Il serait bon, en fin d’année, de recompter le nombre de couvertures de magazines consacrées à la « Sarkozy-Family ». Cette semaine ELLE avec Cécilia, VSD avec le divorce, Le Point avec l’homme seul et Paris-Match avec le pompon du choix photo. La triste mine de Cocker 1er. Une photo à faire bondir les adoptions de canidés à la SPA. D’ailleurs, dans tout ce fatras médiatique, personne n’ose s’aventurer sur le territoire des possibles nouvelles conquêtes de notre président solitaire. Selon moi, le « Poor lonesome cowboy » de l’Elysée ne va pas rester longtemps seul sous sa couette. Fut un temps, pas si lointain, quand miss Cécilia s’était déjà fait la malle à New-York avec un publicitaire, où le petit Nicolas avait trouvé refuge dans les bras d’une journaliste.
Qui ne voudrait d’un joli petit toutou triste aux super pouvoirs ?
J’espère que les media qui nous jouent la carte de la psychanalyse de couple en direct, ne nous cacheront pas les prochains émois de nos deux ex-tourtereaux avec lesquels ils font grimper leurs ventes.
Il y a 10 ans
Dimanche, 26 octobre 1997.
Fermée comme une huître.
Ce n’est pas mon genre mais je vais respecter pour une fois la parole du seigneur et la fermer. Papon, Clinton, Seguin et les autres attendront leur heure.
Ce n’est pas faute de temps, mais je préfère me battre aujourd’hui avec un plateau de fruits de mer et quelques bouteilles de Sancerre.
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samedi 27 octobre 2007
lundi 15 octobre 2007
Double Libération.
Même jour.
A Muret en Haute Garonne, un détenu célèbre vient d’obtenir sa libération conditionnelle après avoir effectué la moitie de sa peine. Bertrand Cantat le chanteur de Noir Désir avait écopé de huit ans de prison pour les coups mortels portés à sa compagne Marie Trintignant. Si la prison est là pour punir elle est aussi là pour redonner une chance. Pas sûr que la vie de l’idole d’une génération soit aussi facile que ça à vivre à l’air libre.
A Paris, au 11 de la rue Béranger dans le 3ème arrondissement, a été conçue la nouvelle formule du journal Libération. Tout en couleurs (même si j’espère on pourra y voir quelques fois des photos en noir et blanc), plus aéré, voir plus lumineuse. Avec différents niveaux de lecture et l’utilisation de la largeur sur les images fortes comme celle des pages 10 et 11.
Bonne chance aux deux pour leur nouvelle vie.
Il y a 10 ans
Mercredi, 15 octobre 1997.
Les sourds et les dingues.
Une heure de trop ou quatre heures de moins, c’est ce qui aura tué Jean Gandois. Le gentil patron laisse une chaise vide et un boulot pour un autre. Je ne sais pas si la lutte contre le chômage est en bonne voie, mais la lutte pour le pouvoir au CNPF l’est sûrement.
Pour dialoguer avec certains durs de la feuille de la CGT et de FO, les patrons vont se croire obligés d’élire un dur de dur. Un tatoué au libéralisme, un killer, un tueur sans gage de dialogue.
Avant de partir, Jean Gandois a laissé une petite bafouille dans laquelle il renvoyait dos à dos toutes les formes radicales « d’idéologie dangereuse ».
Et si idéologue rime avec bouledogue (je sais, c’est un peu facile) alors viendra s’asseoir autour de la gamelle des négociations un Kessler, actuel président de la commission économique du CNPF. Un drôle d’énergumène mal élevé à la mamelle du « business is business ». Un malotru qui pense que la Sécu n’est qu’un fardeau inutile.
Qui osera prendre la responsabilité de rompre le dialogue?
En tout cas, aujourd’hui nous v’la bien. N’est-ce pas Madame Notta?
A Muret en Haute Garonne, un détenu célèbre vient d’obtenir sa libération conditionnelle après avoir effectué la moitie de sa peine. Bertrand Cantat le chanteur de Noir Désir avait écopé de huit ans de prison pour les coups mortels portés à sa compagne Marie Trintignant. Si la prison est là pour punir elle est aussi là pour redonner une chance. Pas sûr que la vie de l’idole d’une génération soit aussi facile que ça à vivre à l’air libre.
A Paris, au 11 de la rue Béranger dans le 3ème arrondissement, a été conçue la nouvelle formule du journal Libération. Tout en couleurs (même si j’espère on pourra y voir quelques fois des photos en noir et blanc), plus aéré, voir plus lumineuse. Avec différents niveaux de lecture et l’utilisation de la largeur sur les images fortes comme celle des pages 10 et 11.
Bonne chance aux deux pour leur nouvelle vie.
Il y a 10 ans
Mercredi, 15 octobre 1997.
Les sourds et les dingues.
Une heure de trop ou quatre heures de moins, c’est ce qui aura tué Jean Gandois. Le gentil patron laisse une chaise vide et un boulot pour un autre. Je ne sais pas si la lutte contre le chômage est en bonne voie, mais la lutte pour le pouvoir au CNPF l’est sûrement.
Pour dialoguer avec certains durs de la feuille de la CGT et de FO, les patrons vont se croire obligés d’élire un dur de dur. Un tatoué au libéralisme, un killer, un tueur sans gage de dialogue.
Avant de partir, Jean Gandois a laissé une petite bafouille dans laquelle il renvoyait dos à dos toutes les formes radicales « d’idéologie dangereuse ».
Et si idéologue rime avec bouledogue (je sais, c’est un peu facile) alors viendra s’asseoir autour de la gamelle des négociations un Kessler, actuel président de la commission économique du CNPF. Un drôle d’énergumène mal élevé à la mamelle du « business is business ». Un malotru qui pense que la Sécu n’est qu’un fardeau inutile.
Qui osera prendre la responsabilité de rompre le dialogue?
En tout cas, aujourd’hui nous v’la bien. N’est-ce pas Madame Notta?
lundi 8 octobre 2007
Lettre à Anna.
Ma chère Anna,
Nous sommes entrés dans un automne de douceur, ici en France, les feuilles tombent à peine des arbres. Le ciel est lumineux. Un bleu d’une telle pureté que l’on se met à penser qu’il inonde le monde entier comme il éclaire mon petit bout de jardin. Le chat s’est endormi sur la chaise près de moi. Une feuille blanche, presque trop lumineuse, est posée sur la table. A côté trainent un vieux stylo à plume, de sombres pensées et des regrets éternels.
Il y a un an, Anna, tu as été assassinée dans le hall de ton immeuble. Tes meurtriers courent toujours et le président de ton pays, Vladimir Poutine s’en fiche comme de sa première tétine. Avec tes collègues journalistes de Novaïa Gazeta, tu prenais tous les risques pour dénoncer les dérives du régime, la corruption et les exactions en Tchétchénie.
Presque seule contre le Kremlin, tu disais que chaque jour était un miracle d’être encore sur cette terre. Tu rappelais que vous boucliez votre journal chaque soir comme si c’était le dernier.
Ma chère Anna, à Moscou il a plu hier, des centaines de personnes sont venus te rendre hommage.
Le ciel bleu m’insupporte maintenant. La lumière sur ton meurtre n’a pas encore été faite. La sera-t-elle un jour ? Les coupables et les commanditaires verront-ils un tribunal ? J’en doute fort dans la mesure où monsieur Poutine s’est arrangé pour se succéder à lui-même lors des prochaines élections.
Qu’en a-t-il à faire de toi puisque c’est aujourd’hui son anniversaire ?
La chaise est vide.
Le chat s’est enfui.
Je pense très fort à toi Madame Anna Politkovskaïa.
Il y a 10 ans.
Mercredi, 8 octobre 1997.
Miroir.
« Miroir Ô mon miroir, dis-moi qui est la plus belle ?» interrogeait la sorcière dans Blanche-Neige.
A partir d’aujourd’hui, la France va devoir se regarder en face, sans fard et sans maquillage. C’est du moins ce que j’espère du procès Papon qui s’ouvre à Bordeaux. A la fois le procès d’un homme, fonctionnaire au zèle meurtrier, et le procès de cette France obscure de Vichy. Selon moi, impossible de faire le distingo.
Cinquante-deux ans après la condamnation à mort de Pétain, s’ouvrent les entrailles nauséabondes de ce passé collaborationniste que De Gaulle, premier des résistants, se borna à oublier une fois Paris et la France reconquis. La nécessité de reconstruire le pays au mieux et au plus vite après 1945 a entraîné cette amnésie coupable que nous payons encore aujourd’hui. Je dis nous, parce qu’en réutilisant la plupart des fonctionnaires de l’ère Vichy, De Gaulle a non seulement remis le ver dans la pomme, mais a donné à ces serviteurs de l’occupant le sentiment d’être à jamais au dessus des lois de la République. Sans compter que cet « establishment » de hauts fonctionnaires a ensuite géré la France pendant plus de trente ans.
Ce sentiment d’innocence est aujourd’hui celui d’un Maurice Papon qui refuse ce soi-disant « acharnement » judiciaire à son encontre. Ayant été absous par celui-là même qui fut le sauveur de la Patrie, Papon est ainsi resté dans les sphères du pouvoir jusqu’en 1981, s’estimant à tout jamais blanchi de toutes ses fautes. Il profita même de ses trente-six années pour se fabriquer un passé de glorieux résistant. Ce qu’il finit par réussir en trichant bien sûr, avec l’Histoire. Le 9 juillet 1958 il obtient la carte de combattant volontaire de la Résistance.
Fautes pardonnées, passé effacé, à ce moment là Papon pense sûrement que, jusqu’à sa mort, l’histoire, la vraie ne le rattrapera pas. Tout ceci peut vous paraître un brin professoral. Mais si je vous dis qu’étant en classe de Terminale mon rêve était d’être prof d’histoire-géo, vous comprendrez pourquoi ce sujet me tient particulièrement à coeur. Sans compter qu’aujourd’hui encore les programmes scolaires ne font pas de place à l’histoire contemporaine de notre pays.
Il n’est donc pas inutile de revenir en arrière. Car nous sommes toutes et tous, même si ça nous fait mal aux seins, les enfants de cette France, qui, jusqu’à hier s’était cachée de l’autre côté du miroir.
Affaire à suivre dans les prochains jours.
Nous sommes entrés dans un automne de douceur, ici en France, les feuilles tombent à peine des arbres. Le ciel est lumineux. Un bleu d’une telle pureté que l’on se met à penser qu’il inonde le monde entier comme il éclaire mon petit bout de jardin. Le chat s’est endormi sur la chaise près de moi. Une feuille blanche, presque trop lumineuse, est posée sur la table. A côté trainent un vieux stylo à plume, de sombres pensées et des regrets éternels.
Il y a un an, Anna, tu as été assassinée dans le hall de ton immeuble. Tes meurtriers courent toujours et le président de ton pays, Vladimir Poutine s’en fiche comme de sa première tétine. Avec tes collègues journalistes de Novaïa Gazeta, tu prenais tous les risques pour dénoncer les dérives du régime, la corruption et les exactions en Tchétchénie.
Presque seule contre le Kremlin, tu disais que chaque jour était un miracle d’être encore sur cette terre. Tu rappelais que vous boucliez votre journal chaque soir comme si c’était le dernier.
Ma chère Anna, à Moscou il a plu hier, des centaines de personnes sont venus te rendre hommage.
Le ciel bleu m’insupporte maintenant. La lumière sur ton meurtre n’a pas encore été faite. La sera-t-elle un jour ? Les coupables et les commanditaires verront-ils un tribunal ? J’en doute fort dans la mesure où monsieur Poutine s’est arrangé pour se succéder à lui-même lors des prochaines élections.
Qu’en a-t-il à faire de toi puisque c’est aujourd’hui son anniversaire ?
La chaise est vide.
Le chat s’est enfui.
Je pense très fort à toi Madame Anna Politkovskaïa.
Il y a 10 ans.
Mercredi, 8 octobre 1997.
Miroir.
« Miroir Ô mon miroir, dis-moi qui est la plus belle ?» interrogeait la sorcière dans Blanche-Neige.
A partir d’aujourd’hui, la France va devoir se regarder en face, sans fard et sans maquillage. C’est du moins ce que j’espère du procès Papon qui s’ouvre à Bordeaux. A la fois le procès d’un homme, fonctionnaire au zèle meurtrier, et le procès de cette France obscure de Vichy. Selon moi, impossible de faire le distingo.
Cinquante-deux ans après la condamnation à mort de Pétain, s’ouvrent les entrailles nauséabondes de ce passé collaborationniste que De Gaulle, premier des résistants, se borna à oublier une fois Paris et la France reconquis. La nécessité de reconstruire le pays au mieux et au plus vite après 1945 a entraîné cette amnésie coupable que nous payons encore aujourd’hui. Je dis nous, parce qu’en réutilisant la plupart des fonctionnaires de l’ère Vichy, De Gaulle a non seulement remis le ver dans la pomme, mais a donné à ces serviteurs de l’occupant le sentiment d’être à jamais au dessus des lois de la République. Sans compter que cet « establishment » de hauts fonctionnaires a ensuite géré la France pendant plus de trente ans.
Ce sentiment d’innocence est aujourd’hui celui d’un Maurice Papon qui refuse ce soi-disant « acharnement » judiciaire à son encontre. Ayant été absous par celui-là même qui fut le sauveur de la Patrie, Papon est ainsi resté dans les sphères du pouvoir jusqu’en 1981, s’estimant à tout jamais blanchi de toutes ses fautes. Il profita même de ses trente-six années pour se fabriquer un passé de glorieux résistant. Ce qu’il finit par réussir en trichant bien sûr, avec l’Histoire. Le 9 juillet 1958 il obtient la carte de combattant volontaire de la Résistance.
Fautes pardonnées, passé effacé, à ce moment là Papon pense sûrement que, jusqu’à sa mort, l’histoire, la vraie ne le rattrapera pas. Tout ceci peut vous paraître un brin professoral. Mais si je vous dis qu’étant en classe de Terminale mon rêve était d’être prof d’histoire-géo, vous comprendrez pourquoi ce sujet me tient particulièrement à coeur. Sans compter qu’aujourd’hui encore les programmes scolaires ne font pas de place à l’histoire contemporaine de notre pays.
Il n’est donc pas inutile de revenir en arrière. Car nous sommes toutes et tous, même si ça nous fait mal aux seins, les enfants de cette France, qui, jusqu’à hier s’était cachée de l’autre côté du miroir.
Affaire à suivre dans les prochains jours.
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vendredi 5 octobre 2007
Une équipe très féminine.
Ça y est les filles, le plus grand symbole du machisme français, le truc de mecs par excellence, vient de baisser la garde. Le journal L’Equipe vient se sortir un magazine féminin. Attention, pas un journal dédié à Jeannie Longo, aux championnes stéroïdiennes et à leurs records frelatés (n’est pas madame Marion Jones). Non un vrai mag pour nous les girls. Pour que l’on se sente mieux dans nos têtes et dans nos corps.
Cents pages bourrées de conseils, de recettes, d’idées pratiques et mode pour se bouger plus belle.
Bien sûr les pages modes restent assez inaccessibles en terme de prix, mais bon ça fait rêver.
C’est monsieur Placard qui me l’a ramené à la maison. Pour l’instant ce magazine n’est vendu qu’avec L’Equipe du samedi et ce, quatre fois par an. Ce qui est trop peu quand on a envie de mettre un pied devant l’autre autrement qu’en marchant.
Mais j’ai découvert aujourd’hui que l’on pouvait le feuilleter sur internet. Super idée en attendant la prochaine parution.
Prévenez vos copines. La révolution est en marche et en plus elle est belle.
http://www.lequipefeminine.fr/
Il y a 10 ans
Dimanche, 5 octobre 1997.
Belles de matches et double faute.
S’il faut mettre des shorts et avoir du poil aux pattes pour qu’on passe à la télé, alors d’accord, on arrête la crème Veet et on jette nos
jupettes ... un coup.
C’est ce qu’ont dû se dire les nanas de l’équipe de France de tennis victorieuse de la Fed Cup (l’équivalent de la Coupe Davis pour les femmes). Pas un seul match retransmis en direct. Vous imaginez la même chose pour la finale des mecs, l’an passé en Suède ou il y a six ans (déjà) à Lyon contre les Etats-Unis! Je n’ose imaginer les gros mots dans la bouche des joueurs et les gros titres dans L’EQUIPE et ailleurs fleurant bon l’indignation machiste.
Pour les maigres minutes de jeu et de joie, je ne remercie pas le service (raté) public. Pour cette double faute de goût (deux matches de rugby en deux jours, une course de vélo et un tiercé, le tout en direct, ça fait sûrement plus viril comme audimat), je m’insurge aux noms de Mary Pierce, Sandrine Testud, Nathalie Tauziat, Alexandra Fusai, tout le staff technique et bien sûr de Yannick Noah.
Ah quel capitaine ce Yann capable de tous les miracles excepté ceux de rendre les dirigeants de la FFT doués d’intelligence et de doter d’élégance de l’âme, les responsables des sports de France 2-3.
P.S. Au Grand Palais, à Paris, se déroule en ce moment l’expo consacrée à Georges de La Tour. Le peintre français aurait selon les experts réalisé 43 œuvres. Dans les Galeries Nationales du Grand Palais ce sont 42 tableaux qui seront montrés au public. Le seul manquant est propriété de la Reine d’Angleterre. Encore une fois, chère Elizabeth, les Français ne vous disent pas merci.
Cents pages bourrées de conseils, de recettes, d’idées pratiques et mode pour se bouger plus belle.
Bien sûr les pages modes restent assez inaccessibles en terme de prix, mais bon ça fait rêver.
C’est monsieur Placard qui me l’a ramené à la maison. Pour l’instant ce magazine n’est vendu qu’avec L’Equipe du samedi et ce, quatre fois par an. Ce qui est trop peu quand on a envie de mettre un pied devant l’autre autrement qu’en marchant.
Mais j’ai découvert aujourd’hui que l’on pouvait le feuilleter sur internet. Super idée en attendant la prochaine parution.
Prévenez vos copines. La révolution est en marche et en plus elle est belle.
http://www.lequipefeminine.fr/
Il y a 10 ans
Dimanche, 5 octobre 1997.
Belles de matches et double faute.
S’il faut mettre des shorts et avoir du poil aux pattes pour qu’on passe à la télé, alors d’accord, on arrête la crème Veet et on jette nos
jupettes ... un coup.
C’est ce qu’ont dû se dire les nanas de l’équipe de France de tennis victorieuse de la Fed Cup (l’équivalent de la Coupe Davis pour les femmes). Pas un seul match retransmis en direct. Vous imaginez la même chose pour la finale des mecs, l’an passé en Suède ou il y a six ans (déjà) à Lyon contre les Etats-Unis! Je n’ose imaginer les gros mots dans la bouche des joueurs et les gros titres dans L’EQUIPE et ailleurs fleurant bon l’indignation machiste.
Pour les maigres minutes de jeu et de joie, je ne remercie pas le service (raté) public. Pour cette double faute de goût (deux matches de rugby en deux jours, une course de vélo et un tiercé, le tout en direct, ça fait sûrement plus viril comme audimat), je m’insurge aux noms de Mary Pierce, Sandrine Testud, Nathalie Tauziat, Alexandra Fusai, tout le staff technique et bien sûr de Yannick Noah.
Ah quel capitaine ce Yann capable de tous les miracles excepté ceux de rendre les dirigeants de la FFT doués d’intelligence et de doter d’élégance de l’âme, les responsables des sports de France 2-3.
P.S. Au Grand Palais, à Paris, se déroule en ce moment l’expo consacrée à Georges de La Tour. Le peintre français aurait selon les experts réalisé 43 œuvres. Dans les Galeries Nationales du Grand Palais ce sont 42 tableaux qui seront montrés au public. Le seul manquant est propriété de la Reine d’Angleterre. Encore une fois, chère Elizabeth, les Français ne vous disent pas merci.
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vendredi 15 juin 2007
Quai des orfèvres du "38"
Pour nous faire toutes rentrer dans du « 38 » fillettes, les magazines de mode se livrent comme chaque année une bataille sans merci, une guerre qui fait les Unes de printemps mais pas celle des J.T. C’est de guerre des « peaux-lisses » qu’il s’agit. De guerre « sein-te », de ces guerres de religion dont le culte commun est celui de la minceur.
Une crise de régime bigrement plus saignante que ces petites élections présidentio-législatives. C’est à qui aura trouvé le régime ultime, « The Ultimate Diet », parce qu’en angliche ça sonne tout de suite plus sérieux. Les magazines et sites féminins nous gavent de régimes à toutes les sauces.
Régime sans sauce, pour commencer, sans sel, sans sucre, sans suite tant ces astreintes vous minent le moral. Régime légumes, qui ne signifie pas rester prostrée devant sa télé. Régime agrume, valse des fruits pour vous mesdames. Le tout ananas pour les nanas. Le tout fraise pour femmes enceintes. Le tout melon pour femmes imbues d’elles mêmes. Le tout orange pour les filles du Modem. Le régime crétois, le crétin et le crottin pour les filles du Berry. Le régime sans graisse, sans os, sans peau. Régime sans fesse, sans peau de fesse mais qui coûte la peau du cou. Régime slim, régime fast, régime sans jean, régime leggins. Régime moitié, demi (sans bière) ou quart (sans quatre). Régime sans sel, sans ailes, sans cuisse, sans sot-l’y-laisse. Et le régime Lassalle. Prendre une circonscription, la 4ème des Pyrénées-Atlantiques, plongez-y un député avé l’accent, faites mijoter avec une usine nippone en voie de délocalisation. Mixer. Allonger d’eau tiède et buvez. Mais rien d’autre pour réussir en fanfare une grève de la fin du libéralisme.
La dernière mode des pipoles, c’est la purge, le nettoyage des conduits. Se rincer les boyaux à coup de décoctions à la con. Payer des gourous intestinaux, des yogis du sphincter, pour éliminer soi disant les tensions intérieures.
On est trop conne, on achète, on lit, on teste et on peste car pour nous ça ne marche jamais si ce n’est pendant une petite semaine.
Si c’est pour finir avec un mal de crâne pas possible, des boutons partout sur le visage, non merci. Je préfère une bonne tranche d’andouille sur du pain grillé avec un verre de Cheverny rouge, quitte à ne rentrer que dans du taille « 40 ».
Il y a 10 ans
Dimanche, 15 juin 1997
Les concons flingueurs.
Après un petit tennis matinal salvateur même si j'ai perdu, j'ai décidé de faire le point deux semaines exactement après la secousse sismique qui a lézardé l'édifice RPR-UDF jugé indestructible il y a à peine deux mois.
Les militants qui n'ont pas voix au chapitre doivent en vouloir à l'architecte pour ne pas avoir pensé à l'impensable. En effet au cours d'un débat entendu à la radio, certains dirigeants de droite avouaient qu'au sein de leurs organisations, la démocratie n'était pas monnaie courante. Un comble n'est-ce pas pour qui vénère le suffrage universel. Vraisemblablement exaspérés par des querelles de personnes paradant en haut de la pyramide, les convaincus de base n'ont pas trouvé l'énergie pour se battre comme en 1995. Il faut dire que le magma de droite est peuplé de micro partis avec à leur tête des leaders qui se prennent pour des maxi-chefs. On y trouve pêle-mêle les chiraco-centristes, les balladuro-séguinistes, les giscardo-ultra libéraux, Les pasquo-extrémistes, les léotardo-attardés, les barro-barristes (peu nombreux) ... et Hervé de Charrette, tout seul. Chacun de ces courants est persuadé de disposer de la science infuse. Ca fait du monde pour un seul siège. Et comme il n'y en a "parrain" pour racheter l'autre, ça flingue à tout va dans les coulisses. C'est fou, d'après le Canard Enchaîné, comment ces gens soi-disant bien élevés peuvent s'insulter à longueur d'année. De quoi décourager les militants les plus endurcis. Dans cette foire d'empoigne permanente, les pistoleros du mot et de la polémique ont dégoûté une bonne partie de l'électorat. Ce qui profite à qui l'on sait..;
Un homme averti en vaut deux, dit l'adage, espérons pour la démocratie, que la connerie des dirigeants de droite soit plutôt divisible à l'avenir plutôt que d’être le plus grand commun dénominateur de leurs divisions internes.
Une crise de régime bigrement plus saignante que ces petites élections présidentio-législatives. C’est à qui aura trouvé le régime ultime, « The Ultimate Diet », parce qu’en angliche ça sonne tout de suite plus sérieux. Les magazines et sites féminins nous gavent de régimes à toutes les sauces.
Régime sans sauce, pour commencer, sans sel, sans sucre, sans suite tant ces astreintes vous minent le moral. Régime légumes, qui ne signifie pas rester prostrée devant sa télé. Régime agrume, valse des fruits pour vous mesdames. Le tout ananas pour les nanas. Le tout fraise pour femmes enceintes. Le tout melon pour femmes imbues d’elles mêmes. Le tout orange pour les filles du Modem. Le régime crétois, le crétin et le crottin pour les filles du Berry. Le régime sans graisse, sans os, sans peau. Régime sans fesse, sans peau de fesse mais qui coûte la peau du cou. Régime slim, régime fast, régime sans jean, régime leggins. Régime moitié, demi (sans bière) ou quart (sans quatre). Régime sans sel, sans ailes, sans cuisse, sans sot-l’y-laisse. Et le régime Lassalle. Prendre une circonscription, la 4ème des Pyrénées-Atlantiques, plongez-y un député avé l’accent, faites mijoter avec une usine nippone en voie de délocalisation. Mixer. Allonger d’eau tiède et buvez. Mais rien d’autre pour réussir en fanfare une grève de la fin du libéralisme.
La dernière mode des pipoles, c’est la purge, le nettoyage des conduits. Se rincer les boyaux à coup de décoctions à la con. Payer des gourous intestinaux, des yogis du sphincter, pour éliminer soi disant les tensions intérieures.
On est trop conne, on achète, on lit, on teste et on peste car pour nous ça ne marche jamais si ce n’est pendant une petite semaine.
Si c’est pour finir avec un mal de crâne pas possible, des boutons partout sur le visage, non merci. Je préfère une bonne tranche d’andouille sur du pain grillé avec un verre de Cheverny rouge, quitte à ne rentrer que dans du taille « 40 ».
Il y a 10 ans
Dimanche, 15 juin 1997
Les concons flingueurs.
Après un petit tennis matinal salvateur même si j'ai perdu, j'ai décidé de faire le point deux semaines exactement après la secousse sismique qui a lézardé l'édifice RPR-UDF jugé indestructible il y a à peine deux mois.
Les militants qui n'ont pas voix au chapitre doivent en vouloir à l'architecte pour ne pas avoir pensé à l'impensable. En effet au cours d'un débat entendu à la radio, certains dirigeants de droite avouaient qu'au sein de leurs organisations, la démocratie n'était pas monnaie courante. Un comble n'est-ce pas pour qui vénère le suffrage universel. Vraisemblablement exaspérés par des querelles de personnes paradant en haut de la pyramide, les convaincus de base n'ont pas trouvé l'énergie pour se battre comme en 1995. Il faut dire que le magma de droite est peuplé de micro partis avec à leur tête des leaders qui se prennent pour des maxi-chefs. On y trouve pêle-mêle les chiraco-centristes, les balladuro-séguinistes, les giscardo-ultra libéraux, Les pasquo-extrémistes, les léotardo-attardés, les barro-barristes (peu nombreux) ... et Hervé de Charrette, tout seul. Chacun de ces courants est persuadé de disposer de la science infuse. Ca fait du monde pour un seul siège. Et comme il n'y en a "parrain" pour racheter l'autre, ça flingue à tout va dans les coulisses. C'est fou, d'après le Canard Enchaîné, comment ces gens soi-disant bien élevés peuvent s'insulter à longueur d'année. De quoi décourager les militants les plus endurcis. Dans cette foire d'empoigne permanente, les pistoleros du mot et de la polémique ont dégoûté une bonne partie de l'électorat. Ce qui profite à qui l'on sait..;
Un homme averti en vaut deux, dit l'adage, espérons pour la démocratie, que la connerie des dirigeants de droite soit plutôt divisible à l'avenir plutôt que d’être le plus grand commun dénominateur de leurs divisions internes.
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