Jacques Martin est mort cette nuit. Hommage immédiat et longue durée sur les radios RTL et Europe 1. Too much ?
Le bonhomme a accompagné notre vie de téléspectateur pendant plus de trente ans.
Jacques Martin coté pile ou côté poil.
Moi je préférais l’iconoclaste poil à gratter, l’impertinent, le petit rapporteur, la grosse tête si prompte à improviser n’importe quelle connerie avec son ami Jean Yanne.
Le maitre de cérémonie de nos dimanches après-midi me laissait indifférente. Ce programme à rallonge où l’animateur se prenait pour le maréchal de la salle Wagram me fait plutôt penser à un repas de famille ennuyeux où le patriarche poussait lui-même la chansonnette et où il fallait se coltiner une pièce montée qui collait aux dents.
Alors adieu et merci Monsieur Martin pour nous avoir fait découvrir Pierre Desproges et tous vos acolytes du « Petit Rapporteur » à l’heure où la télé était encore sous surveillance.
Et mes amitiés à Monsieur Yanne.
Il y a 10 ans
Dimanche, 14 septembre 1997
Ca c’est Palace!
Il y a deux semaines il ne faisait pas bon être Anglais ou Egyptien et sortir d’un palace parisien de la place Vendôme vers minuit dans une voiture allemande conduite par un gorille français échappé d’une jungle où le Prosac et les bouteilles de champagne poussent en régime.
Pour se fendre la pipe plutôt que de se la casser dans les grands hôtels mieux vaut ne pas manquer la rediffusion de la série « Palace » sur M6, aujourd’hui, en fin d’après-midi.
Jean-Michel Ribes avait déjà fait péter les conventions en s’amusant avec « Merci Bernard », diffusé vers 20 heures le dimanche soir sur la troisième chaîne, si ma mémoire est bonne. C’était quand même d’un autre niveau que « Benny Hill » ou « la Classe ». Quelques temps plus tard, Ribes et ses potes nous sortaient « Palace » de la manche. Un pur régal où l’on retrouvait Philippe Khorsand, Eva Darlan, Ronny Coutteure et où l’on pouvait découvrir quels talents qui, selon la formule consacrée étaient prometteurs: Valérie Lemercier en pétasse plus que parfaite et François Morel future star des Deschiens, en groom bargeot. Que ceux que j’oublie me pardonnent mais je n’arrive plus à mettre un nom sur leurs visages. Pas avares, Jean-Michel Ribes et son Topor, n’hésitaient pas à nous rajouter quelques acteurs et actrices goûteux et truculents pour enrichir cette recette de chef. Claude Piéplu en homme aux clés d’or, et puis Jean Carmet, parce qu’il n’y avait que lui pour dire avec autant de vérité les brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio. Sans oublier Jacqueline Maillan, Roger Hanin, Pierre Arditti, Gérard Lanvin...
Je me rappelle que « Palace » fut programmé à une époque à 20H30 sur la deuxième chaîne, histoire d’aller s’endormir moins con qu’après « Les grosses têtes ».
Certains programmateurs TV osaient encore à l’époque.
vendredi 14 septembre 2007
jeudi 13 septembre 2007
Ciel bleu.
« Sacré boudiou de soleil de merde ». « Mais qu’est-ce qui m’a fichu une si belle journée ». « Non mais t’as vu ce ciel bleu, c’est pas possible »...
C’est assez fou comme on arrive à s’indigner quand la pluie fait des claquettes et comme, a contrario, notre sens de la formule est pauvre pour s’extasier devant un ciel limpide et une belle journée de septembre.
Après avoir pesté tout l’été, veuillez s’il vous plait prendre cinq minutes de pose et vous régaler de cette poésie météorologique.
Il y a 10 ans
Samedi, 13 septembre 1997
Et on n’en parle plus.
Ca y est, c’est au Maroc, dans le cimetière européen de Rabat, que le Mobutu (maréchal) a été enterré dans l’indifférence (générale). Et c’est tant mieux.
NB: Mère Teresa, presque sanctifiée, mais surtout bien récupérée par le gouvernement indien, enterrée à Calcutta au même moment, aurait-elle pardonné toutes les horreurs commises par ce dictateur ex-zaïrois?
C’est assez fou comme on arrive à s’indigner quand la pluie fait des claquettes et comme, a contrario, notre sens de la formule est pauvre pour s’extasier devant un ciel limpide et une belle journée de septembre.
Après avoir pesté tout l’été, veuillez s’il vous plait prendre cinq minutes de pose et vous régaler de cette poésie météorologique.
Il y a 10 ans
Samedi, 13 septembre 1997
Et on n’en parle plus.
Ca y est, c’est au Maroc, dans le cimetière européen de Rabat, que le Mobutu (maréchal) a été enterré dans l’indifférence (générale). Et c’est tant mieux.
NB: Mère Teresa, presque sanctifiée, mais surtout bien récupérée par le gouvernement indien, enterrée à Calcutta au même moment, aurait-elle pardonné toutes les horreurs commises par ce dictateur ex-zaïrois?
La France qui perd.
Texte écrit sous la dictée de Monsieur Placard.
Vendredi, le XV de France perd le match d’ouverture de SA Coupe du monde face à l’Argentine (pays de football). Aujourd’hui l’équipe de France de football perd sur SON terrain face à l’Ecosse (pays de rugby) un match qualificatif pour l’Euro 2008.
Avant-hier les volleyeurs français se faisaient piteusement sortir de la compétition continentale et les spécialistes étaient dubitatifs quant aux chances de victoire des basketteurs français face aux Russes en quart de finale des championnats d’Europe.
Footeux et rugbymen, stars des media et piteux joueurs sur le terrain.
Deux équipes coachées par des forts en gueule, des acteurs nés mais qui semblent incapables de changer de tactique en cours de match. Incapable de se rebeller contre les choix de leurs entraîneurs qui, eux, préfèrent mourir avec leurs idées et nous faire mourir d’ennui dans les tribunes ou devant notre télé.
Il manque un vent de folie, une bonne dose de talent et de libération chez ces joueurs robotisés qui ne savent a priori réciter qu’une seule partition. Il n’y aurait donc personne parmi ses trente gaillards où ses vingt-deux millionnaires du ballon rond quelqu’un capable de dire « merde » à messieurs Laporte ou Domenech. Capable de prendre le jeu à son compte et tenter le dribble ou la combinaison inédite. Il n’y a plus de Platini, plus de Blanco pour réveiller nos rêves de belles victoires rondes ou ovales. Il n’y a plus qu’une pensée uniforme, stéréotypée jusqu’à la caricature. Les entraîneurs ne veulent plus voir qu’une tête à défaut de vouloir faire éclore des cerveaux.
Texte écrit à quatre mains.
Bizarrement, le coaching du pays ressemble un peu à ces méthodes brutales et fermées. Sarkozy réclame le silence dans les rangs. Pas un ministre ne doit lui faire de l’ombre. Lui et son éminence grise Claude Guéant, sont les seuls dépositaires du savoir. Et quand Fillon tente un cadrage débordement dans les vingt-deux mètres ou un petit pont dans la surface, il se fait convoquer sur l’heure. « Attention mon coco, ce n’est pas toi qui va m’apprendre à gagner le match de la réforme des retraites ! ».
Encore un match qui s’annonce mal et dont le résultat sera beaucoup plus grave qu’une élimination prématurée de la Coupe du monde de rugby ou que le non voyage des Bleus pour l’Euro de football en Suisse et en Autriche l’année prochaine.
Il y a 10 ans
Vendredi, 12 septembre 1997
Féministre.
Sa langue a fourché. Personne n’a relevé ce lapsus parfait, compactant tel un Armand des mots, la revendication et le statut, la lutte et l’objet de la lutte, l’état permanent et la fonction ponctuelle.
C’est sur France Inter il y a deux jours lors de l’émission « Le téléphone sonne », que Martine Aubry s’est pris les pieds dans la langue française. Je l’ai vite noté sur mon calepin car ce sont des petits détails qui vous font rire dans l’instant et que vous oubliez au virage suivant pour peu qu’une Mercedes aux vitres teintées vous ait fait une queue de poisson.
Ce dérapage de prononciation est d’une rare poésie. Je crois même qu’aucune suffragette des années vingt et trente n’aurait pu rêver meilleur slogan.
En visite à Strasbourg, Lionel Jospin propose de faire voter début 1998, un projet de loi visant à limiter le cumul des mandats. Quand les vieux politicards cumulards et ronds-de-cuir des assemblées nationales, régionales et locales seront obligés de partager ce gâteau doux-amer du pouvoir, les femmes (et aussi les jeunes) profiteront je l’espère de ce courant d’air renouvelé.
Encore faudra-t-il que Jospin aille au bout de sa démarche et que le Sénat, repère de chnoques conservateurs, voire conservés dans le formol des lambris, avalise ce choix politique. Rien n’est fait quand on sait que le Palais du Luxembourg s’ouvre aussi vite au changement qu’une bibliothèque municipale de Marignane se ferme aux ouvrages ne rentrant pas dans la ligne du Front National.
Madame Aubry, chère Martine, retroussons nos manches de chemisier, y’a encore du boulot.
Et cher Lionel, n’y allez pas non plus par quatre chemins. Un vote, un mandat, une personne. D’abord ça créera des emplois et que l’on ne vienne pas me dire que pour être député il faut côtoyer le peuple dans sa mairie. C’est d’abord de la foutaise et ensuite une injure à ce peuple.
Vendredi, le XV de France perd le match d’ouverture de SA Coupe du monde face à l’Argentine (pays de football). Aujourd’hui l’équipe de France de football perd sur SON terrain face à l’Ecosse (pays de rugby) un match qualificatif pour l’Euro 2008.
Avant-hier les volleyeurs français se faisaient piteusement sortir de la compétition continentale et les spécialistes étaient dubitatifs quant aux chances de victoire des basketteurs français face aux Russes en quart de finale des championnats d’Europe.
Footeux et rugbymen, stars des media et piteux joueurs sur le terrain.
Deux équipes coachées par des forts en gueule, des acteurs nés mais qui semblent incapables de changer de tactique en cours de match. Incapable de se rebeller contre les choix de leurs entraîneurs qui, eux, préfèrent mourir avec leurs idées et nous faire mourir d’ennui dans les tribunes ou devant notre télé.
Il manque un vent de folie, une bonne dose de talent et de libération chez ces joueurs robotisés qui ne savent a priori réciter qu’une seule partition. Il n’y aurait donc personne parmi ses trente gaillards où ses vingt-deux millionnaires du ballon rond quelqu’un capable de dire « merde » à messieurs Laporte ou Domenech. Capable de prendre le jeu à son compte et tenter le dribble ou la combinaison inédite. Il n’y a plus de Platini, plus de Blanco pour réveiller nos rêves de belles victoires rondes ou ovales. Il n’y a plus qu’une pensée uniforme, stéréotypée jusqu’à la caricature. Les entraîneurs ne veulent plus voir qu’une tête à défaut de vouloir faire éclore des cerveaux.
Texte écrit à quatre mains.
Bizarrement, le coaching du pays ressemble un peu à ces méthodes brutales et fermées. Sarkozy réclame le silence dans les rangs. Pas un ministre ne doit lui faire de l’ombre. Lui et son éminence grise Claude Guéant, sont les seuls dépositaires du savoir. Et quand Fillon tente un cadrage débordement dans les vingt-deux mètres ou un petit pont dans la surface, il se fait convoquer sur l’heure. « Attention mon coco, ce n’est pas toi qui va m’apprendre à gagner le match de la réforme des retraites ! ».
Encore un match qui s’annonce mal et dont le résultat sera beaucoup plus grave qu’une élimination prématurée de la Coupe du monde de rugby ou que le non voyage des Bleus pour l’Euro de football en Suisse et en Autriche l’année prochaine.
Il y a 10 ans
Vendredi, 12 septembre 1997
Féministre.
Sa langue a fourché. Personne n’a relevé ce lapsus parfait, compactant tel un Armand des mots, la revendication et le statut, la lutte et l’objet de la lutte, l’état permanent et la fonction ponctuelle.
C’est sur France Inter il y a deux jours lors de l’émission « Le téléphone sonne », que Martine Aubry s’est pris les pieds dans la langue française. Je l’ai vite noté sur mon calepin car ce sont des petits détails qui vous font rire dans l’instant et que vous oubliez au virage suivant pour peu qu’une Mercedes aux vitres teintées vous ait fait une queue de poisson.
Ce dérapage de prononciation est d’une rare poésie. Je crois même qu’aucune suffragette des années vingt et trente n’aurait pu rêver meilleur slogan.
En visite à Strasbourg, Lionel Jospin propose de faire voter début 1998, un projet de loi visant à limiter le cumul des mandats. Quand les vieux politicards cumulards et ronds-de-cuir des assemblées nationales, régionales et locales seront obligés de partager ce gâteau doux-amer du pouvoir, les femmes (et aussi les jeunes) profiteront je l’espère de ce courant d’air renouvelé.
Encore faudra-t-il que Jospin aille au bout de sa démarche et que le Sénat, repère de chnoques conservateurs, voire conservés dans le formol des lambris, avalise ce choix politique. Rien n’est fait quand on sait que le Palais du Luxembourg s’ouvre aussi vite au changement qu’une bibliothèque municipale de Marignane se ferme aux ouvrages ne rentrant pas dans la ligne du Front National.
Madame Aubry, chère Martine, retroussons nos manches de chemisier, y’a encore du boulot.
Et cher Lionel, n’y allez pas non plus par quatre chemins. Un vote, un mandat, une personne. D’abord ça créera des emplois et que l’on ne vienne pas me dire que pour être député il faut côtoyer le peuple dans sa mairie. C’est d’abord de la foutaise et ensuite une injure à ce peuple.
mardi 11 septembre 2007
Deux p'tites tours et puis s'en vont.
Faut pas se moquer Madame Placard. C’est pas drôle. Les cadres sup qui se jettent par la fenêtre, les pompiers qui meurent. C’est encore dans toutes les mémoires comme le film avec Steve Mc Queen dans une tour en flamme.
Mais aujourd’hui, la « commmémo » frise l’indécence. Quand on pense que George W Bush est parti se battre en Irak soit disant parce que Saddam Hussein y cachait des armes de destruction massives et que son pays était un camp retranché d’Al-Qaida.
Rudolph Giuliani, Maire de New-York à l’époque veut encore nous faire couler de chaudes larmes alors que les pompiers survivants souffrent tous de graves problèmes pulmonaires à cause du matériel déficient de protection.
Cet homme promet, s’il est élu président des USA, de mettre encore plus de moyen pour défendre les valeurs de l’Amérique dans le monde.
Avec Ben Laden qui nous fait son deuxième tour en vidéo en deux jours et un ex-maire de la ville symbole des Etats-Unis qui fait sa communication sur les débris du Ground Zero et qui veut nous faire du Bush à Bush, on n’est pas couché.
Il y a 10 ans
Jeudi, 11 septembre 1997
On est au calme.
Personne à gauche, personne à droite, ni devant, ni derrière. Je suis peinarde, enfin seule.
Les émules du Pape ont rendu leur terrain de jeu aux chevaux de Longchamp. Les pèlerins et leurs sandales sont sur le chemin de Calcutta et les pleureuses du Lady Di-manche ont rangé leurs mouchoirs.
Un peu de sérénité pour se dire que personne n’est parfait. Qu’après l’heure des louanges il est peut-être sain de ne pas se laisser emporter par cette vague de béatitude post-mortem.
Mère Teresa grande combattante de la misère humaine était aussi très virulente quand il s’agissait de se battre contre l’IVG et les moyens de contraception qui sauvent pourtant des milliers de femmes de la détresse et de la misère morale.
Bien sûr il y a le dogme mais quand on partage cette vie de malheurs avec ces laissés-pour-compte, je me demande si la lumière des justes ne doit pas naître de la vie réelle même dans ce qu’elle a de plus sordide.
Ici tout le monde dort, le silence serait presque pur s’il n’y avait le souffle de l’ordinateur et le cliquetis des touches du clavier. Avant d’éteindre cette lucarne à mémoire et avant de retrouver mon oreiller préféré, je me demande pourquoi le monde se fabrique aujourd’hui de telles stars?
Entre le pieux et le sucré, j’ai du mal à me trouver une idole. Avant, il y avait le Che, John Lennon, Coluche ou Cohn Bendit. Je souhaite au dernier de mourir le plus tard possible dans son lit. Quand aux trois autres même si leur mort prématurée avait soulevé une grande émotion, nous étions loin des secousses de fortes amplitudes qui, sur l’échelle de Richter de l’affliction, ont secoué les Kleenex d’Angleterre et d’ailleurs.
Mais aujourd’hui, la « commmémo » frise l’indécence. Quand on pense que George W Bush est parti se battre en Irak soit disant parce que Saddam Hussein y cachait des armes de destruction massives et que son pays était un camp retranché d’Al-Qaida.
Rudolph Giuliani, Maire de New-York à l’époque veut encore nous faire couler de chaudes larmes alors que les pompiers survivants souffrent tous de graves problèmes pulmonaires à cause du matériel déficient de protection.
Cet homme promet, s’il est élu président des USA, de mettre encore plus de moyen pour défendre les valeurs de l’Amérique dans le monde.
Avec Ben Laden qui nous fait son deuxième tour en vidéo en deux jours et un ex-maire de la ville symbole des Etats-Unis qui fait sa communication sur les débris du Ground Zero et qui veut nous faire du Bush à Bush, on n’est pas couché.
Il y a 10 ans
Jeudi, 11 septembre 1997
On est au calme.
Personne à gauche, personne à droite, ni devant, ni derrière. Je suis peinarde, enfin seule.
Les émules du Pape ont rendu leur terrain de jeu aux chevaux de Longchamp. Les pèlerins et leurs sandales sont sur le chemin de Calcutta et les pleureuses du Lady Di-manche ont rangé leurs mouchoirs.
Un peu de sérénité pour se dire que personne n’est parfait. Qu’après l’heure des louanges il est peut-être sain de ne pas se laisser emporter par cette vague de béatitude post-mortem.
Mère Teresa grande combattante de la misère humaine était aussi très virulente quand il s’agissait de se battre contre l’IVG et les moyens de contraception qui sauvent pourtant des milliers de femmes de la détresse et de la misère morale.
Bien sûr il y a le dogme mais quand on partage cette vie de malheurs avec ces laissés-pour-compte, je me demande si la lumière des justes ne doit pas naître de la vie réelle même dans ce qu’elle a de plus sordide.
Ici tout le monde dort, le silence serait presque pur s’il n’y avait le souffle de l’ordinateur et le cliquetis des touches du clavier. Avant d’éteindre cette lucarne à mémoire et avant de retrouver mon oreiller préféré, je me demande pourquoi le monde se fabrique aujourd’hui de telles stars?
Entre le pieux et le sucré, j’ai du mal à me trouver une idole. Avant, il y avait le Che, John Lennon, Coluche ou Cohn Bendit. Je souhaite au dernier de mourir le plus tard possible dans son lit. Quand aux trois autres même si leur mort prématurée avait soulevé une grande émotion, nous étions loin des secousses de fortes amplitudes qui, sur l’échelle de Richter de l’affliction, ont secoué les Kleenex d’Angleterre et d’ailleurs.
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Terrorisme
lundi 10 septembre 2007
Je te tiens par la barbichette.
OBL est de retour. Non ce n’est pas Obi-Wan Kénobi de retour du futur mais Oussama Ben Laden surgissant du passé. L’aigle du terrorisme international est apparu sur une vidéo authentifiée par les américains, la barbe teintée de noir.
En 2001, la barbichette de l’homme le plus recherché de la planète était poivre et sel, avec de longues les rouflaquettes bien blanches.
En dehors de son message classique délivré à quelques jours du sixième anniversaire de l’attentat du World Trade Center, que faut-il comprendre de cette métamorphose capillaire ?
Que, gagné par la pipolisation de la politique, l’islamiste immodéré a succombé à la tentation de la retouche esthétique façon Sarkozy (cité dans la vidéo) et ses bourrelets dans Paris-Match ?
Que, grisé par une guerrière afghane sculpturale, le meilleur ennemi de Bush fasse dans l’excès de jeunisme et tente une petite teinture L’Oréal parce qu’il le vaut bien ?
Dans le petit jeu du « Je te tiens, tu me tiens ... » OBL a encore quelque coups tordus d’avance par rapport à Bush fils. Le président américain ne sera à mon avis pas celui qui rira le dernier.
PS : renseignement pris, il paraît que le Coran interdit de se teindre la barbe. Va comprendre ...
Il y a 10 ans
Mercredi, 10 septembre 1997
Au nom de la loi, je ne vous arrête pas.
Au menu judiciaire du jour, une tambouille qui file la nausée. Je vide donc la gamelle dans cette poubelle qui sent les propos rances, les compromissions et les secrets putrides.
Commençons par Catherine Mégret trop faiblement punie pour avoir tenu des propos racistes (trois mois avec sursis et malheureusement pas de peine d’inéligibilité) A force de se cacher derrière cette trop commode liberté d’expression, la démocratie finira-t-elle par tuer la démocratie?
Puis il y a Pasqua, le petit Charles, refusant de se rendre à une convocation du juge Halphen. Le dessous des cartes du RPR et des Hauts de Seine serait-il au dessus des lois?
Pour finir en saleté, il y a Mobutu. Condamné par Dieu mais jamais par les hommes. Mort avant-hier ce dictateur voleur, tueur et magouilleur n’a jamais vraiment reçu de blâme de la part des dirigeants français. Depuis De Gaulle, l’Afrique équatoriale n’est qu’une caisse « noire », une boîte de Pandore qu’il faudra bien ouvrir un jour, comme on ouvrira bientôt celle de Vichy lors du procès Papon. Mais faudra-t-il attendre encore cinquante ans pour que la France nettoie publiquement ses mains salies au Zaïre et ailleurs?
Post-scriptum: dans la série « Rions un peu, ça fait longtemps », les pilotes de stations orbitales russes n’en manquent pas une. Pourtant très au dessus des lois (de l’apesanteur), les astronautes venus porter secours à leurs petits camarades ont été condamnés par leur hiérarchie pour refus de priorité et dégâts matériels à plus de 36000 kilomètres du domicile conjugal. Réussir un créneau au millimètre avec une poubelle sans direction assistée n’est pas chose aisée. Surtout lorsque des petits malins extraterrestres sur leurs scooters des étoiles, vous piquent votre rétro de gauche en passant par là. La justice est parfois injuste.
En 2001, la barbichette de l’homme le plus recherché de la planète était poivre et sel, avec de longues les rouflaquettes bien blanches.
En dehors de son message classique délivré à quelques jours du sixième anniversaire de l’attentat du World Trade Center, que faut-il comprendre de cette métamorphose capillaire ?
Que, gagné par la pipolisation de la politique, l’islamiste immodéré a succombé à la tentation de la retouche esthétique façon Sarkozy (cité dans la vidéo) et ses bourrelets dans Paris-Match ?
Que, grisé par une guerrière afghane sculpturale, le meilleur ennemi de Bush fasse dans l’excès de jeunisme et tente une petite teinture L’Oréal parce qu’il le vaut bien ?
Dans le petit jeu du « Je te tiens, tu me tiens ... » OBL a encore quelque coups tordus d’avance par rapport à Bush fils. Le président américain ne sera à mon avis pas celui qui rira le dernier.
PS : renseignement pris, il paraît que le Coran interdit de se teindre la barbe. Va comprendre ...
Il y a 10 ans
Mercredi, 10 septembre 1997
Au nom de la loi, je ne vous arrête pas.
Au menu judiciaire du jour, une tambouille qui file la nausée. Je vide donc la gamelle dans cette poubelle qui sent les propos rances, les compromissions et les secrets putrides.
Commençons par Catherine Mégret trop faiblement punie pour avoir tenu des propos racistes (trois mois avec sursis et malheureusement pas de peine d’inéligibilité) A force de se cacher derrière cette trop commode liberté d’expression, la démocratie finira-t-elle par tuer la démocratie?
Puis il y a Pasqua, le petit Charles, refusant de se rendre à une convocation du juge Halphen. Le dessous des cartes du RPR et des Hauts de Seine serait-il au dessus des lois?
Pour finir en saleté, il y a Mobutu. Condamné par Dieu mais jamais par les hommes. Mort avant-hier ce dictateur voleur, tueur et magouilleur n’a jamais vraiment reçu de blâme de la part des dirigeants français. Depuis De Gaulle, l’Afrique équatoriale n’est qu’une caisse « noire », une boîte de Pandore qu’il faudra bien ouvrir un jour, comme on ouvrira bientôt celle de Vichy lors du procès Papon. Mais faudra-t-il attendre encore cinquante ans pour que la France nettoie publiquement ses mains salies au Zaïre et ailleurs?
Post-scriptum: dans la série « Rions un peu, ça fait longtemps », les pilotes de stations orbitales russes n’en manquent pas une. Pourtant très au dessus des lois (de l’apesanteur), les astronautes venus porter secours à leurs petits camarades ont été condamnés par leur hiérarchie pour refus de priorité et dégâts matériels à plus de 36000 kilomètres du domicile conjugal. Réussir un créneau au millimètre avec une poubelle sans direction assistée n’est pas chose aisée. Surtout lorsque des petits malins extraterrestres sur leurs scooters des étoiles, vous piquent votre rétro de gauche en passant par là. La justice est parfois injuste.
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Terrorisme
dimanche 9 septembre 2007
Bagdad sur mer.
A Dellys, un petit port de Kabylie en Algérie, un attentat a tué trente personnes. Deux jours avant, une attaque suicide avait fait vingt-deux morts à Batna, une ville située à une centaine de kilomètres d’Alger.
Il y a dix ans malheureusement le refrain de la mort était le même dans ce pays. On ne parlait pas encore de Ben Laden, mais les innocents mourraient chaque jour.
Hier la guerre s’est rappelée à notre souvenir.
Entre deux bières et deux matches de rugby, les français s’en soucient-ils vraiment ?
Il y a 10 ans.
Mardi, 9 septembre 1997
God save the Queen.
« The fascist regime
She ain’t no human being
There is no future
in England... »
Putain vingt ans, twenty fucking years comme diraient les British.
Chez des amis la télé est allumée sur Arte. Un documentaire sur le mouvement punk des années 1976-77. La monarchie en prenait plein les gencives et les dents couronnées valsaient sur les tapis de Buckingham avec plus de rythme que les crinolines princières. La révolution anarchiste était en marche. Du moins c’est ce que pensaient ces coqs anglais aux crêtes colorées et dont le goût immodéré pour les épingles à nourrice a dû susciter, sur le nombre, une vaste vocation de puéricultrices agréées.
Vingt ans après les Sex Pistols au Zénith ont l’air pitoyables. Imaginez Lenine venant faire un exposé sur le Marxisme au Ritz et en Rolls (pas en Mercedes ça craint).
Johnny n’est plus Rotten* du tout. Embrassant le capitalisme discographique aujourd’hui comme il crachait sur les spectateurs de ses concerts hier.
Certains puristes du rock rétorqueront que les Sex Pistols ne sont pas le bon exemple du punk 100% pur haine.
Les temps ont changé et nous avec. Il y a vingt ans la Reine Elizabeth fêtait son Jubilé et je fumais un joint en écoutant Siouxie & the Banshees à fond, allongée par terre, le casque sur les oreilles en pensant « Fuck le cours de maths ».
Ce soir la Reine pleure (elle a mis le temps) la disparition de Lady Di. Moi, boules Quies dans les oreilles, je programme le réveil pour demain matin en pensant à ma réunion clients.
Fuck le temps qui passe.
*Rotten = pourri
Il y a dix ans malheureusement le refrain de la mort était le même dans ce pays. On ne parlait pas encore de Ben Laden, mais les innocents mourraient chaque jour.
Hier la guerre s’est rappelée à notre souvenir.
Entre deux bières et deux matches de rugby, les français s’en soucient-ils vraiment ?
Il y a 10 ans.
Mardi, 9 septembre 1997
God save the Queen.
« The fascist regime
She ain’t no human being
There is no future
in England... »
Putain vingt ans, twenty fucking years comme diraient les British.
Chez des amis la télé est allumée sur Arte. Un documentaire sur le mouvement punk des années 1976-77. La monarchie en prenait plein les gencives et les dents couronnées valsaient sur les tapis de Buckingham avec plus de rythme que les crinolines princières. La révolution anarchiste était en marche. Du moins c’est ce que pensaient ces coqs anglais aux crêtes colorées et dont le goût immodéré pour les épingles à nourrice a dû susciter, sur le nombre, une vaste vocation de puéricultrices agréées.
Vingt ans après les Sex Pistols au Zénith ont l’air pitoyables. Imaginez Lenine venant faire un exposé sur le Marxisme au Ritz et en Rolls (pas en Mercedes ça craint).
Johnny n’est plus Rotten* du tout. Embrassant le capitalisme discographique aujourd’hui comme il crachait sur les spectateurs de ses concerts hier.
Certains puristes du rock rétorqueront que les Sex Pistols ne sont pas le bon exemple du punk 100% pur haine.
Les temps ont changé et nous avec. Il y a vingt ans la Reine Elizabeth fêtait son Jubilé et je fumais un joint en écoutant Siouxie & the Banshees à fond, allongée par terre, le casque sur les oreilles en pensant « Fuck le cours de maths ».
Ce soir la Reine pleure (elle a mis le temps) la disparition de Lady Di. Moi, boules Quies dans les oreilles, je programme le réveil pour demain matin en pensant à ma réunion clients.
Fuck le temps qui passe.
*Rotten = pourri
samedi 8 septembre 2007
Encore un p'tit ballon s'il vous plait.
N’en jetez plus, ça déborde. Au bistrot des sports (c’est ce qu’est devenue mon humble demeure depuis l’ouverture de la coupe du monde de rugby), la salle ne désempli pas et les verres non plus. La télé peut rester allumée toute la journée. Trois matches de rugby au programme. Et si vous en avez marre de l’ovale qu’à cela ne tienne, ils ont tout prévu. Un match de volley-ball (France-Slovénie) dans le cadre des championnats d’Europe. Et si pour le même type de compétition c’est la France qui joue l’Allemagne en fin d’après-midi mais cette fois en basket-ball.
A 21 heures ne comptez pas vous faire une grand classique du cinéma, c’est le football qui reprend ses droits avec Italie-France pour une revanche de la finale de la Coupe du monde (remember le coup de boule de Zidane).
Alors pour noyer mon blues et ma haine du jour envers le sport, j’écris ces lignes un ballon de rouge à la main.
Attention, demain, les gars, c’est fermeture.
Il y a 10 ans
Lundi, 8 septembre 1997
Pas de supplément T.V.
Crac, spoum, flist, ploc, ploc clorc, pffffum. Ce week-end la télé a rendu l’âme. Quelle aubaine. Comme ça je n’aurai pas à être désagréable sur les nouveautés du feuilleton célèbre de la rentrée: « La petite lucarne dans la prairie audiovisuelle ».
Comment peut-on encore parler de nouveauté d’ailleurs quand on sait que Drucker (déjà vachement neuf) remplace Delarue (déjà vachement vieux) qui remplace Drucker, qui remplace ...
Où est Dechavanne pour finir cette trilogie des 3D qui donne une dimension financière à défaut d’une épaisseur culturelle à cet écran plat médiamétrisé et peu visionnaire?
Que fait Nagui, qui faisait un beau martyr avec son Taratata décapité, mais qui semble tombé dans ce baril de pub du 19-20 sur TF1? Succéder à Lagaf est-il un honneur, un challenge, une mission kamikaze ou un putain de traquenard?
Il est midi et demi, en allant déjeuner, je crois que je ne m’arrêterai pas chez le marchand de journaux pour acheter Télé 7 jours.
A 21 heures ne comptez pas vous faire une grand classique du cinéma, c’est le football qui reprend ses droits avec Italie-France pour une revanche de la finale de la Coupe du monde (remember le coup de boule de Zidane).
Alors pour noyer mon blues et ma haine du jour envers le sport, j’écris ces lignes un ballon de rouge à la main.
Attention, demain, les gars, c’est fermeture.
Il y a 10 ans
Lundi, 8 septembre 1997
Pas de supplément T.V.
Crac, spoum, flist, ploc, ploc clorc, pffffum. Ce week-end la télé a rendu l’âme. Quelle aubaine. Comme ça je n’aurai pas à être désagréable sur les nouveautés du feuilleton célèbre de la rentrée: « La petite lucarne dans la prairie audiovisuelle ».
Comment peut-on encore parler de nouveauté d’ailleurs quand on sait que Drucker (déjà vachement neuf) remplace Delarue (déjà vachement vieux) qui remplace Drucker, qui remplace ...
Où est Dechavanne pour finir cette trilogie des 3D qui donne une dimension financière à défaut d’une épaisseur culturelle à cet écran plat médiamétrisé et peu visionnaire?
Que fait Nagui, qui faisait un beau martyr avec son Taratata décapité, mais qui semble tombé dans ce baril de pub du 19-20 sur TF1? Succéder à Lagaf est-il un honneur, un challenge, une mission kamikaze ou un putain de traquenard?
Il est midi et demi, en allant déjeuner, je crois que je ne m’arrêterai pas chez le marchand de journaux pour acheter Télé 7 jours.
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