Le 29 décembre en rangeant les affaires de 2007 j’avais fait un petit bilan musical. Mon coup de cœur de l’année était allé à Peter Cincotti et son album « East of Angel Town ». Voilà ce que j’écrivais il y a trois mois :
Pianiste, jazzman et bientôt pop star ? De brillantes mélodies, un son qui n’est pas sans rappeler le grand Billy Joël. Bref un album où rien n’est à jeter de la première à la dernière chanson. Mes morceaux préférés :« Goodbye Philadelphia », « Be Careful », « Cinderella beautiful » et « The country life”.
Je n’y retire pas une ligne. Le beau Peter était hier à l’Olympia où Monsieur Placard avait eu la judicieuse idée de m’inviter. Que du bon swing avec la pèche qu’offre le « live ». Le virtuose du piano a chanté tout son album en mettant certaines chansons encore plus en valeur comme « Always watching you ». Sur un solo de piano en fin de concert, on aurait pu croire un instant que Jean-Sébastien Bach avait pris les habits de Stewie Wonder.
Merci Peter et garde la forme.
Il y a 10 ans
Jeudi, 19 mars 1998.
Ça sent le sapin.
« J’vous l’mets comment vot’ cercueil M’sieur Maurice?
Impérial Pullmann pour faire joli à la sortie de Prison?
Et les motifs pour le velours intérieur?
Carreaux Vichy ou rayures Treblinka?
Ce n’est pas que j’vous veux du mal comme on dit, mais quand il s’agit de s’habiller pour l’éternité faudrait voir à pas s’gourrer.
Car à force de vous avoir vu endosser tous les costards, ce n’est pas fastoche de vous faire du sur mesure!
D’ailleurs même ceux à qui vot’ tronche et vos actes ne reviennent pas, ont du mal à se mettre d’accord sur la durée de la concession.
Vingt piges, trente piges, perpet’, allez savoir?
En attendant le verdict qui doit tomber le 27 mars, j’vous fais une fleur.
J’vous installe gratos la quadriphonie dans la boîte.
Avec en continu le cri des enfants enfermés dans les wagons à bestiaux.
Elle n’est pas chouette ma promo?
Et n’ayez crainte, l’installation est garantie à mort.
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mercredi 19 mars 2008
mardi 25 septembre 2007
Bonzes-hommes
Depuis jeudi des milliers de moines bouddhistes manifestent dans les rues de Rangoon, la capitale de la Birmanie. Hier et aujourd’hui le peuple s’est rallié au panache safran de leurs robes. Déterminés et pacifistes, ils osent braver la dictature militaire.
Dans ce pays habitué à mater les rebellions dans un bain de sang (3000 morts en 1988), une femme frêle et belle s’est levée. Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, est assigné à résidence par le régime. Elle a pu croiser devant chez elle le fleuve orange de la démocratie. Il semblerait que depuis aujourd’hui elle ait été à nouveau emprisonnée.
La Chine est le principal protecteur de la junte militaire en place. S’il n’y avait les Jeux Olympiques en perspective (Pékin 2008), le régime chinois aurait selon toute vraisemblance laissé les bouchers en place faire leur office. Mais il y avait aujourd’hui une assemblée générale à l’ONU et le monde avait braqué ses caméras sur le golfe du Bengale.
Est-ce que demain la détermination des manifestants religieux et laïcs aura la même force ?
Et si l’Europe menaçait la Chine d’un boycott olympique. Une mesure plus radicale que les sanctions économiques pour la Birmanie qui reste une plaque tournante du trafic de drogue mondial.
Il y a 10 ans
Jeudi, 25 septembre 1997
Autopsie.
Les deux cents morts ou plus de Benthala à 10 km au sud d’Alger ont-ils fait pleurer le Général Zéroual?
Ce soi-disant militaire aurait-il le trouillomètre à zéro ou se contente-t-il de laisser faire?
Enrayer l’action de ces terroristes, ces marchands de mort, ces coupeurs de gorges moyenâgeux fait-il partie réellement des objectifs de Zéroual?
Je me le demande!
Cette incapacité chronique à éradiquer ces massacres en série est plus que préoccupante. Comment des dizaines de milliers de militaires arrivent toujours après la bataille, alors que leurs casernes sont souvent très proches du lieu des tueries?
J’ai la regrettable impression que derrière le paravent des discours officiels, rien n’est fait. Dans la mesure où ces fous sanguinaires ne l’empêchent pas de vendre son pétrole, Zéroual s’en tamponne comme de sa première mitraillette.
Imaginez quelques instants que ce film d’horreur algérien soit transposé en France. Imaginez Paris et sa banlieue à feu et à sang. Imaginez des morts toujours plus nombreux. Imaginez votre famille, vos amis tués devant vous. Imaginez des nuits d’angoisse folle. Imaginez que vous-même, pouvez être égorgé à un carrefour en allant travailler. Imaginez enfin que les services de police, que l’armée ne fassent rien de concret, Imaginez l’horreur, imaginez le cauchemar...
Certains français reprochent aux citoyens algériens de ne rien faire. Relisez le paragraphe précédent et posez-vous la question. Que ferais-je dans ce cas-là?
Certains algériens de la deuxième génération qui habitent en France mais qui gardent le contact m’ont dit que ces meurtriers sont moins des illuminés d’Allah que d’ex soldats trafiquants de drogue, ayant combattu en Afghanistan, en Turquie ou ailleurs. Que certains d’entre eux ne sont pas algériens. Que les leaders sont connus et qu’il ne faut pas faire l’amalgame entre des terroristes visant des cibles politiques et des « barbes-ouzes » sans foi, sans loi et avec du sang plein les mains.
Dans ce pays habitué à mater les rebellions dans un bain de sang (3000 morts en 1988), une femme frêle et belle s’est levée. Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, est assigné à résidence par le régime. Elle a pu croiser devant chez elle le fleuve orange de la démocratie. Il semblerait que depuis aujourd’hui elle ait été à nouveau emprisonnée.
La Chine est le principal protecteur de la junte militaire en place. S’il n’y avait les Jeux Olympiques en perspective (Pékin 2008), le régime chinois aurait selon toute vraisemblance laissé les bouchers en place faire leur office. Mais il y avait aujourd’hui une assemblée générale à l’ONU et le monde avait braqué ses caméras sur le golfe du Bengale.
Est-ce que demain la détermination des manifestants religieux et laïcs aura la même force ?
Et si l’Europe menaçait la Chine d’un boycott olympique. Une mesure plus radicale que les sanctions économiques pour la Birmanie qui reste une plaque tournante du trafic de drogue mondial.
Il y a 10 ans
Jeudi, 25 septembre 1997
Autopsie.
Les deux cents morts ou plus de Benthala à 10 km au sud d’Alger ont-ils fait pleurer le Général Zéroual?
Ce soi-disant militaire aurait-il le trouillomètre à zéro ou se contente-t-il de laisser faire?
Enrayer l’action de ces terroristes, ces marchands de mort, ces coupeurs de gorges moyenâgeux fait-il partie réellement des objectifs de Zéroual?
Je me le demande!
Cette incapacité chronique à éradiquer ces massacres en série est plus que préoccupante. Comment des dizaines de milliers de militaires arrivent toujours après la bataille, alors que leurs casernes sont souvent très proches du lieu des tueries?
J’ai la regrettable impression que derrière le paravent des discours officiels, rien n’est fait. Dans la mesure où ces fous sanguinaires ne l’empêchent pas de vendre son pétrole, Zéroual s’en tamponne comme de sa première mitraillette.
Imaginez quelques instants que ce film d’horreur algérien soit transposé en France. Imaginez Paris et sa banlieue à feu et à sang. Imaginez des morts toujours plus nombreux. Imaginez votre famille, vos amis tués devant vous. Imaginez des nuits d’angoisse folle. Imaginez que vous-même, pouvez être égorgé à un carrefour en allant travailler. Imaginez enfin que les services de police, que l’armée ne fassent rien de concret, Imaginez l’horreur, imaginez le cauchemar...
Certains français reprochent aux citoyens algériens de ne rien faire. Relisez le paragraphe précédent et posez-vous la question. Que ferais-je dans ce cas-là?
Certains algériens de la deuxième génération qui habitent en France mais qui gardent le contact m’ont dit que ces meurtriers sont moins des illuminés d’Allah que d’ex soldats trafiquants de drogue, ayant combattu en Afghanistan, en Turquie ou ailleurs. Que certains d’entre eux ne sont pas algériens. Que les leaders sont connus et qu’il ne faut pas faire l’amalgame entre des terroristes visant des cibles politiques et des « barbes-ouzes » sans foi, sans loi et avec du sang plein les mains.
jeudi 5 juillet 2007
Où va-t-on?
La nuit dernière, le Comité International Olympique réuni à Guatemala City a désigné la ville de Sotchi (Russie) pour organiser les Jeux d’hiver de 2014. Allez voir sur une mappemonde, cette ville, station balnéaire posée sur la mer noire, ne dispose bien sûr d’aucune infrastructure pour accueillir les J.O. Una vague station de ski à 80km, équipée de deux ou trois remonte-pentes et puis c’est tout. Cela n’a pas empêcher les membres du CIO de confier à la Russie les jeux d’hiver les plus chers jamais organisé. La facture s’élèvera à 12 milliards d’euros. Mais qu’importe si la construction de tous les équipements et de toutes les pistes sera une catastrophe écologique ; qu’importe si cette ville de bains est le lieu de villégiature privilégié de la mafia russe ; qu’importe si la Tchétchénie est à moins de 500km. Jacques Rogge, le président du CIO qui se voulait le rénovateur des Jeux, qui se voulait être celui qui tourne le dos à la démesure et aux pratiques de corruption trop souvent remarquées lors du règne de Juan Antonio Samaranch, est pour l’instant en totale contradiction avec lui-même. Celui qui fut en Belgique un grand champion d’aviron m’avait pourtant donné l’impression de vouloir remettre le sport et les athlètes au cœur des J.O. En l’espace de deux ans, le CIO a choisi Londres pour les Jeux de 2012 et Sotchi pour ceux de 2014. Les Jeux de l’argent et des budgets démesurés. Deux villes qui n’avaient pas obtenus l’assentiment des athlètes. Mais qu’est-ce que l’on n’en a à faire des athlètes ? Je vous le demande. Ils sont là pour courir, sauter, nager mais ce n’est pas le plus important. N’est pas Monsieur Rogge ? Le plus important est de faire plaisir à Monsieur Poutine, à Monsieur Blair comme il y a peu on faisait plaisir aux dirigeants chinois pour les J.O. de 2008.
Le marketing vient donc de battre le sport.
Dans un an à Pékin, les Jeux se dérouleront dans l’une des villes les plus polluées du monde et dans un pays pour le moins très peu démocratique. En 2012, Londres devra dépenser deux fois plus d’argent que ne l’aurait fait Paris. Et dans sept ans, au bord de la mer Noire, à Sotchi, Monsieur Rogge et Monsieur Poutine (comme Joseph Staline lors de son règne) pourront boire un café en terrasse en se disant que décidément le sport et les Jeux, c’est magnifique. Dommage qu’il faille des athlètes au milieu de tout ça.
PS : Il y a quelques mois, l’Union Européenne de Football dirigée par Michel Platini a désigné l’Ukraine et la Pologne pour l’organisation du prochain Euro de football. A lire la presse, cette candidature a largement bénéficiée des largesses d’un oligarque ukrainien, dont les « petits » cadeaux n’auraient pas laissé insensibles les votants. Permettre à de nouveaux pays d’organiser des grands rendez-vous sportifs c’est bien, mais pas à n’importe quel prix.
Il y a 10 ans
Samedi, 5 juillet 1997.
Un petit tour au jardin.
Le calendrier sportif a ceci de chrétien que les grand-messes ont toujours lieu à des dates immuables. Le week-end des finales du tournoi de tennis de Wimbledon coïncide très souvent avec le départ du Tour de France.
Alors pour les fans de tennis et de vélo comme moi (eh oui!), c’est du pain béni. Un pain de messe cornélien puisqu’il est très difficile de le rompre. Comment choisir cette après-midi entre la finale Novotna-Hingis et le prologue de Rouen en hommage à Anquetil? Surtout si ces petites reines du gazon nous offrent un spectacle digne des duels Navratilova-Evert d’antan. Hier Cédric Pioline nous a fait jeûner jusqu’à 21H30. Impossible d’avaler quoique ce soit avant sa balle de match victorieuse contre Stich au 5ème set. Pourvu que dimanche il nous sorte encore contre Sampras un match de haute volée. Qu’il nous fasse aimer ce jardin anglais où seul un français depuis la guerre (Yvon Petra) a pu faire un tour d’honneur.
Peut-être qu’un jour, le Tour de France partira de Wimbledon afin d’éviter que nos cœurs se déchirent en deux morceaux égaux pour suivre ces monuments sportifs de l’été? Déjà en 1980, comment pouvait-on choisir entre Borg-Mc Enroe d’un côté du filet et Hinault-Zoetemelk de l’autre côté de la route?
Le marketing vient donc de battre le sport.
Dans un an à Pékin, les Jeux se dérouleront dans l’une des villes les plus polluées du monde et dans un pays pour le moins très peu démocratique. En 2012, Londres devra dépenser deux fois plus d’argent que ne l’aurait fait Paris. Et dans sept ans, au bord de la mer Noire, à Sotchi, Monsieur Rogge et Monsieur Poutine (comme Joseph Staline lors de son règne) pourront boire un café en terrasse en se disant que décidément le sport et les Jeux, c’est magnifique. Dommage qu’il faille des athlètes au milieu de tout ça.
PS : Il y a quelques mois, l’Union Européenne de Football dirigée par Michel Platini a désigné l’Ukraine et la Pologne pour l’organisation du prochain Euro de football. A lire la presse, cette candidature a largement bénéficiée des largesses d’un oligarque ukrainien, dont les « petits » cadeaux n’auraient pas laissé insensibles les votants. Permettre à de nouveaux pays d’organiser des grands rendez-vous sportifs c’est bien, mais pas à n’importe quel prix.
Il y a 10 ans
Samedi, 5 juillet 1997.
Un petit tour au jardin.
Le calendrier sportif a ceci de chrétien que les grand-messes ont toujours lieu à des dates immuables. Le week-end des finales du tournoi de tennis de Wimbledon coïncide très souvent avec le départ du Tour de France.
Alors pour les fans de tennis et de vélo comme moi (eh oui!), c’est du pain béni. Un pain de messe cornélien puisqu’il est très difficile de le rompre. Comment choisir cette après-midi entre la finale Novotna-Hingis et le prologue de Rouen en hommage à Anquetil? Surtout si ces petites reines du gazon nous offrent un spectacle digne des duels Navratilova-Evert d’antan. Hier Cédric Pioline nous a fait jeûner jusqu’à 21H30. Impossible d’avaler quoique ce soit avant sa balle de match victorieuse contre Stich au 5ème set. Pourvu que dimanche il nous sorte encore contre Sampras un match de haute volée. Qu’il nous fasse aimer ce jardin anglais où seul un français depuis la guerre (Yvon Petra) a pu faire un tour d’honneur.
Peut-être qu’un jour, le Tour de France partira de Wimbledon afin d’éviter que nos cœurs se déchirent en deux morceaux égaux pour suivre ces monuments sportifs de l’été? Déjà en 1980, comment pouvait-on choisir entre Borg-Mc Enroe d’un côté du filet et Hinault-Zoetemelk de l’autre côté de la route?
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