Trop bon, trop con ce Coluche.
Non seulement il créé les Restos du cœur qui, en se diversifiant ont donné à manger à ceux qui ont faim, mais ont aussi donné un toit, du travail, une écoute, une assistance ... Bref tout ce que l’on est en droit d’attendre d’une démocratie normalement constituée qui sait que le mode de vie d’aujourd’hui est une terrible génitrice de laissés pour compte.
Et en plus il invite dans son sillage et celui de Jean-Jacques Goldman depuis presque vingt ans, des dizaines d’artistes, affectueusement surnommés « les Enfoirés » à venir pousser la chansonnette lors d’un spectacle plutôt rafraichissant comparé aux heures de téléréalité bidonnées qui polluent nos antennes.
L’hiver 85, les restos avaient distribué 8.5 millions de repas, il y a deux ans le total était de 75 millions. Les associations ont de plus en plus de mal à récupérer les surplus alimentaires alors que cet accès a été autorisée par le Parlement européen en 1986.
Toutefois, selon Wikipedia, « la question de l’accès aux stocks européens n’est pas encore définitive, des groupes représentant des sociétés agro-alimentaires et distributeurs ayant tenté de faire pression avec l’Organisation mondiale du commerce, pour que cette redistribution soit plus encadrée et limitée, voire supprimée du règlement européen et prise en charge par les budgets sociaux nationaux et collectivités locales ».
Comme quoi des enfoirés il y en a vraiment partout.
Il y a 10 ans
Samedi, 7 mars 1998.
Le renard, la génisse et la marguerite.
Tout s’uniformise à une vitesse folle. Les discours politiques, les paysages urbains, les émissions de télé et je n’ose parler du contenu de nos assiettes.
Parlons-en quand même, je sais que ça va encore m’énerver, mais tant pis.
A l’heure où le guide Michelin vient de décerner trois étoiles au restaurant « Le jardin des sens » à Montpellier, des chercheurs de l’INRA annoncent la naissance d’une génisse clonée.
Le plus drôle dans cette histoire, outre le fait que le professeur de l’INRA s’appelle Monsieur Renard et qu’il a donné un nom de fleur à sa « bête », c’est que l’honneur du gros livre rouge de la gastronomie française ne revienne pas à un seul cuisinier mais à deux frères ... jumeaux!
Quel pied de nez, à défaut d’être de veau à ceux qui pensent que la photocopieuse à bouffe mise au point par ces chercheurs qui se prennent pour Dieu le père, pourrait devenir la panacée.
Quel plaisir aurai-je demain à me régaler d’un ris de veau aux morilles, si je sais qu’il est né en circuit fermé. Autant se coller une photocopie couleur dans le fond de l’assiette en pleurant devant tous ces grands restaurants bientôt rachetés par Rank Xerox.
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vendredi 7 mars 2008
lundi 3 décembre 2007
Bonnes et mauvaises nouvelles.
C’est lundi comme chantait Jesse Garon. Envie de bonnes nouvelles pour commencer la semaine d’un pied léger.
Quels ingrédients peut-on jeter dans le grand faitout de l’actualité ?
Les Restos ont toujours du cœur. Heureusement car la France se paupérise. Plus de sept millions de nos compatriotes vivent sous le seuil de pauvreté. Alors Coluche est toujours (devrait-on dire malheureusement) d’actualité. Les 51 000 bénévoles retroussent leurs manches dès aujourd’hui pour la vingt-deuxième fois. Toujours plus de bras pour servir encore plus de repas. Toujours plus de gens au chaud, toujours plus d’aide et de conseils aux démunis.
Poutine a gagné ses élections législatives. Un adjectif possessif utilisé sciemment puisqu’elles n’étaient à personne d’autre. La véritable opposition muselée, tabassée, emprisonnée n’a pas existé aux yeux des Russes qui ont voté à 63% pour un nouveau tsar. Angela Merkel a haussé le ton : "Mesurée à l'aune de nos critères, ce n'était ni une élection libre et équitable, ni une élection démocratique". Tandis que « Nicolaï » Sarkozy félicitait chaleureusement le boss du Kremlin. Chercher l’erreur. Une différence d’appréciation qui tient peut-être à une ballade en 4X4 ?
Au Venezuela, les citoyens ont eu la lucidité de désavoué leur chef d’état. Hugo Chavez avait demandé au peuple par référendum, l’élargissement de ses pouvoirs, la possibilité d’être élu à vie et le droit de museler la presse en cas de crise. Les vénézuéliens ont dit non.
Bon début de semaine à toutes et à tous.
Il y a 10 ans
Mercredi, 3 décembre 1997.
Magnez-vous le popotin.
Sur l’écologie de la planète j’ai l’impression d’avoir tout dit.
Sur les mines antipersonnel aussi.
Sur le procès Papon également.
Alors s’il vous plaît messieurs et mesdames qui êtes au cœur de ces débats vitaux, faites-moi mentir une fois.
Si seulement vous pouviez me traiter de vieille radoteuse acariâtre, ça voudrait dire que tout est réglé.
Avant d’aller vous coucher à Ottawa, Kyoto ou Bordeaux, pensez à faire faire de beaux rêves au monde et à ceux qui l’habitent.
Quels ingrédients peut-on jeter dans le grand faitout de l’actualité ?
Les Restos ont toujours du cœur. Heureusement car la France se paupérise. Plus de sept millions de nos compatriotes vivent sous le seuil de pauvreté. Alors Coluche est toujours (devrait-on dire malheureusement) d’actualité. Les 51 000 bénévoles retroussent leurs manches dès aujourd’hui pour la vingt-deuxième fois. Toujours plus de bras pour servir encore plus de repas. Toujours plus de gens au chaud, toujours plus d’aide et de conseils aux démunis.
Poutine a gagné ses élections législatives. Un adjectif possessif utilisé sciemment puisqu’elles n’étaient à personne d’autre. La véritable opposition muselée, tabassée, emprisonnée n’a pas existé aux yeux des Russes qui ont voté à 63% pour un nouveau tsar. Angela Merkel a haussé le ton : "Mesurée à l'aune de nos critères, ce n'était ni une élection libre et équitable, ni une élection démocratique". Tandis que « Nicolaï » Sarkozy félicitait chaleureusement le boss du Kremlin. Chercher l’erreur. Une différence d’appréciation qui tient peut-être à une ballade en 4X4 ?
Au Venezuela, les citoyens ont eu la lucidité de désavoué leur chef d’état. Hugo Chavez avait demandé au peuple par référendum, l’élargissement de ses pouvoirs, la possibilité d’être élu à vie et le droit de museler la presse en cas de crise. Les vénézuéliens ont dit non.
Bon début de semaine à toutes et à tous.
Il y a 10 ans
Mercredi, 3 décembre 1997.
Magnez-vous le popotin.
Sur l’écologie de la planète j’ai l’impression d’avoir tout dit.
Sur les mines antipersonnel aussi.
Sur le procès Papon également.
Alors s’il vous plaît messieurs et mesdames qui êtes au cœur de ces débats vitaux, faites-moi mentir une fois.
Si seulement vous pouviez me traiter de vieille radoteuse acariâtre, ça voudrait dire que tout est réglé.
Avant d’aller vous coucher à Ottawa, Kyoto ou Bordeaux, pensez à faire faire de beaux rêves au monde et à ceux qui l’habitent.
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