Il parait que ce 8 mars est pour nous. Pourquoi et pour quoi faire ? Trois cent soixante cinq levers de soleil pour les couillus et un seul pour les fendues en cette année bissextile. La femme doit être une espèce en voie de disparition comme la couche d’ozone ou la francophonie.Je ne ferai cette année pas mieux que le texte écrit il y a dix ans (voir plus bas).Aujourd’hui, Margareth Thatcher a été admise à l’hôpital de Saint Thomas à Londres. Elle en est sortie vivante.Au fin fond de la forêt colombienne Ingrid Betancourt est toujours prisonnière.Il y a vraiment des journées de la femme qui ne servent à rien.
Il y a 10 ans
Dimanche, 8 mars 1998.
Ma journée pour un homme.
Est-ce vraiment une bonne idée que cette journée de la femme qui veut faire de nous les reines d’un jour, des reines fainéantes à qui les hommes, pseudo-rois de notre société doivent tout pendant vingt-quatre heures pour mieux oublier cette politesse au prochain lever du soleil?Une journée féminisée ressemble, pour ce que j’en ai vu tout à l’heure, au cours de l’émission de sport Stade 2, à un défilé de bonne conscience et de belles nénettes bien dans leur peau de sportives de haut niveau. Quel dommage que Pierre Sled, le commentateur permanent de ce rendez-vous de machos (qui trouvent là une excuse pour ne pas donner le bain aux enfants), n’ait pas laissé sa place pour une fois à Céline Giraud, qui assure quand il faut les flashes d’infos sport vers 20H30 sur France 3.Cette journée tient au cœur des hommes aussi bien que le petit macaron autocollant de la croix rouge sur le revers de votre manteau à la sortie des cimetières à la Toussaint.Aujourd’hui, je me fous un peu de tous ces tralalas. Ce dont j’ai besoin dans l’instant c’est d’un homme, un vrai, un tatoué ayant son diplôme de plombier pour réparer ma machine à laver le linge qui perd ses eaux pour accoucher d’emmerdes domestiques en plein dimanche après-midi.Pour peu que tous les plombiers de la terre se soient donné le tuyau et qu’ils dorlotent leurs moitiés en leur racontant des histoires d’eau, je sens que je vais finir cette foutue journée dans le rôle de Cosette épongeant le lino de la cuisine et en essayant de comprendre quelque chose à ce mode d’emploi sûrement écrit par un mec.Rassurez-moi, « plombière », ce n’est pas une insulte?
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samedi 8 mars 2008
mercredi 28 novembre 2007
Ecarts.
Madame Placard, selon les statistiques de l’INSEE sur les salaires, vaut quatre-cinquièmes de Monsieur Placard. Le tableau ci-dessus est éloquent. Les responsabilités au travail sont inversement proportionnelles à l’écart de salaire.
Si l’on essaye de trouver des raisons plus ou moins logiques on se heurte au mur de l’absurde. Nous sommes plus petites en moyenne de 7.6% par rapports aux hommes. En terme de poids, la différence est de 16%. Il faudrait donc, pour nourrir une carcasse en moyenne de 1.75 m et de 80.7 kg gagner 20% de plus ? J’ai cherché d’autres arguments. L’homme, le vrai, le tatoué, le dur à cuire qui va bosser la casquette vissé sur la tête, le mégot aux lèvres et qui serait sensé dépenser plus de calories devrait donc gagner plus ? Mais a-t-on déjà pensé à cumuler l’énergie dépensée par une femme au travail et au foyer ? Et si les salaires devaient être indexés sur la consommation d’alcool* alors les hommes gagneraient 90% de plus que nous.
Et si la logique perfide de ces messieurs était de nous faire payer ce qui n’a pas de prix : la vie. Et oui mes lascars, selon l’INSSE celles qui sont nées en 1970 vivront jusqu'à 81 ans et sept mois. Soit 10% de plus que vous. Bisque bisque rage. Huit de plus, à compter et recompter nos futures maigres retraites. On se console comme on peut.
Salaire annuel Femmes Hommes Diff
Cadres* 37 253 48 241 -23%
Professions intermédiaires 21 380 24 320 -12%
Employés 15 755 16 772 -6%
Ouvriers 14 537 17 290 -16%
Ensemble 19 818 24 446 -19%
* En 2002, selon le baromètre santé-nutrition de l’INPES, la part d’individus de 18 à 75 ans ayant consommé au moins une boisson alcoolisée au cours de la journée est de 52,1 % et chez hommes et de 27,3 % chez les femmes.
Il y a 10 ans
Vendredi, 28 novembre 1997.
« Au fait, où qu’il est Madelin? ».
« - C’lui-là en ce moment, y ferme sa boîte à camembert.
- Qui ça?
- Madelin.
- C’est qui déjà Madelin?
- Celui qu’a le nez de traviole et qui parle sans arrêt du libéralisme.
- Ah ouais! Il n’a pas été ministre des Finances sous Juppé ce gugusse-là?
- Si mais pas longtemps. Un mois, le temps d’entrer et de sortir.
- Ça devait être le papier peint de son bureau qui ne lui a pas plu.
- Dis-donc, on ne l’aurait pas revu avec le Seguin pour essayer de sauver les meubles avant le deuxième tour?
- T’as raison, mais depuis pas de nouvelles. Faudrait p’têt lancer un avis de recherche.
- Mettre sa photo sur des bouteilles de lait?
- Ne déconne pas avec ça.
- Si ça se trouve il était en stage dans cette grosse boîte financière du Japon qui a fait faillite.
- Ouais, et il aurait été, comme qui dirait emporté par le raz de marée de la Bourse.
- Tiens, il aurait été puni par où il avait péché.
- D’ailleurs on l’entend plus nous faire sa pub sur la libre entreprise et la loi des marchés.
- Faut dire que les modèles économiques de la Corée du Sud, de la Thaïlande et du Japon en ont pris un joli coup dans l’cornet. Alors y’a pas de quoi faire le fier.
- En parlant de petit jaune et de cornet, tu paierais pas ta tournée par hasard?
- Tu ne perds pas l’nord, toi.
- Le Madelin, à mon avis, lui, y sait plus où il habite. Entre Wall Street, et l’indice Nikkeï, il a perdu la boule. Ou bien il a tout bêtement la gueule de bois.
- Ou bien la chiasse à force de nous servir le même discours ultra-libéral à toutes les sauces.
- Là t’es dur.
- Parle-z-en aux gars de Vilvorde. Ce serait quand même justice que ce ne soit pas toujours les mêmes qui soient dans la merde. »
Si l’on essaye de trouver des raisons plus ou moins logiques on se heurte au mur de l’absurde. Nous sommes plus petites en moyenne de 7.6% par rapports aux hommes. En terme de poids, la différence est de 16%. Il faudrait donc, pour nourrir une carcasse en moyenne de 1.75 m et de 80.7 kg gagner 20% de plus ? J’ai cherché d’autres arguments. L’homme, le vrai, le tatoué, le dur à cuire qui va bosser la casquette vissé sur la tête, le mégot aux lèvres et qui serait sensé dépenser plus de calories devrait donc gagner plus ? Mais a-t-on déjà pensé à cumuler l’énergie dépensée par une femme au travail et au foyer ? Et si les salaires devaient être indexés sur la consommation d’alcool* alors les hommes gagneraient 90% de plus que nous.
Et si la logique perfide de ces messieurs était de nous faire payer ce qui n’a pas de prix : la vie. Et oui mes lascars, selon l’INSSE celles qui sont nées en 1970 vivront jusqu'à 81 ans et sept mois. Soit 10% de plus que vous. Bisque bisque rage. Huit de plus, à compter et recompter nos futures maigres retraites. On se console comme on peut.
Salaire annuel Femmes Hommes Diff
Cadres* 37 253 48 241 -23%
Professions intermédiaires 21 380 24 320 -12%
Employés 15 755 16 772 -6%
Ouvriers 14 537 17 290 -16%
Ensemble 19 818 24 446 -19%
* En 2002, selon le baromètre santé-nutrition de l’INPES, la part d’individus de 18 à 75 ans ayant consommé au moins une boisson alcoolisée au cours de la journée est de 52,1 % et chez hommes et de 27,3 % chez les femmes.
Il y a 10 ans
Vendredi, 28 novembre 1997.
« Au fait, où qu’il est Madelin? ».
« - C’lui-là en ce moment, y ferme sa boîte à camembert.
- Qui ça?
- Madelin.
- C’est qui déjà Madelin?
- Celui qu’a le nez de traviole et qui parle sans arrêt du libéralisme.
- Ah ouais! Il n’a pas été ministre des Finances sous Juppé ce gugusse-là?
- Si mais pas longtemps. Un mois, le temps d’entrer et de sortir.
- Ça devait être le papier peint de son bureau qui ne lui a pas plu.
- Dis-donc, on ne l’aurait pas revu avec le Seguin pour essayer de sauver les meubles avant le deuxième tour?
- T’as raison, mais depuis pas de nouvelles. Faudrait p’têt lancer un avis de recherche.
- Mettre sa photo sur des bouteilles de lait?
- Ne déconne pas avec ça.
- Si ça se trouve il était en stage dans cette grosse boîte financière du Japon qui a fait faillite.
- Ouais, et il aurait été, comme qui dirait emporté par le raz de marée de la Bourse.
- Tiens, il aurait été puni par où il avait péché.
- D’ailleurs on l’entend plus nous faire sa pub sur la libre entreprise et la loi des marchés.
- Faut dire que les modèles économiques de la Corée du Sud, de la Thaïlande et du Japon en ont pris un joli coup dans l’cornet. Alors y’a pas de quoi faire le fier.
- En parlant de petit jaune et de cornet, tu paierais pas ta tournée par hasard?
- Tu ne perds pas l’nord, toi.
- Le Madelin, à mon avis, lui, y sait plus où il habite. Entre Wall Street, et l’indice Nikkeï, il a perdu la boule. Ou bien il a tout bêtement la gueule de bois.
- Ou bien la chiasse à force de nous servir le même discours ultra-libéral à toutes les sauces.
- Là t’es dur.
- Parle-z-en aux gars de Vilvorde. Ce serait quand même justice que ce ne soit pas toujours les mêmes qui soient dans la merde. »
samedi 10 novembre 2007
Femmes au pouvoir.
Y’a comme un parfum de femme dans l’air. J’ouvre une parenthèse (Celles qui n’auraient pas vu le film de Dino Risi avec Vittorio Gassman et Agostina Belli doivent aller derechef se le procurer en DVD). Parenthèse refermée.
En une semaine, hormis Sarkozy sur tous les fronts, j’ai eu le sentiment que certaines femmes prenaient de l’importance.
Cristina Fernández de Kirchner élue présidente de l’Argentine pour le meilleur ou pour le pire.
Michelle Bachelet, socialiste, et présidente du Chili, remise en lumière par l’élection de sa voisine.
Hillary Clinton qui semble tenir la corde pour représenter les Démocrates aux élections présidentielles américaines dans un an pile.
Bénazir Bhutto, revenue chez elle au Pakistan dans un bain de foule et de sang. Elle a décidé de tenir tête à Pervez Musharraf qui vient de décréter l’état d’urgence.
Aung San Suu Kyi, cheffe de l’opposition birmane qui vient, pour la première fois depuis 2004, de rencontrer les membres de la direction de son parti. Elle estime envisageable une réconciliation entre la junte militaire au pouvoir et le peuple.
Et puis chez nous, deux femmes qui développent leur notoriété plus que n’importe quel autre ministre de sexe masculin.
A ma droite, Rachida Dati, qui peine à faire accepter sa réforme de la carte judiciaire. Dans son propre camp, les schizophrènes de l’UMP veulent la réforme mais pas dans leur circonscription.
Et à ma droite, Christine Lagarde qui, au Ministère de l’économie et des finances, tente de suivre le rythme Sarkozy et se faire croire que les heures sup détaxées ça marche.
Et si Rachida, que l’on voit partout, de New-York à Rabat derrière le petit Nicolas, devenait bientôt première dame ?
Il y a 10 ans
Lundi, 10 novembre 1997.
Bal tragique à Colombey: un mort.
C’était il y vingt-sept ans. Hara Kiri ou Charlie Hebdo avait trouvé ce titre pour annoncer la mort du Général de Gaulle. Peu de temps avant, un dancing, où ne se trouvait malheureusement pas Travolta, avait brûlé faisant ainsi la une des gazettes. Les numéros du journal satirique avaient été saisis, prouvant ainsi la grande jovialité de l’entourage du géant à la croix de Lorraine.
Notre Général-Président avait donc fini par casser sa pipe. Certains pensaient que l’ère militaro-paternaliste avait vécu et qu’on pouvait jeter les uniformes aux orties. D’ailleurs, avec le recul, ça ne vous semble pas ahurissant de penser que pendant plus de dix ans nous fûmes gouvernés par un bonhomme (grand?) n’hésitant pas à faire briller ses galons pour toutes les cérémonies officielles? Quels sont les régimes où l’on voit les numéros un parader en uniforme, sinon les dictatures?
Un sondage IFOP est sorti ces jours-ci pour savoir qui était, à l’heure actuelle, la personne la mieux placée pour incarner le gaullisme.
Mitterrand étant mort il y a presque deux ans, c’est Chirac, docteur es-dissolution, qui remporte le pompon. Seguin, président du RPR, n’obtient que 13% des suffrages, contre 35% à son ami Chirac. Ce qui peut vouloir dire deux choses: la première c’est que deux-tiers des Français ne voit pas Jacques en digne successeur de Charles. La deuxième c’est que le gaullisme a vécu et que tout le monde s’en fout.
Dans sa préretraite élyséenne, notre Corrézien président devrait demander aux R.G. de lui fournir un exemplaire de ce numéro d’Hara-Kiri ou de Charlie Hebdo qui devait être si drôle. Les occasions de se fendre la gueule en buvant une bonne bière sont trop rares de nos jours.
En une semaine, hormis Sarkozy sur tous les fronts, j’ai eu le sentiment que certaines femmes prenaient de l’importance.
Cristina Fernández de Kirchner élue présidente de l’Argentine pour le meilleur ou pour le pire.
Michelle Bachelet, socialiste, et présidente du Chili, remise en lumière par l’élection de sa voisine.
Hillary Clinton qui semble tenir la corde pour représenter les Démocrates aux élections présidentielles américaines dans un an pile.
Bénazir Bhutto, revenue chez elle au Pakistan dans un bain de foule et de sang. Elle a décidé de tenir tête à Pervez Musharraf qui vient de décréter l’état d’urgence.
Aung San Suu Kyi, cheffe de l’opposition birmane qui vient, pour la première fois depuis 2004, de rencontrer les membres de la direction de son parti. Elle estime envisageable une réconciliation entre la junte militaire au pouvoir et le peuple.
Et puis chez nous, deux femmes qui développent leur notoriété plus que n’importe quel autre ministre de sexe masculin.
A ma droite, Rachida Dati, qui peine à faire accepter sa réforme de la carte judiciaire. Dans son propre camp, les schizophrènes de l’UMP veulent la réforme mais pas dans leur circonscription.
Et à ma droite, Christine Lagarde qui, au Ministère de l’économie et des finances, tente de suivre le rythme Sarkozy et se faire croire que les heures sup détaxées ça marche.
Et si Rachida, que l’on voit partout, de New-York à Rabat derrière le petit Nicolas, devenait bientôt première dame ?
Il y a 10 ans
Lundi, 10 novembre 1997.
Bal tragique à Colombey: un mort.
C’était il y vingt-sept ans. Hara Kiri ou Charlie Hebdo avait trouvé ce titre pour annoncer la mort du Général de Gaulle. Peu de temps avant, un dancing, où ne se trouvait malheureusement pas Travolta, avait brûlé faisant ainsi la une des gazettes. Les numéros du journal satirique avaient été saisis, prouvant ainsi la grande jovialité de l’entourage du géant à la croix de Lorraine.
Notre Général-Président avait donc fini par casser sa pipe. Certains pensaient que l’ère militaro-paternaliste avait vécu et qu’on pouvait jeter les uniformes aux orties. D’ailleurs, avec le recul, ça ne vous semble pas ahurissant de penser que pendant plus de dix ans nous fûmes gouvernés par un bonhomme (grand?) n’hésitant pas à faire briller ses galons pour toutes les cérémonies officielles? Quels sont les régimes où l’on voit les numéros un parader en uniforme, sinon les dictatures?
Un sondage IFOP est sorti ces jours-ci pour savoir qui était, à l’heure actuelle, la personne la mieux placée pour incarner le gaullisme.
Mitterrand étant mort il y a presque deux ans, c’est Chirac, docteur es-dissolution, qui remporte le pompon. Seguin, président du RPR, n’obtient que 13% des suffrages, contre 35% à son ami Chirac. Ce qui peut vouloir dire deux choses: la première c’est que deux-tiers des Français ne voit pas Jacques en digne successeur de Charles. La deuxième c’est que le gaullisme a vécu et que tout le monde s’en fout.
Dans sa préretraite élyséenne, notre Corrézien président devrait demander aux R.G. de lui fournir un exemplaire de ce numéro d’Hara-Kiri ou de Charlie Hebdo qui devait être si drôle. Les occasions de se fendre la gueule en buvant une bonne bière sont trop rares de nos jours.
mardi 23 octobre 2007
Glandouille Queen.
La mode sociologique a souvent été de créer des typologies de personnes. Des familles (comme dans le jeu des 7) à travers lesquelles vous allez vous retrouver soit via un trait de caractère, une habitude de consommation, votre parcours professionnel ou tout autre élément aussi discriminant que votre tour de poitrine, votre goût pour les chips ou le nombre de fois où vous éternuez par jour.
Le plus souvent ces « typos » comme on dit dans le jargon des études sont sensées aider les entreprises dans leurs choix stratégiques pour implanter un nouveau produit sur un marché.
Le grand défaut de ces portraits-robots est qu’ils ne s’inscrivent jamais vraiment dans la durée.
Pour faire joujou je m’immisce dans la guéguerre des instituts d’étude et vous propose mon jeu des « Femmes quadras » à moi. Toute ressemblance avec des copines serait, comme on dit, purement fortuite.
Les post hard-rock zen : ont brûlé la vie par les deux bouts pendant longtemps. Mères, femmes et amantes elles aspirent au retour à un calme intérieur. Une forme de paix qu’elles vont chercher dans des stages ayurvédiques où le massage des orteils fait office de thérapie pour elles mêmes et pour les autres.
Les pré-babas : n’ont pas encore expérimenté les nirvanas beatnik mais, 25 ans après y avoir échappé par volonté ou par timidité, s’y mettent en montant des boutiques mêlant vente de thés rares et meubles issus du commerce équitable.
Les hystéro-oisives :
A suivre
Il y a 10 ans
Jeudi, 23 octobre 1997.
Dopons Papon.
Encore un malaise dans la salle d’audience pour l’accusé notoirement notable et épisodiquement enrhumé. C’est fou comme il tient la route quand des voix amies viennent à la barre le défendre et comme il s’écroule dès qu’il s’agit de faire face à l’Histoire, la vraie, racontée par des historiens.
Que les médecins des clubs de football lui refilent un peu de nandrolone en intraveineuse pour qu’il soit plus endurant.
Hier le scandale des footeux shootés aux anabolisants a éclaté. Un des joueurs incriminés est Vincent Guérin, international et milieu de terrain du Paris Saint-Germain. Une star donc qui aurait mis le doigt dans l’engrenage infernal. En attendant la sempiternelle contre-expertise, les « positifs » clament leur innocence avec autant de ferveur qu’un Papon à Bordeaux.
Quand un footballeur fumeur de joint se fait piquer le « pet » au bec, il ne se cache pas derrière son petit doigt, il assume. N’est-ce pas Bernard Lama et Fabien Barthez, mes deux goals planants préférés (voir chronique du 5 avril).
Alors messieurs les toubibs véreux du sport venez faire une petite piquouze à Maurice Papon pour qu’il se tienne droit devant ceux qui l’accusent et pour que ce procès ne finisse pas en eau de boudin. Car ses avocats sont assez habiles pour faire pleurer les chaises après chaque quinte de toux de leur client.
Le plus souvent ces « typos » comme on dit dans le jargon des études sont sensées aider les entreprises dans leurs choix stratégiques pour implanter un nouveau produit sur un marché.
Le grand défaut de ces portraits-robots est qu’ils ne s’inscrivent jamais vraiment dans la durée.
Pour faire joujou je m’immisce dans la guéguerre des instituts d’étude et vous propose mon jeu des « Femmes quadras » à moi. Toute ressemblance avec des copines serait, comme on dit, purement fortuite.
Les post hard-rock zen : ont brûlé la vie par les deux bouts pendant longtemps. Mères, femmes et amantes elles aspirent au retour à un calme intérieur. Une forme de paix qu’elles vont chercher dans des stages ayurvédiques où le massage des orteils fait office de thérapie pour elles mêmes et pour les autres.
Les pré-babas : n’ont pas encore expérimenté les nirvanas beatnik mais, 25 ans après y avoir échappé par volonté ou par timidité, s’y mettent en montant des boutiques mêlant vente de thés rares et meubles issus du commerce équitable.
Les hystéro-oisives :
A suivre
Il y a 10 ans
Jeudi, 23 octobre 1997.
Dopons Papon.
Encore un malaise dans la salle d’audience pour l’accusé notoirement notable et épisodiquement enrhumé. C’est fou comme il tient la route quand des voix amies viennent à la barre le défendre et comme il s’écroule dès qu’il s’agit de faire face à l’Histoire, la vraie, racontée par des historiens.
Que les médecins des clubs de football lui refilent un peu de nandrolone en intraveineuse pour qu’il soit plus endurant.
Hier le scandale des footeux shootés aux anabolisants a éclaté. Un des joueurs incriminés est Vincent Guérin, international et milieu de terrain du Paris Saint-Germain. Une star donc qui aurait mis le doigt dans l’engrenage infernal. En attendant la sempiternelle contre-expertise, les « positifs » clament leur innocence avec autant de ferveur qu’un Papon à Bordeaux.
Quand un footballeur fumeur de joint se fait piquer le « pet » au bec, il ne se cache pas derrière son petit doigt, il assume. N’est-ce pas Bernard Lama et Fabien Barthez, mes deux goals planants préférés (voir chronique du 5 avril).
Alors messieurs les toubibs véreux du sport venez faire une petite piquouze à Maurice Papon pour qu’il se tienne droit devant ceux qui l’accusent et pour que ce procès ne finisse pas en eau de boudin. Car ses avocats sont assez habiles pour faire pleurer les chaises après chaque quinte de toux de leur client.
vendredi 5 octobre 2007
Une équipe très féminine.
Ça y est les filles, le plus grand symbole du machisme français, le truc de mecs par excellence, vient de baisser la garde. Le journal L’Equipe vient se sortir un magazine féminin. Attention, pas un journal dédié à Jeannie Longo, aux championnes stéroïdiennes et à leurs records frelatés (n’est pas madame Marion Jones). Non un vrai mag pour nous les girls. Pour que l’on se sente mieux dans nos têtes et dans nos corps.
Cents pages bourrées de conseils, de recettes, d’idées pratiques et mode pour se bouger plus belle.
Bien sûr les pages modes restent assez inaccessibles en terme de prix, mais bon ça fait rêver.
C’est monsieur Placard qui me l’a ramené à la maison. Pour l’instant ce magazine n’est vendu qu’avec L’Equipe du samedi et ce, quatre fois par an. Ce qui est trop peu quand on a envie de mettre un pied devant l’autre autrement qu’en marchant.
Mais j’ai découvert aujourd’hui que l’on pouvait le feuilleter sur internet. Super idée en attendant la prochaine parution.
Prévenez vos copines. La révolution est en marche et en plus elle est belle.
http://www.lequipefeminine.fr/
Il y a 10 ans
Dimanche, 5 octobre 1997.
Belles de matches et double faute.
S’il faut mettre des shorts et avoir du poil aux pattes pour qu’on passe à la télé, alors d’accord, on arrête la crème Veet et on jette nos
jupettes ... un coup.
C’est ce qu’ont dû se dire les nanas de l’équipe de France de tennis victorieuse de la Fed Cup (l’équivalent de la Coupe Davis pour les femmes). Pas un seul match retransmis en direct. Vous imaginez la même chose pour la finale des mecs, l’an passé en Suède ou il y a six ans (déjà) à Lyon contre les Etats-Unis! Je n’ose imaginer les gros mots dans la bouche des joueurs et les gros titres dans L’EQUIPE et ailleurs fleurant bon l’indignation machiste.
Pour les maigres minutes de jeu et de joie, je ne remercie pas le service (raté) public. Pour cette double faute de goût (deux matches de rugby en deux jours, une course de vélo et un tiercé, le tout en direct, ça fait sûrement plus viril comme audimat), je m’insurge aux noms de Mary Pierce, Sandrine Testud, Nathalie Tauziat, Alexandra Fusai, tout le staff technique et bien sûr de Yannick Noah.
Ah quel capitaine ce Yann capable de tous les miracles excepté ceux de rendre les dirigeants de la FFT doués d’intelligence et de doter d’élégance de l’âme, les responsables des sports de France 2-3.
P.S. Au Grand Palais, à Paris, se déroule en ce moment l’expo consacrée à Georges de La Tour. Le peintre français aurait selon les experts réalisé 43 œuvres. Dans les Galeries Nationales du Grand Palais ce sont 42 tableaux qui seront montrés au public. Le seul manquant est propriété de la Reine d’Angleterre. Encore une fois, chère Elizabeth, les Français ne vous disent pas merci.
Cents pages bourrées de conseils, de recettes, d’idées pratiques et mode pour se bouger plus belle.
Bien sûr les pages modes restent assez inaccessibles en terme de prix, mais bon ça fait rêver.
C’est monsieur Placard qui me l’a ramené à la maison. Pour l’instant ce magazine n’est vendu qu’avec L’Equipe du samedi et ce, quatre fois par an. Ce qui est trop peu quand on a envie de mettre un pied devant l’autre autrement qu’en marchant.
Mais j’ai découvert aujourd’hui que l’on pouvait le feuilleter sur internet. Super idée en attendant la prochaine parution.
Prévenez vos copines. La révolution est en marche et en plus elle est belle.
http://www.lequipefeminine.fr/
Il y a 10 ans
Dimanche, 5 octobre 1997.
Belles de matches et double faute.
S’il faut mettre des shorts et avoir du poil aux pattes pour qu’on passe à la télé, alors d’accord, on arrête la crème Veet et on jette nos
jupettes ... un coup.
C’est ce qu’ont dû se dire les nanas de l’équipe de France de tennis victorieuse de la Fed Cup (l’équivalent de la Coupe Davis pour les femmes). Pas un seul match retransmis en direct. Vous imaginez la même chose pour la finale des mecs, l’an passé en Suède ou il y a six ans (déjà) à Lyon contre les Etats-Unis! Je n’ose imaginer les gros mots dans la bouche des joueurs et les gros titres dans L’EQUIPE et ailleurs fleurant bon l’indignation machiste.
Pour les maigres minutes de jeu et de joie, je ne remercie pas le service (raté) public. Pour cette double faute de goût (deux matches de rugby en deux jours, une course de vélo et un tiercé, le tout en direct, ça fait sûrement plus viril comme audimat), je m’insurge aux noms de Mary Pierce, Sandrine Testud, Nathalie Tauziat, Alexandra Fusai, tout le staff technique et bien sûr de Yannick Noah.
Ah quel capitaine ce Yann capable de tous les miracles excepté ceux de rendre les dirigeants de la FFT doués d’intelligence et de doter d’élégance de l’âme, les responsables des sports de France 2-3.
P.S. Au Grand Palais, à Paris, se déroule en ce moment l’expo consacrée à Georges de La Tour. Le peintre français aurait selon les experts réalisé 43 œuvres. Dans les Galeries Nationales du Grand Palais ce sont 42 tableaux qui seront montrés au public. Le seul manquant est propriété de la Reine d’Angleterre. Encore une fois, chère Elizabeth, les Français ne vous disent pas merci.
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