, elles ont toutes les deux (avec toutes les autres) un courage énorme. Quand on sait qu’un attentat a encore fait vingt morts et cent cinquante blessés le week-end dernier à Alger. Une leçon que ferait bien de méditer notre
fier-à-bras du Front National. Je suis prête à parier qu’il ferait dans son froc, le gugusse de Saint-Cloud, en allant mener campagne dans la rue et sur les marchés algérois.
Horreur
Louisa Lardjoune: 19 ans, tuée le 1er juillet 1994 lors d’une séance d’exorcisme par Mohamed Kerzazi, Iman à la Mosquée de Roubaix. Le procès commence aujourd’hui à Douai. Sans commentaire.
C’est mon mari qui me souffle l’idée de la chronique. Disons qu’il a eu un peu plus de temps pour regarder quelques rencontres à la télévision. Et son constat est sévère. Nos « champions » et « championnes » ont du jus de chique dans les veines, de la verveine, du pisse-mémé diraient certains. Mettons de côté Monfils le dingo qui a offert une belle résistance à l’Argentin Nalbandian mais à qui il a manqué un peu de neurones et de moelle en fin de quatrième set dans le tie-break pour oser plus que son advesaire et aller chercher la victoire. Félicitations également à Olivier Patience qui fut à deux points de battre le Serbe Djokovic qui s’est qualifié aujourd’hui pour les quarts.
Mais à part ça, que reste-t-il des 21 garçons et des 15 filles qui avaient démarré le tournoi dimanche dernier?
Personne. Aucun survivant dans les décombres. Mais alors comment font les autres ? Voir un Gasquet capituler au deuxième tour contre un modeste belge qui avait perdu 11 matches en tournoi depuis le début de l’année c’est une faute professionnelle. Laisser filer le match après avoir perdu le premier set au jeu décisif c’est de la désertion aurait dit le Général. Un mental aussi friable qu’une gavotte, une absence totale de rébellion, de lutte contre la souffrance. Voir un Hewitt se dépouiller, une Sharapova pourtant N°2 mondiale aller puiser la gagne dans une hargne à toute épreuve même quand son tennis n’est pas là pour arracher un troisième set contre Snyder, la Suissesse, 9 jeux à 7, c’est le tennis sur terre battue. Voir un Nadal qui ne baisse pas de régime du premier point du premier match au dernier point du dernier ça nous laisse entrevoir le fossé qui sépare ceux qui ont du feu dans les veines, ceux dont le bras ne tremble pas, de ceux qui s’étiolent au fil de leurs contrariétés. Comme hier Marion Bartoli pourtant assez cogneuse jusque là mais qui, contre la belle Jankovic a cédé en l’espace d’un quart d’heure.
Amélie Mauresmo que j’encensais le 27 mai est partie comme elle est venue. Sur la pointe des pieds, sans gnac et sans esprit de conquête et surtout sans laisser de souvenir marquant, sans avoir montrer l’envie de se dépasser, de se faire mal pour nous faire du bien. Opérée de l’appendicite en mars elle était soit disant à court de forme et avait des problèmes aux adducteurs. Mais il y a peu Paula Radcliffe, championne du monde de marathon a couru une longue distance un mois après son accouchement.
Les tournois de Roland Garros se gagnent comme des corridas. Avec du sang et de la sueur. Aucun dilettante n’a jamais soulevé le trophée du moins pas depuis Ilie Nastase qui était moins « déconneur » que l’on ne pouvait le croire.
Alors les Français se disent peut-être qu’ils sont chez eux et qu’ils reviendront l’année prochaine, que tout cela peut attendre, que cela n’est pas grave. Mais si c’est grave. Pour revoir un Français soulever la Coupe des Mousquetaires je ne souhaite pas attendre la retraite, le plaid et la tisane.
Il y a 10 ans
Mercredi, 4 juin 1997
Ma journée des femmes.
Rire
Claude Chirac: fille parricide refoulée ou très mauvaise publicitaire, ou peut-être les deux à la fois. Son plan de communication « Dissolution » fut pire que tout; à moins que ce ne soit le produit « Chirac » qui ne soit pas vendeur?
Rage
Annette Peulvast: candidate socialiste à Mantes-la-jolie, agressée physiquement et insultée par Jean-Marie Le Pen vendredi dernier en pleine rue pendant la campagne électorale. Comment ce gros plein de merde ose-t-il s’attaquer à plus faible que lui alors qu’il n’a même pas eu le courage, pour ne pas dire autre chose, de se présenter face à des électeurs dans une circonscription? Affaire à suivre.
Emotion
Iva Majoli et Ruxandra Dragomir: la Croate et la Roumaine allongées, hier, côte à côte sur le court Suzanne Lenglen après leur match de tennis marathon, unies par la beauté du sport. Une belle leçon d’élégance qui pourrait, mais je rêve un peu, faire comprendre à tous les compétiteurs de la planète, que la victoire et la défaite ne sont que des péripéties.
Surprise
Yvette Benayoun-Nakache: perdante dimanche soir et gagnante lundi matin lors du 2ème tour dans la 4ème circonscription de Haute-Garonne. Elle pleure, le soir, dans les bras de Jospin puis décide de faire recompter les bulletins. L’erreur est rectifiée le lendemain. La suite ne dit pas si elle est, cette fois, aller se marrer dans les bras du nouveau Premier Ministre.
Volonté
Marie-Georges Buffet: Député communiste de Seine-Saint-Denis élue dimanche et peut-être ministre demain. A moins que ces fainéants de travailleuses et travailleurs du Parti aient décidé de ne pas se mouiller. Comme dit l’adage populaire: « La critique est facile mais l’art est difficile »
Courage
Louisa Hanoune et Khalida Messaoudi: deux des Trois-cent vingt-deux femmes qui se présentent aux élections législatives en Algérie. Deux femmes qui s’engagent pour abolir ce Code de la famille discriminatoire à l’égard des femmes. Même si la première est proche du FIS et la seconde farouchement opposée à tout dialogue avec celui-ci, elles ont toutes les deux (avec toutes les autres) un courage énorme. Quand on sait qu’un attentat a encore fait vingt morts et cent cinquante blessés le week-end dernier à Alger. Une leçon que ferait bien de méditer notre
fier-à-bras du Front National. Je suis prête à parier qu’il ferait dans son froc, le gugusse de Saint-Cloud, en allant mener campagne dans la rue et sur les marchés algérois.
Horreur
Louisa Lardjoune: 19 ans, tuée le 1er juillet 1994 lors d’une séance d’exorcisme par Mohamed Kerzazi, Iman à la Mosquée de Roubaix. Le procès commence aujourd’hui à Douai. Sans commentaire.
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samedi 5 mai 2007
Des ronds dans l’eau.
Aujourd’hui c’est la trêve. Pas de « propagande » politique dans les media. Une interview de Sarkozy qui ne sera pas dans Le Parisien / Aujourd’hui en France version papier mais sur le site internet du même journal. Où se situe la frontière entre le « print » et le « web » comme disent les pros ? C’est une bonne question (un peu d’autosatisfaction ne fait jamais de mal) surtout quand je rapproche cette interrogation de celle de la publication des sondages sorties des urnes avant 20H00 sur internet.
Le sujet du jour n’a rien à voir. Demain certaines personnes, sûres du résultat n’iront peut-être pas voter et partiront au bord de l’eau taquiner le goujon ou faire des ronds dans l’eau.
En ce moment du côté de Valence en Espagne, onze bateaux régatent entre quelques bouées. Ils se disputent le droit d’affronter le navire suisse « Alinghi » vainqueur il y a quatre ans de l’America’s Cup.
On appelle ces éliminatoires la Coupe Louis Vuitton. C’est dire s’il y a déjà du pognon dans la baie.
Ames sensibles s’abstenir : voici le budget de cette compétition nautique.
Pour l’organisation comptez 232 millions d’euros ; pour les infrastructures financées par la ville de Valence, un « petit » billet de 500M€, et pour chaque Défi (comprenez chaque bateau) la facture s’échelonne ente 15 et 150M€. Les recettes (droits d’inscription, droits TV, sponsoring) avoisineraient les 260M€. Soit un bénéfice de 27 patates pour l’organisation.
Vous aller me dire que depuis quinze ans il y a beaucoup d’argent dans le sport et que cela ne m’a pas beaucoup émue. D’accord une fois. Vous me direz également (si vous êtes spécialiste des joutes nautiques) que l’America’s Cup est la plus vieille compétition sportive de la planète (22 août 1851) et que cela mérite le respect. D’accord deux fois. Mais permettez-moi de vous dire qu’autant le football, la formule 1, le basket US, le tennis ou le golf qui brassent des milliards me donnent parfois à rêver, autant cette bataille navale, circonscrite à un triangle d’eau ne m’apporte pas le moindre frisson, pas la moindre émotion, pas le moindre « lever de fauteuil » intempestif et brutal. J’ai pris le temps hier de regarder une retransmission sur Canal+ Sport. C’est incompréhensible, lent, régenté par des règles que ne peuvent comprendre que les marins concernés et encore. Les commentateurs ne nous éclairent pas vraiment sauf si vous avez fait l’école des Glénands. Bref côté cœur, encéphalogramme plat. Loin des transats de Tabarly ou de Florence Arthaud. Loin des tours du monde d’Auguin ou d’Helen Mac Arthur.
Le défi français Areva, le nucléaire, la mer, l’écologie, tout ça dans un joli paquet cadeau à 20 millions d’euros, est dans les choux. Avant même les demi-finales, touché, coulé par d’autres navires dont les armateurs ont mis parfois cinq à six fois cette somme pour conquérir l’aiguière d’argent.
Cette quête reste un mystère.
Tant de ronds dans l’eau ...
Il y a 10 ans
Lundi, 5 mai 1997
Qui veut jouer au docteur?
Moins rapide qu’un escargot qui se serait fait une entorse dans « Urgences »; plus larmoyant qu’une chanson de Dalida chantée par Hervé Vilar; aussi convenu qu’un slogan du RPR; et malheureusement aussi mal joué par Sandrine Bonnaire qu’un pilier de rugby s’essayant au patinage artistique; bref aussi crédible que Bruno Mégret fumant un joint avec des communistes cubains à la fête de l’Huma.
C’est dire si « Une femme en blanc », le feuilleton médico-pas-très-légal sur France 2 est parfaitement ennuyeux. Dialogues attendus, situations archi déjà vues: la femme seule contre tous, contre son père et contre elle-même, l’amour d’abord impossible, le méchant chirurgien, Le docteur lâche, le docteur dragueur, l’infirmière sympa sans oublier le fils hospitalisé.
Enfin, si tout ce cinéma a pu faire vivre quelques techniciens de plateau, des caméramen, des scriptes, des régisseurs et des comédiens, tant mieux. Mais je ne félicite pas les scénaristes et dialoguistes qui ont peut-être peiné sur le roman de Janine Boissard, mais sacré bon sang, quand on veut on peut.
En attendant de voir du bon cinéma chirurgical façon « Sept morts sur ordonnance », vous pouvez toujours vous refaire un épisode d’« Urgences », qui repasse le samedi après-midi sur France 2. C’est un peu la même tambouille mais ça va beaucoup plus vite et c’est de toute façon plus crédible que Sandrine qui voulait jouer au docteur.
Post Scriptum: a priori, tout le monde ne pense pas comme moi puisqu’il y aurait eu, selon Médiamétrie, une moyenne de 6,5 millions de personnes devant leur poste pour chaque épisode. Ca ne donne pas envie d’être malade.
Le sujet du jour n’a rien à voir. Demain certaines personnes, sûres du résultat n’iront peut-être pas voter et partiront au bord de l’eau taquiner le goujon ou faire des ronds dans l’eau.
En ce moment du côté de Valence en Espagne, onze bateaux régatent entre quelques bouées. Ils se disputent le droit d’affronter le navire suisse « Alinghi » vainqueur il y a quatre ans de l’America’s Cup.
On appelle ces éliminatoires la Coupe Louis Vuitton. C’est dire s’il y a déjà du pognon dans la baie.
Ames sensibles s’abstenir : voici le budget de cette compétition nautique.
Pour l’organisation comptez 232 millions d’euros ; pour les infrastructures financées par la ville de Valence, un « petit » billet de 500M€, et pour chaque Défi (comprenez chaque bateau) la facture s’échelonne ente 15 et 150M€. Les recettes (droits d’inscription, droits TV, sponsoring) avoisineraient les 260M€. Soit un bénéfice de 27 patates pour l’organisation.
Vous aller me dire que depuis quinze ans il y a beaucoup d’argent dans le sport et que cela ne m’a pas beaucoup émue. D’accord une fois. Vous me direz également (si vous êtes spécialiste des joutes nautiques) que l’America’s Cup est la plus vieille compétition sportive de la planète (22 août 1851) et que cela mérite le respect. D’accord deux fois. Mais permettez-moi de vous dire qu’autant le football, la formule 1, le basket US, le tennis ou le golf qui brassent des milliards me donnent parfois à rêver, autant cette bataille navale, circonscrite à un triangle d’eau ne m’apporte pas le moindre frisson, pas la moindre émotion, pas le moindre « lever de fauteuil » intempestif et brutal. J’ai pris le temps hier de regarder une retransmission sur Canal+ Sport. C’est incompréhensible, lent, régenté par des règles que ne peuvent comprendre que les marins concernés et encore. Les commentateurs ne nous éclairent pas vraiment sauf si vous avez fait l’école des Glénands. Bref côté cœur, encéphalogramme plat. Loin des transats de Tabarly ou de Florence Arthaud. Loin des tours du monde d’Auguin ou d’Helen Mac Arthur.
Le défi français Areva, le nucléaire, la mer, l’écologie, tout ça dans un joli paquet cadeau à 20 millions d’euros, est dans les choux. Avant même les demi-finales, touché, coulé par d’autres navires dont les armateurs ont mis parfois cinq à six fois cette somme pour conquérir l’aiguière d’argent.
Cette quête reste un mystère.
Tant de ronds dans l’eau ...
Il y a 10 ans
Lundi, 5 mai 1997
Qui veut jouer au docteur?
Moins rapide qu’un escargot qui se serait fait une entorse dans « Urgences »; plus larmoyant qu’une chanson de Dalida chantée par Hervé Vilar; aussi convenu qu’un slogan du RPR; et malheureusement aussi mal joué par Sandrine Bonnaire qu’un pilier de rugby s’essayant au patinage artistique; bref aussi crédible que Bruno Mégret fumant un joint avec des communistes cubains à la fête de l’Huma.
C’est dire si « Une femme en blanc », le feuilleton médico-pas-très-légal sur France 2 est parfaitement ennuyeux. Dialogues attendus, situations archi déjà vues: la femme seule contre tous, contre son père et contre elle-même, l’amour d’abord impossible, le méchant chirurgien, Le docteur lâche, le docteur dragueur, l’infirmière sympa sans oublier le fils hospitalisé.
Enfin, si tout ce cinéma a pu faire vivre quelques techniciens de plateau, des caméramen, des scriptes, des régisseurs et des comédiens, tant mieux. Mais je ne félicite pas les scénaristes et dialoguistes qui ont peut-être peiné sur le roman de Janine Boissard, mais sacré bon sang, quand on veut on peut.
En attendant de voir du bon cinéma chirurgical façon « Sept morts sur ordonnance », vous pouvez toujours vous refaire un épisode d’« Urgences », qui repasse le samedi après-midi sur France 2. C’est un peu la même tambouille mais ça va beaucoup plus vite et c’est de toute façon plus crédible que Sandrine qui voulait jouer au docteur.
Post Scriptum: a priori, tout le monde ne pense pas comme moi puisqu’il y aurait eu, selon Médiamétrie, une moyenne de 6,5 millions de personnes devant leur poste pour chaque épisode. Ca ne donne pas envie d’être malade.
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