samedi 8 septembre 2007

Ovale-hic

La coupe du monde de rugby a démarré aujourd’hui. Il paraît que tout le monde va s’y mettre, que le rugby va rattraper le football et que Michalak sera, pour nous pauvres femmes ignares de l’ovalie, le Lizarazu de 1998.
Alors on va regarder puisqu’il faut regarder. TF1 à investit des sommes folles pour nous montrer les grands matches de l’équipe de France et des autres nations fortes du ballon ovale.
J’ai regardé, enfin quelques minutes, tant les règles sont compliquées. Les mâles de la tribu se sont égosillés, furieux de voir les Bleus piétiner et se faire manger par les Pumas argentins (j’ai appris ça dans un petit fascicule « Le petit guide du rugby pour les filles » aux éditions Mango Sport.
La France a perdu. Les hommes ont beaucoup bu et ils risquent de garder ce hoquet en travers de la gorge jusqu’au match décisif contre l’Irlande. On m’a expliqué que si nous perdions ce match nous étions éliminés. Cela ferait désordre pour le pays organisateur et pour son équipe coachée par un certain Bernard Laporte, futur secrétaire d’état à la Jeunesse et aux Sports et grand ami de Nicolas Sarkozy.




Il y a 10 ans
Dimanche, 7 septembre 1997
Ma foi.

Après la messe papale de Longchamp et son million de fidèles, les trois millions d’anglais sur le parcours du corbillard et les centaines de milliers de pèlerins qui vont pendant huit jours défiler devant la dépouille de Mère Teresa c’est l’overdose de bénitiers.
La planète donne, en ce moment, l’illusion de battre au rythme d’une spiritualité de masse instantanée et éruptive. Qu’en sera-t-il demain de ces ferveurs, recueillements et prières partagés, quand la roue aura tourné et qu’à la Une des gazettes refleuriront les affaires, les grèves, l’Euro, ou les amours tristes d’une nouvelle princesse en mal de pub?
Qu’est-ce qu’André Malraux aurait pensé de ce pâté de foi suintant au crépuscule de ce XXème siècle qui voit les églises catholiques se vider en France et les extrémistes religieux algériens vider les cervelles de celles et ceux qui n’ont pas la même lecture du Coran qu’eux.

jeudi 6 septembre 2007

Diva, embryon et Waterloo

Pavarotti vient de mourir. La voix qui allumait les étoiles s’est éteinte. Et si nous retournions à Montepulciano boire une bouteille de Nibbiano en son honneur. Et sur la terrasse du bar à vin « E lucevan le stelle » l’écouter chanter la Tosca.
Voir chronique du 5 août 2007
http://www.youtube.com/watch?v=4mX7ugJ5NM8

Le Vatican s’émeut de recherches effectuées par des savants anglais sur des embryons mi-animaux, mi-humains. Ces recherches sont encadrées et ont été validées par une commission de sages. Elles doivent servir à mieux comprendre la dégénérescence de certaines cellules pour mieux soigner et qui sait guérir une maladie comme l’Alzheimer. Le pape s’indigne de l’horreur de telles pratiques scientifiques. De tout temps l’église a rejeté les découvertes qui pouvaient nuire à son dogme. Dites-moi, cher Benoit XVI, si l’embryon est la vie, vous viendrez me donner un coup de main quand il faudra ramener les embryons du square en poussette.

L’Eurostar vient de battre le record de liaison entre Paris et Londres. Deux heures et trois minutes. Et ce n’est pas le plus formidable. Selon moi, l’exploit réside dans le fait que nous n’arriverons plus à Londres en gare de Waterloo mais à Saint-Pancras. Serait-ce la fin de l’arrogance anglaise ?



Il y a 10 ans
Samedi, 6 septembre 1997
Too much.

Quatre heures de retransmission non stop à la fois sur TF1 et sur France 2, l’enterrement de Lady Diana Spencer a trusté les antennes du monde entier ce matin. Mieux que Winston Churchill en son temps. De quoi capituler devant ce manque de discernement journalistique. Les commentaires lacrymaux des nouveaux « Léon Zitrone » de l’enterrement en kit et en grande pompe ne font pas honneur au métier de journaliste. Cette télé semble fabriquée aujourd’hui sur le même moule que celui des magazines à sensation décriés et jetés aux orties par ces « bien-pensants » hommes-troncs de la messe de 10H00 et du 20 heures.
Que le personnage de Lady Di soit un exemple à travers son action pour les malades et les défavorisés, OK, mais de là à en faire une sainte lors d’une messe planétaire, de là à faire de ce doux visage une icône, pas d’accord. A ce rythme, l’abbé Pierre sera enterré en direct sur Mars et Mère Térésa qui vient de mourir à Calcutta fera venir les prélats des autres galaxies à ses funérailles.


A 10H15 ce matin à Argenteuil il y avait un autre enterrement. Celui d’une mère modèle. Celui d’une femme qui avait un mari, un fils et deux petits enfants que je connais bien. Les larmes en mondovision sont-elles plus salées que sur les bancs d’une église de la banlieue parisienne?

mercredi 5 septembre 2007

De la place à Vendôme.

Le turnover au ministère de la justice, Place Vendôme, est impressionnant.
Le 9 juillet je vous parlais de Michel Dobkine, directeur de cabinet, qui avait démissionné pour « convenance personnelle », très peu de temps après la prise de fonction de Rachida Dati.
Hier ce sont deux autres membres du cabinet qui ont jeté l’éponge. L’un, Jacques Carrère, sera chargé d’une mission et l’autre, Valérie Bonnard, a été priée du jour au lendemain de ne plus remettre les pieds à son bureau.
La garde des sceaux fait régner la terreur dans son ministère. On ne sait si cette main de fer est là pour faire vraiment avancer les dossiers ou si cette attitude cache un manque de maîtrise de ces mêmes dossiers ?
Non seulement Madame Dati se met à dos les membres de son cabinet mais en plus la magistrature dans son ensemble ne la porte par dans son cœur. Elle a laissé entendre (si on sait lire entre les lignes) que la justice devait être rendue au nom de Nicolas Sarkozy.
Patrick Gérard, le directeur de cabinet nommé après le départ de Michel Dobkine, tient le coup. Mais on s’en doutait tant son expérience politique est grande.
Mais alors, si des places se libèrent, pourquoi ne pas en profiter pour désengorger les prisons, où la population carcérale dépasse de 20% les places disponibles. Il y aurait bien parmi les 64000 prisonniers actuels de bons conseillers aillant « l’expérience terrain » et qui se contenteraient de quelques mètres carrés bien placés pour assurer leur reconversion.
Les joailliers de la Place Vendôme verraient-ils toutefois d’un bon œil cette belle tentative de réinsertion ?




Il y a 10 ans
Vendredi, 5 septembre 1997.
Et les Athéniens atteignirent ...

... leur rêve de voir les Jeux Olympiques de l’ère moderne revenir dans leur ville après cent huit ans.
Quand, en 1989 les « sages » du Comité International Olympique eurent à choisir entre Atlanta et Athènes pour l’attribution des J.O. du Centenaire, chacun pensait, que la Grèce, pays du renouveau des Jeux en 1896 allait avoir l’honneur de les organiser cent ans après.
Contrairement aux prévisions, la sagesse de ces presque centenaires du C.I.O. fit pencher la balance en faveur de la ville natale de Coca Cola. Entre la boisson gazeuse et le Parthénon les Jeux retournaient au States à peine douze ans après s’être installés à Los Angeles.
Une gifle à l’histoire et une insulte à la morale sportive.
Quand on sait aujourd’hui ce qu’il reste des J.O. à Atlanta: un stade olympique démoli et réaménagé en terrain de base-ball, une organisation déplorable, un système informatique foireux ... Sans compter le souvenir vague qui reste dans l’esprit des Géorgiens comme après le passage du cirque Barnum. Si ce n’est l’attentat à la bombe perpétré dans le parc du centenaire aménagé en fête à Neuneu à la gloire des sponsors.
Parce qu’ils avaient sans doute beaucoup à se faire pardonner, les membres de cette désormais richissime congrégation fondée par Pierre de Coubertin, ont donné à Athènes le cadeau qu’elle avait commandé pour son Noël d’il y a huit ans.
Justice est donc rendue. C’est tant mieux pour la beauté du sport. Mais ça ne m’empêche pas de penser qu’à la première occasion le C.I.O. serait prêt à vendre ce dernier rassemblement pacifique et fraternel à n’importe qui pour quelques dollars de plus.

mardi 4 septembre 2007

Copie blanche.

Monsieur ou madame le professeur, je rentre ce matin en 6ème et en seconde par procuration. Je n’ai rien préparé. Je vous rends donc copie blanche.
Pour mémoire vous pouvez relire ma rédaction d’il y a dix ans.





Il y a 10 ans
Jeudi, 4 septembre 1997.
Adam l’élève.

En ce jour de rentrée scolaire où mon petit « bout’chou » grimpe à l’étage de la grande section de maternelle, je ne peux m’empêcher de poser quelques questions bêtes pour l’être moins à l’école.
Un enfant qui a du mal à lire, à écrire ou à compter en CM2 fera-t-il un collégien heureux d’être en classe?
Les mathématiques sont-elles une matière plus importante que la musique?
Les élèves ont-ils aujourd’hui les moyens d’apprécier avec autant d’enthousiasme les génies respectifs de Mozart et de Pythagore?
Pourquoi les cours doivent-ils durer une heure quand on sait que la capacité d’attention, y compris chez les plus « doués » est de trente minutes maximum?
Etudie-t-on mieux dans une classe de trente ou dans une classe de quinze?
Investir dans l’intelligence de nos enfants sans se soucier du coût ferait-elle peur à tous nos gouvernants d’hier et d’aujourd’hui?
Les dirigeants du monde préfèrent-ils une masse docile et ignorante qu’un peuple dont les connaissances sont gages de rébellion permanente?
Les disciplines d’épanouissement physique sont-elles une forme de savoir faire ou savoir-vivre (appelez ça comme vous voulez) qui méritent moins de respect que l’histoire de France ou la dissection d’une grenouille?
L’apprentissage d’une langue étrangère est-elle bien utile quand l’élève ne maîtrise pas la grammaire française?
Réussir une queue d’aronde serait-il moins noble que de connaître le PIB du Burkina Faso.
Un ordinateur et une souris sont-ils une fin en soi ou un moyen aussi génial qu’une ardoise ou une craie pour acquérir des connaissances?
Les parents ne doivent-ils pas apprendre ou réapprendre leur mission de premiers pédagogues de leurs enfants?
Un instituteur aussi bien payé qu’un cadre sup ne serait-il pas mieux respecté (sans abuser de sa position) par ces parents volontiers critiques parce que trop souvent démissionnaires dans leur rôle pédagogique?

Le propos d’aujourd’hui n’est pas d’avoir vingt sur vingt à toutes les réponses mais de se dire qu’un enfant, quel que soit son niveau, a besoin de toute la considération possible. Que le propre de ce service public qu’est l’Education Nationale c’est de considérer chaque enfant comme unique et de lui faire découvrir le monde comme s’il était le premier enfant né sur cette terre.

Dictionnaire

Rigueur : nom féminin, du latin rigor.
Sévérité, dureté. Façon d’écrémer les effectifs du service public. Volonté de ne pas renouveler la moitié des effectifs partant à la retraite. En fait mettre les fonctionnaires la tête sous l’eau en leur faisant porter tous les maux de notre société.
Exemple « Le Gouvernement prépare un plan de rigueur, pour l’essentiel destiné à la fonction publique » Christine Lagarde

Revalorisation : nom féminin, du latin valere.
Sévérité, dureté. Façon d’écrémer les effectifs du service public. Volonté de ne pas renouveler la moitié des effectifs partant à la retraite. En fait mettre les fonctionnaires la tête sous l’eau en leur faisant porter tous les maux de notre société.
Exemple « Nicolas Sarkozy s'exprimera devant les élèves d'un institut régional d'administration le 12 septembre. Il aura l'occasion de dire ses ambitions pour la fonction publique. Ses ambitions sont grandes. C'est un plan de revalorisation de la fonction publique. » Claude Guéant

Effort : nom masculin, du latin fortia.
Sévérité, dureté. Façon d’écrémer les effectifs du service public. Volonté de ne pas renouveler la moitié des effectifs partant à la retraite. En fait mettre les fonctionnaires la tête sous l’eau en leur faisant porter tous les maux de notre société.
Exemple : « Il n'y a pas de plan de rigueur, mais un effort constant pour réduire la dépense de l'Etat » François Fillon

C’est fou comme en ces temps de rentrée scolaire nos têtes pensantes auraient besoin de s’acheter un dictionnaire.





Il y a 10 ans
Mercredi, 3 septembre 1997.
Post-it.

Tel papy
Changer ampoule chambre enfant
Rapp C. Guinot
Ophtalmo: 96 36 82 24
Prévoir vin pour soirée
Pain / Couches / Savon / PQ / Chips / Jambon / Camembert ...
Pour la femme de ménage: faire les sols, passer aspiro, repassage + nett tapis
Dimension étagère 35X60X2 en 4 ex lamellé blanc
Penser cadeau fête des pères
Mon poussin, je rentrerai vers 21H00 y’a du gratin pour les enfants. Bisou
Prendre RV docteur pour la puce
Acheter un dico pour Yann
...
Dans la série « il est là le nouveau nouveau roman » je vous propose le futur Prix Nobel de littérature. Le titre de l’ouvrage « Post-it » est piqué au génial inventeur de ce rectangle de papier collant de couleur jaune à l’origine, sur lequel beaucoup de français témoignent de leur vie quotidienne. Un grand roman social digne d’un Zola de la fin du vingtième siècle. Pour tout savoir des préoccupations de ceux qui nous entourent rien de mieux que de faire les poubelles pleines de ces billets d’humeurs laconiques mais expressifs. Qu’elles sont nombreuses ces fines tranches de vie qui tombent dans l’oubli, méprisées par ces éditeurs pourtant à la recherche du concept littéraire innovant et lucratif. Il y a dans cette histoire un début à tout puisque le mot « Post-it » est entré aujourd’hui dans le dictionnaire.

dimanche 2 septembre 2007

La vie Ikéa.

Passez une journée chez Ikéa et vous comprendrez comment on peut tout aussi bien décorer son chez-soi que briser sa vie de couple pendant une semaine.
Le parcours obligé vous fait passer devant tout et n’importe quoi. Mieux vaut avoir préparé une check-list sinon vous risquez de devoir remplir une camionnette de trucs pas forcément chers mais pas forcément utiles.
Les discussions sans fin sur la pertinence d’un cadre, d’une couleur de rideau ou la forme d’un verre peuvent faire rapidement disjoncter les jeunes couples venus en amoureux passer une journée « peace & meuble » et qui peuvent repartir avec des envies de meurtre.
Surtout n’y emmener jamais votre père bricoleur. Il manquera toujours quelque chose et ses conseils en agencement vous feront croire que vous vous apprêtez à aménager un Versailles bis plutôt que votre deux pièces cuisine sans ascenseur.
Vers quatre heure de l’après-midi vos jambes seront tellement lourde qu’un marathon, à côté, ressemblerait à une promenade de santé.
La sortie approche il faut passer par la zone des stocks et puis la caisse.
Le soleil ne s’est pas encore couché que vous ne souhaitez qu’une chose, le faire avant lui.
Devant vous, patientent un homme et une femme. Sur le tapis roulant ils ont déposé un seul et unique article. Une brosse à WC bleue, en promo à 1,95 euros.
La vie Ikéa quoi!





Il y a 10 ans
Mardi, 2 septembre 1997.
D’autres chats noirs à fouetter.

Certes, une Princesse est morte tragiquement.
Certes, le chauffeur conduisait bourré de bonnes intentions avec 1,75 grammes d’alcool dans le sang.
Certes, les paparazzis n’ont pas eu tout faux.
Certes, les lecteurs et lectrices de la presse à scandales ont maintenant une bonne excuse pour remuer la merde comme on tourne ces pages de papier glacé.
Mais il y a chaque jour des centaines de morts en Algérie, au Congo, dans l’ex Zaïre ou au Viet Nam.
Alors pourquoi retransmettre les funérailles de la Princesse de Galles en direct sur une chaîne publique?
Les temps d’antenne T.V. sont si précieux qu’il serait plus judicieux de passer un reportage sur les victimes des bombes antipersonnel qui tuent ou estropient adultes et enfants en Bosnie, au Cambodge, ou ailleurs.
Cette lutte contre ces armes de guerre maniées par des lâches fut le dernier combat de cette mère au coeur si grand qu’on y trouvait pêle-mêle des affaires, des peines mais aussi beaucoup de bonté. Il serait plus décent de perpétuer ce combat pacifique plutôt que de consacrer une partie de notre redevance T.V. à un hommage larmoyant, voyeuriste et guindé.

samedi 1 septembre 2007

Argent caché.

A l’aube, au Japon, un français a récolté une deuxième place aux championnats du monde d’athlétisme. A l’ombre des géants de ce sport, dans une discipline des plus ingrates, la marche.
Pas de couverture médiatique en direct pour le héros Yohann Diniz comme pour les Baala, Barber, Doucouré et consorts qui se sont pris les pieds dans le tartan.
Le marcheur de l’ombre était donc ce matin la seule médaille française en sept jours de compétition. Un joli pied de nez aux stars bleues qui ont plutôt pointé aux abonnés absents.
Yohann n’a pas une gueule d’ange, ne développera sans doute pas de vocation dans la jeunesse française mais il a tenu son rang.
La firme Adidas a eu le nez fin en 2006 après le titre européen du marcheur d’Epernay. Elle en a fait une de ses figures de proue publicitaire au même titre que la star de la perche Elena Isinbaeva ou les rugbymen néo-zélandais.
Une belle médaille d’argent qui sera non seulement occultée par les matches de football du week-end mais par la médaille du même métal obtenue quelques heures plus tard par l’albigeois Romain Mesnil dans l’épreuve du saut à la perche.
Allez Yohann, marche jusqu’à Pékin en 2008 et décroche-nous l’or pour enfin éclairer à la face du monde ton talent et ton sport si particulier.



Il y a 10 ans
Lundi, 1er septembre 1997.
Waffen FN.

Biscottos sur polos noirs, chaussures de combat, Magnum 357 et matraque en bandoulière, la police municipale de Vitrolles ferait flipper un Rudolf Hess qui rôderait nuitamment autour de la mairie. Même si je suis persuadée que Catherine Mégret n’est qu’une potiche décolorée et que les véritables patrons sont Bruno Mégret, son mari, et Hubert Fayard (1er adjoint), je serais curieuse de savoir ce que la petite Catherine souhaitait voir au pied du sapin de Noël?
Un déguisement de fée ou celui d’un policier?
Ce laboratoire de police parallèle qui fleure bon les gardes prétoriennes nazies tend à fabriquer à tour de gros bras une nouvelle forme de zone de non droit. Je guette donc avec angoisse la première bavure de ces, bientôt, soixante dix Rambo décérébrés.