dimanche 7 octobre 2007

Vas-y ma poule!

Madame Placard n’a plus de mémoire et ne sait plus compter jusqu’à cent quatre-vingt deux.
Ce chiffre correspond à la borne kilométrique de la mi-course. C’était il y a quatorze jours et moi, comme une écervelée, je continue le chemin sans me rendre compte de rien.
Reste aujourd’hui donc une bagatelle de cent soixante-huit chroniques à pondre après celle-ci pour arriver fraiche et pimpante sur la ligne d’arrivée le 24 mars 2008.
Allez, vas-y ma poule !




Il y a 10 ans
Mardi, 7 octobre 1997.
Et un suicide, peuchère, un!

La vantardise est, selon le folklore français, l’apanage des Marseillais. Jusqu’à aujourd’hui on connaissait le talent des pêcheurs de la Canebière qui revenaient avec des prises grosses « comme ça », mais là, c’est le pompon. Dans la catégorie suicides, ils viennent de nous inventer le flingué du Guiness Book.
André Isoardo, conseiller régional apparenté UDF, a été retrouvé mort dans sa voiture avec cinq balles dans le corps. Et c’est là que ça se corse (sans jeu de mots). Selon la police, les éléments de l’enquête « concordent à la thèse du suicide ».
Je résume. Une première balle perfore la poitrine avant de se loger dans la cavité pubienne. Et là, le mec ne se démonte pas, oubliant la douleur, il se tire une autre balle dans le cou qui traverse la langue et le palais pour finir sa course dans le sinus gauche. Un suicidé mal entraîné aurait tout de suite arrêté les frais. Mais notre champion du monde marseillais ne bronche pas et fait le fier. C’est qu’il veut battre le record!
Comme il est droitier, et afin de brouiller les pistes, il met le pistolet dans sa main gauche pour se tirer une troisième balle dans le bras droit. C’est vrai que si demain je voulais me flinguer, la première chose que je ferais, serait de me tirer une balle dans le poignet; c’est vachement mortel. Oubliant la douleur, notre terminator du Vieux Port s’enfonce le pistolet dans la bouche et tire une dernière fois.
Aussi bizarre que cela puisse paraître, les enquêteurs confirment le suicide de cet Houdini mangeur de bastos. Il est vrai que dans cette région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les moeurs politiques empruntent souvent aux mauvaises habitudes de la mafia locale. La maréchaussée ayant peur de marcher sur des oeufs est sans doute prête à avaler toutes les couleuvres.
Dire qu’à la télé, l’inspecteur Colombo te confond un coupable avec une crotte de nez collée sur un tapis, on se demande ce qu’il faut de plus à la police française? Mais vous me direz que Peter Falk et son imperméable froissé ce n’est que du cinéma.
Il est vrai que ce que je viens de vous décrire plus haut ressemble à tout, sauf à de la fiction.

samedi 6 octobre 2007

Notre-Dame-du-rugby

Au cœur des Landes, là où poussent les rugbymen au milieu des bergers qui marchent sur des bouts de bois comme des pagelles, il y a une petite chapelle.
Celle de l’Abbé Michel Devert. Une vision, ou mieux encore une mission. Celle de lier les hommes et le bon Dieu autour d’une sainte mêlée.
Celle des cantiques d’avant match où le pieux précède le paillard. Celle de l’eau bénite pour éponge miracle. Celle où l’auréole des anges est ovale.
C’est dans ce lieu unique où les vitraux racontent le mythe du rugby que sont venus prier certaines vieilles légendes comme Benoit Dauga, natif de Montgaillard (quel nom prédestiné), le village voisin.
De quoi avoir donné des ailes et du cœur au XV tricolore qui allait aujourd’hui en terre étrangère poursuivre sa croisade, sa quête du Graal.
Ce soir la France a vaincu la Nouvelle-Zélande et ses chevaliers noirs (gris pour l’occasion).
Avant la demi-finale de samedi prochain contre les Anglais, nos ennemis de toujours, si nous allions brûler un cierge à Notre-Dame-du-Rugby?





Il y a 10 ans
Lundi, 6 octobre 1997.
Un sous-marin en rade.

La scène ne se passe pas au large de l’île longue du côté de Brest, mais à Vitrolles où, ce matin, les porcs sont partis à la pêche aux « perturbateurs ». Va falloir encore sortir la boîte à gifles et balancer deux ou trois crochets au Front.
Les sbires du FN commandés par Hubert Fayard se sont attaqués au « Sous-marin », un café-concert qui dérange car ses clients ont affiché leur haine du « F Haine ».
La célérité avec laquelle le maire-adjoint (bras -en béton- armé du Mégret mâle) a muré les entrées de ce « rade », me fait croire que le discours du FN est en train de changer au moins sur un point. Les (francs) maçons aux cheveux ras qui ont œuvré ce matin, ne seront peut-être plus montrés du doigt.
On en reparlera.

vendredi 5 octobre 2007

Une équipe très féminine.

Ça y est les filles, le plus grand symbole du machisme français, le truc de mecs par excellence, vient de baisser la garde. Le journal L’Equipe vient se sortir un magazine féminin. Attention, pas un journal dédié à Jeannie Longo, aux championnes stéroïdiennes et à leurs records frelatés (n’est pas madame Marion Jones). Non un vrai mag pour nous les girls. Pour que l’on se sente mieux dans nos têtes et dans nos corps.
Cents pages bourrées de conseils, de recettes, d’idées pratiques et mode pour se bouger plus belle.
Bien sûr les pages modes restent assez inaccessibles en terme de prix, mais bon ça fait rêver.
C’est monsieur Placard qui me l’a ramené à la maison. Pour l’instant ce magazine n’est vendu qu’avec L’Equipe du samedi et ce, quatre fois par an. Ce qui est trop peu quand on a envie de mettre un pied devant l’autre autrement qu’en marchant.
Mais j’ai découvert aujourd’hui que l’on pouvait le feuilleter sur internet. Super idée en attendant la prochaine parution.
Prévenez vos copines. La révolution est en marche et en plus elle est belle.
http://www.lequipefeminine.fr/




Il y a 10 ans
Dimanche, 5 octobre 1997.
Belles de matches et double faute.

S’il faut mettre des shorts et avoir du poil aux pattes pour qu’on passe à la télé, alors d’accord, on arrête la crème Veet et on jette nos
jupettes ... un coup.
C’est ce qu’ont dû se dire les nanas de l’équipe de France de tennis victorieuse de la Fed Cup (l’équivalent de la Coupe Davis pour les femmes). Pas un seul match retransmis en direct. Vous imaginez la même chose pour la finale des mecs, l’an passé en Suède ou il y a six ans (déjà) à Lyon contre les Etats-Unis! Je n’ose imaginer les gros mots dans la bouche des joueurs et les gros titres dans L’EQUIPE et ailleurs fleurant bon l’indignation machiste.
Pour les maigres minutes de jeu et de joie, je ne remercie pas le service (raté) public. Pour cette double faute de goût (deux matches de rugby en deux jours, une course de vélo et un tiercé, le tout en direct, ça fait sûrement plus viril comme audimat), je m’insurge aux noms de Mary Pierce, Sandrine Testud, Nathalie Tauziat, Alexandra Fusai, tout le staff technique et bien sûr de Yannick Noah.
Ah quel capitaine ce Yann capable de tous les miracles excepté ceux de rendre les dirigeants de la FFT doués d’intelligence et de doter d’élégance de l’âme, les responsables des sports de France 2-3.


P.S. Au Grand Palais, à Paris, se déroule en ce moment l’expo consacrée à Georges de La Tour. Le peintre français aurait selon les experts réalisé 43 œuvres. Dans les Galeries Nationales du Grand Palais ce sont 42 tableaux qui seront montrés au public. Le seul manquant est propriété de la Reine d’Angleterre. Encore une fois, chère Elizabeth, les Français ne vous disent pas merci.

jeudi 4 octobre 2007

Chochottes.

Si on m’avait dit qu’un jour, trente gaillards qui font le quintal ou presque, allaient se crêper le casque pour des bouts de chiffons et leurs couleurs comme des mannequins anorexiques dans les coulisses d’un défilé...
La guéguerre du maillot moulant a commencé. France contre All Blacks, Nike contre Adidas, Bleu contre noir.
L’équipe de France qui doit jouer son quart de finale de la Coupe du monde a gagné le tirage au sort du choix des maillots. Mais comme le bleu foncé du maillot français peut se confondre avec le noir des néo-zélandais, quelqu’un doit céder. Mais chacun bombe le torse et refuse de revenir en arrière.
Et s’ils jouaient samedi soir en tutu rose et bleu ciel ? Ça aurait de la gueule coco !





Il y a 10 ans
Samedi, 4 octobre 1997.
Je m’excuse, mais merde!

L’époque est au repentir. Mes sœurs et mes frères si vous avez un truc à vous reprocher, même si ça s’est passé il y a des lustres, ne vous gênez pas. La confession est aussi à la mode que les tamagoshi.
On apprend que les américains se sont excusés auprès des japonais américains internés pendant la guerre ainsi qu’auprès des indigènes d’Hawaii. Le Roi d’Espagne, lui, a demandé pardon aux Arabes pour les croisades de 1492. Le Pape s’est platement excusé pour les guerres de religion (je me doute que ce sont celles d’il y a cinq siècles, et pas celles qui déchirent encore l’Eire et l’Ulster). Le tiaré adresse encore les plus plates excuses des Catholiques pour les croisades, Galilée, et la traite des noirs.
A ce rythme là les conneries remontant à la nuit des temps ne seraient plus que des souvenirs peu douloureux si vous trouvez encore quelqu’un pour s’en excuser auprès des victimes et des descendants des victimes.
Adam 10000ème du nom s’excuse auprès d’Eve, née il y a deux jours, pour le viol commis par Adam n°1 qui a foutu une sacrée pagaille sur la planète.
Les Corses s’excusent auprès des peuples de l’est pour les exactions commises par l’un des leurs portant bicorne entre 1805 et 1813.
Le Comte de Paris s’excuse auprès de l’ensemble des Français pour la taille, la gabelle et l’asservissement qu’ont eu à subir leurs ascendants.
Georges Marchais s’excuse auprès de tous les communistes qui n’ont pas encore déchiré leur carte du parti, pour les mensonges énoncés, qu’ils viennent de la place du Colonel Fabien ou directement du Kremlin.
Mazarine Mitterrand s’excuse auprès de France Telecom pour toutes ces écoutes impayées.
Les dirigeants du Crédit Lyonnais s’excusent de leurs erreurs de calcul qui va nous coûter des dizaines de milliards.
Olivier Chiabodo s’excuse auprès de son prof de maths.
Jacques Chirac s’excuse auprès de ses électeurs de 1995.
Jean-Marie Le Pen s’excuse d’être Jean-Marie Le Pen.
Et Bernard Tapie s’excuse de toutes ses conneries qui l’empêchent d’être là pour se foutre à nouveau sur la gueule avec Jean-Marie Le Pen.
Pour finir cette litanie, je prie Mélanie Houzé de bien vouloir accepter toutes mes excuses pour la fois où je lui ai balancé du petit suisse au visage à la cantine du collège. Si ça se trouve je l’ai dégoûtée à jamais, elle, et plus tard ses enfants, et demain les enfants de ses enfants de ce petit délice lacté.

A Coluche



P.S. important et sérieux: Quand se repentiront les Turcs pour les exterminations successives des Arméniens (1895-1896 et 1915-1916)?
Rien n’effacera jamais l’horreur si ce n’est l’oubli. Alors n’oublions jamais.
Au fait, j’ai entendu dire que les Evêques de France n’avaient pas tous signé le pardon au peuple juif. Attention les « violets » j’aurai les noms!

mercredi 3 octobre 2007

Le pot de confiture.

Le délit d’initié s’accorde aujourd’hui au pluriel et même au méga pluriel. Ils seraient plus de mille « privilégiés » à avoir vendu leurs actions EADS avant que soit officielle l’annonce des retards pris pour la construction de l’Airbus A-380.
Ce qui me chagrine (euphémisme) dans cette affaire, c’est que les initiés des finances déjà pleins aux as aient le besoin de toujours gagner plus. Et aussi comment les patrons de ces sociétés aient si peu confiance en leur capacité à redresser la barre de leur entreprise, qu’ils préfèrent vendre vite et à tout prix.
Le « courtermisme » de la Bourse, ses fièvres et ses flips, associés à l’incompétence des dirigeants mèneront-ils nos grosses boites dans le mur ?
Au fait Monsieur Forgeard a-t-il retrouvé du boulot ?
La France est très forte pour « sauver » des incapables.


Il y a 10 ans
Vendredi, 3 octobre 1997.
Je fais un rêve.

J’ai entendu quelqu’un dire à la radio que l’utopie n’est pas ce qui est irréalisable mais ce qui, un jour pourra être réel.
J’emprunte donc humblement à Martin Luther King cette phrase.
Je fais un rêve...
Je rêve d’une Algérie dirigée par une femme, en hommage à Aragon dont on fête aujourd’hui le centenaire de la naissance.
Je rêve d’un Zaïre en paix avec les siens, ses voisins et avec sa conscience.
Je rêve d’un pape jeune dans son corps et dans sa tête.
Je rêve d’une forêt amazonienne épargnée.
Je rêve d’une droite forte en France sans laquelle le fascisme risque de ne plus être un très mauvais souvenir mais une terrible réalité.
Je rêve de patrons qui n’adoptent pas un discours réducteur sur le projet « d’augmentation du temps libre ».
Je rêve de syndicats qui sachent écouter les dirigeants d’entreprise.
Je rêve de loi Debré abrogée.
Je rêve d’une planète saine et pacifique pour nos enfants et les enfants de nos enfants.
Je rêve après Berlin, d’un autre mur, qui s’effondre entre les peuples israéliens et arabes.
Je rêve d’une télé sans TF1.
Je rêve d’un CAC 40 qui baisse au même rythme que le chômage.
Je rêve...
Je rêve que je vais me réveiller avec un sacré mal de crâne. Une gueule de bois suite à une bonne biture d’utopie à 12 degré 5.

mardi 2 octobre 2007

Clope pas glop!

Pifou a dû écraser sa dernière cigarette en lisant la Une du Parisien / Aujourd’hui en France. Dans 90 jours fumer sera quasiment interdit. Banni des lieux publics, des cafés, des restaurants. Certes, la cigarette n’est pas bonne pour la santé, mais le vin rouge, le Ricard ou le whisky, le sont-ils également ? Le plaisir de se griller une tige de bon tabac virginien n’a d’égal que de siroter un pur malt en regardant la mer d’Ecosse. Mais l’hygiénisme et le principe de précaution ont triomphé. L’homme n’est plus apte à décider par lui-même, les règles décident pour lui.
Il est troublant de constater que le lobby des alcooliers français réussisse à résister au chiffres des cirrhoses du foie.
Nos députés prompts à dégainer loi sur loi, ont des électeurs consommateurs et des producteurs dans leur circonscription.
Ce n’est donc pas demain que Pifou devra arrêter de picoler.



Il y a 10 ans
Jeudi, 2 octobre 1997.
Total au pays de l’or noir.

« Boum, quand vot’ moteur fait boum.. ». C’est sur cette publicité pour les dépanneuses Simoun que commence l’aventure de Tintin au pays de l’or noir. Celles qui, comme moi n’ont pas été élevées au sein de Goldorak mais d’Hergé, Uderzo, Giraud ou Gotlib se souviennent encore du méchant docteur Müller, de l’insupportable Abdallah et des Dupont et Dupond aux cheveux longs et colorés bien avant la mode du Heavy Metal.
A défaut de faire des bulles, l’affaire du contrat signé par Total et une société russe avec l’Iran fait mousser la colère des membres du Congrès des Etats-Unis.
D’un côté les Américains nous les brisent à force de vouloir nous imposer leur catéchisme du business, soi disant trempé dans l’eau bénite de la morale. La loi D’Amato qui condamne les compagnies qui signent des accords avec des pays dits « terroristes » s’applique, que je sache, uniquement au territoire américain! Ensuite, pourquoi ces zélés défenseurs du couple morale-dollar ne se sont-ils pas émus des tractations menées par les businessmen américains dans l’ex-Zaïre? Serrer la main d’un Kabila serait-il moins salissant que d’étreindre celle d’un mollah?
De l’autre, les impératifs économiques qui obligent notre pays à trouver des ressources énergétiques (du gaz, en l’occurrence) dans des pays pas exempts de reproches, me gêne aux entournures. Les optimistes veulent croire que le nouveau régime iranien est plus « cool » que le précédent. Je crois surtout qu’en prévision de pénuries prochaines, certains préfèrent pactiser avec le genre peu recommandable plutôt que de voir le voisin lui piquer le quignon de pain sous le nez, comme au mauvais temps des tickets de rationnement.
A la fin de « Tintin au pays de l’or noir », le héros à la houppette avait réussi à déjouer un complot aux méthodes que l’on ne qualifiait pas encore de terroristes. L’argent versé par Total ira-t-il remplir les caisses des barbus ivres de terreur. Si demain un attentat faisait, ne serait-ce qu’une victime sur le sol français, il faudrait une sacrée campagne de publicité pour redonner aux gens l’envie de retourner dans les stations Total autrement que par hasard.
L’eau dans le gaz à tous les étages du congrès US n’est qu’une infime démangeaison pour ces multinationales qui ne s’irritent pas pour si peu.

lundi 1 octobre 2007

Le sparadrap.

La politique c’est comme le sparadrap du Capitaine Haddock. Quand il ne colle plus au pouce c’est qu’il colle à l’index. Certains hommes aiment jouer à ne jamais s’en débarrasser.
On apprend aujourd’hui que Vladimir Poutine qui ne peut pas se présenter pour un troisième mandat en Russie a décidé de désigner un successeur fantoche au poste de président pour mieux s’octroyer la place de premier ministre et les nouveaux pleins pouvoirs qui iront avec.
Petit Tchétchène, ce n’est pas encore demain que tu feras de beaux rêves.
Chez nous, le sparadrap colle au doigt de l’ex (et fugace) super ministre de l’écologie du gouvernement Fillon, j’ai nommé Alain Juppé.
Après s’être longuement tâté, le garçon qui était « le meilleur d’entre nous » dixit Chirac, a décidé de repiqué à l’enivrante bouteille de la gloire et du pouvoir. Il sera candidat aux municipales de Bordeaux en 2008 après avoir perdu les législatives post sarkoziennes de juin.
Petit Bordelais, ce n’est pas demain que tu auras un maire chevelu et rigolo.




Il y a 10 ans
Mercredi, 1er octobre 1997.
Mesure anti-pollution.

Il fallait prendre une mesure extraordinaire. Ça a été fait.
Il fallait trouver un moyen même de petite envergure pour faire baisser le niveau de pollution. Ça a été fait.
Il fallait faire comprendre aux possesseurs de diesel que l’air qu’ils salissent est l’air qu’ils respirent. Ça a été fait.
Il fallait que les constructeurs automobiles comprennent que l’on ne pouvait impunément construire sans réfléchir. Ça a été fait.
Il fallait donner un signe aux citoyens pour que, demain, l’argent de l’état dédié aux transports soit partagé de façon plus équitable* entre la route et le rail (et au sens large les transports en commun). Ça a été fait.
Il fallait faire ce qu’il fallait. Ça a été fait.

Ça y est, Jacques Calvet, atteint par la limite d’âge, a été contraint de partir à la retraite.


*Je rappelle que pour 40 milliards investis par an pour la route, c’est un seul petit milliard qui est investi pour le reste des infrastructures (rail/métro/tram/bus ...)
Le coup des voitures immatriculées paires interdites de circulation aujourd’hui a dû bien faire marrer la couche d’ozone et les sociétés autoroutières.