Celles et ceux qui n’ont pas fait maths première langue peuvent passer leur chemin. L’escalade des chiffres qui vont suivre vous vous faire perdre la tête, le sens de l’orientation et le sens des valeurs.
Le chiffre ci-dessus représente le coût véritable de la guerre en Iraq.
La moitié pour les Etats-Unis et l’autre pour le reste du monde.
Ça fait cher le Caddie®.
Ce chiffre ne sort pas du chapeau de n’importe quel va-t-en-paix. C’est le prix Nobel d’Economie de 2005, Joseph Stiglitz, qui a effectué ces estimations qui donnent le vertige.
16 milliards par mois pour le budget de la défense US (Iraq + Afghanistan).
25 milliards par an pour les américains à cause de l’augmentation du prix du pétrole.
1000 milliards d’intérêts que devront payer les américains avant 2017 pour le remboursement des emprunts liés à la guerre.
Chaque foyer américain paye 138 dollars par mois pour les frais courants de cette guerre caprice de George W Bush.
...
Brrr. Tout ces zéros vous donneront encore plus le frisson quand je vous aurais dit qu’avec mille milliards de dollars, il est possible de financer 8 millions de logements, 15 millions de professeurs ou encore 43 millions de parcours universitaires ou des soins pour 530 millions d’enfants par an.
Je vous laisse faire la multiplication par 6.
Moi je vais me coucher, ma calculette vient de rendre l’âme.
PS : Pour en savoir plus il vous en coûtera seulement 20 dollars. Le livre de Joseph Stiglitz et Linda Bilmes est publié par Allen Lane.
Il y a 10 ans
Mardi, 10 mars 1998.
Licenciement macro-économique.
La moutarde me monte au nez et je suis polie. Pierre Dauzier, Corrézien et ami de qui vous savez, vient d’être remercié par Jean-Marie Messier, PDG de la toute puissante Compagnie Générale de Eaux. Pierre Dauzier était PDG d’Havas et comme « Killer Messier » voulait absorber cet immense groupe pour satisfaire à ses envies de démiurge de la communication, il lui a tout simplement demandé de prendre la porte. Le « seigneur des tuyaux » n’avait plus qu’à régler le « petit » problème du montant de l’indemnité du corrézien récalcitrant.
Que les chômeurs et les travailleurs en situation précaire ne lisent pas la suite, ils risqueraient de devenir fous.
Car la mégalomanie de J2M ne s’est pas embarrassée pour un modique chèque de 27 millions de francs (on a même parlé de 40 millions à une époque), sachant qu’il en avait déjà fait un de 21 millions pour bouter Christian Brégou hors de la CEP, filiale d’Havas.
Près de 50 millions pour virer deux bosses, sans compter leurs états-majors indésirables, c’est monstrueux. Quand on pense aux centaines d’employés des différentes sociétés du groupe Havas, virés comme des malpropres, après d’incessantes restructurations, regroupements, éclatements, fusions ...
50 millions c’est 658 années de travail pour un smicard.
Sachant que Pierre Dauzier ne devait pas avoir des problèmes de fin de mois, il y a de quoi être terrorisée devant l’horreur économique et ses dérives.
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lundi 10 mars 2008
mercredi 27 février 2008
J’te fais un prix.
Mesdames Sarkozy (ex et nouvelle), Madame Fillon ou Monsieur Lagarde ne doivent pas souvent aller faire leurs courses au supermarché. Et pourtant, c’est souvent en écoutant et observant nos concitoyens et leur chariots dans les allées des grandes surfaces ou aux caisses que l’on apprend beaucoup. C’est également en se coltinant la corvée des courses que l’on apprend à compter sans calculette l’indice INSEE, le vrai, celui qui donne le pouls de votre porte-monnaie. En ce moment c’est plutôt du bouche à bouche dont a besoin le mien. Il en est à son deuxième arrêt cardiaque devant le prix du poisson et des légumes frais. Je n’en veux pas aux pêcheurs et aux agriculteurs. Le prix d’une salade livrée par le producteur est de 15 à 20 centimes d’euros. Quand il arrive sur les étals il est de 1.20 à 1.70 euros. Les intermédiaires et les distributeurs exagèrent. Mais ça tout le monde le sait. Alors pourquoi faire encore une fois de la communication en envoyant quelques inspecteurs du ministère de l’économie mesurer les prix dans quelques boutiques et faire parade Christine Lagarde au Carrefour de la Porte de Bercy ?
Aller François, tiens je te donne un jeton de caddie® et si tu fais les courses chaque samedi j’te fais un prix.
Il y a 10 ans
Vendredi, 27 février 1998.
Comme tu veux, tu « choises ».
Pas facile de sélectionner avec clairvoyance le sujet du jour. Parce qu’à force de se rapprocher du dernier jour, je trouve qu’une info est trop comme ceci ou pas assez comme cela. Que j’ai déjà parlé du sujet ou au contraire que le sujet ne m’intéresse pas. Bref, certains jours je suis dans la merde. Alors la meilleure façon de s’en sortir est de passer en revue l’actualité du jour et de vous laisser faire votre marché, le cabas à bout de bras et l’œil sur les étiquettes plantées dans les morceaux choisis de ce 27 février 1998.
Un kilo de fesses de luxe avec Robert de Niro dans le rôle du témoin dans une affaire de réseau de call-girls.
Deux quintaux de nibards de Lolo Ferrari qui ne pourra plus utiliser le nom du constructeur à des fins commerciales.
Un balai (à chiottes?) pour « faire le ménage en Corse » selon l’expression de Jean-Pierre Chevènement.
Le bout de lard ... maigre offert par Lionel Jospin avec l’indexation de l’allocation spécifique de solidarité sur l’évolution des prix.
Une tronche de cake de résistant synthétique nommé Papon, qui veut nous faire croire à son héroïsme cinquante cinq ans après avoir joué au chef de gare à Bordeaux.
Un morceau faisandé de chanteur roucoulant nommé Hervé Vilar qui nous fait son énième come-back au Cirque d’Hiver à Paris.
Alors faites vos courses vous-mêmes dans ce bazar du jour et remplissez votre panier avec les nouvelles au meilleur rapport qualité-prix.
Aller François, tiens je te donne un jeton de caddie® et si tu fais les courses chaque samedi j’te fais un prix.
Il y a 10 ans
Vendredi, 27 février 1998.
Comme tu veux, tu « choises ».
Pas facile de sélectionner avec clairvoyance le sujet du jour. Parce qu’à force de se rapprocher du dernier jour, je trouve qu’une info est trop comme ceci ou pas assez comme cela. Que j’ai déjà parlé du sujet ou au contraire que le sujet ne m’intéresse pas. Bref, certains jours je suis dans la merde. Alors la meilleure façon de s’en sortir est de passer en revue l’actualité du jour et de vous laisser faire votre marché, le cabas à bout de bras et l’œil sur les étiquettes plantées dans les morceaux choisis de ce 27 février 1998.
Un kilo de fesses de luxe avec Robert de Niro dans le rôle du témoin dans une affaire de réseau de call-girls.
Deux quintaux de nibards de Lolo Ferrari qui ne pourra plus utiliser le nom du constructeur à des fins commerciales.
Un balai (à chiottes?) pour « faire le ménage en Corse » selon l’expression de Jean-Pierre Chevènement.
Le bout de lard ... maigre offert par Lionel Jospin avec l’indexation de l’allocation spécifique de solidarité sur l’évolution des prix.
Une tronche de cake de résistant synthétique nommé Papon, qui veut nous faire croire à son héroïsme cinquante cinq ans après avoir joué au chef de gare à Bordeaux.
Un morceau faisandé de chanteur roucoulant nommé Hervé Vilar qui nous fait son énième come-back au Cirque d’Hiver à Paris.
Alors faites vos courses vous-mêmes dans ce bazar du jour et remplissez votre panier avec les nouvelles au meilleur rapport qualité-prix.
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mardi 12 février 2008
Clopinettes.
Les prévisions d’augmentation de nos salaires sont plus proches du zéro que de l’infini. A l’échelle de l’argot de rue, notre pouvoir d’achat risque d’augmenter de bernique, peau de zobe, que dalle voire d’atteindre miraculeusement le niveau de clopinettes.
Rajouter un cran à sa ceinture va devenir le sport national.
En attendant, de l’autre côté du terrain, les membres de l’équipe dirigeante ont rajouté quelques centimètres de peau de crocodile à leur ceintures.
Une enquête publiée dans La Tribune révèle que les patrons des entreprises du CAC 40 ont vu leur rémunération progresser en moyenne de 40% en 2007 pour s’établir à une coquette moyenne de 6 millions d’euros.
Pour info, ça fait un mois de SMIC par jour.
Ça va faire du bruit dans le Landerneau des paumés, des laissés pour compte, des Rmistes, des chômeurs en fin de droit, des CDD, des temps partiels, les smicards et de tous ceux qui triment et transpirent pour des clopinettes.
Il y a 10 ans
Jeudi, 12 février 1998.
On n’est plus là pour se défiler.
Emouvantes et émouvants, ces femmes et ces enfants corses qui avaient pris la tête des défilés pour la paix à Bastia et à Ajaccio. Près de trente mille personnes marchant en silence comme pour défier cette loi du même nom qui cloue les becs et torture les âmes.
La Corse ne sera sans doute jamais une région comme les autres, de la même manière que je n’aimerais pas que la Bretagne ressemble à l’Alsace ou que le Pays Basque se pare des atours de la Savoie. Néanmoins, hier, j’ai eu l’impression qu’elle se rapprochait un peu du reste de la France.
Peut-être parce que devant les hommes il y avait les femmes et les enfants qui feront la Corse de demain.
Rajouter un cran à sa ceinture va devenir le sport national.
En attendant, de l’autre côté du terrain, les membres de l’équipe dirigeante ont rajouté quelques centimètres de peau de crocodile à leur ceintures.
Une enquête publiée dans La Tribune révèle que les patrons des entreprises du CAC 40 ont vu leur rémunération progresser en moyenne de 40% en 2007 pour s’établir à une coquette moyenne de 6 millions d’euros.
Pour info, ça fait un mois de SMIC par jour.
Ça va faire du bruit dans le Landerneau des paumés, des laissés pour compte, des Rmistes, des chômeurs en fin de droit, des CDD, des temps partiels, les smicards et de tous ceux qui triment et transpirent pour des clopinettes.
Il y a 10 ans
Jeudi, 12 février 1998.
On n’est plus là pour se défiler.
Emouvantes et émouvants, ces femmes et ces enfants corses qui avaient pris la tête des défilés pour la paix à Bastia et à Ajaccio. Près de trente mille personnes marchant en silence comme pour défier cette loi du même nom qui cloue les becs et torture les âmes.
La Corse ne sera sans doute jamais une région comme les autres, de la même manière que je n’aimerais pas que la Bretagne ressemble à l’Alsace ou que le Pays Basque se pare des atours de la Savoie. Néanmoins, hier, j’ai eu l’impression qu’elle se rapprochait un peu du reste de la France.
Peut-être parce que devant les hommes il y avait les femmes et les enfants qui feront la Corse de demain.
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samedi 9 février 2008
Super samedi.
Quarante-cinq minutes. C’est le temps montre en main qu’a mis Nicolas Sarkozy pour rendre visite, le 4 février, aux ouvriers de l’usine ArcelorMittal de Gandrange. L’actionnaire indien va délocaliser et sacrifier 600 emplois.
Sarkozy, en bon libéral à papa, affirme vouloir sauver le site et investir de l’argent. Quel argent ?
Les caisses sont vides, après avoir balancé 15 milliards au plus favorisés il ne reste pas grand-chose si on en croit les discours de Fillon et les modalités de financement du plan banlieue dévoilé hier. Un plan « espoir » qui marginalise encore plus ces morceaux de notre territoire parfois considérés comme « terra non grata ». Plus une thune aurait pu dire Fadela Amara, mal à l’aise sous les ors Elyséens pour entendre avant-hier Sarkozy débiter son énième discours folklorique concernant ce sérieux problème. Il parait même que Bernard Tapie était invité en temps qu’ancien et minable ministre de la ville. Honteux.
Pour finir ce samedi sur une note plus enjouée, le XV de France a cueilli avec difficulté un brin de trèfle sur la pelouse du Stade de France. Les courses échevelées des deux côtés étaient belles à regarder. La muraille bleue a endigué les vagues vertes jusqu’à l’ultime seconde.
Joué comme ça, le rugby est le plus beau des sports.
Il y a 10 ans
Lundi, 9 février 1998.
Mani pulite.
Y’en a marre d’entendre encore et encore que « la loi républicaine doit être respectée en Corse », ou que « la Corse fait partie intégrante de la France ».
Le problème c’est que depuis des lustres (sans remonter peut-être aux ors de l’empire Napoléonien), le sud de notre pays et en particulier l’île de beauté est le théâtre d’horreurs meurtrières et mafieuses qui auraient tendance à lui donner le visage du vice plutôt que de la vertu.
Ce n’est pas du racisme anti-méditerranéen primaire que de dire que du Var aux Alpes-Maritimes en passant par la Corse du sud et du nord, les affaires mêlant la politique et le milieu sont plus nombreuses que dans le Finistère, la Creuse, le Doubs ou dans l’Aisne.
Les velléités autonomistes jadis folkloriques ont, d’après les experts, fait place à une « dérive mafieuse ».
Les bandits du maquis font une résistance qui n’honore pas les Corses.
Et pourtant: La mer est paraît-il superbe... La bouffe est succulente... ... Les gens accueillants... Le climat paradisiaque.
Pour mes prochaines vacances dans ce « pays » que je ne connais pas, je vous saurais gré, messieurs les politiciens du coin, de bien vouloir faire le ménage et balayer devant votre porte.
Les italiens ont décidé en leur temps de ce coup de balai nécessaire. Alors pourquoi ne pas faire de même chez vous avant que ces côtes et ces montagnes ne deviennent une Sicile bis à force de vous en laver les mains.
Sarkozy, en bon libéral à papa, affirme vouloir sauver le site et investir de l’argent. Quel argent ?
Les caisses sont vides, après avoir balancé 15 milliards au plus favorisés il ne reste pas grand-chose si on en croit les discours de Fillon et les modalités de financement du plan banlieue dévoilé hier. Un plan « espoir » qui marginalise encore plus ces morceaux de notre territoire parfois considérés comme « terra non grata ». Plus une thune aurait pu dire Fadela Amara, mal à l’aise sous les ors Elyséens pour entendre avant-hier Sarkozy débiter son énième discours folklorique concernant ce sérieux problème. Il parait même que Bernard Tapie était invité en temps qu’ancien et minable ministre de la ville. Honteux.
Pour finir ce samedi sur une note plus enjouée, le XV de France a cueilli avec difficulté un brin de trèfle sur la pelouse du Stade de France. Les courses échevelées des deux côtés étaient belles à regarder. La muraille bleue a endigué les vagues vertes jusqu’à l’ultime seconde.
Joué comme ça, le rugby est le plus beau des sports.
Il y a 10 ans
Lundi, 9 février 1998.
Mani pulite.
Y’en a marre d’entendre encore et encore que « la loi républicaine doit être respectée en Corse », ou que « la Corse fait partie intégrante de la France ».
Le problème c’est que depuis des lustres (sans remonter peut-être aux ors de l’empire Napoléonien), le sud de notre pays et en particulier l’île de beauté est le théâtre d’horreurs meurtrières et mafieuses qui auraient tendance à lui donner le visage du vice plutôt que de la vertu.
Ce n’est pas du racisme anti-méditerranéen primaire que de dire que du Var aux Alpes-Maritimes en passant par la Corse du sud et du nord, les affaires mêlant la politique et le milieu sont plus nombreuses que dans le Finistère, la Creuse, le Doubs ou dans l’Aisne.
Les velléités autonomistes jadis folkloriques ont, d’après les experts, fait place à une « dérive mafieuse ».
Les bandits du maquis font une résistance qui n’honore pas les Corses.
Et pourtant: La mer est paraît-il superbe... La bouffe est succulente... ... Les gens accueillants... Le climat paradisiaque.
Pour mes prochaines vacances dans ce « pays » que je ne connais pas, je vous saurais gré, messieurs les politiciens du coin, de bien vouloir faire le ménage et balayer devant votre porte.
Les italiens ont décidé en leur temps de ce coup de balai nécessaire. Alors pourquoi ne pas faire de même chez vous avant que ces côtes et ces montagnes ne deviennent une Sicile bis à force de vous en laver les mains.
mercredi 6 février 2008
Super Mercredi.
Pas vraiment.
Pas du tout.
Mais vraiment pas du tout.
Un super mercredi mon c...
Dans ma petite voiture, trajet habituel vers le boulot. Pas rigolo. Routine et radio.
L’autoroute est bloquée. Pas d’infos. Pas de signalisation sur les panneaux pourtant faits pour ça.
Les chauffeurs de taxis bloquent l’accès à la capitale et aux grandes villes de province.
Pourquoi ?
Pour rien. Pour manifester contre une idée issue du rapport Attali sensé proposer des pistes pour relancer la croissance.
L’idée de libéraliser le marché des taxis.
Juste une idée.
Même pas un projet discuté en conseil des ministres.
Même pas un texte de loi qui serait passé par l’Assemblée ou le Sénat.
Non, un merdier général rien que pour quelques lignes écrite dans un rapport bidon dont les propositions ne verront jamais le jour.
Il ne faut jamais généraliser mais ce matin les taxis étaient tous des gros cons.
Il y a 10 ans
Vendredi, 6 février 1998.
En rade.
Un moins un égale zéro. Que cette comptine de table de soustraction est douce à l’oreille.
Jean-Marie Le Chevallier, pour avoir tricher sur ses comptes de campagne, vient de voir son élection de député de la 1ère circonscription du Var invalidée par le Conseil constitutionnel.
Tout compte fait, plus aucun député FN à l’Assemblée Nationale, ça fait du bien aux neurones.
Mais bien décidé à ne pas en rester là, Le Chevallier qui s’estime sans peur et surtout sans reproche, va peut-être mettre sa femme sur le trottoir à électeurs pour le remplacer dans ses fonctions. Un tour de passe-passe électoral estampillé Mégret à Vitrolles et qui semble faire des émules à la vitesse du mistral au galop.
A moins que Le Pen en décide autrement et s’auto-investisse candidat. J’en doute, tant celui qui bombe le torse dans les meetings semble avoir peur de se prendre un missile en plein bide, dans cette rade toulonnaise de tous les dangers.
Pas du tout.
Mais vraiment pas du tout.
Un super mercredi mon c...
Dans ma petite voiture, trajet habituel vers le boulot. Pas rigolo. Routine et radio.
L’autoroute est bloquée. Pas d’infos. Pas de signalisation sur les panneaux pourtant faits pour ça.
Les chauffeurs de taxis bloquent l’accès à la capitale et aux grandes villes de province.
Pourquoi ?
Pour rien. Pour manifester contre une idée issue du rapport Attali sensé proposer des pistes pour relancer la croissance.
L’idée de libéraliser le marché des taxis.
Juste une idée.
Même pas un projet discuté en conseil des ministres.
Même pas un texte de loi qui serait passé par l’Assemblée ou le Sénat.
Non, un merdier général rien que pour quelques lignes écrite dans un rapport bidon dont les propositions ne verront jamais le jour.
Il ne faut jamais généraliser mais ce matin les taxis étaient tous des gros cons.
Il y a 10 ans
Vendredi, 6 février 1998.
En rade.
Un moins un égale zéro. Que cette comptine de table de soustraction est douce à l’oreille.
Jean-Marie Le Chevallier, pour avoir tricher sur ses comptes de campagne, vient de voir son élection de député de la 1ère circonscription du Var invalidée par le Conseil constitutionnel.
Tout compte fait, plus aucun député FN à l’Assemblée Nationale, ça fait du bien aux neurones.
Mais bien décidé à ne pas en rester là, Le Chevallier qui s’estime sans peur et surtout sans reproche, va peut-être mettre sa femme sur le trottoir à électeurs pour le remplacer dans ses fonctions. Un tour de passe-passe électoral estampillé Mégret à Vitrolles et qui semble faire des émules à la vitesse du mistral au galop.
A moins que Le Pen en décide autrement et s’auto-investisse candidat. J’en doute, tant celui qui bombe le torse dans les meetings semble avoir peur de se prendre un missile en plein bide, dans cette rade toulonnaise de tous les dangers.
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lundi 4 février 2008
Super lundi.
Une super semaine commence. Ça vous la coupe ? « Où voit-elle su « super » cette madame Placard ? » se demande sûrement ma voisine. « En dehors du super à 1.395 euros à la pompe je ne vois vraiment pas ! ».
Pourquoi user du superlatif ?
Parce que cette semaine marque le moment clé dans la course à l’investiture des présidentielles américaines. Le « Super Tuesday » c’est demain et plus de la moitié des électeurs vont se rendre aux urnes. On y regardera de plus près demain et après-demain. Un troisième « Bush » pour une nouvelle guerre, non merci.
Un super lundi ... de merde pour commencer la semaine se sont dit les ouvriers de l’usine BRS à Devencey dans le Doubs. Le patron de la boite qui fabrique des pièces pour le secteur automobile, voulait quitter les lieux en emportant les matières premières en Slovaquie. Le tout sans payer les ouvriers pour leur mois de janvier. On peut aimer Bacon, le peintre, adorer le bacon au breakfast, mais pas le Mike Bacon, chef d’entreprise. L’angliche a plutôt fait dans les jeux brouillés. La délocalisation, petite verrue de la mondialisation de l’économie, fait toujours des dégâts. Il est pour l’instant retenu par ses employés.
Les ouvriers d’ArcelorMittal à Gandrange en Moselle (voir chronique du 26 janvier 2008) n’ont pas séquestré Nicolas Sarkozy venu leur rendre visite. Ce dernier ayant joué les petits cow-boys face au méchant indien Lakshmi Mittal lors de son déplacement à New Delhi, devait se fendre d’un déplacement dans l’est. C’est moins fun que le Ritz et les jardins de Versailles avec Carla.
Sarko a presque sorti la caisse en bois et le discours à la Blum pour promettre aux employés de ne pas les laisser tomber et d’investir sur le site. Des mots qui auraient pu sortir de la bouche d’un Charles Fiterman ou d’une Arlette encore verte. Sarko a dilué son libéralisme dans un discours qui frise le populisme. J’ai du mal à m’y retrouver mais si je me mets à la place d’une bonne vieille électrice de droite, j’y perds mon latin de messe et de cuisine.
Il y a 10 ans
Mercredi, 4 février 1998.
Les gens du nord.
La publicité qui passe à la radio pour vanter les mérites du TGV Paris-Lille fait grincer des dents dans le nord de la France.
On y dit qu’il est plus sûr et plus rapide de prendre le train plutôt que de risquer les embouteillages, le brouillard et la pluie sur la route.
Ce n’est pas faux. Et quoi de plus normal que de vanter les mérites d’un transport propre, sûr et confortable?
Les gens du Nord devraient être ravis, au contraire, que la SNCF incite ainsi au voyage, pour découvrir leur belle région.
S’ils ont vraiment dans le cœur ce soleil qui ne brille pas dehors, qu’ils cessent leurs grincements intempestifs.
Enrico Macias a fait plus pour le tourisme du Nord-Pas de Calais que bien des mauvaises campagnes de publicité.
Vive le train et laïlaïlaïlalaïlaï laïlaïlaïlalaïlaï ...
Pourquoi user du superlatif ?
Parce que cette semaine marque le moment clé dans la course à l’investiture des présidentielles américaines. Le « Super Tuesday » c’est demain et plus de la moitié des électeurs vont se rendre aux urnes. On y regardera de plus près demain et après-demain. Un troisième « Bush » pour une nouvelle guerre, non merci.
Un super lundi ... de merde pour commencer la semaine se sont dit les ouvriers de l’usine BRS à Devencey dans le Doubs. Le patron de la boite qui fabrique des pièces pour le secteur automobile, voulait quitter les lieux en emportant les matières premières en Slovaquie. Le tout sans payer les ouvriers pour leur mois de janvier. On peut aimer Bacon, le peintre, adorer le bacon au breakfast, mais pas le Mike Bacon, chef d’entreprise. L’angliche a plutôt fait dans les jeux brouillés. La délocalisation, petite verrue de la mondialisation de l’économie, fait toujours des dégâts. Il est pour l’instant retenu par ses employés.
Les ouvriers d’ArcelorMittal à Gandrange en Moselle (voir chronique du 26 janvier 2008) n’ont pas séquestré Nicolas Sarkozy venu leur rendre visite. Ce dernier ayant joué les petits cow-boys face au méchant indien Lakshmi Mittal lors de son déplacement à New Delhi, devait se fendre d’un déplacement dans l’est. C’est moins fun que le Ritz et les jardins de Versailles avec Carla.
Sarko a presque sorti la caisse en bois et le discours à la Blum pour promettre aux employés de ne pas les laisser tomber et d’investir sur le site. Des mots qui auraient pu sortir de la bouche d’un Charles Fiterman ou d’une Arlette encore verte. Sarko a dilué son libéralisme dans un discours qui frise le populisme. J’ai du mal à m’y retrouver mais si je me mets à la place d’une bonne vieille électrice de droite, j’y perds mon latin de messe et de cuisine.
Il y a 10 ans
Mercredi, 4 février 1998.
Les gens du nord.
La publicité qui passe à la radio pour vanter les mérites du TGV Paris-Lille fait grincer des dents dans le nord de la France.
On y dit qu’il est plus sûr et plus rapide de prendre le train plutôt que de risquer les embouteillages, le brouillard et la pluie sur la route.
Ce n’est pas faux. Et quoi de plus normal que de vanter les mérites d’un transport propre, sûr et confortable?
Les gens du Nord devraient être ravis, au contraire, que la SNCF incite ainsi au voyage, pour découvrir leur belle région.
S’ils ont vraiment dans le cœur ce soleil qui ne brille pas dehors, qu’ils cessent leurs grincements intempestifs.
Enrico Macias a fait plus pour le tourisme du Nord-Pas de Calais que bien des mauvaises campagnes de publicité.
Vive le train et laïlaïlaïlalaïlaï laïlaïlaïlalaïlaï ...
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samedi 26 janvier 2008
Le cow-boy chez les indiens.
Nous ne sommes pas dans une superproduction hollywoodienne. John Wayne ou Burt Lancaster ne vont pas surgir au coin de la rue dans l’aube poussiéreuse. La ville n’est pas en danger. Les indiens ont enterrés la hache de guerre. John Ford est au chômage et Charles Bronson a avalé son harmonica.
Le western est devenu un « eastern » avec dans le rôle de Will Cane (le sheriff du Train sifflera trois fois) Nicolas Sarkozy, et dans le rôle de l’indien méchant, Lakshmi Mittal, le patron de Mittal Steel Company.
L’indien (fourbe selon l’imagerie des premiers westerns) est en passe de fermer l’usine de Gandrange en Moselle d'ici au premier trimestre 2009. Petit rappel issu du site lemonde.fr : l'usine de Gandrange avait été rachetée en 1999 par l'indien Mittal Steel au Français Usinor pour le franc symbolique. Les deux entreprises ont fusionné en 2006 après l'OPA lancée par Mittal sur Arcelor, un groupe créé en 2002 entre Usinor et deux autres sidérurgistes européens. Cette fermeture programmée devrait entraîner la suppression de 600 emplois sur un millier.
Alors le cow-boy a sorti son pistolet en plastique. Devant une assemblée d’entrepreneurs indiens au premier rang desquels était assis Lakshmi Mittal, Sarkozy s’est fendu d’une de ses fameuses tautologies: « Discuter n'est pas interdit, c'est même recommandé dans une démocratie car si on ne peut pas discuter, ce n'est pas une démocratie".
Quand on a dit ça on est un vrai dur à cuire, un mec craint à l’est du Gange. Et pour marquer son territoire, si besoin était, notre président a souhaité la bienvenue aux futurs investisseurs indiens dans notre pays.
Ce soir en Moselle, je ne sais pas si on aime toujours les westerns.
Il y a 10 ans
Lundi, 26 janvier 1998.
Le Pape et son Fidel.
Pas de chance pour les conseils en communication du Pape qui pensaient sérieusement que la venue du tremblotant Saint-Père dans l’un des derniers antres du communisme allait faire un tabac dans tous les JT de la planète.
C’était sans compter les chômeurs qui, en France ont scotché les médias devant les ASSEDIC, les restaurants chics et même le siège (saint?) du parti socialiste. Puis à quelques brasses de Cuba, c’est Bill Clinton et son affaire du « Water-braguette » dixit Libération, qui secoue (pour la dernière goutte?) le monde si versatile des télés yankees. La fin du voyage hier pour JPD et son chien Fidel n’a pas eu l’écho voulu dans notre bon pays. Il est loin le temps du rassemblement des jeunes sur le champ de courses de Longchamp. Car un accompagnateur qui avait perdu la boussole a entraîné dans la mort neuf ados, un prof et un autre membre de l’UCPA, lors d’une sortie en montagne. Un drame qui a mobilisé toutes les rédactions de France et de Navarre.
Le pape est donc retourné chez lui, non sans avoir tapé sur les doigts de Fidel et de Bill.
Pour faire l’ouverture des JT du monde entier, il reste à Jean-Paul la confession du Président Américain.
Le western est devenu un « eastern » avec dans le rôle de Will Cane (le sheriff du Train sifflera trois fois) Nicolas Sarkozy, et dans le rôle de l’indien méchant, Lakshmi Mittal, le patron de Mittal Steel Company.
L’indien (fourbe selon l’imagerie des premiers westerns) est en passe de fermer l’usine de Gandrange en Moselle d'ici au premier trimestre 2009. Petit rappel issu du site lemonde.fr : l'usine de Gandrange avait été rachetée en 1999 par l'indien Mittal Steel au Français Usinor pour le franc symbolique. Les deux entreprises ont fusionné en 2006 après l'OPA lancée par Mittal sur Arcelor, un groupe créé en 2002 entre Usinor et deux autres sidérurgistes européens. Cette fermeture programmée devrait entraîner la suppression de 600 emplois sur un millier.
Alors le cow-boy a sorti son pistolet en plastique. Devant une assemblée d’entrepreneurs indiens au premier rang desquels était assis Lakshmi Mittal, Sarkozy s’est fendu d’une de ses fameuses tautologies: « Discuter n'est pas interdit, c'est même recommandé dans une démocratie car si on ne peut pas discuter, ce n'est pas une démocratie".
Quand on a dit ça on est un vrai dur à cuire, un mec craint à l’est du Gange. Et pour marquer son territoire, si besoin était, notre président a souhaité la bienvenue aux futurs investisseurs indiens dans notre pays.
Ce soir en Moselle, je ne sais pas si on aime toujours les westerns.
Il y a 10 ans
Lundi, 26 janvier 1998.
Le Pape et son Fidel.
Pas de chance pour les conseils en communication du Pape qui pensaient sérieusement que la venue du tremblotant Saint-Père dans l’un des derniers antres du communisme allait faire un tabac dans tous les JT de la planète.
C’était sans compter les chômeurs qui, en France ont scotché les médias devant les ASSEDIC, les restaurants chics et même le siège (saint?) du parti socialiste. Puis à quelques brasses de Cuba, c’est Bill Clinton et son affaire du « Water-braguette » dixit Libération, qui secoue (pour la dernière goutte?) le monde si versatile des télés yankees. La fin du voyage hier pour JPD et son chien Fidel n’a pas eu l’écho voulu dans notre bon pays. Il est loin le temps du rassemblement des jeunes sur le champ de courses de Longchamp. Car un accompagnateur qui avait perdu la boussole a entraîné dans la mort neuf ados, un prof et un autre membre de l’UCPA, lors d’une sortie en montagne. Un drame qui a mobilisé toutes les rédactions de France et de Navarre.
Le pape est donc retourné chez lui, non sans avoir tapé sur les doigts de Fidel et de Bill.
Pour faire l’ouverture des JT du monde entier, il reste à Jean-Paul la confession du Président Américain.
samedi 12 janvier 2008
On solde les soldes.
Au fronton de L’Elysée, on fait péter les promotions.
Tout doit disparaître!
Les 35 heures c’est fini ! Enfin jusqu’à nouvel ordre. La durée légale du travail fluctue joliment entre 35 et 48 heures. Que va-t-il rester du plan Aubry. Que des guenilles si l’on en croit les plus libéraux. Et pourtant, si ce système n’avait pas que des qualités (coûts et stagnation des salaires), il a au moins eu le mérite de créer au minimum 350 000 emplois.
La grande braderie!
Fin de la pub sur le service publique dixit Sarko ! Enfin jusqu’à nouvel ordre (bis). Comment faire grimper en une phrase l’action de TF1 de son pote Martin Bouygues. N’y voyez comme moi aucune collusion aucun retour d’ascenseur, espèces de malfaisantes ! Pour l’instant c’est tout bénef pour la Une et pour M6 et leurs petites sœurs de la TNT. Si la mesure est confirmée, il y aura pénurie de spot pour les annonceurs. Et qui dit manque d’emplacement disponible dit augmentation des prix, d’où des campagnes télé de plus en plus réservées aux grosses marques des gros groupes alimentaires, bancaires ou industriels. Il va sans dire que ces chaines devront couper plutôt deux fois qu’une leurs programmes pour satisfaire à la demande. En attendant les salariés de la régie de France Télévision tirent la gueule et ceux de France 3 ou de France 4 se demandent quand ils seront privatisés.
Déstockage monstre!
Jacques Attali, l’homme qui a mangé à tous les râteliers de la République et des instances internationales, nous propose l’ultime réforme pour relancer l’économie. Celle de faire de chaque semaine de l’année une semaine de solde. Si je comprends bien le garçon qui a du faire des études beaucoup plus longues que les miennes, il suffirait de brader les prix continuellement pour relancer la croissance. Où se situerait le niveau de prix des choses ? Comment les petits commerçants pourraient assurer leurs marges ? Devront nous vivre et faire nos courses dans d’éternels entrepôts du hard-discount ?
Cher Jacques, il existe un jeu de carte en Bretagne que nous appelons la coinchée. A ce jeu, vous pouvez, si vous le souhaitez et si vous avez les cartes pour, mettre « en voiture » ou en « berrouette ». Ce qui signifie qu’il n’y a plus d’atout. Ou bien, si on le lit autrement que toutes les cartes sont des atouts.
Votre réforme des soldes me fait penser à ce jeu auquel parfois on peut finir capot !
Il y a 10 ans
Lundi, 12 janvier 1998.
Goût de bouchon.
Par moment les nerfs lâchent. Bloquée au carrefour qui mène à la bretelle de l’autoroute. Vous savez qu’il vous reste au minimum trois-quarts d’heure avant de rejoindre votre boulot. Sachant que cela fait plus de vingt minutes que vous êtes partie, je vous laisse faire l’addition pour la journée. Le problème d’arithmétique élémentaire prend des allures de cauchemar à la veille du certif quand vous allumez votre autoradio et que vous entendez que le prix de l’essence a augmenté de 10 centimes en moyenne par litre. Sachant que vous consommez en de 10 à 11 litres aux cent kilomètres de Super 98 et que 17,5 kilomètres séparent votre domicile de votre lieu de travail; sachant que votre véhicule consomme 20% de plus pendant les 2/3 du temps de route; sachant que votre mari dispose d’un véhicule consommant 15% de plus et qu’il lui faut 50 minutes à l’aller pour effectuer les 21 kilomètres, cinq fois par semaine travaillée, pour aller bosser; sachant par ailleurs que l’état plus goulu que jamais, se met dans la poche les 80% du prix du litre affiché à la pompe; et sachant enfin que deux fois par semaine vous faites un détour de 2,5 kilomètres pour aller chercher la meilleure baguette de la région et que cet écart vous oblige à emprunter une côte à 8%; combien mon foyer « modèle » donnera-t-il en francs à l’Etat au bout d’un an de travail?
P.S. base de calcul: prix du litre au 12 janvier 1998: 6,71 francs et âge du Ministre de l’Economie et des Finances: 48 ans.
Tout doit disparaître!
Les 35 heures c’est fini ! Enfin jusqu’à nouvel ordre. La durée légale du travail fluctue joliment entre 35 et 48 heures. Que va-t-il rester du plan Aubry. Que des guenilles si l’on en croit les plus libéraux. Et pourtant, si ce système n’avait pas que des qualités (coûts et stagnation des salaires), il a au moins eu le mérite de créer au minimum 350 000 emplois.
La grande braderie!
Fin de la pub sur le service publique dixit Sarko ! Enfin jusqu’à nouvel ordre (bis). Comment faire grimper en une phrase l’action de TF1 de son pote Martin Bouygues. N’y voyez comme moi aucune collusion aucun retour d’ascenseur, espèces de malfaisantes ! Pour l’instant c’est tout bénef pour la Une et pour M6 et leurs petites sœurs de la TNT. Si la mesure est confirmée, il y aura pénurie de spot pour les annonceurs. Et qui dit manque d’emplacement disponible dit augmentation des prix, d’où des campagnes télé de plus en plus réservées aux grosses marques des gros groupes alimentaires, bancaires ou industriels. Il va sans dire que ces chaines devront couper plutôt deux fois qu’une leurs programmes pour satisfaire à la demande. En attendant les salariés de la régie de France Télévision tirent la gueule et ceux de France 3 ou de France 4 se demandent quand ils seront privatisés.
Déstockage monstre!
Jacques Attali, l’homme qui a mangé à tous les râteliers de la République et des instances internationales, nous propose l’ultime réforme pour relancer l’économie. Celle de faire de chaque semaine de l’année une semaine de solde. Si je comprends bien le garçon qui a du faire des études beaucoup plus longues que les miennes, il suffirait de brader les prix continuellement pour relancer la croissance. Où se situerait le niveau de prix des choses ? Comment les petits commerçants pourraient assurer leurs marges ? Devront nous vivre et faire nos courses dans d’éternels entrepôts du hard-discount ?
Cher Jacques, il existe un jeu de carte en Bretagne que nous appelons la coinchée. A ce jeu, vous pouvez, si vous le souhaitez et si vous avez les cartes pour, mettre « en voiture » ou en « berrouette ». Ce qui signifie qu’il n’y a plus d’atout. Ou bien, si on le lit autrement que toutes les cartes sont des atouts.
Votre réforme des soldes me fait penser à ce jeu auquel parfois on peut finir capot !
Il y a 10 ans
Lundi, 12 janvier 1998.
Goût de bouchon.
Par moment les nerfs lâchent. Bloquée au carrefour qui mène à la bretelle de l’autoroute. Vous savez qu’il vous reste au minimum trois-quarts d’heure avant de rejoindre votre boulot. Sachant que cela fait plus de vingt minutes que vous êtes partie, je vous laisse faire l’addition pour la journée. Le problème d’arithmétique élémentaire prend des allures de cauchemar à la veille du certif quand vous allumez votre autoradio et que vous entendez que le prix de l’essence a augmenté de 10 centimes en moyenne par litre. Sachant que vous consommez en de 10 à 11 litres aux cent kilomètres de Super 98 et que 17,5 kilomètres séparent votre domicile de votre lieu de travail; sachant que votre véhicule consomme 20% de plus pendant les 2/3 du temps de route; sachant que votre mari dispose d’un véhicule consommant 15% de plus et qu’il lui faut 50 minutes à l’aller pour effectuer les 21 kilomètres, cinq fois par semaine travaillée, pour aller bosser; sachant par ailleurs que l’état plus goulu que jamais, se met dans la poche les 80% du prix du litre affiché à la pompe; et sachant enfin que deux fois par semaine vous faites un détour de 2,5 kilomètres pour aller chercher la meilleure baguette de la région et que cet écart vous oblige à emprunter une côte à 8%; combien mon foyer « modèle » donnera-t-il en francs à l’Etat au bout d’un an de travail?
P.S. base de calcul: prix du litre au 12 janvier 1998: 6,71 francs et âge du Ministre de l’Economie et des Finances: 48 ans.
lundi 7 janvier 2008
Grand écart.
Les sondages sont comme les promesses électorales, ils n’engagent que ceux qui les écoutent.
En six mois la cote de popularité du président Sarkozy a perdu ... points. Si bien que le grand écart monté à 36 points en juillet 2007 entre les satisfaits et les insatisfaits est tombé à 3 tout petits points. Un résultat qui s’explique par l’angoisse des Français sur leur pouvoir d’achat et au non effet des mesures économiques d’Albanel et ses amis.
Le président se gobergeant dans des palais princiers ou des hôtels de luxe avec sa chanteuse top model n’arrange pas le tableau. Un écart entre la plèbe et son king « bling-bling » de moins en moins tolérable.
Dans le Parisien de ce jour, l’écart est également grand entre la page 3 et la page 7.
En page 3, le portrait de la famille Zerbib. Eric, Patricia et leurs trois enfants. 4300€ de revenus nets, des dettes et un pavillon à Noisy le Grand qu’il faut peut-être envisager de vendre pour améliorer l’ordinaire.
En page 7, une pleine page de publicité pour la marque de voiture Aston Martin. Pour celles qui ne sont pas familières des grosses cylindrées, je rappelle que c’est la mythique marque des voitures de James Bond. En trois clics sur le net voici une idée des prix du neuf. V8 Vantage à 126 000€ ou à 140 000€ en version Roadster, DB9 Volante à 180 000€ ou encore la Vanquish S à 276 000€.
Eric Zerbib pourrait vraiment travailler plus pour gagner de quoi s’offrir l’une de ces merveilles de l’ingénierie britannique.
C’est vrai quoi ? Qu’est-ce qu’il attend Eric Zerbib ?
Il y a 10 ans
Mercredi, 7 janvier 1998.
J’accuse.
J’accuse la justice de se foutre du monde. Hier, Xavier Dor, terroriste anti-IVG et casseur d’hôpitaux multi récidiviste, s’en est tiré avec une peine minimum alors que quelques jeunes Strasbourgeois incendiaires de voitures pendant la nuit de la Saint Sylvestre ont été condamnés dans l’urgence à des peines de prison ferme.
Ce pédiatre pédant et arrogant s’est même permis, à la sortie du tribunal, de rire de son jugement (60000 francs d’amende) et de promettre qu’il recommencerait dès que possible.
Messieurs et Mesdames les juges, qu’avez-vous sous vos robes, des couilles transgéniques ou quoi?
En six mois la cote de popularité du président Sarkozy a perdu ... points. Si bien que le grand écart monté à 36 points en juillet 2007 entre les satisfaits et les insatisfaits est tombé à 3 tout petits points. Un résultat qui s’explique par l’angoisse des Français sur leur pouvoir d’achat et au non effet des mesures économiques d’Albanel et ses amis.
Le président se gobergeant dans des palais princiers ou des hôtels de luxe avec sa chanteuse top model n’arrange pas le tableau. Un écart entre la plèbe et son king « bling-bling » de moins en moins tolérable.
Dans le Parisien de ce jour, l’écart est également grand entre la page 3 et la page 7.
En page 3, le portrait de la famille Zerbib. Eric, Patricia et leurs trois enfants. 4300€ de revenus nets, des dettes et un pavillon à Noisy le Grand qu’il faut peut-être envisager de vendre pour améliorer l’ordinaire.
En page 7, une pleine page de publicité pour la marque de voiture Aston Martin. Pour celles qui ne sont pas familières des grosses cylindrées, je rappelle que c’est la mythique marque des voitures de James Bond. En trois clics sur le net voici une idée des prix du neuf. V8 Vantage à 126 000€ ou à 140 000€ en version Roadster, DB9 Volante à 180 000€ ou encore la Vanquish S à 276 000€.
Eric Zerbib pourrait vraiment travailler plus pour gagner de quoi s’offrir l’une de ces merveilles de l’ingénierie britannique.
C’est vrai quoi ? Qu’est-ce qu’il attend Eric Zerbib ?
Il y a 10 ans
Mercredi, 7 janvier 1998.
J’accuse.
J’accuse la justice de se foutre du monde. Hier, Xavier Dor, terroriste anti-IVG et casseur d’hôpitaux multi récidiviste, s’en est tiré avec une peine minimum alors que quelques jeunes Strasbourgeois incendiaires de voitures pendant la nuit de la Saint Sylvestre ont été condamnés dans l’urgence à des peines de prison ferme.
Ce pédiatre pédant et arrogant s’est même permis, à la sortie du tribunal, de rire de son jugement (60000 francs d’amende) et de promettre qu’il recommencerait dès que possible.
Messieurs et Mesdames les juges, qu’avez-vous sous vos robes, des couilles transgéniques ou quoi?
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Sarkozy
mercredi 28 novembre 2007
Ecarts.
Madame Placard, selon les statistiques de l’INSEE sur les salaires, vaut quatre-cinquièmes de Monsieur Placard. Le tableau ci-dessus est éloquent. Les responsabilités au travail sont inversement proportionnelles à l’écart de salaire.
Si l’on essaye de trouver des raisons plus ou moins logiques on se heurte au mur de l’absurde. Nous sommes plus petites en moyenne de 7.6% par rapports aux hommes. En terme de poids, la différence est de 16%. Il faudrait donc, pour nourrir une carcasse en moyenne de 1.75 m et de 80.7 kg gagner 20% de plus ? J’ai cherché d’autres arguments. L’homme, le vrai, le tatoué, le dur à cuire qui va bosser la casquette vissé sur la tête, le mégot aux lèvres et qui serait sensé dépenser plus de calories devrait donc gagner plus ? Mais a-t-on déjà pensé à cumuler l’énergie dépensée par une femme au travail et au foyer ? Et si les salaires devaient être indexés sur la consommation d’alcool* alors les hommes gagneraient 90% de plus que nous.
Et si la logique perfide de ces messieurs était de nous faire payer ce qui n’a pas de prix : la vie. Et oui mes lascars, selon l’INSSE celles qui sont nées en 1970 vivront jusqu'à 81 ans et sept mois. Soit 10% de plus que vous. Bisque bisque rage. Huit de plus, à compter et recompter nos futures maigres retraites. On se console comme on peut.
Salaire annuel Femmes Hommes Diff
Cadres* 37 253 48 241 -23%
Professions intermédiaires 21 380 24 320 -12%
Employés 15 755 16 772 -6%
Ouvriers 14 537 17 290 -16%
Ensemble 19 818 24 446 -19%
* En 2002, selon le baromètre santé-nutrition de l’INPES, la part d’individus de 18 à 75 ans ayant consommé au moins une boisson alcoolisée au cours de la journée est de 52,1 % et chez hommes et de 27,3 % chez les femmes.
Il y a 10 ans
Vendredi, 28 novembre 1997.
« Au fait, où qu’il est Madelin? ».
« - C’lui-là en ce moment, y ferme sa boîte à camembert.
- Qui ça?
- Madelin.
- C’est qui déjà Madelin?
- Celui qu’a le nez de traviole et qui parle sans arrêt du libéralisme.
- Ah ouais! Il n’a pas été ministre des Finances sous Juppé ce gugusse-là?
- Si mais pas longtemps. Un mois, le temps d’entrer et de sortir.
- Ça devait être le papier peint de son bureau qui ne lui a pas plu.
- Dis-donc, on ne l’aurait pas revu avec le Seguin pour essayer de sauver les meubles avant le deuxième tour?
- T’as raison, mais depuis pas de nouvelles. Faudrait p’têt lancer un avis de recherche.
- Mettre sa photo sur des bouteilles de lait?
- Ne déconne pas avec ça.
- Si ça se trouve il était en stage dans cette grosse boîte financière du Japon qui a fait faillite.
- Ouais, et il aurait été, comme qui dirait emporté par le raz de marée de la Bourse.
- Tiens, il aurait été puni par où il avait péché.
- D’ailleurs on l’entend plus nous faire sa pub sur la libre entreprise et la loi des marchés.
- Faut dire que les modèles économiques de la Corée du Sud, de la Thaïlande et du Japon en ont pris un joli coup dans l’cornet. Alors y’a pas de quoi faire le fier.
- En parlant de petit jaune et de cornet, tu paierais pas ta tournée par hasard?
- Tu ne perds pas l’nord, toi.
- Le Madelin, à mon avis, lui, y sait plus où il habite. Entre Wall Street, et l’indice Nikkeï, il a perdu la boule. Ou bien il a tout bêtement la gueule de bois.
- Ou bien la chiasse à force de nous servir le même discours ultra-libéral à toutes les sauces.
- Là t’es dur.
- Parle-z-en aux gars de Vilvorde. Ce serait quand même justice que ce ne soit pas toujours les mêmes qui soient dans la merde. »
Si l’on essaye de trouver des raisons plus ou moins logiques on se heurte au mur de l’absurde. Nous sommes plus petites en moyenne de 7.6% par rapports aux hommes. En terme de poids, la différence est de 16%. Il faudrait donc, pour nourrir une carcasse en moyenne de 1.75 m et de 80.7 kg gagner 20% de plus ? J’ai cherché d’autres arguments. L’homme, le vrai, le tatoué, le dur à cuire qui va bosser la casquette vissé sur la tête, le mégot aux lèvres et qui serait sensé dépenser plus de calories devrait donc gagner plus ? Mais a-t-on déjà pensé à cumuler l’énergie dépensée par une femme au travail et au foyer ? Et si les salaires devaient être indexés sur la consommation d’alcool* alors les hommes gagneraient 90% de plus que nous.
Et si la logique perfide de ces messieurs était de nous faire payer ce qui n’a pas de prix : la vie. Et oui mes lascars, selon l’INSSE celles qui sont nées en 1970 vivront jusqu'à 81 ans et sept mois. Soit 10% de plus que vous. Bisque bisque rage. Huit de plus, à compter et recompter nos futures maigres retraites. On se console comme on peut.
Salaire annuel Femmes Hommes Diff
Cadres* 37 253 48 241 -23%
Professions intermédiaires 21 380 24 320 -12%
Employés 15 755 16 772 -6%
Ouvriers 14 537 17 290 -16%
Ensemble 19 818 24 446 -19%
* En 2002, selon le baromètre santé-nutrition de l’INPES, la part d’individus de 18 à 75 ans ayant consommé au moins une boisson alcoolisée au cours de la journée est de 52,1 % et chez hommes et de 27,3 % chez les femmes.
Il y a 10 ans
Vendredi, 28 novembre 1997.
« Au fait, où qu’il est Madelin? ».
« - C’lui-là en ce moment, y ferme sa boîte à camembert.
- Qui ça?
- Madelin.
- C’est qui déjà Madelin?
- Celui qu’a le nez de traviole et qui parle sans arrêt du libéralisme.
- Ah ouais! Il n’a pas été ministre des Finances sous Juppé ce gugusse-là?
- Si mais pas longtemps. Un mois, le temps d’entrer et de sortir.
- Ça devait être le papier peint de son bureau qui ne lui a pas plu.
- Dis-donc, on ne l’aurait pas revu avec le Seguin pour essayer de sauver les meubles avant le deuxième tour?
- T’as raison, mais depuis pas de nouvelles. Faudrait p’têt lancer un avis de recherche.
- Mettre sa photo sur des bouteilles de lait?
- Ne déconne pas avec ça.
- Si ça se trouve il était en stage dans cette grosse boîte financière du Japon qui a fait faillite.
- Ouais, et il aurait été, comme qui dirait emporté par le raz de marée de la Bourse.
- Tiens, il aurait été puni par où il avait péché.
- D’ailleurs on l’entend plus nous faire sa pub sur la libre entreprise et la loi des marchés.
- Faut dire que les modèles économiques de la Corée du Sud, de la Thaïlande et du Japon en ont pris un joli coup dans l’cornet. Alors y’a pas de quoi faire le fier.
- En parlant de petit jaune et de cornet, tu paierais pas ta tournée par hasard?
- Tu ne perds pas l’nord, toi.
- Le Madelin, à mon avis, lui, y sait plus où il habite. Entre Wall Street, et l’indice Nikkeï, il a perdu la boule. Ou bien il a tout bêtement la gueule de bois.
- Ou bien la chiasse à force de nous servir le même discours ultra-libéral à toutes les sauces.
- Là t’es dur.
- Parle-z-en aux gars de Vilvorde. Ce serait quand même justice que ce ne soit pas toujours les mêmes qui soient dans la merde. »
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