Tous les chemins ... de l’église ... mènent à Niafles. Dans cette bourgade de Mayenne, un prêtre traditionaliste est mort. Son successeur, désigné par ses soins, un jeune prêtre de la Fraternité Saint-Pierre a continué de célébrer la messe en latin. Mais il y a peu, l’évêque de Laval, Monseigneur Maillard a décidé de suspendre ce type de célébration au nom d’un plus grand œcuménisme et une plus grande fraternité entre les communautés chrétiennes. Bonne foi.
La messe serait dite si le nouveau pape, Benoit le 16ème, n’avait décidé depuis un certain temps de faire revenir les intégristes dans le bercail de la sainte église.
Mgr Maillard est malheureusement bien parti pour réviser son latin et accepter de ces célébrations de messe dos aux croyants.
En ce moment, les purs et durs occupent l’église de Niafles dont ils ont dû bloquer la porte avec des « Missalis » reliés pleine peau.
Et si pour les dérider on leur livrait quelques caisses d’un rhum cubain qu’ils devraient trouver fort à leur goût puisqu’il s’appelle « Paraiso » et qu’il est fabriqué à la distillerie « Espiritu Sancti ».
PS : le 4 avril, je vous avais parlé de Tigane un tout jeune chanteur participant à l’émission « La Nouvelle Star ». Deux mois après il est en demi-finale, donc près du but. Il a un groove incroyable et mon cœur de midinette continue de le trouver hyper craquant.
Il y a 10 ans
Samedi, 7 juin 1997
Promis, demain je parle des hommes.
Il y a cent ans, parait-il, une femme remportait le premier Championnat de France de tennis sur terre battue, qui allait plus tard devenir les Internationaux de France de Roland-Garros.
Je n’ose imaginer avec quelle raquette et dans quelle tenue, cette « inauguratrice » de palmarès jouait son tennis. Enfin, il faut bien un début à tout.
La finale qui a opposé Martina Hingis, la plus jeune n°1 mondiale, à Iva Majoli, Croate et méga outsider, nous a donné à voir un tennis qui aurait sûrement traumatisé les participantes du tournoi de 1897.
J’avais un faible pour Majoli car elle n’avait pas la cote des pronostiqueurs et aussi pour avoir eu le plus beau geste du tournoi, quand elle s’allongea sur le court aux côtés de sa copine et adversaire d’un jour Ruxandra Dragomir, dans une communion parfaite de fair-play, après un match exténuant.
Majoli a gagné, son sourire a battu celui pourtant fort naturel de Hingis. Viva Iva la jolie croate et rendez-vous l’année prochaine.
Pour clore en beauté ces belles journées de tennis je voudrais rendre hommage un instant à l’un des aspects qui font le charme du tennis féminin: les jambes.
Depuis que le port de la jupette est autorisé par le règlement, beaucoup de jolies jambes ont tricoté sur ce court central de la Porte d’Auteuil.
Permettez-moi d’en retenir deux ... paires.
D’abord les jambes d’Evonne Goolagong qui gagna le tournoi en 1971. Cette envoûtante australienne d’origine aborigène donna au tennis une élégance aux antipodes du jeu d’Aranxta Sanchez-Vicario, plus proche du BTP que de la Haute-Couture.
Enfin, il y a la chorégraphie des jambes de Steffi Graf, dont on pourrait se délecter des heures entières sans s’intéresser au match, comme on tombe sous le charme d’un numéro de Cyd Charisse dans une comédie musicale même si son scénario est aussi maigre que le jeu de volée d’une Amanda Coetzer.
jeudi 7 juin 2007
mercredi 6 juin 2007
Dekoikonkose ?
De la vague bleue sur laquelle espèrent surfer plus de 400 députés pro-Sarkozy.
Des futures nominations « récompense » ? Allez, je lance les paris : Raffarin à la tête de l’UMP ; Accoyer au perchoir et Copé à la présidence du groupe UMP à l’Assemblée.
De la tronche du mécano qui, le lundi 18 juin, va voir arriver la guimbarde PS dans son garage. A la casse ou échange standard ?
Du G8 qui s’ouvre aujourd’hui où l’Europe malgré les effets d’annonce de Sarko et le départ de Blair, n’existe pas face à Bush et Poutine qui nous rejouent un polar à la John Le Carré.
Des réquisitoires du procès de l’Erika. Une peine de 375 000 euros requise contre Total. Quand on lit aujourd’hui que Lewis Libby, ancien directeur de cabinet de Dick Cheney (ex vice président US) a écopé de deux ans et demi de prison et 250 000 dollars d’amende pour avoir menti à la justice.
Des embouteillages au péage de l’Everest. 514 alpinistes ont gravi le graal des sommets pendant le printemps. Pour mes prochaines vacances, je choisirai une destination moins encombrée.
Du concert des « Who » ce soir à Bercy. Avec les survivants Pete Townshend et Roger Daltrey ; Keith Moon le batteur fou et John Entwistle, le bassiste zen doivent être en train d’emmerder les anges. Ce vieux Pete est sourdingue et le vieux beau Roger a pris quelques kilos mais ils sont encore là pour nettoyer nos oreilles à coup de riffs et de décibels. The « oldmen » are allrignt.
Du débarquement de Normandie ? Pour cela il suffit de lire ce qui suit.
Il y a 10 ans
Vendredi, 6 juin 1997
J’irai revoir la Normandie.
Je ne remercierai jamais assez mes parents de m’avoir montré les plages du débarquement quand j’avais dix ou onze ans. Je n’ai sûrement pas tout compris à cette époque et encore aujourd’hui certains événements me dépassent. Mais j’ai pris conscience d’une chose, que la barbarie humaine existait, que des hommes pouvaient tuer d’autres hommes et pas « pour de faux » comme on disait entre mômes quand on jouait à la guerre.
Mais la guerre, la vraie, qui peupla les cimetières américains de croix blanches et les cimetières allemands de croix noires. Des paysages de silence qui me bouleversent encore rien qu’en écrivant ces mots. Je suis désolé mais un cimetière aussi bien tondu soit-il n’est jamais beau. Surtout quand des gamins de vingt ans venus du fin fond des Etats-Unis (ou du Canada, d’Angleterre ou d’Australie) pour nous sauver en faisant la guerre « pour de vrai », y sont enterrés pour l’éternité.
Dans cinq ou six ans j’y emmènerai mon fils et ma fille pour que ceux qui sont morts il y a cinquante trois ans ne soient pas morts pour rien. Pour que l’oubli ne soit pas enterré à jamais du côté d’Omaha Beach. Pour que ces images restent gravées dans sa mémoire et, plus tard, dans la mémoire de leurs enfants, qui feront je l’espère, ce pèlerinage normand.
Post-scriptum: « Le jour le plus long » repasse pour la énième fois dimanche à la télé. Ce n’est pas grave, même si je le connais par cœur, je le regarderai encore.
Des futures nominations « récompense » ? Allez, je lance les paris : Raffarin à la tête de l’UMP ; Accoyer au perchoir et Copé à la présidence du groupe UMP à l’Assemblée.
De la tronche du mécano qui, le lundi 18 juin, va voir arriver la guimbarde PS dans son garage. A la casse ou échange standard ?
Du G8 qui s’ouvre aujourd’hui où l’Europe malgré les effets d’annonce de Sarko et le départ de Blair, n’existe pas face à Bush et Poutine qui nous rejouent un polar à la John Le Carré.
Des réquisitoires du procès de l’Erika. Une peine de 375 000 euros requise contre Total. Quand on lit aujourd’hui que Lewis Libby, ancien directeur de cabinet de Dick Cheney (ex vice président US) a écopé de deux ans et demi de prison et 250 000 dollars d’amende pour avoir menti à la justice.
Des embouteillages au péage de l’Everest. 514 alpinistes ont gravi le graal des sommets pendant le printemps. Pour mes prochaines vacances, je choisirai une destination moins encombrée.
Du concert des « Who » ce soir à Bercy. Avec les survivants Pete Townshend et Roger Daltrey ; Keith Moon le batteur fou et John Entwistle, le bassiste zen doivent être en train d’emmerder les anges. Ce vieux Pete est sourdingue et le vieux beau Roger a pris quelques kilos mais ils sont encore là pour nettoyer nos oreilles à coup de riffs et de décibels. The « oldmen » are allrignt.
Du débarquement de Normandie ? Pour cela il suffit de lire ce qui suit.
Il y a 10 ans
Vendredi, 6 juin 1997
J’irai revoir la Normandie.
Je ne remercierai jamais assez mes parents de m’avoir montré les plages du débarquement quand j’avais dix ou onze ans. Je n’ai sûrement pas tout compris à cette époque et encore aujourd’hui certains événements me dépassent. Mais j’ai pris conscience d’une chose, que la barbarie humaine existait, que des hommes pouvaient tuer d’autres hommes et pas « pour de faux » comme on disait entre mômes quand on jouait à la guerre.
Mais la guerre, la vraie, qui peupla les cimetières américains de croix blanches et les cimetières allemands de croix noires. Des paysages de silence qui me bouleversent encore rien qu’en écrivant ces mots. Je suis désolé mais un cimetière aussi bien tondu soit-il n’est jamais beau. Surtout quand des gamins de vingt ans venus du fin fond des Etats-Unis (ou du Canada, d’Angleterre ou d’Australie) pour nous sauver en faisant la guerre « pour de vrai », y sont enterrés pour l’éternité.
Dans cinq ou six ans j’y emmènerai mon fils et ma fille pour que ceux qui sont morts il y a cinquante trois ans ne soient pas morts pour rien. Pour que l’oubli ne soit pas enterré à jamais du côté d’Omaha Beach. Pour que ces images restent gravées dans sa mémoire et, plus tard, dans la mémoire de leurs enfants, qui feront je l’espère, ce pèlerinage normand.
Post-scriptum: « Le jour le plus long » repasse pour la énième fois dimanche à la télé. Ce n’est pas grave, même si je le connais par cœur, je le regarderai encore.
mardi 5 juin 2007
La guerre des 14 610 jours.
Il y a quarante ans débutait une guerre éclair, la guerre des six jours. Elle opposait les Israéliens à L’Egypte, la Jordanie et la Syrie.
Le premier jour, Israël par une attaque « préventive » détruisit en grande partie l’aviation arabe. Au soir du sixième jour Israël conquit les territoires du Golan, la bande de Gaza, le Sinaï, la Cisjordanie, sans compter une partie de Jérusalem-Est.
Plus personne ne semble vouloir se parler ou écouter l’autre.
Depuis Camp David en 1978 et Oslo en 1995, les colombes sont parties se nicher ailleurs.
Au soir du 14610ème jour Dieu est toujours sur le rebord du monde à se demander si un matin, il pourra se réveiller sans entendre le canon tonner et les enfants pleurer.
Il y a 10 ans
Jeudi, 5 juin 1997
Postes clés contre porte-clés.
Ma deuxième journée des femmes commence par une curieuse coïncidence comme on dit. La fusée qui a décollé de Kourou hier et qui porte le doux prénom féminin d’Ariane, n’a jamais été aussi précisément mise sur orbite (dixit les ingénieurs de l’Aérospatiale). Heureux présage pour Lionel Jospin qui a fait annoncer son gouvernement quand j’étais hier dans ma petite voiture à 19H40 pile. Il a donc trouvé la trajectoire idéale dans le droit fil d’Ariane de sa pensée de la campagne électorale. Six femmes ministres sur quatorze nommés, soit 43%, c’est vraiment un acte de foi clairement exprimé. Sachant que deux postes clés « Emploi et Solidarité » et « Garde des Sceaux » sont occupés par Martine Aubry et Elizabeth Guigou il n’y a pas de faute de goût.
Souvenez-vous chères consœurs de la mascarade des jupettes du premier gouvernement formé par l’actuel banni du RPR. De jolis porte-clés ni plus ni moins. Et pourquoi pas ministres de la photocopieuse, tant qu’il y était.
Aujourd’hui, je ne sais pas, mais je trouve que l’air est plus respirable.
Je n’oublie pas dans mes vœux d’encouragement, Catherine Trautmann, ministre officiel de la culture et de la communication, porte-parole du gouvernement et ministre officieux de la lutte contre le FN.
Ainsi que Dominique-Verte-Voynet, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement. Marie-George Buffet (communiste ayant décidé de mettre les mains dans le cambouis c.f. hier), ministre de la Jeunesse et Sport. Ségolène Royal, jolie maman, ministre déléguée à l’enseignement scolaire. Marylise Lebranchu, la bretonne, secrétaire d’Etat aux PME, au Commerce et à l’Artisanat. Et Michèle Demessine (communiste courageuse également), secrétaire d’Etat au Tourisme.
Allez les mecs c’est le moment de se remuer la couenne.
Le premier jour, Israël par une attaque « préventive » détruisit en grande partie l’aviation arabe. Au soir du sixième jour Israël conquit les territoires du Golan, la bande de Gaza, le Sinaï, la Cisjordanie, sans compter une partie de Jérusalem-Est.
Plus personne ne semble vouloir se parler ou écouter l’autre.
Depuis Camp David en 1978 et Oslo en 1995, les colombes sont parties se nicher ailleurs.
Au soir du 14610ème jour Dieu est toujours sur le rebord du monde à se demander si un matin, il pourra se réveiller sans entendre le canon tonner et les enfants pleurer.
Il y a 10 ans
Jeudi, 5 juin 1997
Postes clés contre porte-clés.
Ma deuxième journée des femmes commence par une curieuse coïncidence comme on dit. La fusée qui a décollé de Kourou hier et qui porte le doux prénom féminin d’Ariane, n’a jamais été aussi précisément mise sur orbite (dixit les ingénieurs de l’Aérospatiale). Heureux présage pour Lionel Jospin qui a fait annoncer son gouvernement quand j’étais hier dans ma petite voiture à 19H40 pile. Il a donc trouvé la trajectoire idéale dans le droit fil d’Ariane de sa pensée de la campagne électorale. Six femmes ministres sur quatorze nommés, soit 43%, c’est vraiment un acte de foi clairement exprimé. Sachant que deux postes clés « Emploi et Solidarité » et « Garde des Sceaux » sont occupés par Martine Aubry et Elizabeth Guigou il n’y a pas de faute de goût.
Souvenez-vous chères consœurs de la mascarade des jupettes du premier gouvernement formé par l’actuel banni du RPR. De jolis porte-clés ni plus ni moins. Et pourquoi pas ministres de la photocopieuse, tant qu’il y était.
Aujourd’hui, je ne sais pas, mais je trouve que l’air est plus respirable.
Je n’oublie pas dans mes vœux d’encouragement, Catherine Trautmann, ministre officiel de la culture et de la communication, porte-parole du gouvernement et ministre officieux de la lutte contre le FN.
Ainsi que Dominique-Verte-Voynet, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement. Marie-George Buffet (communiste ayant décidé de mettre les mains dans le cambouis c.f. hier), ministre de la Jeunesse et Sport. Ségolène Royal, jolie maman, ministre déléguée à l’enseignement scolaire. Marylise Lebranchu, la bretonne, secrétaire d’Etat aux PME, au Commerce et à l’Artisanat. Et Michèle Demessine (communiste courageuse également), secrétaire d’Etat au Tourisme.
Allez les mecs c’est le moment de se remuer la couenne.
lundi 4 juin 2007
Mental eau.
Deuxième semaine du tournoi de tennis de Roland Garros. Réapparition du soleil sur la terre battue d’Auteuil et disparition des Français. Depuis hier c’est terminé. Drapeau en berne et moral dans les chaussettes.
C’est mon mari qui me souffle l’idée de la chronique. Disons qu’il a eu un peu plus de temps pour regarder quelques rencontres à la télévision. Et son constat est sévère. Nos « champions » et « championnes » ont du jus de chique dans les veines, de la verveine, du pisse-mémé diraient certains. Mettons de côté Monfils le dingo qui a offert une belle résistance à l’Argentin Nalbandian mais à qui il a manqué un peu de neurones et de moelle en fin de quatrième set dans le tie-break pour oser plus que son advesaire et aller chercher la victoire. Félicitations également à Olivier Patience qui fut à deux points de battre le Serbe Djokovic qui s’est qualifié aujourd’hui pour les quarts.
Mais à part ça, que reste-t-il des 21 garçons et des 15 filles qui avaient démarré le tournoi dimanche dernier?
Personne. Aucun survivant dans les décombres. Mais alors comment font les autres ? Voir un Gasquet capituler au deuxième tour contre un modeste belge qui avait perdu 11 matches en tournoi depuis le début de l’année c’est une faute professionnelle. Laisser filer le match après avoir perdu le premier set au jeu décisif c’est de la désertion aurait dit le Général. Un mental aussi friable qu’une gavotte, une absence totale de rébellion, de lutte contre la souffrance. Voir un Hewitt se dépouiller, une Sharapova pourtant N°2 mondiale aller puiser la gagne dans une hargne à toute épreuve même quand son tennis n’est pas là pour arracher un troisième set contre Snyder, la Suissesse, 9 jeux à 7, c’est le tennis sur terre battue. Voir un Nadal qui ne baisse pas de régime du premier point du premier match au dernier point du dernier ça nous laisse entrevoir le fossé qui sépare ceux qui ont du feu dans les veines, ceux dont le bras ne tremble pas, de ceux qui s’étiolent au fil de leurs contrariétés. Comme hier Marion Bartoli pourtant assez cogneuse jusque là mais qui, contre la belle Jankovic a cédé en l’espace d’un quart d’heure.
Amélie Mauresmo que j’encensais le 27 mai est partie comme elle est venue. Sur la pointe des pieds, sans gnac et sans esprit de conquête et surtout sans laisser de souvenir marquant, sans avoir montrer l’envie de se dépasser, de se faire mal pour nous faire du bien. Opérée de l’appendicite en mars elle était soit disant à court de forme et avait des problèmes aux adducteurs. Mais il y a peu Paula Radcliffe, championne du monde de marathon a couru une longue distance un mois après son accouchement.
Les tournois de Roland Garros se gagnent comme des corridas. Avec du sang et de la sueur. Aucun dilettante n’a jamais soulevé le trophée du moins pas depuis Ilie Nastase qui était moins « déconneur » que l’on ne pouvait le croire.
Alors les Français se disent peut-être qu’ils sont chez eux et qu’ils reviendront l’année prochaine, que tout cela peut attendre, que cela n’est pas grave. Mais si c’est grave. Pour revoir un Français soulever la Coupe des Mousquetaires je ne souhaite pas attendre la retraite, le plaid et la tisane.
Il y a 10 ans
Mercredi, 4 juin 1997
Ma journée des femmes.
Rire
Claude Chirac: fille parricide refoulée ou très mauvaise publicitaire, ou peut-être les deux à la fois. Son plan de communication « Dissolution » fut pire que tout; à moins que ce ne soit le produit « Chirac » qui ne soit pas vendeur?
Rage
Annette Peulvast: candidate socialiste à Mantes-la-jolie, agressée physiquement et insultée par Jean-Marie Le Pen vendredi dernier en pleine rue pendant la campagne électorale. Comment ce gros plein de merde ose-t-il s’attaquer à plus faible que lui alors qu’il n’a même pas eu le courage, pour ne pas dire autre chose, de se présenter face à des électeurs dans une circonscription? Affaire à suivre.
Emotion
Iva Majoli et Ruxandra Dragomir: la Croate et la Roumaine allongées, hier, côte à côte sur le court Suzanne Lenglen après leur match de tennis marathon, unies par la beauté du sport. Une belle leçon d’élégance qui pourrait, mais je rêve un peu, faire comprendre à tous les compétiteurs de la planète, que la victoire et la défaite ne sont que des péripéties.
Surprise
Yvette Benayoun-Nakache: perdante dimanche soir et gagnante lundi matin lors du 2ème tour dans la 4ème circonscription de Haute-Garonne. Elle pleure, le soir, dans les bras de Jospin puis décide de faire recompter les bulletins. L’erreur est rectifiée le lendemain. La suite ne dit pas si elle est, cette fois, aller se marrer dans les bras du nouveau Premier Ministre.
Volonté
Marie-Georges Buffet: Député communiste de Seine-Saint-Denis élue dimanche et peut-être ministre demain. A moins que ces fainéants de travailleuses et travailleurs du Parti aient décidé de ne pas se mouiller. Comme dit l’adage populaire: « La critique est facile mais l’art est difficile »
Courage
Louisa Hanoune et Khalida Messaoudi: deux des Trois-cent vingt-deux femmes qui se présentent aux élections législatives en Algérie. Deux femmes qui s’engagent pour abolir ce Code de la famille discriminatoire à l’égard des femmes. Même si la première est proche du FIS et la seconde farouchement opposée à tout dialogue avec celui-ci, elles ont toutes les deux (avec toutes les autres) un courage énorme. Quand on sait qu’un attentat a encore fait vingt morts et cent cinquante blessés le week-end dernier à Alger. Une leçon que ferait bien de méditer notre
fier-à-bras du Front National. Je suis prête à parier qu’il ferait dans son froc, le gugusse de Saint-Cloud, en allant mener campagne dans la rue et sur les marchés algérois.
Horreur
Louisa Lardjoune: 19 ans, tuée le 1er juillet 1994 lors d’une séance d’exorcisme par Mohamed Kerzazi, Iman à la Mosquée de Roubaix. Le procès commence aujourd’hui à Douai. Sans commentaire.
C’est mon mari qui me souffle l’idée de la chronique. Disons qu’il a eu un peu plus de temps pour regarder quelques rencontres à la télévision. Et son constat est sévère. Nos « champions » et « championnes » ont du jus de chique dans les veines, de la verveine, du pisse-mémé diraient certains. Mettons de côté Monfils le dingo qui a offert une belle résistance à l’Argentin Nalbandian mais à qui il a manqué un peu de neurones et de moelle en fin de quatrième set dans le tie-break pour oser plus que son advesaire et aller chercher la victoire. Félicitations également à Olivier Patience qui fut à deux points de battre le Serbe Djokovic qui s’est qualifié aujourd’hui pour les quarts.
Mais à part ça, que reste-t-il des 21 garçons et des 15 filles qui avaient démarré le tournoi dimanche dernier?
Personne. Aucun survivant dans les décombres. Mais alors comment font les autres ? Voir un Gasquet capituler au deuxième tour contre un modeste belge qui avait perdu 11 matches en tournoi depuis le début de l’année c’est une faute professionnelle. Laisser filer le match après avoir perdu le premier set au jeu décisif c’est de la désertion aurait dit le Général. Un mental aussi friable qu’une gavotte, une absence totale de rébellion, de lutte contre la souffrance. Voir un Hewitt se dépouiller, une Sharapova pourtant N°2 mondiale aller puiser la gagne dans une hargne à toute épreuve même quand son tennis n’est pas là pour arracher un troisième set contre Snyder, la Suissesse, 9 jeux à 7, c’est le tennis sur terre battue. Voir un Nadal qui ne baisse pas de régime du premier point du premier match au dernier point du dernier ça nous laisse entrevoir le fossé qui sépare ceux qui ont du feu dans les veines, ceux dont le bras ne tremble pas, de ceux qui s’étiolent au fil de leurs contrariétés. Comme hier Marion Bartoli pourtant assez cogneuse jusque là mais qui, contre la belle Jankovic a cédé en l’espace d’un quart d’heure.
Amélie Mauresmo que j’encensais le 27 mai est partie comme elle est venue. Sur la pointe des pieds, sans gnac et sans esprit de conquête et surtout sans laisser de souvenir marquant, sans avoir montrer l’envie de se dépasser, de se faire mal pour nous faire du bien. Opérée de l’appendicite en mars elle était soit disant à court de forme et avait des problèmes aux adducteurs. Mais il y a peu Paula Radcliffe, championne du monde de marathon a couru une longue distance un mois après son accouchement.
Les tournois de Roland Garros se gagnent comme des corridas. Avec du sang et de la sueur. Aucun dilettante n’a jamais soulevé le trophée du moins pas depuis Ilie Nastase qui était moins « déconneur » que l’on ne pouvait le croire.
Alors les Français se disent peut-être qu’ils sont chez eux et qu’ils reviendront l’année prochaine, que tout cela peut attendre, que cela n’est pas grave. Mais si c’est grave. Pour revoir un Français soulever la Coupe des Mousquetaires je ne souhaite pas attendre la retraite, le plaid et la tisane.
Il y a 10 ans
Mercredi, 4 juin 1997
Ma journée des femmes.
Rire
Claude Chirac: fille parricide refoulée ou très mauvaise publicitaire, ou peut-être les deux à la fois. Son plan de communication « Dissolution » fut pire que tout; à moins que ce ne soit le produit « Chirac » qui ne soit pas vendeur?
Rage
Annette Peulvast: candidate socialiste à Mantes-la-jolie, agressée physiquement et insultée par Jean-Marie Le Pen vendredi dernier en pleine rue pendant la campagne électorale. Comment ce gros plein de merde ose-t-il s’attaquer à plus faible que lui alors qu’il n’a même pas eu le courage, pour ne pas dire autre chose, de se présenter face à des électeurs dans une circonscription? Affaire à suivre.
Emotion
Iva Majoli et Ruxandra Dragomir: la Croate et la Roumaine allongées, hier, côte à côte sur le court Suzanne Lenglen après leur match de tennis marathon, unies par la beauté du sport. Une belle leçon d’élégance qui pourrait, mais je rêve un peu, faire comprendre à tous les compétiteurs de la planète, que la victoire et la défaite ne sont que des péripéties.
Surprise
Yvette Benayoun-Nakache: perdante dimanche soir et gagnante lundi matin lors du 2ème tour dans la 4ème circonscription de Haute-Garonne. Elle pleure, le soir, dans les bras de Jospin puis décide de faire recompter les bulletins. L’erreur est rectifiée le lendemain. La suite ne dit pas si elle est, cette fois, aller se marrer dans les bras du nouveau Premier Ministre.
Volonté
Marie-Georges Buffet: Député communiste de Seine-Saint-Denis élue dimanche et peut-être ministre demain. A moins que ces fainéants de travailleuses et travailleurs du Parti aient décidé de ne pas se mouiller. Comme dit l’adage populaire: « La critique est facile mais l’art est difficile »
Courage
Louisa Hanoune et Khalida Messaoudi: deux des Trois-cent vingt-deux femmes qui se présentent aux élections législatives en Algérie. Deux femmes qui s’engagent pour abolir ce Code de la famille discriminatoire à l’égard des femmes. Même si la première est proche du FIS et la seconde farouchement opposée à tout dialogue avec celui-ci, elles ont toutes les deux (avec toutes les autres) un courage énorme. Quand on sait qu’un attentat a encore fait vingt morts et cent cinquante blessés le week-end dernier à Alger. Une leçon que ferait bien de méditer notre
fier-à-bras du Front National. Je suis prête à parier qu’il ferait dans son froc, le gugusse de Saint-Cloud, en allant mener campagne dans la rue et sur les marchés algérois.
Horreur
Louisa Lardjoune: 19 ans, tuée le 1er juillet 1994 lors d’une séance d’exorcisme par Mohamed Kerzazi, Iman à la Mosquée de Roubaix. Le procès commence aujourd’hui à Douai. Sans commentaire.
Libellés :
Gasquet,
Mauresmo,
Roland Garros,
Sport business,
Tennis
dimanche 3 juin 2007
Fête de moi.
Je sais, ce n’est pas du bon français. Une manière à la Jamel Debbouze de me souhaiter la fête des mères. Un truc pas banal instauré par le Maréchal Pétain en 1941.
Aujourd’hui c’est peu notre 1er mai à nous les mamans. Pieds sous la table, tout est prêt. Les petits plats dans les grands, une terrasse, du soleil, un barbecue, du Bordeaux Clairet, et peut-être une sieste à l’ombre d’un parasol.
Bonne fête aussi à ma maman Placard.
Il y a 10 ans
Mardi, 3 juin 1997
Vacances.
Mardi 11 février 1992.
8 heures du matin, la plage est déserte, il faut courir un peu maintenant sinon vers midi il fera trop chaud. Tout à l’heure un bon livre au bord de la piscine. Un Chester Himes par exemple. Puis après sieste, hobby-cat et tennis en fin de journée. La mer est belle, les îles sont proches. C’est les vacances. Mon mari dort encore...
Aujourd’hui.
Dans la baie une canonnière tire sur la ville. Dix morts et au moins une vingtaine de blessés selon la Croix-Rouge. Ce n’est plus les vacances. Mon mari ne dort plus, il vient de me lire la nouvelle dans le journal.
Au fait j’avais oublié de vous dire que les deux scènes se passaient au même endroit...en Sierra Leone.
Aujourd’hui c’est peu notre 1er mai à nous les mamans. Pieds sous la table, tout est prêt. Les petits plats dans les grands, une terrasse, du soleil, un barbecue, du Bordeaux Clairet, et peut-être une sieste à l’ombre d’un parasol.
Bonne fête aussi à ma maman Placard.
Il y a 10 ans
Mardi, 3 juin 1997
Vacances.
Mardi 11 février 1992.
8 heures du matin, la plage est déserte, il faut courir un peu maintenant sinon vers midi il fera trop chaud. Tout à l’heure un bon livre au bord de la piscine. Un Chester Himes par exemple. Puis après sieste, hobby-cat et tennis en fin de journée. La mer est belle, les îles sont proches. C’est les vacances. Mon mari dort encore...
Aujourd’hui.
Dans la baie une canonnière tire sur la ville. Dix morts et au moins une vingtaine de blessés selon la Croix-Rouge. Ce n’est plus les vacances. Mon mari ne dort plus, il vient de me lire la nouvelle dans le journal.
Au fait j’avais oublié de vous dire que les deux scènes se passaient au même endroit...en Sierra Leone.
samedi 2 juin 2007
Daphné et Miro.
Aujourd’hui, petit passage à la FNAC avec les kids. Temps de flâner, de laisser son regard s’égarer sur les pochettes de CD, d’écouter sans stress des artistes inconnus.
Et deux instants de magie.
Daphné une compositrice interprète, à la voix oscillant entre Barbara et Kate Bush. C’est dire le trip. Des mélodies proches des anges. Des arrangements sublimes où les cordes ne sont pas seulement vocales.
Son album s’intitule « Carmin » comme un petit morceau de cœur arraché par une ensorceleuse.
Miro, petit énergumène, nous emmène dans son monde d’aventuriers et de rêveries.
Une voix pas banale et des mots pas ordinaires. Il y aurait du Louis Chedid énervé en lui, un Bénabar chantant du Capdevielle électrisé sur les rives de la Tamise du temps d’Elvis Costello. Miro vous emmène dans une caravane moins banale que celle de Raphael.
Et pour moins de 15€, vous emportez l’album « Le vainqueur jaloux » avec en bonus gratos à télécharger sur internet onze titres supplémentaires.
En voilà un qui a compris que pour résoudre la crise du disque il fallait être inventif.
Il y a 10 ans
Lundi, 2 juin 1997
Et qu’ça change!
Que les communistes mettent enfin les mains dans le cambouis.
Qu’à droite comme à gauche on se mette dès aujourd’hui d’accord sur la façon de compter les chômeurs, ça évitera bien des discussions dans le vide.
Que la justice aille plus vite et plus justement même si ça fait un peu tautologie.
Que l’Education Nationale nous fabrique des esprits critiques.
Que l’art et le sport aient le même coefficient que les maths.
Que disparaissent les vieux dinosaures de la politique et du monde des affaires.
Que les femmes politiques arrêtent de parler des femmes.
Que l’Assemblée redevienne une fierté nationale, avec des bancs garnis et travailleurs.
Que les écuries d’Augias qui sentent les dessous de table, les enrichissements personnels et les contrats de complaisance soient très vite nettoyées à la Javel d’une justice déconnectée de l’Etat.
Que les journalistes à la télé aient des couilles.
Que les stages de six mois dans des associations de quartier en banlieue soient obligatoires à l’ENA, à Polytechnique et aux Mines.
Que la Cours des Comptes ait un vrai pouvoir de sanction et qu’elle ne serve pas seulement à compter les pages de ses volumineux rapports dont tous les fautifs gaspilleurs se moquent.
Que la loi sur la défense des exclus de la société, améliorée et bonifiée, soit la première loi votée par le nouveau Parlement (cf. la suspension du vote pour cause de dissolution le 21 avril). Comme le symbole d’un nouveau départ qui bannit, des têtes et des textes, le mépris de l’homme.
Qu’à droite comme à gauche on sache reconnaître les qualités de ses adversaires.
Que Michel Debré n’ait plus une loi qui porte son nom. C’est trop d’honneur.
Que la grosseur des pommes, la couleur des fleurs et le goût du fromage ne soient pas décidés à Bruxelles.
Et enfin, qu’après avoir balayé devant notre porte, la France avec tous ses partenaires européens bâtisse une politique étrangère commune qui se détermine vigoureusement et sans délai sur des problèmes gravissimes qui rongent certains pays de notre planète. A commencer par l’Algérie (qui va voter après demain dans un climat d’insécurité total), puis le nouveau Congo du nouveau dictateur Kabila qui oublie les milliers de réfugiés mourants, le Pakistan et ses fous d’Allah, sans oublier les quelques pays « amis » producteurs de drogue, la Russie et sa mafia et, pour ne pas finir, la Chine où les dollars ne font pas de prison ...
Et deux instants de magie.
Daphné une compositrice interprète, à la voix oscillant entre Barbara et Kate Bush. C’est dire le trip. Des mélodies proches des anges. Des arrangements sublimes où les cordes ne sont pas seulement vocales.
Son album s’intitule « Carmin » comme un petit morceau de cœur arraché par une ensorceleuse.
Miro, petit énergumène, nous emmène dans son monde d’aventuriers et de rêveries.
Une voix pas banale et des mots pas ordinaires. Il y aurait du Louis Chedid énervé en lui, un Bénabar chantant du Capdevielle électrisé sur les rives de la Tamise du temps d’Elvis Costello. Miro vous emmène dans une caravane moins banale que celle de Raphael.
Et pour moins de 15€, vous emportez l’album « Le vainqueur jaloux » avec en bonus gratos à télécharger sur internet onze titres supplémentaires.
En voilà un qui a compris que pour résoudre la crise du disque il fallait être inventif.
Il y a 10 ans
Lundi, 2 juin 1997
Et qu’ça change!
Que les communistes mettent enfin les mains dans le cambouis.
Qu’à droite comme à gauche on se mette dès aujourd’hui d’accord sur la façon de compter les chômeurs, ça évitera bien des discussions dans le vide.
Que la justice aille plus vite et plus justement même si ça fait un peu tautologie.
Que l’Education Nationale nous fabrique des esprits critiques.
Que l’art et le sport aient le même coefficient que les maths.
Que disparaissent les vieux dinosaures de la politique et du monde des affaires.
Que les femmes politiques arrêtent de parler des femmes.
Que l’Assemblée redevienne une fierté nationale, avec des bancs garnis et travailleurs.
Que les écuries d’Augias qui sentent les dessous de table, les enrichissements personnels et les contrats de complaisance soient très vite nettoyées à la Javel d’une justice déconnectée de l’Etat.
Que les journalistes à la télé aient des couilles.
Que les stages de six mois dans des associations de quartier en banlieue soient obligatoires à l’ENA, à Polytechnique et aux Mines.
Que la Cours des Comptes ait un vrai pouvoir de sanction et qu’elle ne serve pas seulement à compter les pages de ses volumineux rapports dont tous les fautifs gaspilleurs se moquent.
Que la loi sur la défense des exclus de la société, améliorée et bonifiée, soit la première loi votée par le nouveau Parlement (cf. la suspension du vote pour cause de dissolution le 21 avril). Comme le symbole d’un nouveau départ qui bannit, des têtes et des textes, le mépris de l’homme.
Qu’à droite comme à gauche on sache reconnaître les qualités de ses adversaires.
Que Michel Debré n’ait plus une loi qui porte son nom. C’est trop d’honneur.
Que la grosseur des pommes, la couleur des fleurs et le goût du fromage ne soient pas décidés à Bruxelles.
Et enfin, qu’après avoir balayé devant notre porte, la France avec tous ses partenaires européens bâtisse une politique étrangère commune qui se détermine vigoureusement et sans délai sur des problèmes gravissimes qui rongent certains pays de notre planète. A commencer par l’Algérie (qui va voter après demain dans un climat d’insécurité total), puis le nouveau Congo du nouveau dictateur Kabila qui oublie les milliers de réfugiés mourants, le Pakistan et ses fous d’Allah, sans oublier les quelques pays « amis » producteurs de drogue, la Russie et sa mafia et, pour ne pas finir, la Chine où les dollars ne font pas de prison ...
vendredi 1 juin 2007
La Madame Placard la plus idiote du quartier.
A force de se regarder le nombril depuis les débuts de la campagne électorale, de penser franco-français et de chercher la paille dans l’œil du voisin, je me suis réveillée ce matin avec une boule de honte au ventre.
Depuis soixante et quelques chroniques trop peu de pensées pour ce qui se passe loin de nos frontières, loin de mes œillères.
Le Darfour, je m’en fous comme d’ailleurs les américains, chinois et soviétiques qui laissent chaque jour mourir des milliers de femmes et d’enfants.
Le Liban où la Syrie continue de tirer les ficelles et où des milices extrémistes font régner la terreur.
Le prolongement de l’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi, avocate birmane et prix Nobel de la Paix en 1991.
La presse bâillonnée en Algérie.
Vertiges.
Promis, dans les prochains jours j’ouvre mes fenêtres et regarde l’horizon.
Il y a 10 ans
Dimanche, 1er juin 1997
C’est un jardin extraordinaire...
Vous connaissez l’histoire du jardinier qui, un mois après le printemps décida de labourer tout son jardin, pourtant fleuri des plus belles couleurs de l’arc en ciel, pour qu’il soit encore plus beau. Il les aimait ces couleurs puisque c’était lui qui les avaient choisies. Mais ces fleurs, si belles soient-elles ne supportaient plus l’assistant du jardinier. Ce dernier ne leur parlait pas comme à des fleurs mais comme à de vulgaires végétaux parmi d’autres. Dans sa bouche point de poésie mais des mots savants comme stigmate, anthère, réceptacle, périanthe, androcée ou gammes chromatiques.
Le grand jardinier se décida donc, un 21 avril, à repartir de zéro. Il n’avait pas beaucoup plu ces derniers temps, la terre était revêche mais notre jardinier en chef était optimiste, prêt pour ce grand toilettage de printemps. Le jardinier en second allait tout de même lui donner un coup de main puisque c’était lui qui, depuis deux ans maîtrisait l’organisation du labourage et l’entretien des outils.
Cinq semaines après avoir remué la terre plus ou moins noblement puis semé de soi-disant nouvelles graines, le jardinier en chef attendit l’éclosion des premières fleurs. Nous étions le dimanche 25 mai il était presque 20 heures... Tout à coup sortit de terre une jolie fleur toute simple et toute rose qui s’appelait ...la rose. Le jardinier en chef ne comprenait pas comment ceci avait pu se passer puisqu’il avait banni de la planète des fleurs cette variété qui lui rappelait trop de mauvais souvenirs.
Le lendemain le jardinier en second fut contraint de lui rendre son tablier. Il engagea à la hâte deux nouveaux « experts » pour redresser la situation et faire pousser les fleurs de son choix. Las, le dimanche suivant, à la même heure, surgit de terre le plus extraordinaire champ de roses que l’on avait vu depuis longtemps dans la contrée. Un jardinier discret et modeste aux cheveux blancs et frisés apparut près de la barrière du jardin. Il tenait dans sa main verte une jolie fleur à qui il parlait gentiment. Et comme personne ne lui trouva de nom, il décida tout simplement de l’appeler « Espoir ».
Post-scriptum: dans ce jardin extraordinaire rôde malheureusement l’ennemi viscéral du jardinier, la mauvaise herbe. Un chiendent qui s’accommode du désarroi des autres plantes et qui est prêt à tous les coups de force pour imposer son règne de chaos. Alors bonne chance, bon courage et ne nous décevez pas monsieur le nouveau jardinier. Et si nous comptons sur vous, vous pouvez bien sûr compter sur nous.
Depuis soixante et quelques chroniques trop peu de pensées pour ce qui se passe loin de nos frontières, loin de mes œillères.
Le Darfour, je m’en fous comme d’ailleurs les américains, chinois et soviétiques qui laissent chaque jour mourir des milliers de femmes et d’enfants.
Le Liban où la Syrie continue de tirer les ficelles et où des milices extrémistes font régner la terreur.
Le prolongement de l’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi, avocate birmane et prix Nobel de la Paix en 1991.
La presse bâillonnée en Algérie.
Vertiges.
Promis, dans les prochains jours j’ouvre mes fenêtres et regarde l’horizon.
Il y a 10 ans
Dimanche, 1er juin 1997
C’est un jardin extraordinaire...
Vous connaissez l’histoire du jardinier qui, un mois après le printemps décida de labourer tout son jardin, pourtant fleuri des plus belles couleurs de l’arc en ciel, pour qu’il soit encore plus beau. Il les aimait ces couleurs puisque c’était lui qui les avaient choisies. Mais ces fleurs, si belles soient-elles ne supportaient plus l’assistant du jardinier. Ce dernier ne leur parlait pas comme à des fleurs mais comme à de vulgaires végétaux parmi d’autres. Dans sa bouche point de poésie mais des mots savants comme stigmate, anthère, réceptacle, périanthe, androcée ou gammes chromatiques.
Le grand jardinier se décida donc, un 21 avril, à repartir de zéro. Il n’avait pas beaucoup plu ces derniers temps, la terre était revêche mais notre jardinier en chef était optimiste, prêt pour ce grand toilettage de printemps. Le jardinier en second allait tout de même lui donner un coup de main puisque c’était lui qui, depuis deux ans maîtrisait l’organisation du labourage et l’entretien des outils.
Cinq semaines après avoir remué la terre plus ou moins noblement puis semé de soi-disant nouvelles graines, le jardinier en chef attendit l’éclosion des premières fleurs. Nous étions le dimanche 25 mai il était presque 20 heures... Tout à coup sortit de terre une jolie fleur toute simple et toute rose qui s’appelait ...la rose. Le jardinier en chef ne comprenait pas comment ceci avait pu se passer puisqu’il avait banni de la planète des fleurs cette variété qui lui rappelait trop de mauvais souvenirs.
Le lendemain le jardinier en second fut contraint de lui rendre son tablier. Il engagea à la hâte deux nouveaux « experts » pour redresser la situation et faire pousser les fleurs de son choix. Las, le dimanche suivant, à la même heure, surgit de terre le plus extraordinaire champ de roses que l’on avait vu depuis longtemps dans la contrée. Un jardinier discret et modeste aux cheveux blancs et frisés apparut près de la barrière du jardin. Il tenait dans sa main verte une jolie fleur à qui il parlait gentiment. Et comme personne ne lui trouva de nom, il décida tout simplement de l’appeler « Espoir ».
Post-scriptum: dans ce jardin extraordinaire rôde malheureusement l’ennemi viscéral du jardinier, la mauvaise herbe. Un chiendent qui s’accommode du désarroi des autres plantes et qui est prêt à tous les coups de force pour imposer son règne de chaos. Alors bonne chance, bon courage et ne nous décevez pas monsieur le nouveau jardinier. Et si nous comptons sur vous, vous pouvez bien sûr compter sur nous.
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