Affichage des articles dont le libellé est rugby. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rugby. Afficher tous les articles

dimanche 21 mars 2010

Chelem quand même !

Le printemps pointe le bout de ses jonquilles.
En milieu de semaine, les clubs de football de Lyon et Bordeaux se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Ligue des Champions et joueront au prochain tour l’un contre l’autre. Hier soir, l’équipe de France de rugby a battu l’Angleterre et ainsi remporté le 9ème Grand Chelem de son histoire.
Ce soir, la France est rose sauf en Alsace après le second tour des élections régionales.
Un presque sans faute.
Ne boudons pas notre plaisir tant les discours de nos dirigeants au soir du premier tour nous laissaient pantois. Demain, la « compréhension du message » revendiquée à l’instant par les tauliers de l’UMP ne sera plus qu’un vague souvenir.
Une nouvelle saison commence après un hiver plutôt rude.
Gardons ce sourire de victoire jusqu’à dimanche prochain.

samedi 15 mars 2008

Bro gozh ma zadou.

O Breizh, ma Bro, me 'gar ma Bro.
Tra ma vo mor 'vel mur 'n he zro.
Ra vezo digabestr ma Bro !

O Bretagne, mon pays, que j'aime mon pays
Tant que la mer sera comme un mur autour d'elle.
Sois libre, mon pays!

Gwlad! Gwlad! pleidiol wyf i'm gwlad
Tra môr yn fur, i'r bur hoff bau,
O bydded i'r hen iaith barhau.


Cette après-midi ce chant qui est à la fois l’hymne gallois et l’hymne breton, est sorti du cœur et des cordes vocales de 75000 gallois dans le Millenium Stadium de Cardiff. Des minutes à vous donner le frisson.
Prise au jeu du rugby depuis quelques décennies et pas seulement depuis la Chabalmania de la Coupe du monde de l’automne dernier, j’ai été ravie de voir les diables rouges, comme on appelle les joueurs de cette Principauté, battre les Français et conquérir le dixième Grand Chelem de leur histoire.
Dans les années 70, quand mon père éduquait mes neurones à l’alchimie du ballon ovale, on pouvait voir plus souvent qu’à l’habitude les Gallois mettre des trempes aux Français. En ce temps là les costauds avait des rouflaquettes et des cheveux longs. JJ Williams (ailier vif), JPR Williams (arrière de passion et docteur de profession), Phil Bennet (le N°10 qui courrait presque sur la pointe des pieds), Graham Price (pilier rouquin et indestructible) et surtout Gareth Edwards (magicien du jeu) sont des noms et des personnages qui peupleront à jamais mes rêves ovales.
Alors pour eux et pour les vaillants guerriers de cet après-midi chantons « Hen Wlad Fy Nhadau » et buvons ensemble.



Il y a 10 ans
Dimanche, 15 mars 1998.
Compte à rebours.

La fusée Placard décollera le 26 mars pour une autre planète. Le décompte peut commencer pour les ultimes chroniques.
A moins dix, en attendant le quart, il y avait aujourd’hui les élections régionales et cantonales.
Est-ce que les discours des uns et des autres à l’écoute des premières estimations de résultats allaient changer?
Non, car à 20 heures (moins trois minutes sur France 2 où Billalian a joué au vilain petit canard du PAF en avançant sa pendule pour faire la nique à TF1) les différents invités politiques sur les plateaux de télé ne pensaient qu’à dire à qui ne voulaient déjà plus les entendre, qu’ils avaient gagné quand ils avaient perdu et Lycée d’Versailles.
L’ennui, ce soir, c’est que la démocratie s’est pris un uppercut dans le tarin. Avec plus de 40% d’abstentions elle perd son sang. Les citoyennes et les citoyens ont perdu le goût de la vie publique. J’espère sincèrement que les femmes et les hommes qui aspirent à nous gouverner sauront comprendre le message et surtout faire ce qu’il faut, ensemble, pour que le FN débarrasse le plancher.
En attendant ce jour béni, moi je vais me coucher. Les résultats définitifs ne sont pas encore disponibles.

samedi 23 février 2008

Du rosbif pour les petits.

Dans moins d’une heure le XV de France affronte le XV d’Angleterre dans le cadre du Tournoi des VI Nations. C’est du rugby. C’est la revanche de la ½ finale perdue par les Bleus dans le cadre de la Coupe du Monde de l’an passé. C’est, chaque année, un must de l’actualité sportive, quelque soit l’état de forme des deux camps. Les Anglais qu’on aime détester, les Français qu’on voit souvent meilleurs qu’ils ne sont.
Les nouveaux sélectionneurs ont décidé d’orienté le jeu vers l’attaque et la prise de risque. Presque l’antithèse du tableau noir de l’ex-sélectionneur Laporte devenu, depuis, ministre des sports par la grâce de Sarkozy.
Le rugby selon l’adage commence devant chez les gros, ceux qui ne sont beaux que quatre-vingt minutes malgré leurs oreilles en choux fleur et le pif de travers. Il ne faudrait pas ce soir que notre mêlée recule comme contre l’Irlande. Les fantassins des lignes arrière risqueraient de souffrir faute de munitions.
Ce soir, notre Roger Couderc national a du brancher son vieux Pathé-marconi céleste. Le demi de mêlée des Bleus a dix-neuf ans, le demi d’ouverture en a vingt et un et le troisième ligne centre en a vingt-deux. C’est autour d’eux que va se dessiner le chemin de la victoire ou de la déroute.
Il parait qu’il faut donner de la viande aux enfants pour qu’ils grandissent bien et pètent la forme.
Alors ce soir rosbif pour tout le monde et « Allez les petits ».


Il y a 10 ans
Lundi, 23 février 1998.
Ça va péter.

Pas dans le Golfe, du moins je l’espère à l’heure où j’écris ces quelques lignes. Mais plutôt à la télé, ce soir, où pas moins de quatre films, programmés à la même heure, valent le coup d’être regardés. Quand on pense à la pénurie d’hier soir il y a de quoi rager.
Car pour un dimanche soir on n’était pas verni. Sur TF1 « Les keufs », une comédie gentillette de, et avec, Josiane Balasko dans le rôle d’une femme flic au grand cœur et aux méthodes loufoques. Sympa mais pas tonitruant. Sur France 2, « La grande évasion » avec entre autres Steve Mc Queen et sa moto légendaire. Du bon mais de l’archi-réchauffé. Sur France 3, « Derrick » pour les inconditionnels de Horst Tapper qui donne l’impression de sortir du sanatorium pour tourner chacun des épisodes. Sur Canal+, « Le patchwork de la vie », un film américain dont deux lignes du résumé suffisent à vous dégoûter de brancher votre décodeur: « Finn, jeune étudiante se réfugie chez sa grand-mère qui, avec ses copines, réalise un kilt en patchwork dont les motifs revêtent une signification symbolique ... ». Sur Arte, un documentaire sur la patate. Sans commentaires. Et sur M6, « Zone Interdite » avec pour thème, « les ados hors-la-loi ». De quoi vous filer la pêche pour la semaine à venir.
Ce soir donc, après la disette, la bombance. Sur TF1, « True lies » de James-Titanic-Cameron, un remake réussi, pour une fois d’un film français, « La totale ». Sur France 3, dans le cadre de la Dernière Séance, « La mission du Commandant Lex », un western d’espionnage avec Gary Cooper et en fin de soirée « Les tuniques écarlates » de Cecil B DeMille avec le même Gary Cooper. Merci Monsieur Eddy. Sur Canal+, « Seven », avec le beau Brad Pitt, le polar maléfique qui fit un tabac l’an passé dans les salles. Sur Arte, « Les apprentis », un petit bijou de tendresse sur deux losers drôles et pathétiques interprétés par Guillaume Depardieu et François Cluzet. Sur M6, « Speed », avec le très beau Keanuuuuuuuuuuu Reeves! Vavavoum, l’histoire d’un psychopathe qui menace de faire exploser un bus. Un film qui vous colle à votre fauteuil.
Keanu, Brad ou Gary, ce soir ça va péter dans les chaumières pour choisir la bonne chaîne.
Au pire, il vous reste quatre heures pour vous acheter un magnétoscope.

samedi 20 octobre 2007

Je n’ai pas tout compris mais ...

... J’ai tout de même regardé la finale de la coupe du monde de rugby. Sans la France pitoyable hier dans son match de classement face à l’Argentine. Les deux élus de la finale étaient L’Angleterre, notre meilleur ennemi, et L’Afrique du sud. C’est l’hémisphère d’en bas qui a gagné. Un match vachement âpre, où les trente joueurs se rentraient dedans sans compter. Mon mari et mon fils étaient à ma droite et à ma gauche sur le canapé. Moi la talonneuse et eux mes piliers. Il faut bien ça pour suivre un match tant les règles du jeu sont beaucoup plus subtiles qu’au football.
Les meilleurs ont-ils gagné, je ne sais pas car d’après moi, nouvelle « experte » du ballon ovale, l’essai pointé par l’anglais Cueto me semblait valable.
Les Spingboks (les boucs sauteurs) ont gagné.
Les copines, je vous recommande le N°15 sud-africain, il s’appelle Percy Montgomery et lève très haut la jambe quand il dégage le ballon.





Il y a 10 ans
Lundi, 20 octobre 1997.
Ecrase!

Une non fumeuse a fait condamner son entreprise pour non respect de la loi Evin qui vise à protéger les poumons de ceux qui ne clopent pas.
Une première en France où les dirigeants de ces mêmes entreprises, pour la plupart fumeurs, se moquent, dans la pratique, de cette loi.
La fumée de cigarette n’a pas de limite, comme un nuage radioactif venant de Tchernobyl qui ne sait pas ce que le mot frontière veut dire.
Les panneaux « Espace non fumeur » ne font pas peur aux accros de la cibiche qui partagent en tout altruisme la fumée ayant transité par leurs poumons avec les nôtres.
Il est vrai que cacher un gendarme sous chaque cendrier pourrait revenir à cher.
L’incivisme franchouillard est aux antipodes du rigorisme ricain. Mais entre le « No cigarette » et le smog de nos bureaux, il doit bien y avoir une solution paisible pour tous.
Des chercheurs ont prouvé que l’inhalation passive équivaut à environ deux cigarettes par jour si vous êtes « bien entourée ». Ce qui est mon cas avec un bureau en semi « open space » qui compte 60% d’accros à la nicotine.
Les symptômes liés à cette pollution d’intérieur n’ont rien à envier à ceux constatés dans le cadre d’une exposition aux dioxydes de carbone à Paris par grand beau temps : picotement des yeux, toux, mal de crâne, sans oublier les fringues qui puent le tabac froid quand vous rentrez chez vous. Les plus sournois pourront dire qu’ainsi, j’économise environ deux francs par jour, ce qui, sur une période d’activité de trente sept ans et demi, représente un gain de dix-sept mille six cent vingt-cinq francs, hors inflation.
Si j’aime bien, chez moi, entre amis consentants, m’en griller quelques-unes pour le plaisir, j’aimerais qu’au boulot, par respect pour les autres, ces fumeurs impénitents aillent écraser leurs cigarettes ailleurs que dans nos poumons.

dimanche 14 octobre 2007

Appendicectomie.

Douleurs dans le bas ventre.
Des nouvelles qui font mal.
Des informations que l’on aurait préféré ne pas entendre ou ne pas lire.
En parler, même rapidement pour ôter la douleur, même momentanément.
Bistouri. Compresses. C’est parti.
-Test ADN. Le gouvernement s’entête. Même Enrico Macias, soutien vocal de Sarkozy lève la voix. Une manifestation est prévue aujourd’hui au Zenith.
Fillon va-t-il continué à trouver tout cela « ridicule ». François Goulard, député UMP du Morbihan ira manifester. Il affirme dans Libération « qu’il y a aussi à droite, des hommes et des femmes attachés au respect des droits de l’homme ».
-17 millions. C’est le montant en euros et en liquide, retiré par M Gautier-Sauvagnac, sur différents comptes bancaire. Ce monsieur est le président de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie, une branche du Medef. Malgré tout ça, Mme Parisot la présidente des patrons vient de le maintenir dans ses fonctions.
-L’ABS (Abus de Bien Social) pourrait être dépénalisé. Le juge Halphen qui s’est longtemps battu contre les montagnes du pouvoir estime dans Le Parisien que « Aux comparutions immédiates des petits prévenus prennent régulièrement des peines de prison ferme pour des simples vols. Quand un patron détourne des millions, il écope généralement d’une peine avec sursis... On ne peut pas à la fois parler de tolérance zéro à l’égard des délinquants de droit commun et favoriser l’impunité des patrons et des politiques ...Nicolas Sarkozy veut enterrer définitivement les affaires. »
-Lu aujourd’hui dans Le Monde. Aribert Heim, un ancien nazi, bourreau sanguinaire du camp de Mauthausen, aurait été assassiné il y a déjà longtemps par une organisation clandestine appelée la Chouette. C’est dans un livre publié par l’un de ses membres, Danny Baz, qu’est révélé cette exécution précédée d’une longue traque et d’un procès sommaire. Loin de moi l’idée de m’apitoyer sur le sort de ce docteur qui pratiquait la vivisection sur les hommes et les femmes du camp en leur retirant les organes sans anesthésie. Mais pourquoi et comment des barbouzes israéliennes ont pu agir en toute impunité ? Deux autres questions : comment « Docteur La Mort » a été relâché en 1947 alors que les autres médecins du camp avait été jugés et pour la plupart exécutés ? Pourquoi, la sœur d’Aribert Heim collectait toujours, à la fin des années 70, les revenus issus d’un immeuble d’habitation que possédait le bourreau à Berlin ?
-La France a perdu hier contre les maudits Anglais. La victoire du non jeu côté british. La défaite de l’intelligence côté gaulois. Dans une semaine nous héritons d’un nouveau secrétaire d’Etat au sport, Bernard Laporte, le coach du XV de France pour encore six jours et le match de consolation de vendredi soir entre les deux recalés des demi-finales. La défaite d’hier n’est rien à côté de ce que nous prépare Bernie le dingue (son surnom) au Ministère.





Il y a 10 ans
Mardi, 14 octobre 1997.
Quitter la terre.

Je rentre, il est tard. Les enfants doivent dormir. L’air est frais. La nuit ne nous montre pas ses étoiles. Je pense à la sonde Huygens partie aujourd’hui pour un voyage de 305 milliards de kilomètres vers un des satellites de Saturne. Il y arrivera, si tout se passe bien dans plus de sept ans. Dans sept ans, où serai-je? Que ferai-je? Je serai peut-être morte? Frissons.
Marie-Thérèse comment va-t-elle?
J’ouvre la boîte aux lettres. Des prospectus et une lettre bordée de gris. Merde.
J’ouvre, ce n’est pas vrai. Marie, Marie est morte.
Le crabe, ce putain de cancer l’a bouffée.
Et moi qui me faisais un petit coup de spleen très égoïste.
Marie bon sang, on aura même pas bouffé une dernière ventrée d’huitres arrosée de quelques bouteilles d’Entre Deux Mers.
Dis Marie, si tu croises le petit satellite qui s’est envolé ce matin, regarde dans le coffre arrière si les ingénieurs n’y ont pas laissé trainer quelques Fines de Claire et autres Belons.
Je pense à toi.
Nous sommes tristes.
La nuit sera longue.

samedi 13 octobre 2007

Sus à l'Anglais!

Il y a deux siècles, le 13 septembre 1807 à Rambouillet, Napoléon écrivait une missive au vice-amiral Decrès, ministre de la marine.

« Mon intention est que vous partiez demain pour Boulogne. Vous passerez la flottille en revue; vous visiterez tous les magasins; vous donnerez tous les ordres pour qu'elle soit prête à prendre la mer au 15 octobre. Vous resterez quatre ou cinq jours à Boulogne; de là vous vous rendrez à Calais et à Flessingue, et vous reviendrez par Anvers. Il est probable que j'irai moi-même dans quinze jours d'ici. Vous parlerez aux matelots, aux troupes, aux habitants; vous leur direz que dans quinze jours il y aura au camp 100,000 hommes. Vous m'écrirez tous les jours pour me faire connaître la situation de la flottille et celle des approvisionnements. Vous inspecterez aussi les approvisionnements de terre, et vous me ferez connaître quelle est la quantité de biscuit, de vin et d'eau-de-vie que j'y ai encore. Vous enverrez chercher M. Dreyer; vous lui ferez connaître que des chaloupes canonnières partent en ce moment de Hollande, et que toutes les mesures se prennent pour pouvoir vraiment, si les Anglais s'entêtent dans la Baltique, profiter de leur absence pour frapper un grand coup. »

Ce soir l’entêtement des anglais à nous barrer la route en Coupe du monde de rugby (1991 et 2003) nous oblige frapper un grand coup.
Faut-il voir en Bernard Laporte un Napoléon du pré rugbystique ? Faut-il croire que ses vingt-deux grognards vont avoir la force de renverser la perfide armada de l’amiral « Jonny » Nelson, après avoir il y une semaine triomphé de l’armée des ombres ?
Trafalgar ou Austerlitz ? Rivalité éternelle ou juste un match comme les autres ?
Alors pour une soirée de sport crions, une bière à la main : « Sus à l’Anglais! ».





Il y a 10 ans.
Lundi, 13 octobre 1997.
Allez au boulot.

Faites avancer le schmilblick sacré bon sang! Arrêtez d’être ces empêcheurs de négocier en table ronde.
Oui, vous messieurs les syndicalistes, jetez vos bréviaires de revendications toutes faites dans le puits sans fond de votre intransigeance.
Et vous aussi, messieurs les patrons, ravalez votre suffisance et osez dire tout haut ce que vous faites tout bas dans vos entreprises.
Vous, Monsieur Gandois qui a proposé les 34 heures chez Cockerill-Sambre.
Vous, Monsieur Pineau-Valencienne qui, dans certaines des filiales de Schneider, avez réduit le temps de travail à 35 heures.
Vous, Monsieur Kessler chez AXA-UAP où le travail à la carte est un modèle.
Vous, Monsieur Mer pour qui les 34 heures chez Sollac sont monnaie courante depuis belle lurette.
Et vous, Monsieur Bloquert. Chez Kindy, il paraît qu’on travaille 31 heures. Que je sache, vous n’avez pas, depuis, mis la clé sous la porte.
Sans vous oublier, vous les membres du gouvernement et vous Monsieur le premier Ministre, n’ayez pas peur de mettre la pression dans un camp commme dans l’autre. Car à trop vouloir jouer les équilibristes pour faire plaisir à tout le monde, vous finirez par vous planter comme un Balladur qui faisait un pas en avant pour mieux reculer de deux cases.
Je me demande même si la volonté de changement est aussi peu présente du côté des cols blancs dirigeants que du côté des bleus de chauffe des syndicats.
Si ma mémoire est bonne, la loi De Robien incitative à l’embauche via la réduction du temps de travail a été votée par l’ex-majorité.
Alors Monsieur Sarkozy, au lieu de vouer cet effort aux gémonies, proposez-nous quelque chose d’autre pour résorber le chômage sinon fermez-la. Ne perdez pas votre temps et le nôtre dans les medias pour réciter vos prières de parfait opposant. Des millions de français dans la dèche attendent des solutions. Aujourd’hui, la seule solution qui nous est proposée est la semaine de 35 heures. Si vous avez une autre idée d’envergure, dites-la tout de suite au lieu de gémir et de faire les oiseaux de mauvais augure. Le problème est trop grave pour s’amuser à faire des petites phrases.
Alors ensemble, tous ensemble, retroussons nos manches et bossons sur ce dossier pour que demain, d’autres que nous aient du travail.
La réduction de la fracture sociale, chère au candidat Chirac, est à ce prix.

samedi 6 octobre 2007

Notre-Dame-du-rugby

Au cœur des Landes, là où poussent les rugbymen au milieu des bergers qui marchent sur des bouts de bois comme des pagelles, il y a une petite chapelle.
Celle de l’Abbé Michel Devert. Une vision, ou mieux encore une mission. Celle de lier les hommes et le bon Dieu autour d’une sainte mêlée.
Celle des cantiques d’avant match où le pieux précède le paillard. Celle de l’eau bénite pour éponge miracle. Celle où l’auréole des anges est ovale.
C’est dans ce lieu unique où les vitraux racontent le mythe du rugby que sont venus prier certaines vieilles légendes comme Benoit Dauga, natif de Montgaillard (quel nom prédestiné), le village voisin.
De quoi avoir donné des ailes et du cœur au XV tricolore qui allait aujourd’hui en terre étrangère poursuivre sa croisade, sa quête du Graal.
Ce soir la France a vaincu la Nouvelle-Zélande et ses chevaliers noirs (gris pour l’occasion).
Avant la demi-finale de samedi prochain contre les Anglais, nos ennemis de toujours, si nous allions brûler un cierge à Notre-Dame-du-Rugby?





Il y a 10 ans
Lundi, 6 octobre 1997.
Un sous-marin en rade.

La scène ne se passe pas au large de l’île longue du côté de Brest, mais à Vitrolles où, ce matin, les porcs sont partis à la pêche aux « perturbateurs ». Va falloir encore sortir la boîte à gifles et balancer deux ou trois crochets au Front.
Les sbires du FN commandés par Hubert Fayard se sont attaqués au « Sous-marin », un café-concert qui dérange car ses clients ont affiché leur haine du « F Haine ».
La célérité avec laquelle le maire-adjoint (bras -en béton- armé du Mégret mâle) a muré les entrées de ce « rade », me fait croire que le discours du FN est en train de changer au moins sur un point. Les (francs) maçons aux cheveux ras qui ont œuvré ce matin, ne seront peut-être plus montrés du doigt.
On en reparlera.

jeudi 4 octobre 2007

Chochottes.

Si on m’avait dit qu’un jour, trente gaillards qui font le quintal ou presque, allaient se crêper le casque pour des bouts de chiffons et leurs couleurs comme des mannequins anorexiques dans les coulisses d’un défilé...
La guéguerre du maillot moulant a commencé. France contre All Blacks, Nike contre Adidas, Bleu contre noir.
L’équipe de France qui doit jouer son quart de finale de la Coupe du monde a gagné le tirage au sort du choix des maillots. Mais comme le bleu foncé du maillot français peut se confondre avec le noir des néo-zélandais, quelqu’un doit céder. Mais chacun bombe le torse et refuse de revenir en arrière.
Et s’ils jouaient samedi soir en tutu rose et bleu ciel ? Ça aurait de la gueule coco !





Il y a 10 ans
Samedi, 4 octobre 1997.
Je m’excuse, mais merde!

L’époque est au repentir. Mes sœurs et mes frères si vous avez un truc à vous reprocher, même si ça s’est passé il y a des lustres, ne vous gênez pas. La confession est aussi à la mode que les tamagoshi.
On apprend que les américains se sont excusés auprès des japonais américains internés pendant la guerre ainsi qu’auprès des indigènes d’Hawaii. Le Roi d’Espagne, lui, a demandé pardon aux Arabes pour les croisades de 1492. Le Pape s’est platement excusé pour les guerres de religion (je me doute que ce sont celles d’il y a cinq siècles, et pas celles qui déchirent encore l’Eire et l’Ulster). Le tiaré adresse encore les plus plates excuses des Catholiques pour les croisades, Galilée, et la traite des noirs.
A ce rythme là les conneries remontant à la nuit des temps ne seraient plus que des souvenirs peu douloureux si vous trouvez encore quelqu’un pour s’en excuser auprès des victimes et des descendants des victimes.
Adam 10000ème du nom s’excuse auprès d’Eve, née il y a deux jours, pour le viol commis par Adam n°1 qui a foutu une sacrée pagaille sur la planète.
Les Corses s’excusent auprès des peuples de l’est pour les exactions commises par l’un des leurs portant bicorne entre 1805 et 1813.
Le Comte de Paris s’excuse auprès de l’ensemble des Français pour la taille, la gabelle et l’asservissement qu’ont eu à subir leurs ascendants.
Georges Marchais s’excuse auprès de tous les communistes qui n’ont pas encore déchiré leur carte du parti, pour les mensonges énoncés, qu’ils viennent de la place du Colonel Fabien ou directement du Kremlin.
Mazarine Mitterrand s’excuse auprès de France Telecom pour toutes ces écoutes impayées.
Les dirigeants du Crédit Lyonnais s’excusent de leurs erreurs de calcul qui va nous coûter des dizaines de milliards.
Olivier Chiabodo s’excuse auprès de son prof de maths.
Jacques Chirac s’excuse auprès de ses électeurs de 1995.
Jean-Marie Le Pen s’excuse d’être Jean-Marie Le Pen.
Et Bernard Tapie s’excuse de toutes ses conneries qui l’empêchent d’être là pour se foutre à nouveau sur la gueule avec Jean-Marie Le Pen.
Pour finir cette litanie, je prie Mélanie Houzé de bien vouloir accepter toutes mes excuses pour la fois où je lui ai balancé du petit suisse au visage à la cantine du collège. Si ça se trouve je l’ai dégoûtée à jamais, elle, et plus tard ses enfants, et demain les enfants de ses enfants de ce petit délice lacté.

A Coluche



P.S. important et sérieux: Quand se repentiront les Turcs pour les exterminations successives des Arméniens (1895-1896 et 1915-1916)?
Rien n’effacera jamais l’horreur si ce n’est l’oubli. Alors n’oublions jamais.
Au fait, j’ai entendu dire que les Evêques de France n’avaient pas tous signé le pardon au peuple juif. Attention les « violets » j’aurai les noms!

vendredi 21 septembre 2007

Fugue en rire majeur.

Un peu plein le dos du rugby. Les femmes en seraient soi-disant raides dingues. La force primitive d’un Chabal, le look d’un Michalak suffiraient à nous faire tomber dans le piège de la mode du moment.
Ce soir leur France-Irlande ils peuvent se le regarder entre eux, à boire des bières et fumer des pizzas.
Ce soir je fugue avec une copine. Ce soir c’est théâtre.
Sur les planches, Muriel Robin et Line Renaud dans une pièce écrite par Pierre Palmade et Christophe Duthuron.
Deux femmes se retrouvent sur le bord de la route à faire du stop. L’une quitte sa famille et l’autre sa maison de retraite. Elles ne se connaissent pas.
Un sacré bon moment avec de sacrées bonnes comédiennes qui s’entendent comme mère et fille pour nous faire rire.
Les « Fugueuses » nous emmènent sur des routes où nous n’allons pas croiser un supporter ou un rugbyman.
Que du bonheur.



Il y a 10 ans
Dimanche, 21 septembre 1997
Pourriture pas noble.

Où va se nicher la connerie humaine? Je vous le demande.
Si les cons ont encore volé cette semaine, leur chef d’escadrille est sans nul doute Yves Thréard, rédacteur en chef de France-Soir. Fraîchement arrivé sur le siège encore tiède (comme on dit) de Bernard Morrot, il a cru bon de se distinguer:
1- En publiant une photo de Lady Di prise juste après l’accident, alors que la profession dans son ensemble se l’était interdit.
2- En sous-entendant que cette photo issue d’un site Internet, pouvait être un montage.
3- En justifiant a posteriori son débordement ignoble en feignant de vouloir condamner par cette publication, les pratiques non moins ignobles de certains internautes trafiquants de merde.
Bref, de faire tout sauf du journalisme. Mr Thréard retombe dans les travers de cette presse à sensation qui préfère dire n’importe quoi et surtout ne rien vérifier. Cette inconséquence met non seulement en péril la crédibilité de la presse écrite (bien mal en point ces temps-ci) mais risque également de précipiter France-Soir vers le néant.
Un signe, moi-même, après des années d’abstinence pour indigence, reprenais goût à sa lecture.
C’est Pierre Lazareff qui doit avoir des fourmis dans les jambes.

jeudi 13 septembre 2007

La France qui perd.

Texte écrit sous la dictée de Monsieur Placard.
Vendredi, le XV de France perd le match d’ouverture de SA Coupe du monde face à l’Argentine (pays de football). Aujourd’hui l’équipe de France de football perd sur SON terrain face à l’Ecosse (pays de rugby) un match qualificatif pour l’Euro 2008.
Avant-hier les volleyeurs français se faisaient piteusement sortir de la compétition continentale et les spécialistes étaient dubitatifs quant aux chances de victoire des basketteurs français face aux Russes en quart de finale des championnats d’Europe.
Footeux et rugbymen, stars des media et piteux joueurs sur le terrain.
Deux équipes coachées par des forts en gueule, des acteurs nés mais qui semblent incapables de changer de tactique en cours de match. Incapable de se rebeller contre les choix de leurs entraîneurs qui, eux, préfèrent mourir avec leurs idées et nous faire mourir d’ennui dans les tribunes ou devant notre télé.
Il manque un vent de folie, une bonne dose de talent et de libération chez ces joueurs robotisés qui ne savent a priori réciter qu’une seule partition. Il n’y aurait donc personne parmi ses trente gaillards où ses vingt-deux millionnaires du ballon rond quelqu’un capable de dire « merde » à messieurs Laporte ou Domenech. Capable de prendre le jeu à son compte et tenter le dribble ou la combinaison inédite. Il n’y a plus de Platini, plus de Blanco pour réveiller nos rêves de belles victoires rondes ou ovales. Il n’y a plus qu’une pensée uniforme, stéréotypée jusqu’à la caricature. Les entraîneurs ne veulent plus voir qu’une tête à défaut de vouloir faire éclore des cerveaux.

Texte écrit à quatre mains.
Bizarrement, le coaching du pays ressemble un peu à ces méthodes brutales et fermées. Sarkozy réclame le silence dans les rangs. Pas un ministre ne doit lui faire de l’ombre. Lui et son éminence grise Claude Guéant, sont les seuls dépositaires du savoir. Et quand Fillon tente un cadrage débordement dans les vingt-deux mètres ou un petit pont dans la surface, il se fait convoquer sur l’heure. « Attention mon coco, ce n’est pas toi qui va m’apprendre à gagner le match de la réforme des retraites ! ».
Encore un match qui s’annonce mal et dont le résultat sera beaucoup plus grave qu’une élimination prématurée de la Coupe du monde de rugby ou que le non voyage des Bleus pour l’Euro de football en Suisse et en Autriche l’année prochaine.




Il y a 10 ans
Vendredi, 12 septembre 1997
Féministre.

Sa langue a fourché. Personne n’a relevé ce lapsus parfait, compactant tel un Armand des mots, la revendication et le statut, la lutte et l’objet de la lutte, l’état permanent et la fonction ponctuelle.
C’est sur France Inter il y a deux jours lors de l’émission « Le téléphone sonne », que Martine Aubry s’est pris les pieds dans la langue française. Je l’ai vite noté sur mon calepin car ce sont des petits détails qui vous font rire dans l’instant et que vous oubliez au virage suivant pour peu qu’une Mercedes aux vitres teintées vous ait fait une queue de poisson.
Ce dérapage de prononciation est d’une rare poésie. Je crois même qu’aucune suffragette des années vingt et trente n’aurait pu rêver meilleur slogan.

En visite à Strasbourg, Lionel Jospin propose de faire voter début 1998, un projet de loi visant à limiter le cumul des mandats. Quand les vieux politicards cumulards et ronds-de-cuir des assemblées nationales, régionales et locales seront obligés de partager ce gâteau doux-amer du pouvoir, les femmes (et aussi les jeunes) profiteront je l’espère de ce courant d’air renouvelé.
Encore faudra-t-il que Jospin aille au bout de sa démarche et que le Sénat, repère de chnoques conservateurs, voire conservés dans le formol des lambris, avalise ce choix politique. Rien n’est fait quand on sait que le Palais du Luxembourg s’ouvre aussi vite au changement qu’une bibliothèque municipale de Marignane se ferme aux ouvrages ne rentrant pas dans la ligne du Front National.

Madame Aubry, chère Martine, retroussons nos manches de chemisier, y’a encore du boulot.
Et cher Lionel, n’y allez pas non plus par quatre chemins. Un vote, un mandat, une personne. D’abord ça créera des emplois et que l’on ne vienne pas me dire que pour être député il faut côtoyer le peuple dans sa mairie. C’est d’abord de la foutaise et ensuite une injure à ce peuple.

samedi 8 septembre 2007

Ovale-hic

La coupe du monde de rugby a démarré aujourd’hui. Il paraît que tout le monde va s’y mettre, que le rugby va rattraper le football et que Michalak sera, pour nous pauvres femmes ignares de l’ovalie, le Lizarazu de 1998.
Alors on va regarder puisqu’il faut regarder. TF1 à investit des sommes folles pour nous montrer les grands matches de l’équipe de France et des autres nations fortes du ballon ovale.
J’ai regardé, enfin quelques minutes, tant les règles sont compliquées. Les mâles de la tribu se sont égosillés, furieux de voir les Bleus piétiner et se faire manger par les Pumas argentins (j’ai appris ça dans un petit fascicule « Le petit guide du rugby pour les filles » aux éditions Mango Sport.
La France a perdu. Les hommes ont beaucoup bu et ils risquent de garder ce hoquet en travers de la gorge jusqu’au match décisif contre l’Irlande. On m’a expliqué que si nous perdions ce match nous étions éliminés. Cela ferait désordre pour le pays organisateur et pour son équipe coachée par un certain Bernard Laporte, futur secrétaire d’état à la Jeunesse et aux Sports et grand ami de Nicolas Sarkozy.




Il y a 10 ans
Dimanche, 7 septembre 1997
Ma foi.

Après la messe papale de Longchamp et son million de fidèles, les trois millions d’anglais sur le parcours du corbillard et les centaines de milliers de pèlerins qui vont pendant huit jours défiler devant la dépouille de Mère Teresa c’est l’overdose de bénitiers.
La planète donne, en ce moment, l’illusion de battre au rythme d’une spiritualité de masse instantanée et éruptive. Qu’en sera-t-il demain de ces ferveurs, recueillements et prières partagés, quand la roue aura tourné et qu’à la Une des gazettes refleuriront les affaires, les grèves, l’Euro, ou les amours tristes d’une nouvelle princesse en mal de pub?
Qu’est-ce qu’André Malraux aurait pensé de ce pâté de foi suintant au crépuscule de ce XXème siècle qui voit les églises catholiques se vider en France et les extrémistes religieux algériens vider les cervelles de celles et ceux qui n’ont pas la même lecture du Coran qu’eux.

dimanche 10 juin 2007

23.

Madame Placard – Numérologue. Ça aurait de la gueule sur une jolie plaque en cuivre façon notaire ou médecin. Je vais y penser pour arrondir mes fins de mois.
23, c’est d’abord l’âge de Juliette Quinten, la plus jeune candidate à la députation qui se présente dans la 3ème circonscription des Yvelines. C'est-à-dire chez moi.
Bien sûr elle n’a aucune chance devant un Christian Blanc ou le maire du Chesnay à la fois dissident UMP et pro Sarkozy.
23 c’est l’âge moyen entre les deux finalistes du tournoi masculin de Roland Garros. Nadal, 21 ans et Federer 25 ans. C’est encore Nadal qui a gagné. Le Suisse au talent immense a vraiment l’air de ne pas VOULOIR se donner tous les moyens de gagner. Il a trop peu osé dans ce match où, selon les statisticiens, il a seulement gagné 23 points sur ses deuxièmes balles.
23, c’est sans doute le pourcentage que réalisera le parti socialiste en nombre de voix au 1er tour de ces législatives. C’est dire si la déculottée s’annonce aussi sévère que celle subie par Federer sur le court Philippe Chatrier cet après midi.
23 c’est le nombre de siège qu’obtiendront les centristes sous tutelle UMP.
Et si la réunion des députés du PCF, du MODEM, des VERTS atteint 23 sièges alors là je vous paye l’apéro pendant 23 jours.
23, c’est enfin le nombre de points marqués par les dieux du Stade Français* de rugby pour venir à bout des Auvergnats de l’ASM dans les ultimes secondes d’un match ahurissant et gagner le titre de champion de France (dixit Monsieur Placard qui y était).
Voilà, c’est somme toute assez simple la numérologie.




* Mesdames, ne faites pas les innocentes, vous avez sûrement entendu parler de ces champions qui posent de façon très suggestive dans des calendriers, ma foi, assez érotiques.


PS : J’ai revu avec plaisir Gustavo Kuerten à la remise des trophées aux finalistes de Roland Garros. Gustavo est ce joueur brésilien qui avait enchanté les yeux et les cœurs en gagnant le premier de ses titres Porte d’Auteuil en 1997. (voir chronique du 8 juin 1997)




Il y a 10 ans
Mardi, 10 juin 1997
Quoi de neuf docteur?

Si je suis malade, je vais voir mon docteur, logique, non?
Si celui-ci le juge utile il peut m’hospitaliser. C’est plus ennuyeux mais c’est encore logique.
Enfin si je vais à l’hôpital, c’est pour me soigner et par conséquence pour guérir.
Après avoir enfoncé autant de portes ouvertes, vous vous demandez bien ce que je vais pouvoir trouver d’étonnant pour conclure cette suite désespérément logique?
Un chiffre, un seul, va peut-être refroidir vos ardeurs de guérison: chaque année, 800 000 personnes contractent une infection lors de leur passage à l’hôpital. Ce type d’infection spécifique à l’univers hospitalier s’appelle infection nosocomiale. Si vous êtes un petit veinard, vous avez 6,7% de chance de choper la mauvaise bestiole, soit une chance sur quinze.
Comme je ne suis pas du genre à me laisser emmerder par un staphylocoque, j’ai dit à mon toubib: « Si je ne vais pas à l’hôpital je n’ai aucune chance d’attraper une infection nosocomiale, donc zéro probabilité de tomber malade si bien que je n’aurais même pas besoin de venir vous consulter et de vous raconter mes déboires intestinaux qui ne regardent que moi, d’ailleurs. »
Oui mais si une bonne copine tombe malade et se retrouve à l’hôpital. Et bien tant pis pour elle, je la reverrai après son traitement anti-bestiole, qu’elle fera d’ailleurs dans un autre hôpital, où elle s’acoquinera avec un nouveau staphylocoque teigneux et ainsi de suite jusqu’à sa sortie à l’air libre, dans les gaz d’échappement de la Porte des Lilas, en fait, pas si nocifs que cela.
Comme quoi pour tomber malade mieux vaut être bien portant au départ.