mardi 25 mars 2008

Fin du bal.

Les lampions s’éteignent, quelques confettis dans la mise en pli. Madame Placard a la gueule de guingois dans sa petite guinguette. La scène s’est vidée. Depuis 365 jours, j’en avais mis des
"artistes" sur le devant de mon estrade. La palme revenant à Nicolas Sarkozy qui a fait 91 représentations. Mieux le Big bang composé de Royal, Fillon, le Parti Socialiste, Strauss-Kahn, Kerviel, Rama Yade, Boutin, Poutine, Noah, Laguiller, Kouchner, Laporte, Kadhafi, Juppé, Hollande, Guaino, Guéant, Forgeard, le Medef, Guy Môquet, Cécilia, Bayrou, Darcos, Dati, De Gaulle, Chirac, Castro, Ben Laden et Carla.
Trop peut-être, ou pas assez encore si l’on se fie à la couverture media obtenu par le petit Nicolas en un an.
En tout cas, moins, beaucoup moins qu’Ingrid Betancourt ou Aung San Suu Kyi, Benazir Bhutto, le Dalaï Lama
Je pose le crayon. Je n’ai plus de fourmis dans les doigts.
Cet exercice quotidien fut une formidable expérience.
Mais la terre ne s’arrêtera pas de tourner.
Et si après une dizaine de révolution autour du soleil je revenais dans cette salle de bal, voir cette pièce infinie de la comédie humaine ?
Rendez-vous dans dix ans.



Il y a 10 ans
Mercredi, 25 mars 1998.
Poing final.

De A comme avortement à Z comme Zéroual petit bréviaire offert en prime par Madame Placard et à réciter chaque matin sous sa douche.
A comme avortement: autorisé par la loi ce qui n’est pas le cas des milices anti-avortement, souvent amnistiées, qui saccagent les hôpitaux.
B comme Balladur: qui n’est pas l’avenir de la droite loin s’en faut.
C comme connards: voir F.
D comme dissolution: la bourde politique de Chirac a au moins permis à la presse quotidienne nationale de mieux se vendre en 1997.
E comme exclusion: voir G et M.
F comme FN: voir C.
G comme gauche: qui devra penser aux plus démunis avant de se lancer à corps perdu dans l’Euro.
H comme H2O: la pénurie d’eau sur la planète pourrait être à l’origine de guerre au siècle prochain.
I comme Israël: qui s’il ne prend pas la route de la vérité et de la paix risque de tout refaire péter.
J comme Jean-Paul II et comme Juifs: le premier n’a pas fini d’entendre parler des seconds après sa demi-confession de l’autre jour;
K comme Kosovo: et le peu d’empressement que met encore l’Europe à régler ce type de conflits qui sont des bombes à retardement.
L comme Liberté: le bien le plus précieux pour nourrir nos esprits sauf quand certains le traduisent trop aisément en ultralibéralisme.
M comme misère: qui touche 6 millions de français. Sans compter que le projet de loi sur l’exclusion a pris un an de retard.
N comme noir: comme l’aigle de Barbara qui s’est, elle aussi, envolée nous laissant orphelin de sa bonté..
O comme optimiste: qu’il faut s’évertuer à être malgré toutes les horreurs que j’ai pu vous raconter.
P comme Police Municipale: attention aux milices privées qui sentent Vichy à plein nez dans les municipalités frontistes.
Q comme quarante: Le CAC 40 ne s’est jamais porté aussi bien et le chômage n’a jamais été aussi haut. Ce mystère de la Bourse, pour moi, reste entier.
R comme Routard: dont le guide fête ses 25 ans aujourd’hui. Bravo et merci.
S comme Spencer: participons à la lutte contre les mines antipersonnel même si Ladi Di ne passera plus jamais sous le Pont de l’Alma.
T comme télévision: à part Arte et parfois France 3 elle prend vraiment la ménagère de moins de 50 ans pour une courge.
V comme vitesse: le temps s’en va comme dit la chanson, mais trop vite.
W comme Web: miroir aux alouettes de la connaissance absolue.
X comme l’inconnu du même nom: qui sait de quoi demain sera fait.
Y comme Yasser: pourra-t-il tenir son peuple qui gronde de plus en plus après chaque provocation de Netanyahou?
Z comme Zéroual: qui continue à nous vendre son pétrole, se foutant pas mal des enfants, des femmes et des hommes massacrés chaque jour dans son pays. A ce personnage peu recommandable je n’hésite pas à mettre dans le nez mon poing final.

lundi 24 mars 2008

Miss Placard. La relève.

C’est Pâques, le jour des œufs que l’on cache dans le jardin. Le jour de la cloche qui sonne la fin de ma messe quotidienne. Pour conclure je vous propose un petit conte imaginé par ma fille.
C’est ce qu’on appelle la relève.
Pour que les 365 jours qui viennent soient aussi beaux qu’un rêve.

Le chat merveilleux

Il était une fois, une petite fille aux cheveux bouclés couleur d’or qui s’appelait Mathilde. Elle se posait régulièrement la question :
« - Il me manque quelque chose, mais quoi ? »

Ses parents n’étaient point riches. Mathilde n’avait qu’un ours en peluche et un cartable tout neuf qu’elle avait eu pour Noël.
Le jour où elle trouva ce qu’elle cherchait, c’était en faisant un rêve ! Elle ne parlait que de ça à ses parents ! Mais ils lui répondaient seulement :
« Ce n’est qu’un rêve ma chérie ... »
Cette chose dont elle avait rêvée, c’était un animal merveilleux. Plus précisément, il s’agissait d’un chat. Celui-ci parlait, jouait, dansait, rigolait !....

Et puis un jour, cette petite fille grandit et devint une belle jeune fille. Elle décida de partir à la recherche de ce dont elle rêvait depuis si longtemps : LE CHAT MERVEILLEUX !

Elle partit seule à sa recherche, marcha, marcha pendant des jours et des jours jusqu’à atteindre un ravin où elle aperçut un animal couché par terre. C’était un chat qui s’était blessé à la patte. Elle se pencha sur lui, et le soigna. Le chat lui dit :
«Bonjour, jeune fille ! Je te remercie énormément de m’avoir soigné. Quel est ton nom ?
- Je m’appelle Mathilde, lui répondit-elle. Et toi le chat, quel est ton nom ?
- Mon nom est Nicolas le Chat. Tiens, prends cette bague en cadeau de remerciement pour m’avoir soigné.
- Merci pour la bague. Qu’a-t-elle de particulier ? »
Nicolas le Chat lui expliqua quelle était la particularité de cette bague et comment s’en servir. Il s’agissait en fait d’une bague d’invisibilité.
« Pour t’en servir, il faut que tu dises dans ta tête « invisible », et tu deviendras toi-même invisible. »

Mathilde pris la bague, traversa sans crainte le ravin sur un tronc d’arbre car elle était accompagnée de son nouvel ami Nicolas.
Arrivée de l’autre côté du ravin, elle vit 3 chemins et décida de prendre celui de droite car quand elle lisait des histoires, les héros de l’histoire prenaient soit le chemin de gauche soit celui du milieu qui les menaient souvent chez des monstres !
Manque de chance, au bout du chemin, elle se trouva face à face avec un OGRE !!! Celui-ci l’obligea à devenir son esclave et à filer et tisser d’énormes quantités de laine pour lui fabriquer des habits à sa taille. Sinon, il lui arriverait malheur.
Mathilde, morte de peur, s’exécuta immédiatement sous les ordres du monstre. Le soir venu, Nicolas le Chat qui s’était caché sous sa jupe, lui chuchota :
« Enfuyons-nous maintenant, pendant que l’ogre dort, car je sais qu’il nous mangera quand même. »
La jeune fille désobéit à l’ogre, et partit avec Nicolas.

Le lendemain matin, les deux amis arrivèrent dans un pays inconnu. Mathilde regarda autour d’elle, et vit un monde de chats. Ils se comportaient et parlaient comme des humains, mais avaient la taille normale d’un chat.
Seul Le Roi des Chats, appelé Mistègne, était de grande taille : il était aussi grand qu’un homme. Il n’était guère sympathique, de couleur gris, avait de grands yeux verts sortant des orbites, très gros, des dents jaunes et pointues.

Lorsqu’il vit Mathilde, il l’obligea à se battre contre lui, celui-ci détestant les humains.
Il organisa le combat dans son arène le soir même, pour animer le village. Mais les villageois chats, avaient peur pour la jeune fille et souhaitaient voir le roi perdre la bataille.
Mais Mistègne réussit à vaincre Mathilde, blessée au genou. Il l’enferma dans une cave sombre, avec une grille pour voir la lumière du jour.
Pendant tout ce temps, Nicolas le Chat, avait assisté au combat dans les tribunes aux côtés de Chipette, une jeune chatte qu’il connaissait car il habitait dans ce village jusqu’au jour où il avait décidé de s’enfuir. C’est ainsi qu’il se retrouva blessé au bord du ravin où Mathilde le découvrit...

Nicolas alla retrouver Mathilde emprisonnée, et lui donna le conseil d’utiliser sa bague d’invisibilité. Elle lui répondit : « Oui, c’est vrai, j’avais oublié qu’elle était sur mon annulaire ». Il se débrouilla pour aller parler à Mistègne et lui demander de faire un nouveau combat contre Mathilde. Le roi accepta la proposition sans problème, étant sûr de gagner une nouvelle fois.

Le lendemain soir, tous les chats revinrent dans les tribunes pour assister au combat. Grâce à l’utilisation de la bague Mathilde parvint à devenir invisible au moment où le roi voulut l’attaquer.
Mathilde se mit contre un mur, le chat lui fonça dessus, mais au dernier moment, la bague la rendit invisible et le chat se fracassa sur le mur et tomba assommé.

Le public applaudit de joie la jeune fille. Le village redevint libre et gai jusqu’à l’éternité.
Les chats du village offrirent des cadeaux à Mathilde pour la remercier d’avoir éliminé le méchant roi Mistègne.
Avant de repartir, Mathilde dit à son compagnon :
« Je viens de réaliser que l’animal merveilleux que je cherchais c’était TOI ! Es-tu d’accord pour vivre avec moi ? »
Nicolas regarda Mathilde d’un air stupéfait et accepta sa proposition car il appréciait son courage et sa gentillesse. A la seule condition qu’elle soit d’accord pour que Chipette, l’amoureuse de Nicolas, vienne vivre avec eux. Mathilde fut d’accord et ils partirent tous les trois chez les parents de la jeune fille.

Ils rentrèrent ensemble chez Mathilde où ses parents l’attendaient impatiemment. Ils vécurent ensemble heureux et Chipette et Nicolas eurent 6 petits chatons noirs et blancs.

FIN



Il y a 10 ans
Mardi, 24 mars 1998.
Extinction de moi.

Le fumet du plat qui a mijoté à feux parfois doux et parfois vifs pendant 365 jours m’arrive maintenant aux narines. Il va être grand temps d’inviter ce soir quelques amis pour vider la marmite de mes élucubrations à s’en faire péter la sous-ventrière. Nous rirons quelques bouteilles de blanc et boirons nos paroles pas toujours sensées jusqu’à ce que le soleil se lève derrière les montagnes.
Mettre un terme à ce tour du monde, sans se déballonner en chemin, dans un paysage pur et proche des étoiles est une fin parfaite à mon goût.
J’espère que vous avez effectué un agréable voyage sur les lignes de Madame Placard et que vous n’avez pas eu à trop lire entre celles-ci.
Pour le service après vente, je vous laisse demain un petit rab car vous n’êtes pas sans savoir qu’en moyenne une année comporte un petit quart de jour supplémentaire pour tomber juste le 29 février des années bissextiles.
Demain donc dernier rendez-vous avant de nouvelles aventures moins quotidiennes mais j’espère aussi palpitantes.
Je vous laisse
Prenez soin de vous et à la prochaine.

dimanche 23 mars 2008

Mamie Placard.

Avec l’arrivée du printemps, se termine l’intéressante série des communiqués signés Madame Placard. Je le regrette bien sûr... Mais c’est ainsi.
Comment sera la vie dans dix ans ? Quelle sera la nature des événements majeurs ?
N’anticipons pas. S’il ne faut pas vivre avec le passé, il ne faut pas être trop pessimiste sur l’avenir. Bref, goûtons l’instant présent. Savourons là, maintenant les petits bonheurs et faisons le maximum pour être heureux. Sachons regarder le verre à moitié plein. Sans rien perdre de notre vigilance, de notre regard sur le monde.
L’arrivée du Printemps, l’arrêt des billets d’humeur de Madame Placard coïncident avec la fin heureuse de l’histoire de Moussa et Jacqueline*. Notre Assemblée Générale du 28 mars 2008 nous a réuni autour d’eux, très simplement mais joyeusement ; Moussa a un travail pour huit mois au centre de vacances de la Fosse Eyrand. Et il apprend à lire le français. Il est rayonnant de joie.
L’association ayant atteint ses buts a donc été dissoute. Mais nous saurons rester présents et prêts à mettre sur pied une nouvelle association avec de nouveaux objectifs si des problèmes surgissent. En souhaitant évidemment que cela n’ait jamais lieu.
Nous avons une pensée reconnaissante pour tous les adhérents et sympathisants.

Pour tes pages pertinentes et originales, autant dans la forme que dans le fond (où je te reconnais bien), je te dis un grand merci.
Bravo.
Tendres baisers.
Ta maman.

* http://moussakante.canalblog.com/




Il y a 10 ans
Lundi, 23 mars 1998.
Déjà!

Bis repetita ... Fidèles lectrices et fidèles lecteurs, je me permets aujourd’hui encore de vous faire part d’un courrier que l’une ou l’un d’entre vous ma fait parvenir ce matin. En voici le contenu, auquel, bien sûr, je n’ai, selon la formule consacrée, enlevé aucune virgule.

« Très chère Madame Placard,

Je dois avouer que votre compagnie pendant cette année complète m’a fait le plus grand bien. C’est fou comme vous êtes arrivée à écrire tout haut ce que je n’osais dire tout bas et pourtant mes amies trouvent que j’ai la langue bien pendue.
Je ne vais pas vous dire que j’étais d’accord avec tout, ça ferait un peu lèche-cul dans le tableau. Mais bon, au global c’était vraiment agréable. J’ai juste une remarque qui n’est pas un détail comme l’a dit quelqu’un que je ne peux vraiment pas saquer.
Je veux parler du Front National, de Jean-Marie Le Pen, de Bruno Mégret et des autres. Vous ne les portez pas dans votre cœur, et je vous suis parfaitement. Mais pourquoi ne pas réclamer l’interdiction pure et simple de ce parti qui se place en permanence à la frontière de la démocratie, un pied dans la légalité et l’autre dans la merde. Il y trente ans fleurissait sur le pavé parisien le slogan « Il est interdit d’interdir ». Je crois que notre république doit se préserver de ce genre de parti qui sent la mort, le refus de l’autre et l’enfermement des hommes et des esprits.
Voilà chère Madame Placard, ce que j’avais sur le cœur et que je tenais à vous dire avant votre départ vers de nouveaux horizons.
Bonne chance pour la suite.

Amicalement. »


Votre voisine de gauche.

samedi 22 mars 2008

Placard Junior.

A venir


Il y a 10 ans
Dimanche, 22 mars 1998.
Ce n’est pas trop tôt.

Fidèles lectrices et fidèles lecteurs, je me permets aujourd’hui de vous faire part d’un courrier que l’une ou l’un d’entre vous m’a fait parvenir pas plus tard qu’hier. En voici le contenu, auquel, bien sûr, je n’ai enlevé aucune virgule.

« Pas très chère Madame Placard,

Ce n’est pas trop tôt. J’ai appris que vous allez arrêter vos chroniques mercredi prochain, le 25 mars exactement et c’est tant mieux. Parce que vos leçons de morale à trois balles, j’en avais assez. C’est tellement facile de critiquer dans son coin.
Premier truc qui me paraît important: faudrait peut-être voir à agir concrètement au lieu de gémir. Vous ne pouvez pas à la fois critiquer les responsables qui restent le cul sur leur chaise en faisant croire qu’il maitrise la réalité du terrain, et faire de même derrière votre calepin ou votre ordinateur.
Deuxième truc: vous avez vos bêtes noires, ça je peux le comprendre, j’ai moi-même les miennes. Mais à force de taper sur les mêmes crânes, vous ne voyez pas que d’autres têtes à claques mettent en péril l’avenir de notre société. Vous ne nous avez pas beaucoup parlé de l’éducation par exemple. Ne faut-il pas mieux s’emporter et combattre les aberrations de notre système éducatif plutôt que de flinguer à tout bout de champ un vieux pape qui ne tient presque plus debout?
Troisième truc enfin, la vie n’est pas toujours aussi tragique que vous la décrivez. Il se passe aussi de belles choses sur notre belle terre. Même s’il est toujours plus facile de parler des trains qui arrivent en retard que des quartiers de banlieue où il n’y a ni plus ni moins de violence que dans un village de la Creuse ou de Meurthe et Moselle, vous auriez pu nous donner à lire de plus fréquentes rasades de joies quotidiennes. N’est-ce pas d’ailleurs l’exercice le plus difficile que celui de dépeindre le bonheur?

Bon, je vous laisse et passez tout de même de bonnes vacances après le 25 mars.
Un conseil « d’amie », n’allez pas à Vitrolles faire bronzette, la couche d’ozone qui tient lieu de bouclier protecteur à certains crânes d’élus laisse singulièrement passer certains rayons ultra-noirs et ultra-dangereux. »


Votre voisine de droite.

vendredi 21 mars 2008

Monsieur Placard.

Le compte à rebours est entamé. Plus que quatre jours avant la fin du cycle annuel de ces chroniques. Quatre comme les membres de la garde rapprochée de Madame Placard. Autant d’occasion de laisser la plume à ceux de ma famille.

Merci ma chérie de me donner l’occasion de finir en charmante compagnie et j’espère en beauté tes 365 jours de chroniques. Je voudrais d’abord de te féliciter pour ta ténacité et les heures passées devant tes blocs-notes et l’écran de cet ordinateur que tu squattais le soir.
Ma contribution tu pouvais t’en douter aura pour sujet le sport qui occupe souvent (et c’est parfois un de tes reproches) mon temps et mon esprit.
Le titre de cette chronique du 21 mars est « Muscadet et pieds carrés ».
Tu n’es pas sans savoir que cette semaine un petit club amateur de la banlieue de Nantes a éliminé l’Olympique de Marseille lors des huitièmes de finale de la Coupe de France.
Carquefou évolue en CFA 2 ce qui en jargon footballistique signifie Championnat de France Amateur deuxième division. Marseille et ses stars évolue quand à lui cinq échelons au dessus, dans l’élite de notre football, la Ligue 1. Les petits hommes verts et blancs de Loire-Atlantique qui sont 14ème de leur championnat ont battu le 4ème de première division. Sur l’herbe couleur espoir de La Beaujoire, le stade du FC Nantes, les « petits » qui pendant la semaine ont tous un job ont fait la nique aux pros qui roulent en Ferrari et qui émargent à 400 000 euros par mois pour les mieux payés. Les héros de cette semaine sont tout sauf « bling-bling ». Ils sont agent immobilier, climatiseur-chauffagiste, barman, conseiller commercial, étudiant en sport, éducateur sportif, employé de banque, agent technico-commercial, agent commercial, comptable, étudiant technico-commercial et sans profession (pour le buteur Papa N’Doye). Du buteur, parlons-en. Le Carquefolien a réussi là où le phocéen Djibril Cissé a échoué. Quand on sait que le salaire mensuel du Marseillais aux pieds carrés suffirait à payer l’ensemble des joueurs et du staff technique de Carquefou pendant un an, on se doit de mettre en cause les sommes folles mises en jeu dans ce monde complètement fou.
Qu’importe, cette semaine, le sport et ses vertus ont retrouvé la Une des journaux et c’est tant mieux. Puissent d’autres Carquefou dans d’autres sports nous faire vibrer dans l’année qui vient.



Il y a 10 ans
Samedi, 21 mars 1998.
Le printemps de la résistance.

Si je me souviens bien, je vous parlais de mémoire en milieu de semaine. C’était bien ça, non? Corrigez-moi tout de suite car j’ai un petit peu tendance en ce moment à perdre la boule et à prendre des vessies pour des lanternes.
J’y suis en tout cas bien aidée par ces cinq ex-membres de l’UDF (au fait, ont-ils été vraiment viré?) qui veulent nous faire croire qu’il n’y a pas plus angéliques qu’eux et que le Front National, ils n’en n’ont jamais entendu parler.
Finie la rigolade Messieurs Baur, Blanc, Harang, Millon et Soisson, nous allons entrer en résistance à vos méthodes et à vos pensées. Trente ans après le début des mouvements qui allaient donner naissance à mai 68, c’est le moment ou jamais.
S’il y a des endormis nous saurons les réveiller.
S’il y a des pervertis nous saurons leur expliquer.
S’il y a des déboussolés nous saurons leur montrer le bon chemin.
Messieurs Baur, Blanc, Harang, Millon, Soisson et vos amis frontistes et fascistes qui vous tiennent maintenant par les couilles, nous n’allons pas vous laisser faire et nous laisser faire. La sixième « République » de la haine et mépris n’est pas encore née!

jeudi 20 mars 2008

Et maintenant on fait quoi?

C’est pas l’tout comme aurait dit mon père, mais maintenant on fait quoi ?
Le PS a délavé le bleu de l’UMP. Sarkozy se cache et fait briller sa Carla. La France et Paris ont le rose aux joues. A quoi va servir le gain de cette bataille des municipales si dès maintenant on s’entredéchire à la direction du Parti Socialiste ?
Royal sort ses griffes, Hollande se refait la santé après avoir passé 2007 au sanatorium, Delanoë donne rendez-vous dans cinq ans, Aubry ressort le maillot et veut jouer le match. Chacun se pousse du col pour faire partie du casting alors que l’on n’a pas la queue du scénario. Aux ténors, aux barons, aux éléphants, aux adhérents, aux militants d’écrire une belle histoire d’amour entre le peuple et son cœur. Une histoire de solidarité constructive, une histoire d’utopie avec les pieds dans la glaise et la tête dans les étoiles d’un monde meilleur. Une histoire, un roman, une vérité mais vite, sans attendre le congrès de fin fin d’année.
Et maintenant on fait quoi ?

Cinq ans déjà que Bush Junior a envahi l’Irak. Comment les Etats-Unis vont-ils sortir du bourbier mésopotamien ? Les trois candidats à Maison Blanche ont tous une position différente. Clinton H. entamerait un retrait des troupes 60 jours après son investiture. Obama B. proclame qu’il mettrait seize mois pour un retrait total. Mc Cain J. voudrait, lui, rester sur le sol irakien.
Et maintenant on fait quoi ?

Il y a cinquante-huit ans la Chine posait son pied rouge sur le sol tibétain. Depuis 1959 le Dalaï-Lama tente de négocier. Côté chinois, le gourdin a remplacé la parole. La non-violence du prix Nobel de la paix aura-t-elle suffisamment de poids pour empêcher la jeunesse tibétaine de brandir autre chose que des pancartes ? Les J.O. de Pékin seront inaugurés le 8 août. La flamme olympique doit passer par l’Himalaya et le Tibet. Y-aura-t-il quelqu’un pour souffler sur la torche ? Boycotter les Jeux, c’est trop tard. Il fallait hausser le ton en 2001 quand le CIO attribua l’organisation des Jeux au pays du déni des droits de l’homme et recordman du monde de la pollution atmosphérique. Laissons leurs rêves aux athlètes qui triment et suent pour cet objectif en espérant que l’armada formatée des sportifs chinois ne vienne pas écraser la compétition. Ce sont les athlètes qui, à leurs risques et périls, viendront nous donner des leçons de civisme et d’humanisme. Romain Mesnil, perchiste et albigeois, est en première ligne. En 2014, le Jeux Olympiques d’hiver auront lieu à Sotchi, ville balnéaire prisée par la mafia de la Russie de Poutine.
Et pour les J.O. de 2016, on fait quoi ?



Il y a 10 ans
Vendredi, 20 mars 1998.
Avis de décès.

C’est avec une très profonde douleur que nous venons d’apprendre la mort de Marianne Démocratie, violée puis assassinée ce jour par cinq malfaisants avec la complicité du Front National.
Les obsèques n’auront pas lieu dans la plus stricte intimité, puisque selon la dernière volonté de la défunte, qui était encore jeune, tous les abstentionnistes et tous ceux qui se sont fait voler leurs voix par ces criminels, peuvent venir lui rendre un dernier hommage et contempler ainsi à regret la beauté de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité.


Notice: à la brochette des fossoyeurs cités il y a quatre jours, est venu s’ajouter Charles Millon, en Rhône-Alpes, qui a négocié sa réélection auprès de Bruno Gollnisch.

mercredi 19 mars 2008

Peter Olympique.

Le 29 décembre en rangeant les affaires de 2007 j’avais fait un petit bilan musical. Mon coup de cœur de l’année était allé à Peter Cincotti et son album « East of Angel Town ». Voilà ce que j’écrivais il y a trois mois :
Pianiste, jazzman et bientôt pop star ? De brillantes mélodies, un son qui n’est pas sans rappeler le grand Billy Joël. Bref un album où rien n’est à jeter de la première à la dernière chanson. Mes morceaux préférés :« Goodbye Philadelphia », « Be Careful », « Cinderella beautiful » et « The country life”.
Je n’y retire pas une ligne. Le beau Peter était hier à l’Olympia où Monsieur Placard avait eu la judicieuse idée de m’inviter. Que du bon swing avec la pèche qu’offre le « live ». Le virtuose du piano a chanté tout son album en mettant certaines chansons encore plus en valeur comme « Always watching you ». Sur un solo de piano en fin de concert, on aurait pu croire un instant que Jean-Sébastien Bach avait pris les habits de Stewie Wonder.
Merci Peter et garde la forme.


Il y a 10 ans
Jeudi, 19 mars 1998.
Ça sent le sapin.

« J’vous l’mets comment vot’ cercueil M’sieur Maurice?
Impérial Pullmann pour faire joli à la sortie de Prison?
Et les motifs pour le velours intérieur?
Carreaux Vichy ou rayures Treblinka?
Ce n’est pas que j’vous veux du mal comme on dit, mais quand il s’agit de s’habiller pour l’éternité faudrait voir à pas s’gourrer.
Car à force de vous avoir vu endosser tous les costards, ce n’est pas fastoche de vous faire du sur mesure!
D’ailleurs même ceux à qui vot’ tronche et vos actes ne reviennent pas, ont du mal à se mettre d’accord sur la durée de la concession.
Vingt piges, trente piges, perpet’, allez savoir?
En attendant le verdict qui doit tomber le 27 mars, j’vous fais une fleur.
J’vous installe gratos la quadriphonie dans la boîte.
Avec en continu le cri des enfants enfermés dans les wagons à bestiaux.
Elle n’est pas chouette ma promo?
Et n’ayez crainte, l’installation est garantie à mort.